ON LES FABRIQUE
Bière et graines céréales fermentées.
Id., avec baies de genièvre.
Id., avec adililion d'aromates
Orge, seigle et pomm. de terre, prunelles
sauvages.
Riz feiiuenlé.
de Pidpe ou fécule de pommes de terre.
Cerises écrasées et ferment, avec leur noyau. Idem.
Lie de vin avec fruits.
Marc de raisin et aromates.
Idem et graminées.
Lie de manduring de Chine.
Moût de la canne à sucre.
Mélasse et écumes du sirop de la canne. Sève d'érable.
Pulqiie des Mexicains.
Koumiss.
Riz fermenté.
Sève du palmier.
Suc de canne fermenté, avec addition de l'écorce aromatique d'un arbre apneléyrt^ra. Sève de cacoyer.
Sève de palmier fermenlée.
Idem, avec addition de fécorce d'un- acacia. Idem, avec addition de fleurs.
Sève de palmier l'ernienlée.
Herbe sucrée inconnue.
Racine de terroat, cuite, pilée et fermentée. Eau-de-vie de riz.
France, Europe septentrionale.
Idem.
Dantzick.
Ecosse, Irlande.
Siam.
Europe, France.
Suisse, Allemagne.
Zara.
Scio.
Dalmatie.
Bords du Rhin.
Chine.
Andlles.
Idem.
Amérique septent.
Mexique.
Tartarie.
Grande partie de l'Orient.
Siam.
Indoustan.
Amérique.
Egypte.
Indes.
Idem.
Philippines.
Kamlsfhatka.
Sandwich.
Kanitschatka.
EBULLITION. Voy. Calorique.
ECAILLES DE POISSONS. — Dans diverses petites espèces de cyprins, les écailles 5ont couvertes, k l'extérieur, d'une substance animale ayant le brillant de l'argent, et qui se détache aisément lorsqu'on tient le poisson dans la main. On emploie dans les arts celle qui provient de l'ablette {cyprinus alburnus). On agite les petits poissons avec de l'eau, afin de détacher la substance qui lès enveloppe, et de pouvoir ensuite la décanter avec le liquide qui la tient en suspension. Lorsqu'elle s'est déposée, on fait couler l'eau, on verse de l'ammoniaque caustique sur la substance brillante, et on la conserve dans un flacon bien bouché ; une bonne partie se dissout dans l'ammoniaque, tandis qu'une autre reste en suspension dans la liqueur. Cette dissolution est connue sous le nom d'e*«mce d'Orimt, et on s'en sert
pour la fabrication des perles artificielles. Après l'avoir remuée on en verse un peu dans des perles de verre souillé, on en mouille exactement la surface interne de ces dernières, et on laisse ensuite couler le liquide excédant ; l'ammoniaque se volatilise, et le côté interne du verre reste enduit de la matière brillante ; alors on remplit la perle de cire blanche. Voy. Ablette.
ECLAIRAGE AU CAZ'.— L'invention de cette industrie est due à l'ingénieur français Lebon, qui, en 1780, lit i)araîti'e son thermolampe, sorte de poèlo dans lequel il distillait du bois ou de la houille, alin d'obtenir à la fois de la chaleur apjilicable au chauffage des ateliers ou des habitalions, et des gaz propres à l'éclairage. Eu 1702, Murdoch eniite^i Angleterre l'application avec succJjac'Toutfl" fois ce ne fut que dix ans pir construisit une grande usine el/qi/îl écl'^
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les vastes ate.iers de constructions de machines à vapeur de Watt et Bolton, î» Soho, près de Birmingham. En 1811, M. de Chahrol, préfet de la Seine, fit étudier la question de lY'Clairage au gaz ef construire un appareil qui depuis ne cessa d'éclairer Thôpital Saint-Louis. Vers 1812, Windsor forma une compignie pour l'éclairage de Londres.
Kn 1820, M. Pauwels établit, par ordre du gouvernement, une petite usine d'éclairage pour le palais et le qiarlier du Luxembourg. Deux grandes usines s'élevèrent bientôt ensuite et presque^simultanéuient : l'une, sous le nom de Compagnie friiiiçaise, fut fondée par Pauwels, et l'autre, dite Compagnie anglaise, par MM. .Manby et Wilson. A partir de cette époque, l'éclairage au gaz fit de rapides progrès, et la plupart des villes de quelque importance l'adoptèrent successivement.
Dans tout ce que nous avons à aire sur l'éclairage au gfiz , nous prendrons pour guide lintéressant travail de M. Paj en sur cette matière.
Matières donnant le gaza l'éclairage; étude sur la combustion des gaz. — Toutes les matières oiganiques soumises à la distillation sèche donnent, parmi les produits de leur composition, des gaz intlammables contenant de l'hydrogène et du carbone en proportions vaiiables. Ce sont ces gaz qui Ibrment en brûlant la flamme de nos foyers. Suivant la nature des matières soumises à cette opération , les gaz inflammables sont plus ou miiins abondants , et la flamme qu'ils produisent possède aussi un pouvoir éclairant plus ou moins intense. Les substances qui admettent dans leur composition une grande quantité de carbone et d'hydrogène, mais |ieu d'oxygène, comme les bitumes, les matières grasses et résineuses, sont celles qui prciduisent le [ilus de gaz propre à l'éclairage; celles qui, contenant l'hydrogène et l'oxygène dans les rapports qui constituent l'eau, fournissent de l'hydrogène peu carboné, donnent un gaz qui brûle avec une flamme peu éclairante.
La presque totalité de la lumière, dans la combustion des gaz hydrogènes carbonés, est due au carbone solide qui se précipite dans la flamme, et y est porté à une température assez élevée pour devenir lumineux. Aussi peut-on rendre éclairant un gaz qui l'est aussi peu que l'hydrogène pur , en le chargeant de carbone au moyen d'un carbure d'hydrogène volatil. En faisant par exemple, barboter l'hydrogène dans l'essence de térébenthine, ou dans les divers carbures très-volatils obtenus soit de la décomposition des résines, soit de la distillation fies goudrons, on lui donne des propriétés éclairantes comparables à celles du gaz de la houille.
Une autre expérience très-simple peut encore démontrer que la flamme ne doit sa propriété lumineuse qu'à des particules de charbon qui y demeurent en suspension. Si l'on introduit le bec d'un chalumeau dans la flamme d'une bougie, et qu'o:i insufile de l'air, la combustion devient plus vive et la