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ence , est sans cesse décomposée et
les plie intellig recomposée dans le petit apjtareil.
Il existe plusieurs manières d'introduire un liquitle entre des métaux électriques. Le procédé le plus usité et le plus efficace consiste à imbilier de ce liquide des disques de carton un peu jilus petits que ceux de métal. Si l'on entasse plusieurs couches les ui^es sur -les autres, dans l'ordre suivant : zinc, argent, carton mouillé ; zinc, argent, carton, etc., et qu'on termine la série par un disque d'argent, il résulte de là ce qu'on a[i|)elle une j)ile électrique ou voltmquc , dans laquelle l'intensité des phénomènes électriques augmente , de la manière qui a été décrite précédemment, avec le nombre des paires de disques. Ces piles donnent déjà des commotions sensibles, produisent des étincelles "en se déchargeant, et décomposent les liquides k travers lesquels la décharge s'opère. C'est au premier moment que leur action a le plus d'énergie ; elle va
ensuite en oecroissant toujours , et cesse dans le cours de deux ou trois fois viiigtcpialre heures.
Les liquides qu'on peut employer pour cela sont des mélanges d'acides et d'eau, ou des dissolutions, soit d'alcalis, soit de sels, dans l'eau. L'eau |)uro ag t faiblement, parce qu'elle est mauvais conducteur, et qu(^ lei elfels croissent eu [)roi)Orti()n de la rapidité avec b'upielle un li([ui(le conduit l'électricité. L'adtlitinn d'un sel la rend meilleur conducteur, et augmente l'activité de la pih; d'une manière notable. Mais lorsque la substance qu'on ajoute à l'eau est facile à décomposer, l'action devient encore [)lus forte. Ainsi, l'acide nitrique agit avec jilus d'intensité que l'acide sulfurique, et le sel ammoniac (pio le sel marin. Les substances qu'on a principalement appliquées à cet usage sont : l'acide hydrochlorique, le sulfate sodique, le sel marin, le sel ammoniac, J'alun et plusieurs autres, dont on emploie la dissolution dans l'eau, tantôt seule, tantôt avec l'addition d'un acide.
On a reconnuque l'acide nitriqueestla substance qui donne la charge la plus forte, mais qu'aussi l'action qu'il exerce cesse promptement. Son activité est en raison directe de sa concentration. H résulte des expériences de Thénard et Gay-Lussac, que l'addition de dix, vingt, trente, quarante ou quatre-vingts parties d'acide nitrique concentré à une quantité donnée d'eau , détermine également une gradation de dix, vingt, trente, quarante ou quatre-vingts dans l'intensité des j)hénomènes électriques excités par la liqueur. L'acide sulfurique donne lieu à des etfets moins énergiques que l'acide nitrique , et qui ne durent pas plus longtemps. L'acide hydrochlorique agit avec moins de force que le sulfurique, mais son action est plus durable. C'est donc à l'acide nitrique qu'il faut recourir, quand on a besoin d'appliquer surle-champ la plus grande énergie possible do la pile, tandis qu'on emploie l'acide hydro^ chlorique lorsqu'il s'agit d'obtenir une action prolongée.
Les dissolutions salines agissent plus faiblement que les acides, mais leurs eil'ots durent beaucoup plus longtemps. Le sel ammoniac est celui qui se rapproche le [ilus des acides. Le sel de cuisine, surtout quand il il été dissous dans du vinaigre, agit aussi d'une manière puissante, et c'est de lui qu'on se sert le plus généralement. Du reste, on a observé que les effets des dissolutions salines ne sont pas proportionnés à leur concentration, et qu'en outre des sels dilférents agissent aussi d'une manière différente. (îay- Lussac et Thénard ont reconnu qu'en temps donné une pile électrique établie avec un acide donne 87 mesures de gaz quand elle se déchargedans l'eau, tandis qu'ellen'endonne que 12 lorsqu'on emploie une dissolution saline, et qu'elle en fournit 187 si l'on a recours à une dissolution saline dans la préparation de laquelle entre autant d'acide que l'autre contenait d'eau pour dissoudre le sel.
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L'action de la pile est d'autant plus forte, que la couche de liquide interposée entre les deux métauv ln-iùrogènes est plus mnice.
Il y a pUisieuis manières de construire ces piles électriques.
1" La première et la plus ordinaire est celle qui suit : on soude ensemble des pla(jues de zinc et de cuivre, de la grandeur d'une pièce de cent sous, et on les eini)ile les unes sur les aufres, en plaçant entre chaque paire une rondelle de carton, préalablement bien imbibée d'une dissolution de sel commun dans le vinaigi'c. Lorsqu'on commence la pile de manière que le cùté cuivre de la paire inférieure soit tourné en haut, il faut continuet' de même pour toutes les autres paires. On peut aussi se servir de plaques métalliques qui ne soient pas soudées ensemble ; mais souvent alors il arrive que le liquide exprimé des rondelles de carton pénètre entre les disciucs eux-mêmes, ce qui affaiblit singulièrement l'activité de la pile. Il ne faut d'ailleurs pas faire entrer plus de vingt à trente ou quarante paires ue plaques dans la composition d'une pile, sans quoi la rression, devenant trop considérable, exprime le liqiii !e des rondelles inférieures de carton. Aussi, quand on veut employer une force provenant u'un plus grand nombre de paires, cent | ar exemple, le mieux est de construire plusieurs petitespil"S,etdemettre leurs pôles opposés en communication par le moyen de tils métalliques. Quand l'action de l'appareil s'arrête, il fautledémonterpournetloyer les plaques métalliques de la pellicule oxydée qui s'est formée à leur surface pendant l'expérience, et qui d'ordinaire y adhère assez fortement. Comme ce nettoyage est fort incommode, onaimaginé d'autres méthodes, qui exempt.^nt d'y recourir , et que voici :
2° On se procure au moins cinquante petits verres, d'un pouce de diamètre au fond, et de deux pouces et demi à trois pouces de haut, cylindriques. On les réunit sur une planche percée d'un trou pour chacun d'eux, et on les emplit aux deux tiers d'acide bydrochloiique faible. On prend alors une suffisante quantité de tils de cuivre assez forts, longs de sept à huit pouces, k lune des extrémités de chacun desquels, après les avoir bien nettoyés et enduits d'un peu de dissolution de sel ammoniac, on coule une boule de zinc, par le moyen d'un moule à bail s ordinaires. On peut aussi treni^ier dans du zinc fondu le bout de tii, qui en retient un peu , et répéter l'immersion plusieurs fois de suite, pour augmenter le volume du bouton de zinc ; mais ce procédé est plus long. Les fils do cuivre étant préparés, on les introduit dans les verres, de manière que la boule de zinc touche au fond, et que le fil , courbé sur lui-même, s'enfonce dans le verre suivant, jusqu'à un demi-pouce de distance de la boule de zinc. Plus le fil est fort, et plus l'appareil agit avec énergi '. On peut même accroître encore cette dernière en aplatissant la portion recourbée du til de cuivre pour lui donner plus Le surface. On peut aussi employer des
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bandelettes de cuivre et de zinc, soudées ensemble, et courbées de manière que l'extrémité zinc plonge dans un verre et l'extn mité cuivre dans le suivant. Cet appareil porte le nom d'appareil à tasses de Volta. C'est le plus commode parmi ceux de petites dimensions, et celui dont l'entretien coûte le moins. Lorsqu'on ne veut plus s'en servir, il n'y a qu'à enlever les fils métalliques , les laver dans l'eau, et les essuyer avec un linge propre. Quelques minutes sufiisent jiour les remettre en place quand une autre expérience l'exige.
3" On appelle piles à auges les appareils dans lesquels les plaques plongent immédiatement dans le liquide, sans rondelles de carton ou de draps interposées. Dans la plus ancienne sorte ue ces appareils, qui a été mise eu usage par Cruikshank, les plaques métalliques soudées et entourées d'un mastic non conducteur, sont disposées dans une cuve en bois-, qu'on emplit ensuite d'un liquide approprié. Ordinairement on se sert pour cela de grandes plaques carrées, ayant presque toujours quatre pouces de long sur autant de large, ce qui leur donne seize pouces carrés de superficie. A la fin de chaque expérience, on vide la caisse du liquide qu'ellft contient , onlalaveavecdel'eaupure, on la laisse égoutter, et on la fait sécher.
Ce premier mode de construction des piles à auges a été singulièrement perfectionné depuis en Angleterre. On fait maintenant des auges en porcelaine, qui sont partagées en dix ou douze compartiments par des cloisons intermédiaires. A Londres, on fait de ces auges qui ont quatorze pieds et demi de long, sur six de large, avec dix compartiments. Ceux-ci reçoivent des paires de disques alternatives en cuivre et zinc, unies par une bande de cuivre large d'un pouce.
L'expérience a appris qu'en doubL.nt les plaques de cuivre ou double aussi l'énergie chimique de l'appareil, parce qu'alors les deux faces du zinc agissent également. Dans ce cas, on reploie la plaque cuivre d'une paire autour de la plaque zinc de la paire voisine. On s'aperçoit aisément que, l'appareil étant disposé ainsi, les plaques de zinc doivent agir des deux côtés, tandis que, dans le précédent, leur action ne s'exerce que d'un seul. Au reste, l'action croît toujours proportionellement à l'étendue de la surface du métal électio-négatii, de manière que, d'après les expériences de Marthanini, celle-ci peut être jusqu'à sextuplée, avec accroissement toujours considérable de force ; passé ce terme, lu forceaugmente moins vite. Quand la suifacedu cuivre plongé dans le liquide est décuplée, l'action est triplée ; pour quadrupler celle-ci, il faut que la surface du cuivre soit rendue trente fois plus étendue.
Haie a imaginé un nouveau mode de construction des appareils à auges. On place un disque de carton ou de cuir entre les plaques de zinc et de cuivre, puis on roule le tout en spirale, et après avoir enlevé la rondelle de cuir, on fixe les jilaques métalliques dans lasilualionqu'ellysoccupeutj eu
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glissant enfro ellos de petits morccflux tlo Lois ijui oiii|uV;liiMit les métaux de se toucher. Lii lOiMuuiiiitatioudu zinc d'une paire avec le cuivre do l'autre s'établit h l'aide d'une barre de bois transversale. On plonge ensuite ces plaques niétalli(iues, ainsi roulées, dans un vase de verre cylindrniue ; ce qui présente plusieurs avantages : cai', outre que des plaques d'une gi-andeui' énorme trouvent îi se loger dans îles cylin<lres d'un diamètre de ([uelques pouces, la [)lus grande partie des deux laces de cha(]ue métal est active, et la quantité nécessaire de liquide est aussi petite que possible, lorsqu'on l'ait le rouleau de pla(iues assez grand pour remplir exactement le vase. Hare a (^instruit définis un autre appareil moins dispendieux, dbnt l'énergie égale celle de l'instrument qui vient d'être décrit. On taille des plaques de zinc laminé, larges, par exem[)le,de trois ou quatre pouces ; à chacune d'elles on lait un éttii en cuivre laminé mince, qui l'entoure à la distance d'une ligne au plus, sans y toucher ; on les lixe alors, au nombre de cinquante, par exemple, sur une barre de bois, en ayant soin de les attacher de manière qu'il leur soit im()()ssiliie de ciianger de place, ce qui pourrait faire qu'ils touchassent aux étuis de cuivre. La plaque de zinc d'une paire est unie, sur la barre de bois, avec l'étui eu cuivre de la pairr voisine. Ces étuis sont placés à côté les uns des auti es, et Ton introduit entre chat-un de leurs Couples un morceau de rart m mincy trompé dans du vernis h l'Iiuile de lin et à moitié sec; puis on les comprime de manière qu'ils appuient tous les uns contre les autres, et que l'eau ne puisse pas pénétrer entre eux. L'appareil étant disposé ainsi, on le plonge dans une seule au^e allongée, sans cloisons, qui contient de l'acide nitrique affaibli. Quatre de ces ajtpareils réunis ensemble, c'est-à-dire présentant un enspmble de deux cents paires, possèdent une force extraordinaire. Hare leur a donné les noms de calorimoteur et déflagrateur, parce que leur décharge produit , relativement à l'espace qu'ils occupent, une chaleur infiniment supérieure à celle qui résulte des appareils orduiaires à auges.
Les appareds à auges ont de grands avantages, mais aussi de graves inconvénients. Ils exigent des quantités considérables de liquide, ce qui devient assez dispendieux quand on se sert d'acides. Une natterie à auges de Londres, d'environ cinquante paires de plaques, exige vingt à trente pintes de liquide. La grande et inégale distance qui se trouve entre les plaques de chaque pane rend l'action de ces appareils beaucoup plus faible qu'elle ne l'est lorsqu'on empile les plaques les unes sur les autres, en les alternant avec des disques de carton imbibés du Diôme liquide. Comme, en outre, on est dans Tusage, pour augmenter l'action, de remplir l'auge avec une dissolution d'alun aiguisée d'acide sulfurique , le dégagement du gaz hydrogène, qui a lieu pendant l'action de l'appared, est si considérable et gène telle-
ment la respiration, t\w l'opératt'ur a déjà do la peine ?i la supporter (pinnd le nombre des [laires de plaques est de ciiuiuanto. L'Institution royale de Lou'ii'es possèile un de ces appareils conlenant dcuix mille paires de jilaques réparties dans deux cenls auges; mais il est placé sous une voûte souterraine, et l'électricité est conduite, par des lils métalli(pies isoli's dans une chambre située audessus, ce (pu permet de la metti'e en expérience sans crainte d't''lre incijiiimodé.
Dans tous les cas, guidé par l'expérience, Bcrzélius conseille j)lutôl Ji ceux qui n'ont pas plus (le cinquante paires de pla(pies, de les empiler les unes sur les autres, en les alternant avec des disques de carton, que de les disposer dans une auçe, parce que l'action, qui est cinq à six fois plus énergique, compense bien la peine qu'on est obligé de prendre pour dresser l'appareil. Mais quand on en a plusieurs centaines de paires à sa disposition, le mieux est d'em[)loyer l'auge, piirce qu'-ilois l'appareil peut être mis en jeu par une ou deux personnes, ce qui ne serait pas praticable autrement.
Inilépendamment de ces méthodes pour multiplier l'énergie de l'électricité dévelopjiée par le contact, il en existe plusieurs autres encore, dont nous ne ferons pas mention ici.
Les diverses dimensions de la pile électrique sont aussi une source d'effets différents, toutes choses égales d'ailleurs. Ces dimensions se I apportent h l'étendue de la surface du liquide touché par les métaux électriques opposés, et au nombre des paires de plaques qu'on associe ensemble.
L'énergie électro- chimique de la pile, c'est-à-dire sa faculté de décomposer le liquide, de produire le phénomène du feu, etc., augmente dans la même proportion que s'accroît la surface de la liqueur. Les métaux, au contraire, n'ont besoin que de se toucher par une très-petite surface, relativement h celle du liquide. Aussi, dans les piles composées de petites plaques, ne faut-il qu'un point; tandis que, dans celles qui sont plus grandes, une surface de contact un peu plus étendue est nécessaire pour que l'électricité déchargée entre les métaux puisse se transmettre sans obstacle.
On a essayé Jes plaques de différentes dimensions, et toujours on a reconnu qu'avec leur grandeur augmente aussi leur énergie. Sous ce rapport , la plus grande batterie connue est celle que Cliildren construisit en 1812; elle se composait de vingt paires de {«laques, ayant six pieds de long, sur deux pieds huit pouces de large. La chaleur qu'elle donnait à l'endroit où elle se déchargeait était incroyable ; un fil de platine, long de plusieurs pieds, dont on se servait pour la décharger, demeurait continuellement rouge.
La seconde dimension de la pile est relative au nombre des paires djsj^UQues. Si l'on réunit dix piles égales/'pâOeïiJ^S^ opposés de manière qu'cUyl I^^ÎT fa^^HJifVlus
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