MATIÈRES EN DISSOLDTION MÉDITER- MER MER MER
DANS 1000 GRAMMES RAiNÉE. MANCHE. NOIRE. D'aZOV?. CASPIENNE.
d'eau.
Chlorure de soJium 27,22 27,05948 14,0195 9,6585 5,6731 •
— de potassium ... . 0,765.52 0,1892 0,1279 0,0761
— de magnésium. . . 6,14 3,66058 1,3085 0,8870 0,6524 Sulfate de magnésie. . . . 7,02 2,29578 1,4700 0,7042 1,2389
— de chauv 0,15 1,4(1062 0,1047 0,2879 0,4905
Bicarbonate de chaux. . . . 0,01 0,03501 0,.5586 0,0221 0,1705
— de magnésie.. 0,19 » 0,2086 0,1286 0,0129
Potasse 0,01 i > i >
Malières organiques, iodure
de potassium traces traces traces traces traces
Acide carbonique 0,20 t i t >
Bromure de m.guésium. . . traces 0,02929 0,0052 0,0035 traces
, Acide silicique traces traces traces traces traces
' Matières solides 40,94 35,25628 17,6643 11,8795 6,2942
Ean 959,06 964,74572 982,5357 988,1205 995,7058
La densité et la salure des eaux du grand die à bord des bâtiments. On a cherché les
Océan varient peu , et les expériences de moyens de rendre l'eau de mer pot.ible. La
MM. Gay-Lussac et Despretz ne justitient distillation fut le premier proctMé auquel on
nullement l'opinion admise jusqu'ici, que la eut recours, et, après bien des essais , c'est
mer est plus salée sous l'équateur que sous à lui qu'on a déûnitivement donné la i)réfé-
les pôles. M. Darondeau vient de constater rence (1).
que la densité et le degré de salure sont Le capilaine Freycinet , dans son voyage
plus considérables au fond qu'à la surface. autour du monde , à bord de VUranie , s'est
L'eau de mer est impropre à la boisson et
aux autres usages de la vie; elle ne peut, (i) C'est Jean-Baptiste Porta, né à Naplesen 1557
en effet, ni cuire les légumes et les viandes, et mort en 1615, qui ciiiploya le premier la dislilla-
ni dissoudre le savon (ju'elle décompose. Uon pour remlrcrcau do mer potable. Avec 5 litres
Aussi , embarque-t-on toujours de l'eau frai- d'eau de mer, il parviui à faire 2 litres d'eau douce.
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procuré do bonne eau pour le service de son équipage, en distillant l'eau de mer dans un appareil construit par ses ordres, sous les yeux du chimiste Clément , et qui donnait par jour 1000 litres d'eau distdléo , au prix de 1 centime le litre. Cet olliciur trouva qu'en abandonnant l'eau distillée pendant 15 à 26 jours au contact de l'air, elle perd peu à peu sa saveur désagréable, et devient semblable à l'eau de rivière.
Rochon en 1813 , de Keraudren en 1816 , le capitaine danois de Konnig en 1825, Wells et Davies en 1836, ont perfectionné successivement les appareils distilialoires pour la marine, en sorte qu'aujourd'hui les navigateurs sont à l'abri de tous les inconvénients qu'entraînait autrefois le man que d'eau douce à bord des bâtiments.
L'appareil de Wells et Davies est supérieur à tous les autres par la simplicité do sa construction , le peu de place qu'il occupe, l'économie du combustible, la quantité et la pureté de l'eau qu'il fournit. 11 a environ 97 centimètres en tous sens , et peut suffire à la cuisson des vivres nécessaires à un équipage de 50 ou 60 hommes ; il consomme environ 3 kilog. de charbon par heure , en produisant 20 'a 25 litres d'eau distillée. Des expériences faites en 1836 , dans le purt de Boulogne, à bord du sloop anglais V Alliance, ont démontré les avantages de cet apjjareil. Maintenant un très-grand nombre île navires en sont pourvus , ce qui leur a permis d'ulilisor au moins les kp' de la place occupée jadis par l'eau douce, embarquée dans des caisses de tùle. Voy. Eau.
EAUX GAZEUSES ARTIFICIELLES.— La
préparation des eaux minérales gazeuses constitue une industrie de quelque importance, depuis que l'usage s'en est répandu dans les pojjulations ouvrières : circonstance heureuse , et dont on doit s'applaudir, puisqu'elle introduit lliabitude d'étendre le vin avec l'eau dite do Seltz , qui diminue ou annuk' les [iropriétés enivrantes, tout en donnant à la boisson une saveur piquante due à l'acide carbonique ; tandis que l'eau simple rendait jusqu'alors la boisson trop fade pour être du goût des consommateurs.
L'eau gazeuse, dite eau de Seltz factice, qui p"eut faire disparaître l'abus des boissons alcooliques , ne dilfère d'ailleurs de l'eau |iotable ordinaire que par l'introduction dans cette eau d'une quantité d'acide carbonique qui représente environ 4 ou 5 fois son volume. La pression , équivalente à environ i atmosphères au delà de la iiression Oiduiaire, retient le gaz tant que le bouchon reste solidement tixé ; mais des qu'il cède à l'excès de la pression intérieure, une grande partie du gaz s'échapjjc en projetant le buuchon et entraînant une portion du liijuide : celui-ci reste plus ou moins gazeux tant que dure le dégagement du gaz en excès sur un volume à peu près égal à celui du liquide. Ce terme arrive d'autant [ilus vite
EAU
et la quantité d'acide carbonique qui reste est d'autant moindre que la température est plus élevée.
Piix de revient et produit. — Le con [Ae de fabrication établi ci-dessous complétera les renseignements sur cette industrie :
Pour un appareil coûtant 2500 francs, dans lequel on décompose trois ou quatre charges de craie en 12 heures.
Dépense :
Acide sulfurique.
O.kil. 6-2, àl5f.
Craie ( carbonale
(lechaux), 0 liil.
66, à 2 Ir . . .
Bouchons, 1,200,
i» 3 fr
Bouteilles à rem-
placer et Irais
)l20fr.62c.
imprévus. . . .
Frais Jiv. : U'ans-
poris, loyer, di-
rection , m.iin-
d'œuvre, répa-
rations,intéréls.
ï"rais géné"aux
durant les chô-
mages
Produit: 1200 bouteilles, coûtant 120 fr.; chaque bouteille d'eau gazeuze , chargée à i ou 5 atmosphères, revient à 10 centimes.
EAUX MINÉRALES et THERMALES. —
Les diverses soui'ces minérales saines, acidulés, hépatiques, ne sont pas aussi communes que les sources ordinaires, mais elles n'ont pas en général d'autres gisements ; elles sortent de toute espèce de roches, depuis le granit jusqu'aux derniers dépôts tertiaires. Il en est de même des epux thermales ou eaux minérales chaudes; il paraît seulement qu'il ne s'en trouve pas au deià des terrains secondaires, et qu'en généial dans ces terrains elles sont à une température moins élevée que dans les terrains plus anciens.
La chaleur des eaux thermales a donné lieu à beaucoup d'hypothèses. On a quelquefois pensé qu'elle était d"e à l'action des volcans; mais comme ces eaux se trouvent dans tous les terrains, souvent fort loin des contrées volcaniques , il a fallu recourir à une autre exf)lication, qui n'est pas meilleure, et qu'on a cru trouver dans la décomposition du sulfure de fer. Aujourd'hui on est naturellement conduit à d'auires idées; on a observé que la température augmente à mesure que l'on s'enfonce dans l'intérieur de la terre, et à peu près de 1 degré pour 20 à 30 mètres de profondeur de plus. D'après ce'a, il suffit de supposer que les eaux viennent de telle ou telle profondeur pour expliquer la température à laquelle elles se trouvent; ainsi, jiour les eaux bouillantes ou à la temjiérature de 80 degrés, il suflirait île supposer qu'elles viennent d'une profondeur de 2 k 3 mille mètres.