‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 103 sur 354 · DEX SIS · texte numérisé non relu

DEX SIS

fausses positions pendant tout'Ie temps nécoss.iire h la consolidation ; il vM d'ailleurs tacilo d'enleviM-tout ou partie de cette! env(^lo|ip(!, s'il sinvienluneenllunïoulouleautreindicalion:

il sut'lit pour cria d'IiuiuecliM' les bandes avtiC un peu il'eau tièdcïqiii dissoul la dextrine, ce (pii permet de d('ii)uler la bande, ou de prati- (pu'r une ouverture ou fi-néfre aveu des ciseaux.

Lo procédé des bandages moulés dont l'idée première remonte à notre grand chirurgien Larrey, avait déjh reçu une modification heureuse par l'emph)! des baniages amidonnés, imaginés par M. Seuiin de Bruxelles. . Les principaux avantages de cette métliode, perfectionnée par l'application de la dextrine, sont do mieux maintenir en ra|iport les os fracturés ; de permet(re, dès lo deuxième ou le troisième jour, de faire changer la position du blessé ; d'éviter surtout cette immobilité durant trente-cinq ou quarante jours, immobilité si douloureuse, qui affaiblit le membre privé de mouvement et expose les blessés à des dangers réels. Les quantités de dextrine employées varient avec les surfaces à envelopper dans les proportions suivantes :

Pour une fracture de la clavicule. . 400 gr i de la cuisse. . . 300

I de la jambe. . . 200

de favant-bras . 150

M. le baron Sylvestre, membre de l'Institut, a fait tout récemment une intéressante application de la dextrine, dont les beauxarts profiteront. On sait que les tableaux peints à l'huile ne peuvent être vernis que fort longtemps après qu'ils ont été terminés; mais alors leuis couleurs deviennent mates, perdent leur brillant, et les tableaux éprouvent ce qu'on appelle ïembti, c'est-àdire que toutes les couleurs se confondent à l'œil, et qu'il est impossible de les voir et de les apprécier. M. Sylvestre a reconnu qu'en passant sur les tableaux récemment faits une dissolution de dextrine dans l'alcool faible, on empêche les effets dé l'embu, et on donne aux tableaux une sorte d'éclairci imitant un vernis léger, qu'il est ensuite facile il'eiilever avec une éponge mouillée, lorsqu'au bout de quelques mois on veut se servir des vernis ordinaires et brillants. La même dissolution a encore l'avantage de pouvoir servir à vernir parfaitement les aquarelles et les lithographies coloriées, à fixer les dessins au crayon et à l'estompe, de manière qu'ils n'éprouvent plus d'alté- i ration par aucune espèce de frottement. Pour opérer, on trempe en entier le dessin dans la dissolution mise dans un vase de forme et de grandeur convenables. On fait ensuite sécher à l'aii-. Ou peut encore imbiber de la liqueur une feuille de papier non collé, qu'on j)Ose sur le dessin, jusqu'à ce qu'il soit bien humecté, on enlève ensuite la feuille avec précaution, et on laisse sécher. — Voici comment on prépare les dissolutions de dextrine pour les deux cas dont on vient de parler.

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