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température plus élevée ; mais le carbone ef l'hydrogène étant brûlés simultanément, il n'y a plus de [larticules solides en suspension dans la flamme, et celle-ci cesse d'être éclairante. De môme, si l'on mélange un bon gaz-light de houille avec deux ou trois fois son volume d'air avant de l'allumer, il i)erd presijue tout son pouvoir éclairant, parce qu'ici encore la [irésence de l'oxygène dans la flamme fait brûler une grande partie du carbone en même temps que l'hydrogène. Pour qu'une flamme soit éclairante, il faut donc qui lie tienne en suspension des particules charbonneuses , et que sa température soit suffisante pour élever ces particules au rouge.
Cet efl'et d'ailleurs est dû à l'état solide des particules de charbon; car, en plongeant dans la flamme de l'hydrogène un corps susceptible d'y être échauffé au rouge blanc, un morceau de chaux par exemple, ce corps devient lumineux. Cette théorie de la production delà lumière a été donnée par Davy.
On a cherché, de plus, quelles étaient lés conditions économiques de la combustion d'un gaz donné, et on a trouvé qu'elles correspondaient à rcmjjloi du minimum d'air utile à une combustion complète: car alors, pour une quantité de gaz, le volume de la flamme est le plus grand possible et contient le mnx^miim de particules charbonneuses.
On augmente encore la lumière en élevant la température de l'air, et alors la flamme devient plus blanche. On obtiemirait également une flamme plus blanche, en augmentant le tirage ; mais, dans ce cas, il y a perte réelle de pouvoir lumineux, car la combustion jdus active, qui échauffe les particules au rouge blanc, en diminue le nombre, et le volume de la flamme s'amoindrit ainsi que son intensité lumineuse totale.
Le princi[)e de l'éclairage par le gaz est le môme que celui de l'éclairage ordinaire; seulement, dans les lampes, les chandelles et les bougies, les gaz et vapeurs combustibles, produits de la distillation sèche , se forment au contact cie la mèche elle-même, près des points en ignition : dans ce cas, M. Péclet a démontré que les conditions économiques du maximum de lumière sont encore semblables à celles indiquées pour le gaz.
Les diverses substances qui servent à l'éclairage ordinaire, la cire, le suif, les acides gras, les huiles et les matières résineuses, pourraient servir à la j)rodnction du gaz ; mais la houille est, de toutes les matières premières, celle qui s'emploie en général le plus avantageusement , attendu que son prix est peu élevé, et qu'elle laisse un résidu, le coke, qui a presque autant de valeur que la 1 ouille emjiloyée.
Toutes les qualités de houille ne sont pas également propres à la distillation; on doit préférer celles qui contiennent les plus fortes pri portions de carbures d'hydrogène, el qui présententà l'analyseleplusd'hydrogène en excès sui- la quantité nécessaire pour for mer de l'eau avec l'oxygène de la même
liiiiiilli'. Los ilivërsos espèces de linuillo doiiiifiil (les qu,'mtit(Vs pi dos qiinlili^s (liflc^roiites lie g;i/. ; ollos oxi.s'oiit une Icinpôiatiiro plus on moins (^lovo(^ ot sontonno, laissent un cok(> l>liis 011 moins estimé, enfin iW-'^ngont, suivant les iiro|ior(ions(le hi^ulfnre de fer t|u'ollos coiiliennenl, des conili naisons do soufre avec riiydrogène et avci' le carbone, qui allèrent la qualité du ga/ et nécessitent une épuration tlis|)cuiiieuse. On doit avoir é,;ard à toutes ces circonslances dans le choix des uuitiôres premières. Les houilles de Mous ou de ComuuMilry, (|u'on emploie généralement h Paris, donnent eu moyeiuieiS mètres cubes de gaz ] ar iO!) Ivilogr. On eu obtenait un plus grand voluiuo en faisant usage de la houille de Saint- Etienne, mais le gaz était plus sulfuré.
La distillation de la houille s'opère dans des cornui'S de fonte ou d'argile. Ces cornues sont plac.'os au nombre de deiix, de trois ou de cin(i, au-dessus d'uu setd foyer. Elles sont formées de deux pièces distinctes : la cornue cylindriiiue, qui doit èlre diaufl'ée au point utile pour opérer la distillation, et la UHe de la cornue qui se trouve en dehors du fourneau; ces deux pièces sont ij'éuuies par leurs brides à F.iide de boulons. La cornue proprement dite est la seule partie qui s'use rapidement et qu'il faille renouveler au bout de quinze à dix-huit mois de service. La tète de la cornue porte le tube par lequel se dégag(( le gaz; ce tube s'ouvre dans l'atelier. Son oritice, par lequel on charge la houille, se ferme à l'aide d'un obturateur de fonte, solidement maintenu par une vis de pression, prenant son point d'a;ipiii sur une sorte d'étrier à crochets.
Après avoir essayé un grand nciinbrè de cornues de diverses formes, ou donne aujourd'hui la préférence à celles qui, saiis otfrir de diflicultés au moulage, ont une assez grande suiface chautfante; leur section représente un rectangle de 66 centimètres de large et 33 centimètres de haut, dont les angles sont arrondis.
On confectionne de|iuis quelques années des cornues plus é))aisses en terre réfractaire ou à creuset , auxquedes on ap|)lique toujours une tète en fonte. Les cornues do terre, qui coûtent environ 33 pour 100 moins que celles de fonte, durent environ dix-huit mois et ne sont i)as attaquées à l'extérieur
100 volumes = Hydrog. Hyilrog. Hyd bicarboué. caiboiié.
1" gaz. ... 13 8'2,5 0