‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 122 sur 354 · SH · texte numérisé non relu

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chiiniquos siiiiplos, dont la ((iniiaissdiu'o est iii(lis|i(»iisal>lt' i'i>tir riiili'r|uiHatiiiii du iihkIo <raitioii tio rii|i|ianMl dont la drcouverto est duo au génie de Volta.

§ IV. Des effets électriques produits dans

l'actio» rlnini(iue de la lumière solaire.

On doit retninver dans les phénomènes cliiiniques inoduils sous rinlliieneo do la liiiiiière stdaire les mêmes cU'ets électi'i(|ues f|iii ,RHom|)ai;iii'nt les actions cliiminues en généi'al. Les premières recliei'clies pour oliserver ces cU'ets sont dues .^ M. lùhuond Heeijuerel, et ont été publiées on juillet iKi[). 1! avait rcmanpié qu'en faisant ai;ir un faisceau de rayons solaires sur deux iicpiides super()Osés avec soin et agissant cliiiui{punuent l'un sur l'autre, il se dévelopjmit un courant accusé par un nmlliplicateur trèssensdile, dont les deux extrémités étaient en relation avec deux lames de platine i)longeant dans les dissolutions. Le phénomène observé était composé, atlendu (pi'il se compliquait do l'action de la lunnère sur les lames de [)laline; M. E. Becquerel fut conduit ainsi îi faire une série d'expériences touchant l'action des rayons solaires sur les lames de métaux inoxydables.

Quand deux lames de platine, communiquant avec un galvanomètre, plongent dans un liquide conducteur, il n'y a aucun etfet électrique produit toutes les fois que les lames sont très-propres et qu'elles ont la même température; mais pour peu qu'il y ait entre elles unedillerencede température, il se ])roduit un courant dont l'intensité et la direction dépendent de la nature du liquide et de celle des lames. Or, comme le phénomène se reproduit quand on expose inégalement aux rayons solaires deux lames de platine ou d'or plongeant dans une solution acide neutre ou alcaline, il s'agit de voir jusqu'à quel point la radiation caloritique intervient dans la |iroduclion du i)hénomène. Pour cela, il ne faut pas perdre de vue qu'une lame chaude est négative [lar rapport à une lame froide, lorsqu'on plonge l'une et l'autre dans l'eau ou une solution alcaline, ces deux lames comnmniquant métalliquement ensemble, tandis que le contraire a lieu dans un acide. Les effets étant les mômes [lar le contact d'un liquide froid avec un liquide chaud, on peut en conclure que l'immersion d'une lame chaude de métal dans un liquide échautfe la couche liquide qui entoure cette lame : d'oià résulte un courant électrique dû à la réaction de la couche chaude sur le liquide environnant.

Pour observer les effets de la radiation solaire, on se sert de l'appareil suivant, qui est composé d'une boîle de bois, noircie intérieurement, et partagée i)ar une membrane très-rnince en deux compartiments que l'on remplit de la solution d'essai; dans chacun d'eux plonge une lame de platine ou d"or, lùont la surface a été chauffée préalablement au rouge ; ces lames sont mises en relation avec un multiplicateur à .il long, et placées

horizontalemenl iiourèlre mieux influencées |iar la radiation solaire. (!ha(pi(! (:om[)arlimeut est recouvert d'une plauchotti" mobile foi'mant couvercle, et(|u'(in eiilèvi^ quand on veut opérer. Lorsipre les comparliments renfernu'utune Sdlutioii alcaline, on trouve que la lauH' (ixposée aux rayons solaires prend au liipnd(! l'électricité^ négative; avec une solution acide, c'est l'inverse. Dans le premier cas, la déviation est de' 2 h ;{" ; dans lo deuxième, de 0 à 7°. On i)ourrait cioiro que ces elfets sont dus ii l'action calorilique des ra3ons sulaires; mais il n'en est [)as ainsi, connue ou |ient le voir en ccnuparant, sous le rajtport des effets électriques produits, l'ordre des écrans de verre colorés |)lacés successivement sur rap[)areil avc c l'ordre de ces nuMnes écrans jilacés sur les deux ptMes d'une pile thermo-électri(pic, car on trouve alors que l'effet n'est pas dû au rayonnement calorili(iue.

Pour reconnaître comment les diverses parties du spectre agissaient sur les lames de platine, une d'elles fut placée verticalement; on lit tomber de-^sus les rayons colorés du spectre formé en réfractant les rayons directs du soleil. Les deux conqiartimenls étaient remplis d'eau acidulée ; dans celui caché à la lumière se trouvait une lame de platine en relation, comme l'autre, avec un multiplicateur.

Voici les cflcts obtenus :

Aucune action rayons . . . .

dans les

Faible aclion

rayons . . . .

Action marquée

dans les dans les

rouges.

orangés.

jaunes.

verts.

bleus.

inJigo.

rayons violet».

On peut conclure de ces résultats que les rayons qui agissent sur les lames de platine ou d'or plongées dans les dissolutions, étant plus réfrangibles que les rayons caloriliques, ne sauraient produire des elfets de chaleur. Mais quel est le mode d'action de ces rayons? Quoiqu'on ne puisse réjjoiidre catégoriquement h cette question, cependant, comme les effets sont presqiie nuls quand les surfaces sont très-nettes, il est [irobable qu'ils sont dus à l'action des rayons chimiques sur les corpiiscules adhérents aux surfaces. Pour voir jusqu'à quel point cette conjecture est fondée, il faut examiner l'influence que, dans cette circonstance, exercent le charbon et divers oxydes placés en couches li èsminces sur les lames ; dans ce cas, on trouve que les elfets, au lieu d'être [ilus considérables, sont au contraire moindres; d'un autre côté, si le ])héuomène est calorifique, la présence de ces deux corps devrait augmenter le pouvoir absorbant du platine.

Ou ignore si l'allération excessivement faible du platine n'interviendrait pas dans la l'.roduction du phénomène; ce qui est certain, c'est qu'en opérant avec une lame en contact depuis plusieurs jours avec l'eau, le courant est moins fort que lorsqu'on vient do faire rougir la lame.

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Voyons luaintonaiit ce qui se passe on ppciant avec d"s lames île métal oxydalile. On s'est servi d"alK)rci de lames de laiton, et |)our li(|uiLie, de l'eau acidulée par quelques goLiltes d'acide nitrique. Les laiiics ont constamment donm; un courant de 4" à 5% dont la direction était tidle, que la lame expnséo au ravonnoment prenait au liquide l'élei'tricité positive, efl'et inverse do celui ipii aurait eu lieu si la lame eût étéattaqu('U pai' l'eau acidulée.

Deux lames qui avaient déjà servi furent employées comme électrodes à l'égard d'une p le de trente éléments : la composition s'est oxydée, tandis que l'autre est restée brillante; alors on les a exposées successivement aux rayons solaires. La lame biillante s'est comportée comme auparavant, c'est-;;dire qu'elle a iiris l'électricité positive; la déviation de l'aij^u lie était de 3 îi 4; tandis que la lame oxydée est devenue fortement nég- tive, à tel point que l'aigudle du g dvanomètre fut chassée violemment à 90". Cette acdon énerg que n'est produite que lorsque la lame est furtement couverte d'oxyde.

L'ordre des lames étant interverti, les ell'ets furent les mêmes: nous devons faire rema;quer qu'elles n'étaient mises en expérience qu'après avoii' perdu la polarité qu elbs acquièrent quand elles serveid d'électrodes. En employant comme écrans les différents verres colorés ci-dessus mentionnés, on a obtenu les résultats suivants, en exposant la lame oxydée aux rayons solaires :

Rapport des effets projluits,

100 représentant

l'action exercée sans

l'interposiiiou d'aucun

écran.

Ecrans.

Intensité du courant.

sans écran verre violet

— bleu

— verl

— jaune

— rou.ae

La lame étant exposée aux diverses parties du spectre solaire, on a eu :

Spectre Intensité du courant,

dans les rayons rouges

— orangés

— jaunes

— verls

lileus

indigo

violets

En opérant avec la lame de laiton décapée et les écrans colorés, on a obtenu un courant en sens inverse du précédent, dont l'intensité varie, comme on le voit dans le tableau suivant :

Ecrans. Intensité. Rapports des effets produits, sans écran 4°, 5 lOÛ ^

verre violet 2° H,^

— bleu 1»,5 27,

— jaune 0 0.

11 y a deux effets inverses bien distincts, produits lors de l'action des rayons solaires sur les lames de laiton : d'abord celui qui

s'opère lorsque la lame est oxydée; on voit, de plus, que les écrans se comportent dilférenunent par rapjiort aux rayons qui ojjèrent ces actions.

Avec des lames d'argent et de l'eau acidulée par l'acide sulfurique, on a eu un courant de 1 à i", dans une direction telle, que la lame exposée était négdive. Avec les lames ipii avaient servi d'éb ctrodos, les effets ne fureni pas plus marqués. Cette faible action jiouvant être négligée, on déposa sur leur suil'af:e des vapeurs d'iode et de brome, afin de voir jusqu'il quel point l'on |]Ourrait observer les etl'eis électriques produits par la réaction de ces deux coips surl'ai'gent, sous l'inllueiice de la lumière solaire. Chargée d'une couche mince d'iode, la lame prit au liquide l'électricité positive; avec une couche épaisse, l'ellet fut inverse : dans le i)remier cas, la couche d'iodure d'argent passa à un état d'ioduratioii moindre; dans le second, l'iode réagit sur l'argent. La déviation de l'aiguille fut de 45" à 50% en opérant sous l'influence des rayons solaires.

Avec une couche épaisse d'iode et les divers écrans de verre coloré, on a eu :

Ecrans. Intensité du cou- Rapports des effets raut produit. produits.

sans écran 55 100

verre violet 22 iû

— Ideu 11

— jaune

— rouge

Avec la vapeur de brome, la lame d'argent exposée aux rayons solaires est devenue également négativerelativement au liqinde; l'aclion était tellement forte, qu'à la lumière dilfuse la déviation était de 50°.

La lame ayant été exposée à la lumière diffuse pendant 10', puis mise à l'abri tlu rayonnement et exposée de nouveau à son action, la déviation n'a plus été ([ue de 3 à .'i.° ; la réaction était alors en grande pirtie terminée. Une couche de chlore, substituée à l'iode ou L'rome, a ])roduit un etl'et à peu près nul. Les etlets électiiquesipie nous venons d'exposer servent évidemment à reconnaître et même à mesurer jusqu'à un certain point les réactions qu'éprouvent les métaux, et en général les corps conducteurs, à la surface desquels on dépose des couches de diverses natures , sous l'intluence des rayons solaires.

Nous avons à examiner actuellement les effets électiiques produits dans l'allération des chlorure , bromure et iodure d'argent sous l'intluence de la lumièie, ell'ets intéressants à connaître pour ex|ili(juer un certain nondjre de faits, et en particulier ce qui concerne les actions produites dans la pliolographie, sous l'intluence des rayons solaires.

Commençons par le chlorure d'argent, qui se change en sous-chlorure sous cette influence, et qui, en raison de sa non-conductibilité, ne peut être employé qu'en couche très-mince. Une lame de platine plongée dans l'eau reçoit le chlorure nouvellement jiiéii.iié, en couche la plus mince possible ;

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on dispose onsnito l'iipiinreil coinnio il u t'-lé

(iil |tr('(i'(lciiiiiii'iit. A iiciiio la liuiio pst-ullo

('\|iiis('o iiiix r.ivons soliiiics, iitai le chldiiiio

■ lirril; riiij;iiilli" du iiiiilli|ili(';iloiir osl aiis-

i.il fliassi'iï (lan-i un sens i|ui aunoni'O i|U(; la laine est ptisilivo. Ccl cll'i t |>i()vi(Mil ilu (m; {jui' le chloiMiio il'ai'j^ent [irenil l^'IedriciU'! f)ti^ilivi\ qu'il Iraiisuiel à la lame ilo iilatine avei! l/uiui'lle il est en ((miUhI, lamlis que h' lii|ui(Jo prend l'éleeliicilii conliaiic. Celte expi^-ienco ne |)eut èiie l'aile avei: une lame ci'aip'ent (jui sciait alla(|iK'e pai' le ildure provenant de la tli'eiini|i()silion du crilnfure, d'où résullerait ini cnuiant en sens inveiso du précédent. Il faut tenir ei)m|i!(! de l'aclinn du raydnnenient sulaiio sur le platine, qui produit un courant en sens inverse, accusé par une déviatimi de 1 à 2". L'or se coui|iorte con\uie le plaiine.

Si l'on veut avoir l'i-U'et électrique produit par la décomposition seule du chlorure d'argent, il faLit interposer èn!re le métal cl le chlorure une bande de papier non collé. Connue on diminue alors le pouvoir do trausunssion du circLiit, on n'a plus qu'une déviation de -'i ou 'y . Pour que !e chlorure d'argent adhère sullisauunent à la lame, et qu'il ne s'en détache jias, on lu cliautl'i' doucement dans l'oljscurité jus([u'à ce que le chlorure soit fondu; les ell'ets sont d'autant plus intenses que la couche de chlorure est plus mince.

Tels sont les phénomènes élcctri(|ues produits dans l'action clumique de la lumière, dont on s'est servi p.our élodi; r celte aelion dans des circonstances où jusqu'ici on n'avait pu le faire.

ÉLliCTllO-JÎACNÉTlSME. Voij. Forck

ÉI.ECTBO-MAGNÉTIQIE.

ÉLÉENCKPHOL. Voy. CÉnÉBRiiSE.

ÉLÉMENTS. Yoy. Nomenclature chimique.

ÈLÉiMI (résine). — Elle découle par incision de ïainyris elemifera, arbuste de l'Amérique méridionale , et de Vamyris ceylanica , qui croitaux Indes orientales. Celle extraite de ce dernier arbuste est la meilleure ; la première se rencontre plus ordinairement. La résine élémi est jaune, transparente, molle, odoriférante ; elle contient un peu d'huile volatile.

La résine élémi sert à préparer des vernis et des emplâtres.

ELL.XGIQIJE (acide). — Cet acide existe dans la noix de galle conjointemiail avec l'acide S^^allique ; il a été observé par MM. Chevreul et Braconudt. Ce dernier chimisti', qui en a constaté les caractères particuliers, lui a donné le nom qu'il |iorte et qui est formé du mol renversé galle, auquel on a joint la terminaison ique.

EMAIL. Voi/. Étain, sels.

EMBAUMEiMENT. — Opération que l'on pratique sur les corps humains ou les corps d'animaux dans le but de les conserver, en s'opposant à leur putréfaction. L'embaumerient remonte aux temps les plus reculés. Ilérodo.e et Moïse nous fournissent à ce sujet les documents authentiques les plus

anciens ( Voy. Hoefei', flistoire (la la chiiniv, tome I,p. .'181. Il y avait en Egypte des prêtres particulièrement chargés du soin do pr('parer les corits et de hîs embaïuner. Ces prêtres porl.iient le nom tie llipliim, qui siguilic^ littéralement faiseurs de sutures ou de bandelettes , et qui; l'on a inexa(;lement traduit par iiu'dniii;:. S'il est vrai que les momies les plus anci(!nnes renn)ntent à deux ou trois nulhî ans avant l'ère clin'lienne , ou pourra se faire un(! idée de l'antiipiité de l'ait de reiiibaumeinent en usage chez lus Egyptiens. On a beaucoup admiré l'art égyptien de reuibaumcmeut d'ajHès les monuments qui nous en restent , et on en est veiRiii conclure que les anciens possédaient des secrets tlont la connaissance n'est pas arrivée jusqu'à nous.

Il y a ici de l'exagération , parce qu'on n'a pas tenu comjile du climat , do l'état atmos()liéri(pie , en un mot des circonstances environnantes. Et c'est pourtant \h qu'il fallait chercher le grand secret de l'art égyptien. Ne rencontre- t-on pas souvent dans les déserts de l'Afrique des momies d'hommes ou d'animaux uiii(juement préparées jiar le soleil vl les sables brûlants, et qui, dans un état complet ilc dessiccation, se sont conservées pendant des siècles ? Si les embaumeurs anciens avaient pratiqué leur ait sur les bords de la Seine ou s.ir ceux de la Tamise, nous ne verrions probablement pas beaucouji de momies dans nos musées.

Pour conserver les cadavres, M. Gannal a employé avec beaucoup d'avantage l'acétate d'aluujine a 18^ de concentration. 5 à 6 litres d'acétate d'alumine , injectés par l'une des artères carotides dans un cadavre, suliisent pour le préserver de la putréfaction pendant six mois environ. Avec 1 kilogr. de sulfate simple d'alumine, 230 gram. d'acétate de plomb et 2 litres d'eau , on obtient la dose du mélange nécessaire pour conserver un cadavre pendant quatre mois. On peut garantir pendant deux mois un cadavre de la décomposition inilride en employant le sulfate simple d'alumine à la dose de 1 kilogr. pour Y litres d'eau. L'Académie des sciences, après s'être convaincue de l'efllcacité des procédés de M. Gansai , lui a décerné un prix de 8,001) francs.

ÉMERAUDE. — Béril , aigue-min-ine, etc.

Smaragclus des anciens, smaragd des Allemands.

On ne doit ni comprendre ni ranger dans la même classe Yémeraude du Brésil , l'orUntule, la fausse, la primitive, celle do C'arlhayênc, cel.e de Morillon, Vaigac-mariiie orientale, le héril bleu, etc.

Quoique cette pierre précieuse nous vienne principalement du Pérou, on la trouve aussi en Egypte, dans le granit de l'ile d'Elbe, en France, dans des dépôts de granit graphite, à Chanteloube, dans le Limousin,;) Marmagne, à Nantes, ainsi qu'en Suède, en Sibérie , etc. Les plus bi lies sont celles du Pérou ; après le rubis , c'est la gemme la jilus estimée.

La belle émeraude e't d'un vert sui gcne-

fiOÔ

EME

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ris, plus nu moins foncé; elle est presque toujours (•ri>tallisée en petits prismes hexaèdres simples ou moditiés do diverses manières ; elle est éclatante, transparente, ]iresque aussi dure que la topaze, médiocre réfraclion double , se colore en bleu quand on la chauire modérément, et reprend sa couleur par le refroidissement ; à une haute température, elle donne un verre blanc vésiculaiie. Poids spécifique, 2,6 à 2,77.

E.MERIL [corindon (jranulairc\ — Il existe en abondance dans Tiie de Naxos, ainsi qu'à Smjrne. On le trouve en Allemagne, en Espagne , en Italie , en Saxe , etc. ; il est toujours en masses informes , mêlé avec d'autres minéraux. Sa couleur tient le milieu entre le noir grisâtre et le gris bleuAtre; peu Liillant, cassure inégale et à grains lins, translucide sur les bords , cédant à peine à l'action de la lime et rayant la topaze.

Ce minéral , réduit en poudre line , sert à polir les métaux et les corps durs, à user le verre, etc.

ÉMÉTINE (d'-:f.£',j, je vomis). ~ MM. Magendie el Pclletiir oui d'abord donné ce nom à un proiiuit extractiforme retiré de l'ipécacuanha, et qu'ils avaient re.^ardé comme pur et neutre , mais que M. Pelletier a depuis considéré comme une base saliliable organi()ue.

Action de l'éméline sur l'économie animale. — Administrée à la dose d'un demi-grain, elle agit, suivant MM. Magemiie et Pelletier, comme vomitif puissant, suivi d'assoupissement , et à la dose de s x grains elle excite des vomissements gnurdissemi'nt et vive intlammation testins. Elle entre sieurs prép irations tout dans im sirop tine).

ÉSlÉTIQUE [tartre slihié , tartratc basique d'oxyde d'antimoine et de potasse). — Ce sel double csi connu depuis 1030; il a élé nommé tartre sdbie, du mot latin s«/6/i()n, antimoine ; émétique , à causi- de ses propriétés vomitives. Sa préparation a éié rapjiortée pour la première fois par Adrien Mynschit.

On l'obtient par plusieurs procédés : le plus ancien , que l'on suit encore quelquefois, consiste à faire un mélange intime dune partie et di?mie de bi-tartrate de potasse (Crème de tartre) , et d'une demi-partie de verre d'antimoine, tous les deux porphj risés , et h les taire bouillir dans 10 à 12 parties d'eau distillée pendant une demi-heure environ, fdtrer la liqueur ensuite et l'aliandonner h elle-même pour que ce sel ciistallise.

Plusieurs phénomènes se font remarquer dans celle opération. Le verre d'antimoine, qui est composé do protoxyde iramimoine, d'une certaine quanlilé de Si.ll'nre n'antiraonie , d'oxyde de fer et d'oxyde de silit um provenant du creuset où la fusion a été faite , est peu à peu attaqué par l'excès d'acide taririquc du bitartiate de potasse ; le p.otoxyde d'autimoine qu'il contient est dis-

violents et produit l'enla mort à la suite d'une des poumons et des in-

à petite dose dans plupharmaceutiques, et su^-

particulier (sirop d'émé-

sous et transformé en prolo-tarlrale d'anlimoine; l'oxyde de fer passe également h l'éfat de tartrate qui s'unit au tartrate de potasse, tandis que l'oxyde de silicium, en raison de sa grande division, se dissout danà l'eau. Pondant toute la durée de l'ébullition, il se dégage du gaz hydrosulfuriquo provenant de la décomposition de l'eau parle sulfure d'antimoine, en présence de l'acide tartricjue , et lorsque la liqueur est retirée du feu , elle se trouble et laisse précipiter des flocons bruns marron de sulfure d'antimoine hydraté (kermès). Ce dernier comi)osé , qui se lorme à mesure que la liqueur refroidit, résulte de la réaction du gaz hydrosulfurique qui reste encore dans la solution sur une portion d'émétique.

Les cristaux d'émétique qu'on obtient ainsi par le refroidissement de la liqueur ne sont point purs; ils sont ordinairement jaunes verdiitres et recouverts de petites houppes soyeuses de tartrate de diaux qui existait dans la crème de tartre : comme il n'est déposé qu'à lent surface , on l'enlève aisément en brossant légèrement les cristaux secs; quant au tartrate de potasse et de fer qui les colore en jaune, on parvient <à le séparer en les faisant redissmidre et cristalliser à pjlusieurs reprises. Touti'fois l'eaumère colorée en jaune par la grande quantité de tartrate de fi'r qui s'y trouve , et qui a laissé précipiter les premiers cristaux d'émétique , en retient encore qu'on peut obtenir par la concentration ; mais comme, en raison de la silice qui s'y trouve dissoute, elle se prend en g' lée à une certaine époque qui gênerait la cristallisation, on l'évaporé à sicc té p lurla silice insoluble, et par l'eau bouillante on redi-sout le tartrate de jiotasse et d'antimoine , ainsi q ie celui de fer, (pi'on sépare ensuite jiar voie de cristallisation.

Les deux procédés que l'on suit aujourd'hui fournissent l'émétique pur dès la première cristallisation. L'un d'eux consiste à faire bouillir dans l'eau parties égales de bi-tartrate de fiotasse et d'oxychlorure d'antimoine (|)Oudre d'Algaioth), à filtrer la liqueur et à la concentrer jusqu'à 25" de l'aréomètre. L'eméliq e se dépose, pour la plus grande partie , en cristaux blancs très-purs qui n'ont besoin que d'être séchés.

Le protoxyde d'antimoine que conli nt l'oxychlorure d'antimoine est non-seulem(uit dissous par l'excès d'acide du bi-iaitra'e, mais encore la portion d^ c'doriire d antimoine qui lui était unie est décomposée par l'eau; d'où résulte une nouvelle quantité de protoxyde et de l'acide hydrociilorique ijui reste dans l'eau-mère où l'émétique a cristallisé. Poar obtenir les dernières ]iortions de ce sel qui restent dans l'eau-mère, on la sature par la craie et oa l'évaporé l'e nou' eau jusqu'à 23°.

Le deuxième procédé, proposé par M. Philips, chimiste anglais, est analogue à ceiui que nous venons de décrire : il consiste à traiter également fiar l'eau bouillante un mélange de prolo-suliate d'antimoine et do

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bitartrato do potasso , liltror la liqueur ot l'évaporer jiisi|u'à co (|u'i-:lo inanpie 2±'. Lo tartratc de potasse et d'aiiliuiniiu' cristailiso par n'IVoidisscinonl.

Proi)rii''tés. — Lo tarlrale de polassn ot d aiitiiiuiiiie so présente h l'état de pureté ou cristaux hlaïu's , nrtaétlres , diMiii-traiispareuls , (|ui s'clUeiirisseat h l'air ol deviennent Opaques; sa saveur est légèrement sty|)ti(iiie. Expiisé ?! l'aclioii de la chaleur, [\ liéerépito un peu, noircit, so déconiposi; en r(''pandant l'oileur cnractéristi(|ue des t irtrates. Le résidu de cette décoiii|)Ositi(in est du ili.irhon, du sous-carbonate de jiotasse et de l'antimoine niétalli(]ue; mais si la chaleur a été assez forte , on obtient un alliaj^e de potassium et d'antimoine par suite de riniluence du charbon et de l'antimoine sur l'oxyde de potassium. Cet alliai^o s'enOaunne à l'air. L'eau, h la température do + 16" ilissout ^V de son poids de ce sel , et l'eau bouillante J. C'est sur cette dill'érence de solubilité à cliaud et îi froid que sont fondées sa purilicalion et sa cristallisation.

La solution aqueuse du tartratc de potasse et d'antimoine est incolore; elle rougit faiblement la teinture de tournesol ; forme, avec la potasse et la soude caustiques , un précipité blanc de protoxyde d'antimoine soluble dans un excès ; l'ammoniaque produit le même effet , mais le précipité reste insoluble. Les eaux de chaux et de barile occasionnent un précipité blanc abondant, formé tout à la fois de tarlrate de ces bases et de protoxyde d'aulimo ne. Les acides sulfurique, nitrique et hydrochlorique, y déterminent des précipités blancs; le premier acide y forme un sous-sulfate, le second en isole le protoxyde d'antimoine , et le troisième produit, par son action SLir le jjrotoxyde, un précipité d'oxychlorure d'antimoine. L'acide hydrosidfurique , versé dans la solution de ce sel , réagit sur le i.rotoxyde d'antimoine, et le convertit en sulfure d'antimoine hydraté (kermès) qui se précipite en llocons roUjj;es orangés , tandis que la portion d'acide tartrique qui lui était combinée se reporte sur le t.irtrate de potasse ot le transfoime en bi-tartrate. Les hydrosulfates de potasse, de soude et d'ammoniaque, agissent de la même manière sur le tarlrate d'antimoine.

Beaucoup de substances végétales jouissent de la propriété de décomposer le (artrale de potasse et d'antimoine, surtout celles qui sont amères , astringentes , et qui renf. riiient du' tannin. Telles sont les décoctions d'écorce de quinquina, de chêne, l'infusion de noix de galle , etc. 11 se forme, dans tous les cas, un composé insoluble de la maiière astringente (tannin) avec le protoxyde d'antimoini'. Cette observation doit mettre en garde les praticiens qui administieiit ce sel , en l'associant à des substances qui participent plus ou moins des propriétés que nous avons énoncées ; de jdus, elle fournil un bon moyen pour neutraliser les elï'ets do l'émétique , dans les cas d'empoisonnement par co sel.

L'eau ordinaire , tenant en solution du carbonate île cliaux , jouit de la |iropriété de décomposer les petites (piantités (réméti(pie qu'on y lait dissoudre , comme l'a prouvé M. (luéranger; aussi ne doit-on administier ce sel ([u'en solution dans l'eau distillée, lorsqu'on veut lui conserver toutes ses pro- I)riétés.

La composition de l'émétique cristallisé est re|)résentée , d'après Ber/elius, par: acide tartri(|ue , 5:(,20; protoxv(l(! d'antimoine,27, 10; potasse, 12,.'):i; eau, 7,17. C'est donc un véritable sel doulile formé par l'union du tartratc de potasse et du taitrate d'antimoine.

Uaagrs. — Ce sel est cin[)loyé comme un médicament très-énergique. A "la dose d'un grain et demi à deux dans un verre d'eau tiède , il est ordinairement vomitif chez l'homme. Chez certains sujets, cette dose est insutiisante et ne peut être augmenlée qu'avec beaucoup de circonspection , sn raison de son action sur l'économie. Il est vénéneux à haute dose, et détermine, lorsqu'il n'est pas rejeté par les vomissements , tous les accidents occasionnés jiar les poisons corrosifs. Apjiliqué en topique sur la peau, ou mêlé à un corps gras , il jtroduit une inflammation vive, à la suite de laquelle se développent tie nombreux boutons qui entrent en suppuration. Cette propriété en fait un des meilleurs dérivatifs pour le traitement de certaines aR'ections chroniques.

EMPLATRE DIAPALME. Voij. Savom do-

XYDE DE PLOMB.

EMPOIS. Voi/. Amidon.

EMPOISONNEMENT.— Introductiond'une matière minérale ou organique dans l'économie animale , introduction suivie bientôt d'une perturbation si profonde , que , dans quelques cas , la moit est presque instantanée.

L'empoisonnement peut avoir lieude(>lusieurs manières : 1° par l'ingestion du poison dans les voies digestives; 2" par l'absori)tion ou l'apidication du poison sur la peau dénudée de l'épiderme; 3° par la voie de la res'piration. Dans tous les cas , le poison pénètre par les vaisseaux absorbants dans le torrent de la circulation, et porte le trouble dans l'organisme. La solubilité est la condition principale de l'absorption. Tous les poisons sont donc plus ou moins solubles. Aucune matière insoluble ne peut être un poison, car le verre pilé , intioduit dans l'estomac , agit méeani(|uement sur les tissus, en les décliirant; la mort qu'il déterniuie n'est donc pas i'etfi t d'une action dynamique , ([ui caractérise les substances vénéneuses proprement dites. Ce» données conduisent naturellement aux moyens (ju'il faut employer pour combattre l'enqmisonnement.

Apiès avoir essayé d'ex)nilser par le vomissement une partie du j)oison introduit dans l'estomac , on cherche à neutraliser ou à reiidie insoluble la partie du poison qui n'a pu être rejetée par le vomissement.

Les matières ein|)loyéi s pour neutraliser ou rendre insolubles les poisons au sein do

l'économie, sont appelés contre-poisons ou antidotes. C'est uinsi que l'oxyde dn fer a été proposé i)oiu' neutraliser l'effet de l'afide arsénicux , avec le(picl il forme un arsénile de fer neutre et insolul)lo. L'albumine a été employée dans l'empoisonncmenl p;ir le sulilimé COI rosif(bi-chloruro de mercure), parce fpie ce dernier sel, qui est très-soluble , est réduit par l'albumine à l'état de cdomélas (|irotochlorure de mercure), qui est très-peu soluble. Dans les empoisonnements jKir les acides, les bases saliliables sont les meilleurs contre-poisons : et réciproquement, dans les em[)oisonnempnts par les bases saliliables caustiques, telles que la potasse , la soude, l'ammoniaiiue , les acides se recommandent naturellement. En général , il ne faut p.HS trop compter sur l'ellicacilé des contre-poison^, par la raison très-simple qu'une grande ))Trlie de la sid)stanee vénéneuse ingérée dans les voies digestives échappe, par l'absorption, h l'action neutralisante des contrepoisons , qui d'ailleurs ne sont presque jaunis administrés à temps , c'est-à-dire au moment même de l'empoisonnement.

L'absorption des subsiances toxiques et le moyen d'en constater la i)réscnce dans un corps empoisonné devaient parliculièrement fixer, en médecine légale, l'attention des chimist 'S experts. Ces deux questions sont en effet inséjjarables l'une de l'autre ; car s'il est vrai rpie le pnison introduit dans l'économie d'une manière quelconque [lénètre, ])ir rabsor|)tion , dans toutes les pnrties du corps, jusque dans la substance même des os, le chimiste expert appelé en témoignage devant la justice pour constater le corpus driirti , c'est-à-dire le poison , s'imiiosera le devoir i-igoureux d'explorer, par tous les moyens d'investigation connus , non plus seulement l'estomac et les intestins, mais encore les muscles, le cerveau, le foie, le cœur, les poumons , enlin toutes les parties du cor|)S dont il pourra disposer. Tous les tissus absorbent-ils également les poisons? l'absorption est-elle en raison de la vascularil ' des tissus ? Quelques poisons , comme l'arsenic, l'antimoine, se déposent-ils, se locn!i>:rnl-ils dans certains organes , comme le foie et les |ioumons , en y é ablissant , pour ainsi dire , leur siège de prédilection ? La plupnit de ces que-tions , du plus haut intérêt pour la toxicologie, ne sont pas encore résolues définitivement. Quant à la constataliim directe de> poisons à l'aide des procéilés chimiques , la science a fait dejiuis (luelqiie temps des jirogrès si ra|ndes, que liésormais lu crime restera ditllcilement impuni à l'ombre de l'ignorance.

Tous les poisons empiuntés au règne minéral peuvent se retrouver entre les mains d'un chimiste expérimenté. Mais il n'en est pas de même des poisons empruntés au règne végétal ou animal. Ceux-là ne sont fias rél'ractaires au feu comme Ls premiers. Les poisons organiques s'altèrent et se détruisent par l'action de la chaleur, en donnant naissance à des 'produits C[ui n'ont plus les caractères d'un jioison. L'avenir delà toxi-

ENC 068

cologie repose donc sur la découverte des moyens qui permettraient d'extraire d'un L corps empoisonné les poisons organiques, I avec toutes les propriétés qui les caraetéri- ' sent dans leur ("taf d'intégrité.

EMPOISONNEMENT par l'arsenic. Toy.

AuSEMC.

EMULSION. Voi/. Albimine végétale

ENCENS. Voy. Oi.iba^.

ENCRE rsuELLE. — L'encre se compose principalement de lannate de protoxyde et (le paroxyue de fer, maintenu dans le liquide ]iar la propriété mucilagineuso de la gomme arabique; la naatière colorante du bois de campêche donne de l'intensité à la nuance qui, d'ailleurs, devient plus foncée |iai' l'action de l'oxygène de l'air à mesure q. e l'oxydation plus avancée forme plus de tannate de jirotoxyde.

On peut obtenir une encre nsueue de bonne qualité en employant les doses suivantes :

Noix de galle concassces en menus Kil.

fiagieiUs 2,000

Sulfate de fer. ...... 1,000

lîois de canipéclie divisé. . . . 0,1 "JO

Gomme arabique 1 ,200

Huile csseniielle de lavande. . . G0:i50gout

Eau de rivière fdtrée 22 liUts.

On laisse macérer : 1° la noix de galle avec le campêche dans lOlitres d'eau; 2° Ta gomme dans o liires d'eau; au bout de 2'i- à 3(5 heures on verse le mélange de galle et de campêche dans une chaudière en cuivre; la température est maintenue près do l'ébullition pendant 2 heures; on filtre dans une chausse; la solution claire est alors mélangée avec le sulfate de fer et la gomme dissoute à part;' on agite et on laisse à l'air dans une terrine, pendant 2 ou 3 jours; on ajoute l'essence, puis on met dans des bouteilles qui doivent être bouc':ées hermétiquement.

L'em])loi de l'encre est fort ancien ; il en est déjà fait mention dans le Peutateu(|ue de Moïse. Le principal ingrédient était le noir de fumée; c'était par conséquent de l'encre de Chine.

La découverte de notre encre ordinaire ne remonte pas au delà de trois cents ans avant l'ère chrétienne.

ENCKE DES IMPRIMEURS.— Elle se prépare avec l'huile de lin. On fait bouillir l'huile jusqu'à ce qu'on voie jiai' la vaiieur, qui devient de plus en plus épaisse et plus infecte, que le vernis est formé. Pendant i|U(^ l'huile bout, on y plonge du | ain desséché et eiililô ilans des broclies do bois; on pi'étend empêcher ainsi que l'encre des imprimeurs ne jaunisse le pa|iier. Après une cuisson suflisante, on retire la cliaudière du feu, on la découvre, et on enflamme l'huile en tenant un copeau allumé d.ms la vapi'ur d'huile. On la laisse brûler pendant 5 minutes en la remuant sans cesse, et si la flannne ne s'éteint pas d'elle-même, on l'éteint en couvrant le pot, que l'on refroidit rapidement en l'enfouissant dans la terre. Après le rerroidissement, on ajoute à l'huile du noir de fumée bien calciné, et on remue le

me

uiélaiit;o ju.s(|u'ii co qirou n'y aperçoive plus

(Je h'''"""'i'i'^ 'ff ""'I' ''•' fiii"'''t-'-

ENCKli HOlJCil':. — On oliticiil une hcllo eiUTi- roiiiçi', (Ml (illraiil une (li''c(ic(iiiii do coclieiiille ([ui contient un peu de tartre, ot y sus lund.nit un lUKiceini d'alun de Home altuehéà un lil, (pi'on rennie jusipfa ce ipa; la couleur ui'. ai'i|uis le dej,ré d'intensité (pTun souhaite ; si on laisse l'alun iilus longtemps, la couleur passe au jaune, l^a décoction puni juissi être cmployi'o seule; mais avec lo teni|is elle devient yélatincuso et se corrompt.

KNCUK Dlî SEICHE. —Elle a été examinée par l'rout et IJi/io. Les animaux du {;;eni'o sej)ia possèdent, tlans une vésicule partirulièrc, un liquide nnicilugineux, noir, (ju'ils lancent, ipiaml ils sont poursuivis, de niaii'ère à troubler l'eau autour d'eux, et <i Il happer ainsi à leurs ennemis. Suivant i'rout, Ci'lte liqueur, a[)rès avoir élé desséchée dans sa vésicule, laisse une matière dure, cassante et d'un noir brun.Ure <i cassure c0!i( hoid', et dunt la pnudre est d'un noir veluulé. Il l'a trouvée iiioiiore et do saveur ini peu salée. Sa pesanteur spéciliqiie était de l,oi.

Quand on versait de l'eau dessus, ce liquide se chargeait d'une poudre noire tenue en suspension, qui exigeait une semaine entière pour se diqioser. Cotte poudre consiste en une masse noire, insoluble dans l'eau, mêlée avec des carbonates calciquo et magnésique. La matière colorante noire (|u'el e renlèrme o été appelée par Bizio nidlame (de ^islâ--, noir).

On ]jrétend que certaines espèces d'encre de la Chine sont en partie composées d'encre de seiche desséciiée.

Le seiche jioite dans le dos une espèce de bouclier, qui est connu dans le commerce sous le nonj d'os de seiche. On s'en sert pour polir les ouvi'ages eu ivoire et en os, et autrefois on l'employait aussi en médecine. Cette substance est composée de carbonate cal(;,que, avec une trace de ])liospliate calcique, et une certaine quantité d'une matière anuuale membraneuse , qui lui sert de trame.

ENCRE SYMPATHIQUE. — Cette encie consiste dans l'emjihji d'un liquide incolore, avec lequel on trace des caractères ([iii ne deviennent visibles que par 1 action d'un gaz, tel que l'iiydrogène sulfuré. Le liquide incolore dont on se sert est, eu général, une tlissolution aqueuse d'un sel métallique ( nitrate ou acétate de colialt, de nickel, de fer, de plomb), susceptible de donner naissance à des sulfures noirs. D.ins l'antiquité, l'effet de l'encre sympathique consistait dans une simple action mécanique, l'adhérence de la poussière de charbon au corps gras du lait. Ovide enseignait aux jeunes tilles un mnyca de tromper la vigilance des gardiens qui cherchaient il intercejiter leur corres[ioiidaiice amoureuse : ce moyen consistait à tracer les L'tires avec du lait'frais, et ii les rendre lisibles avec de la jioussière de charbon. Nicolas Leiiiery, dans sou Cours de chimie, ipii ))arut

pour la première fois à Paris on 1675, revient, à |ilusieurs reprises, siu- les encres sympathiques, sujet ipii intéressait vivennuit la (•nriosité du public. 11 proposa dis tracer les cai'actères avec une dissolut iiin de plomij dans du vinaigre, ou du bismuth dans de l'ean-foite, et de les frotter, après leurdessiceatioii, avei; un monx'au de colon imbibé d'une décoction de scoi-ies d'antimoine (sulfure d'niitiiiioiii(^), ou de chaux et d'orpiment (sulfure de calcium). H semblait nv pas ignorer ipie les caractèi'es , d'abord invisibles, deviennent noirs et lisibles jiarce que les molécules sulfureuses s'unissent au plomb ou au bismuth. Hellol , dans un mémoire qu'il connniiniqua, en 17.'{6, à l'Académie des sciences de Paris, fait mention d'une nouvelle encre syiupathi([ue (solution di; minerai de cobalt ex|)osée à la chaleur ) qu'il venait de découvrir, et indi([ua tous les moyens depréjiaration desencressympathiques, qu'il divisa en quatre classes : '< 1" Faire passer une nouvelle liqueur ou la vapeur d'une nouvelle liqueur sur l'écriture invisible; 2° exposer la premièriî écriture à l'air, [loiirquo les caractères se teignent; 3" passer légèrerement sur l'écriture une matière colorée , réduite en poudre subtile ; 4° exposer l'écriture (invisible) au feu. »

ENDOSMOSE et lîXOSMOSE. — On observe dans les trois règnes de la nature un grand nombre do phénomènes qui montrent que, lorsque deux liquides quelconques sont séparés par une membrane ou un cor|is doué d'une certaine jiorosité , il s'opère deux effets concomitants. Chaque liquide traverse la membrane ou le corps poreux pour se mêler ou se combiner avec l'autre , mais de telle sorte qu'il arrive souvent qu'un liquide reçoit de l'autre plus qu'il n'en donne , d'où résulte que son niveau s'élève, tandis que celui de l'antre liquide s'abaisse. Jadis on attribuait ce double elfet à la caiiillarilé ; mais aujourd'hui ij est bien démontré ([u'il est dû à jilusieurs causes réunies, et constitue le phénomène d'endosmose et d'exosmose.

UhO preuve que l,i ca|)illarité n'est pas la seule cause agissante, c'est qu'il ariive quelquefois que lun des liquides passe presque entièrement d'un coté, tandis que l'autre liquide , celui qui reçoit le premier, n'en donne pres((ue pas à l'autre. Le niveau, dans ce (-as, s'élève de plusieurs décimètres, et l'on ne voit pas comment, si la capillarité intervenait, le liquide pourrait être maintenu. Voyons quelles soMt les observations qui ont conduit à la découverte de ce phénomène.

M. Fischer, de Breslaw, avait un jour placé dans une dissolution de cuivre un tube de ve. re rempli d'eau distillée etfermé en bas par une vessie, mais de manière ipie la surface de la dissolution fût d'un [louce plus élevée ([lie l'eau dans le tube. Un fil de fer ayant été plongé dans l'eau, il recoiuuil que le cuivie provenant du sulfite de cuivre passé dans le tube avait été riMiuit par le fer; que le liquide s'était élevé dans l'espace de plusieurs semaines à une hauteur de plus

END

END

J(> 1 décimètre au-dessus de la dissolution. Cet etret, qui est évidemment dû à l'endosmose, avait élé observé par Fischer, avant que M. Dulrocliet n'ait décrit ce phénomène.

M. Ma^nus fit celte expérience d'\n)e manière inverse: il mit la dissolution de sulfate de cuivre dans le tube, et l'eau distilh'e dans le vase. L'eau entra dans le tube , et le niveau du liquide s'éleva au bout de quelque temps de plus de 5 centimètres. Il reconnut que le diamètre du tnbe, ainsi que lanatur.i delà membrane, étaient sans ell'et sur la production du phénomène , qui avait lieu avec des sels quelconques. Il avança qu'avec les sels peu solubles , tels que fe sel mai-in , l'ascension est moins grande, tandis qu'elle est très-notable avec les sels très-solubles ; que, lorsque la dissolution se trouve dans le lube intérieur ou dans le vase où celui-ci eit placé , le liquide monte toujours dans celui des deux vases qui contient la dissolution. Il résulte de là qu'en mettant l'eau dans le vase le plus étroit, le niveau s'abaisse au-dessous de celui de la dissolution saline; les eli'ets ne cessent que lorsque les deux liquides contiennent le sel au même degré de saturation. La dissolution de cuivre, en raison de sa couleur, se prête trèsbien Ji ces expériences.

Parrot lit une expérience que nous devons au^si rapporter. '

Si l'on remplit d'alcool , aussi complètement que possible , un petit vase de verre , fermé avec un moi'ceau de vessie de bœuf ramollie dans l'eau, et ([u'on renverse cet a|)pareil dans un vase rempli d'eau, au bout de quelques heures une grande quantité d'eau aura pénétré dans l'alcool, et la vessie se distendra à un point tel que , si on la pique avec une épingle, on aura un jet de trois à six décimètres di' haut. Ce phénomène est dil en partie à la forte allinité de l'eau pour l'alcool , en vertu de liquelle ce dernier s'empare des molécules d'eau engagées dans la vessie , et oblige ensuite la molécule ([ui vient immédiatement après à prendre la place de celle que l'alcool a enlevée à l'eau.

On doit rai^porter en |iartie à des effets du itème genre le fait observé par Sommering, relatif à la concentration de l'eau-de-vie dans les peaux ; mais, dans ce cas, il faut ajouter que l'eau peut dissoudre certains principes constituants de la peau que l'eau-de-vie ne peut attat[uer. Dans ce cas, la vessie ou la peau est pénétrée iiarunedissolution aqueuse concentrée; l'eau de cette dissolution s'éva- |)ore à la surface extérieure de la vessie , landis que la substance dissoute enlève à ICau-de-vie une nouvelle quantité ti'eau pour -^e dissoudre.

Il faut encore rapporter à la même cause des etfets pi'oduit i quand on laisse séjourner pendant longtemps des fruits dans l'eau-de-vie, tels ([ue cerises , prunes, abricots, etc. : on trouve qu'au bout d'un certain temps ils ont absoibô une grande quantité (l'alcool. Il faut donc que les sucs intérieurs aiei.l attiré une plus grande quantité d'alcool que l'eau.

Il est bon de remarquer aussi que l'urine n'imliilie lias la vessie , tandis que celle-ci peut laisser passer des sérosités de l'extérieur.

'«■ Tel était l'état des choses quand M. Dutrochet reprit tous ces phénomènes, en découvrit un grand nombre de nouveaux , et les réunit tous dans une théorie qu'il nomma théorie de l'endosmose et de l'exosmoso. Jamais tous ces |)liènomènes n'avaient été étudiés d'une manièi'e aussi complète. Ce qui |irécède et ce qui va suivre prouvera (jue M. Dutrochel, s'il a été aidé par les expériences faites avant lui , a le mérite incontestable d'avoir approfondi les |)hénomènes plus que ses devanciers ne l'avaient fait, et n'en doit pas moins être considéré comme l'auteur de la découverte. Pour mieux étudier ce phénomène , il prit une vessie de poulet, la remplit d'une substance plus dense que l'e m , telle que le lait , la gomme , l'albumine, etc. Après l'avoir fermée avec une ligature, il la |ilongea dans l'eau. La vessie ne tarda pas à se gonfler. L'état turgide dura plusieurs jours , après lesquels l'etfet cessa. Le cœcum, par suite de la putréfaction, devint flasque , en sorte que la vessie perdit ce qu'elle avait gagné d'abord. Dans ses expériences, M. Dutrochet s'est servi d'un tube de verre terminé d'un côté par un large évasement , dont l'ouverture est boucliée au moyen d'un morceau de vessie fixée au moyen d'une ligiiture. La cavilé remplie du liquide dont on veut connaître la force d'endosmose plonge dans de l'eau distillée. Si le liquide qui produit de l'endosmose est de l'eau de gomme, de l'eau sucrée ou une solution saline , on le place dans le tube tenu dans une jiosition verticale. Ce liquide s'élève à une hauteur plus ou moins considérable.

M. Dutrochet a posé en principe , que lorsque deux liquides hétérogènes, pouvant se mêler , sont séparés par une cloison h pores capillaires , ils marchent inégalement l'un vers l'autre, en traversant les pores. Il existe donc deux courants : le plus fort a été appelé endosmose, le jilus faible exosinose, et l'appareil destiné à produu'e le double phénomène, endosmomèlre.

La difl'érence de densité n'est pas toujours en rapport avec le degré d'endosmose, quoique ce soit ordinairement du côté le plus dense que se dirige le courant d'endosmose. L'alcool et l'éther font exception ; ils se comportent relativement à l'eau comme des liquides plus denses.

On reconnaît le double courant en opérant avec de l'eau salée d'un côté , de l'eau de l'autre , et se servant de nitrate d'argent pour réactif.

Le mélange des deux liquides hétérogènes est une condition indispensable pour la production du phénoinèni' ; sans cela le voluuo de l'un ne pourrait pas s'accroître aux dépens du volume de l'autre , comme cela arriv.e avec l'eau et l'huile. Il r.'eii est pas de même quand on opère avec une huile volatile et une huile fixe , telles que l'huile de lavande

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Cl l'Imilo (l'(iliv(>; le ciHir.uil va ilo la |ii'oiiiiùre à la soiomlo. Lo |)lM''iii)tii(''ii(' a ('iicorc' lieu entre l'alfool et les huiles volailles , parce que ees deux liquides se dissolvent l'uii dans l'antre.

Les membranes végtHalos produisent les UK^nes ell'ets que les membranes animales. On prouve do la manière suivante (|ne la ildison séparatrice, en l'aison de sa natui'O cliimii|ue , exerce une grandes inilueiu'e sur ce plicnoiii(>ne. Si l'on prend pour membrane séparati'icu du talletas enduit de caoutciiiin(\ qui n'est point perméabli^ à l'eau, et (jue l'on 0|)èro avec ce li([Liido et do l'eau sucrée, il n'y a point d'endo'^.mose ; mais il n'en est pas de môme quand on met dans le réservoir, à la place de l'eau sucrée, de l'alcool : il y a endosmose de l'eau vers l'alcool. Pendant un certain temps , elle est d'abord très-lente, puis elle devient plus rapide, on raison de l'action exercée par l'alcool sur le caoutchouc, laquelle rend poi'uiéable la cloison aux deux liquides. 11 y a en môme temps exosmose.

Dans les essais qui ont été faits pour voir jusqu'à quel point les lames poreuses minérales produisent des ell'ets d'endosmose , M. Dutrochet a substitué à la membrane organique une lame do grès tendre de 6 millimètres d'épaisseur, et a opéré avec de l'eau ordinaire et do l'eau chargée de 2 ceniièmes de gomme. L'endosmose ne s'est pas produite. 11 en a été de môme avec une lame de h miliimèties. Avec une lame de grès dur et ferrugineux de 3 millimètres d'éiiaisseur, on a eu une endosmose très-faiblo. En général, le grès ne donne pnint le phénomène d'endosmose , bien que doué de la perméabilité capillaire.

La porcelaine d('gonrdie, qui n'est autre chose qu'un silicate d'alumino avec excès de base , est très-perméable à l'eau, comme on sait ; elle ne donne aucun signe d'endosmose, en opérant même avec des liquides possédant à un haut degré cotte puissance, tels que les solutions fortement chargéesde sucre, d'alcool, etc. Danslesexpériences tentées à cet égartl, le liquide supérieur a toujours llltré à travers le liquide inférieur, pour su mettre de niveau avec lui. 11. Dutrochet conclut de ce fait et du précédent (pie les corps siliceux étaient privés de la propriété de produire l'endosmose. 11 n'en est pas de même des diaphragmes en argile cuite, mais non sulOsammont pour mettre obstacle au l)assage dos liquides. Une lame dargile cuite , d'un millimètre d'épaisseur, produit le [ihénomène à un degré assez marqué. Il en est de même en donnant une épaisseur de 2 à 5 millimètres au diaphragme. On a obtenuégalementdes ell'ets, mais moins marqués, avec des lames d'argile grossière d'un centimètre et demi d'épaisseur. Ainsi donc, les substances alumineuscs sont très-proi)ros à produire l'endosmose; propriété doni paraissent en grande partie privées les substances siliceuses, comme nous venons de le dire.

Passons au calcaire. Une lame de cahaiie

tendre lu' produit point le pliénonu''ne. Des ell'ets négalifs furent produits également avec des laimvs de calcaire de 3 millimètres d'épaisseur. Une lauu' do marbre do 1 mdlimèlro d'épaisseur, et qui perdait par fillration, dans l't'sijace d'un jour, 21 midimètres d'eau mesurée parle tube, a donné une endosmose de 7 millimètres en 2'i heures, avec l'eau et l'eau sucrée. On doit cousidi^rer le carbonate de chaux comme poss('danl à un faible degré la propriété end()smomi(pie.

L'élévation de température au luenle la t[uantilé de liquidr introduit par l'endosmose dans un temps donné. Celte expérieiice a été faite en adaptant à un tube de verre un cuîcum de poulet au moyen d'une ligature, et remplissant ce cœcum d'une solution composée de deux parties de gomme dans dix |iarties d'eau. On avait pesé d'aboid c t appareil ; on lo plongea dans un vase contenant de leau distillée de l'i" centigrades. Au bout d'une heure et demie, l'appaieil n'ayant point changé, on le |)esa de nouveau, et on lui trouva une augmentation de poids de 13 grammes. En le plongeant dans de l'eau de 25 à 26°, l'accroissement de |>oids fut de 23 grammes.

L'elfet de l'endosmose est en général proportionnel à l'étendue de la surftice de la cloison. L'expérience a continué ce fait. On prend pour élément de la vitesse et de la force de l'endosmose, la quantité de liquide introduite dans un temps donné pour le même appareil, et par conséquent avec la môme membrane. En général, plus le liquide qui se trouve dans l'endosmomètre est dense, plus la vitesse est considérable. Il est nécessaire aussi que les ex|iériences se suivent rapidement ; car si elles sont faites à de longs intervalles, on obtient quelquefois des résultats dillerents de moitié. Ces variations tiennent, soit au changement dii à la densité, soit à celui que la membrane a dû éprouver. Il résulte de [dusieurs séries d'expériences faites par M. Dutrochet, que les vitesses de l'endosmose obtenues avec diverses densités d'un môme liquide intérieur, sont proportionnelles aux excès de leur densité sur celle de l'eau. Pour mesurer cette vitesse, M. Dutrocln-t s'est servi d'un appareil à peu près semblable à celui employé par Halos et divers physiologistes pour mesurer la force ascensionnelle delà sé\e.

En employant de l'eau sucrée, on préserve la face intérieure de la membrane d'altération, mais non la surface extérieure. Dans ce cas, l'endosmose s'arrête ; mais, en changeant l'eau, on la voit reparaître. Les exp''riences qui ont été laites montrent que la loi qui préside à la force de l'endosmose est la mémo que celle que l'on a reconnue pour sa vitesse.

Cette loi, néanmoins, ne doit pas ôlre considérée comme générale, attendu que l'endosmose ne dépend pas seulement do la différence de densité des deux liquides, mais encore des qualités propres aux liquides. En elfet, comme on l'a déjà vu précédemment, l'alcool, ipii a une densilé moindre ouel'eau,

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produit une enJosmoso trùs-éncr,^iquc dirig('e de l'eau ve:-s Folcool. On l'eiunrquo des olfets seinblabics avec des li (uid.'^s organiques, eflets qui ne dépendent nullement de la densilé. M. Dulrochet a cherché la mesure comparative de l'endosiiiOSG produite par ditlereiits li.fuides mis en rapport avec l'eau |)ure, en se servant de la môme membrane. Ses expériences présentent qnel- (jiies dirficnltés, attendu que la membrane séparatrice ne conserve pas le môme degré de perméabilité, q land les ex|iériences sont de longue durée. Les expériences qu'il a faites à ce sujet montrent t|u'il est iuqiossdjlo d'obtenir des résultats rigoureusement comparables en mesurant avec le môme eiidosmomètre le pouvoir d'endosmose de chaque liquide. Cependant, c'est le seul moyen d'expérimentation que l'on puisse emiiloyer; seulement, il faut faire un grand nombre d'expériences, écarter les résultats les jilus discordants et prendre des moyennes. C'est en opérant de cette manière que M. Dutrochet a trouvé qu'à même densité une solution de sel marin et une de sulfate de soude ont un fioavoir d'endosmose dans le rapport de 1 à 2. Ces solutions étant mises eu rajiport avec l'eau pure, avec l'eau de gomme arabique et l'eau sucrée a môme densité, le rapiiort parait ôlre également de 1 à 2, ou plus exacteuient de 8 à 17. *

Des expériences ont été faites pour comparer le pouvoir d'endosmose de l'eau chargée de gélatine et d'albiunine, qui sont les (Jca\ substances les plus répandues dans l'organisme animal. La gélatine a été tirée lie la colle de poisson, et l'albumine do l'œuf d'une j)0ule.

L'eau gélatineuseavaitune densité dol,OJ.

L'eau albumineuse, à la même densité, contenait 0,Oil de son poids de l'albumine ; quantité égale à celle de la gélatine contenue dans l'eau gélatineuse ayant la même densité. Les moyennes des résultats obtenus ont montré que le rapi)ort du pouvoir d'endosmose de l'eau gélatineuse au pouvoir d'endosmose de l'eau albumineuse, l'eau pure étant le liquide extérieui', était :: i : k.

On a vu que le sucre était, de toutes les substances végétales, celle qui, dissoute dans l'eau, avait le plus de ]iouvoir d'endosmose. On a clierclié naturellement quel était le rapport du pouvoir d'endosmose de l'eau sucrée et de l'eau ahjuinineuse ayant la môme densité que celle déjà in iiquée, 1,01. Ce rapport e^t d'environ 11 à 12. Dès lors, on peut éiablir le rapport suivant pour lus pouvoirs d'endosmose :

Eau gélalineuse 5,

Eau gomiuce 3,17

Eau sucrée li,

Eau albumineuse l'I

Voyons maintenant comment se comportent dans l'endosmose les acides et les alcalis. Dans ses premières ex]iériences, eu lbi2G, M. Dutrocliet avait aunoncé que les acides avaient une action opposée à celle des alcalis, dans leur réaction sur l'eau do)>t chaque

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solution était séparée par une membraiic. Avec la solution alcaline , je courant allait de l'eau vers celte dissolution. Deux ans apiès, en soumettant h l'expérience divers acides, nL Dutrocliet reconnut rpie le vinaigre et les acides nitriijue et hydrochlorique, séparés de l'eau par une vessie, donnaient lieu à un courant d'endosmose dirigé de l'eau vers l'aride. Quant pux acides sulfurique et liydrosulfuri(|ue, qui sont impropres à la produclion de reiidosmose, ils ont reçu en conséquence la qualilicationde liquides inactifs.

Dans une aulre série de recherches, M. Dutrocliet a été conduit à une suite de fails que nous allons faire connaître. Dans ses premières expériences , les acides avaient toujours été [dacés dans l'endosmomètre , par conséquent au-dessus de l'eau. L'acide liydrochlorique, à divers degrés de densité, et l'acide nitrique seulement à des degrés assez élevés de densité, avaient montré un courant d'endosmose dirigé de l'eau vers l'acide. L'acide sulfurique assez étendu, et l'acide hydro-sulfurique , descendaient toujours et graduellement dans le tube de l'endosmomètre. Il en conclut aussitôt que les acides ne prodinsaient aucune endosmose et miraient niécaniquempiit à travers les pores de la membrane, eu vertu de leur (iropre poids; miiis ayant opéré avec de l'acide oxalique pl.iCé dans l'endosmomètre, il vit l'aciue s'abaisser rapidement dans le tube; il répéta alors l'expérience inverse, c'est-à-dii e qu'il plongea l'endosmomètre, rempli d'eau dans une solution d'acide oxalique; il vit a'ors leau monter dans le tube , ce qui annonçait évidemment un courant dir.gé de l'acide vers l'eau. Ln analysant cett'' expélieiice, il constata l'existence du double courant. L'endosmose était d autant plus rapide, que l'acide oxalique extérieur avait une plus forte densité. Voilà donc un liquide plus dense que l'eau, qui donne naissance néanmoins à un courant eu sens contraire; ce fait était une exception à la règle gêné, aie, à laquelle ne pouvaient être rapportés que l'alcool et quelques liquides végétaux. Al. Dulrochet a chirch(; quelle pouvait être la cause d.^ cette inversion; voici les expériences qu'il a faites à ce sujet. 11 a connuencé I ar comparer la liltialion de ces liquides dans le même endosuiomètre, lionl la membrane élait baignée exlérieu, emeiit par le même liquide, en observant la quantité de son abaissement dans le tube ue linsti unient, [lendant le môme temps employé pour observe, la liltration de l'eau, les circonstances, bien entendu, étaient exacteinei.t semblables. En opérant ainsi, il a trouvé qu'à la température do -f 21% la filtrat on de l'eau de pluie éiant représentée par 2't, la liltration d'une solution aqueuse d'acide oxalique à la faillie densité de 1,1/05 était représeniée par 12; à la densité de 1,01, 'a tillratioii était 9. Ou voit donc que l'eau traverse ]ilus faeilement les membranes animales que ne le fait une solution aqueuse d'acide oxalique , et cepcndaii^. ?<? dernier liquide traverse la

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