‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 123 sur 354 · KM · texte numérisé non relu

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iiu'iiilx'nno niiimali' plus f.icili'iiiLMU et eu jilus i;r;iiiilf ()uaiil!lc (|iio no l'ail l'onu, Inrsquo rclUï 'kTiiirTo b.'iigiu! la lacocxlrriciirc. Ccllo |ii'oiiriiH6 (le l'ai-iilo oxaliiiiicost |i;irtiii^ét; par les acides tartii(iiie et cilricino, i|ui stiiit li('aiiei'ii|) plus soliiljles. De plus, CCS deux acides jouissent de la singulière propriété (lue leurs etl'cts d'eudcisuiose, €^ tlill'éreuls (legrés do densité, no sunt jias dans lu même sens, c'esl-à-ilirc (jue des solulions très-denses et des solutions moins denses pré>entent l'endosmose dans un sens inverse. A l'égard de l'aeide tartrique, quand la solution a une densité supérieure à l,(lo, et (pi'elle est séfiarée de l'eau par une mcnihrane ammale, à la lempératur.^ de -\- "23 centigrades, le courant va de l'eau à l'acide; pour les densités intérieures à 1,03, le courant va en sens inverse. A la densité muvenne de 1,03. il n'y point d'endosmose, mais il y a pénétration d'acide et d'eau à travers la membrane.

En cherchant comment la température intervenait dans ces diverses ex|)ériences, M. Dulrochet a reconnu ijue l'aliaisseujent de température favorise l'endosmose vers l'eau; que son élévation la favorise vers l'acide, et, par un grand nombre d'expériences que nous ne rapportons pas ici, que l'endosmose est soumise à des lo s tout h lait dillérentes de celles qui régissent la simple lilti-ation capillaire. Nous ajouterons que les li(piiiles acides sont les seuls qui aient offert le courant d'endosmose dirigé vers l'eau. L'aculc sulfurique, par exemple, à la densité de 1,093, et à la température de + 10" centigrades, étant séparé de l'eau par un morceau do vessie, le coiiraut est dirigé de l'eau vers l'acide; à la densité de l,0:i'i', pour la mcMue température et une iiartie du tube étant ploUj^ée dans l'eau, l'endosmose est dans un autre sens. 11 y a absence d'endosjaose à la densité de 1,07.

L'acide sulfureux qui, à la densité de 1,02, n'ollie que la seule endosmose vers l'eau, avait assez d'énergie à la température de -|- 3", comme à celle de -f 23°.

L'acide hydrosulfurique se comporte de la même manière.

L'aeide chlorhydrique, qui est le plus [)uissant pour 0))érer l'endosmose de l'eau vers 1 acide, exige que l'on alfaiblisse considérablement sa densité pour avoir un courant en sens inverse. Ainsi, à la lem|)érature de ■\- '1-2:', il faut qui' cette densité soit réduite à 1,003. A une température au-dessous de ï!i", le môme acide produit la même endosmose : en possédant une plus forte densité, le terme moyen où il y ait absence d'endostuose est la densité 1,017, àla température de ■f 10" centigrades. A cotte même température et à la densité de 1,02, l'endosmose est thrigée vers l'acide, et à la densité de 1,013, le phénomène est en sens inverse. A une température plus élevée, l'endosmose est dirigée vers l'acide. En employant une memhi'ane végétale au lieu d'une membrane animale, la singularité de ces phénomènes est encore plus évidente.

Ouand l'aiide oxalique est s(':|),'Ui'' ne l eau par mic membrane aniiuale, l'endosmose est idujours dirig('(^ île l'acide vers l'eau. On a rempli d'une solution de cet acid(! une gous- .*•(' d(^ baguenamlirr, dont on a fait un end(js- UKunèlre; rinunei'sion dans l'eau de |iluie a indiipié que l'endosmose se dirigeait vers l'acide. Il en a élé de même avec une memliraiic {Vnlliiun ixiruiii.Cas ell'ets inverses de ceux produits par la memiirane animale soi;t les mêmes avec les acides larti'iipie, citiique et liydi'osulfurii|ue.

L'acide sulfureux h la densité de i,02, qui inoduitavec une membrane animale l'endosmose vers l'eau, <i toutes les tem[)ératures au-dessus de zéro et jnscpi'ii 23", ne jouit pas de cette iiropriéto avec la membrane vég ■taie, taudis qu'avec une lanu^ d'argile cuite on a luie endosmose très-éne.gique vers l'eau. Dans les ex|iériences avec les acides il n'a été (|uestion que du contai. l d'endosmose, mais l'on peui facilement voir le courant d'exosmos ■; il sullit de plonger le réservoir de l'endosmomètre con enant de l'acide nitrique et chlorhydrique dans un bocal r(!m|ili d'eau, on voit alors l'acide traverser la membrane et descendre dans l'eau sous forme de stiies nombreuses.

Al. Dulrochet, dans ses premières expériences, avait remarqué qu'en ajouiant un peu d'acide suliurique ou hydrosuli'uriqu • à l'eau gommée, lo courant d'endosmose cessait de se porter de l'eau vers l'eau gommée, de SOI le que le liquide du tube s'aba ssait. Cet etïet est évidemment dû à la d.rection du courant d'endosmose de l'acide vers l'eau. On a vu [ihis haut ijue l'endosmose était due à l'existence u'un courant fort, opposé à un contre-couianl faible; mais si ces doux courants, qui sont antagonistes, deviennent égaux, il ne peut s'accumuler de litjiiide ni d'un côté ni de l'autre. Dans ce cas, il y a absence d'endosmose.

On conçoit maintenant commeiit il se f.iit que la présence de l'acide htdrosulfurique dans les liquides qui renfcrnii nt des substances animales en putréfaction démise l'endosmose. On a vu qu'avec tous les a( ides l'endosmose est dirigée vers l'eau ciuand leur densité est convenable; l'acide hyiJrosull'urique donne constamment cette dnecti.n.

Ajoutons à une solution ue gouime ayant une faible densité une quantité considérable de cet acide ; il lui communic[uera sa propriété. Si la quantité d'acide est moins considérable, le liquide mélangé tendra à couler par endosmose vers l'eau, avec autant do force que l'eau tendra à couler (lar endosmose vers ( i; même liquide mélangé. Les deux forces se feront alors équilibre, et il n'y aura plus d'endosmose. Si la quantité d'acide est faible, la puissance d'endosmose de l'eau do gomme l'emportera.

Au surplus, des expériences réitérées ont prouvé que c'est à la seule préscme de l'acide l)ydiosulluri([ue dans les conduits capillaires de la cloison, qu'est due l'iibolition de l'endosmose.

W. Dutrociietacntrepiis quelques rocher-

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ches dans le but do connaître les e(fi4s que présentent les li(iuides acides quand ils sont séparés des liquides alcalins jiar une mi-mbraiie animale. La cloison était d"un morceau de ve.'-'ie, et il mit dans rendosmoraètre une solution aqueuse de soude d'une densité égale à 1,069; le liquiile extérieur était une solution a'jueuse de l'acide liydrochlorique d'une densité égale h 1,193; l'endosmose fut dirigée de l'alcali à l'acide dont la densité était supérieure. L'expéi ience fut continuée en diminuant graduellement la densité de l'eau acididée. L'endosmose fut toujours dirigée de l'alcali vers l'acide, Jusqu'à ce qu'on fût arrivé à la densité 1,080. 11 n'y eut plus alors d'endosmose, et le pliénomène fiit produit en sens inverse, en continuant à diminuer la densité de lacide. On arriva par conséquent à un point où la solution alcaline était inférieure eu densité à celle de l'acide. Il en fut encore de même lorsque la densité de l'acide fut égale à celle de la solution alcaline, c'est-b-due à 1,0()9. A partir de ce point, en diminuant seulement la den>ité de la solution alcaline, l'endosmose ne changea pas de direction. Il en a été encore de même jusqu'à ce que la solution alcaline fût descendue à 1, 000.il. On voit par là que les solutions acitles et alcalines, séparées par un morceau de vessie, se comportent absolument comme le font les solutions acides et l'eau pure dans les mêmes circonstances. Tels sont les phénomènes généraux observés jusqu'ici à l'éganl de l'endosmose. Nous allons maintenant faire connaître les opinions émises sur leur production.

TItéoric de Vendosmose. — On sait que Porette a prouvé qu'en divisant un vase en lieux compartiments par un morceau de vessie, et remplissant d'eau chacun des comjiartiments, si l'on mettait en communication les compartiments avec les deux iiùles d'une pile, au moyen de deux lames de platine, on voyait l'eau transportée du compartiment positif dans le com|)arlinient négatif, et s'élever dans ce dernier. M. Butrochet répéta l'expérience avec un cœcum de poulet rempli ti'eau, auquel il ajusta un tube de verre, et qu'il plongea également dans un vase rempli d'eau. L'eau du vase l'ut m. se en communication avec le pùle [jositif, et l'eau du cœcum avec le [jùle négatif. L'eau du tube ne tarda pas à s'élever au-dessus des bords; l'expéi ience fut répétée en sens invei'se, et le cœcum se vida. L'électricité produirait donc des etfets semblables à ceux obtenus avec deux liquides de diverse densité, dans les exiiér.ences d'endosmoses. Cette expéivence tendait donc à donner une origine électrique aux phénoinèues d'endosmose et d'exosmose, mais il sullit d'une simple analyse du tous ces phénomèuts pour être convaincu que plusieurs causes concourent à leur production.

Poisson, en 1826, à l'époque oîi M. Dut ochet [)ublia ses premières expériences, émit l'idi'e ((ue les phénomènes [muvaient être dus à ractioncapillaire, jointe à l'allinilé

des deux liquides hétérogènes. D'après celte manière de voir, il ne devrait exister qu'un seul courant au travers de l-i membrane séparatrice; courant dirigé vers celui des deux liquides qui est doué de la plus grande force d'attraction. Celle conséijuence de l'analyse est en (jpposilion avecles fails. On peut consulter, pagr 73 de l'ouvrage de M. Dulrocliet sur l'endosmose, le passage de Poisson relatif à cette théorie.

(}. Magnus imblia, dans les Annales dePoggendorf, une tliéorii' qui revient à peu jirès à celle de Poisson. On a, dit-il, une explication complèti- du phénomène, en regardant la vessie comme un corps poreux, et eii admettant : 1" qu'il exi>te une certaine foi-ce d'attraction entre les molécules des liquides dilférents ; que les liquides dllféreiits i assent plus ou moins facilement par la môme ouverture cajjill.iire. Plus loin il ajoute : Quand les molécules d'une dissolution saline quelconque auront entre elles plus de cohésion que celles de l'eau, elles passeront plus diITicilement que l'eau par des ouvertures très-éiroites, toutes choses égales d'ailleurs. Il en résulte que plus une disolulion est concentrée, plus elle aura de difiiculté à pénétrer par des ouvertures capillaires.

Or il n'en est pas toujours ainsi, comme les solutions acides le prouvent, ce qui montre que les données de Poisson et Magnus ne sont pas sullisantes pour expliquer les l)bénomène3. La théorie du célèbre mathématicien est iiilirmée encore par ce fait, que les cloisons siliceuses sont incapables de produire l'endosmose, bien qu'elles possèdent la porosité, et par conséquent la capiliarité nécessaire pour que le phénomène ait lieu.

D'autres physiciens ont rapporté ce phénomène à la différence de viscosité des deux liquides ; le liquide le moins visqueux, liltiantavec plus de facilité que l'autre, devait augmenter sans cesse de volume. Suivant cette manière de voir, on serait obligé de considérer certains liquides très-peu denses comme des liquiiies très-visqueux, afin d'exjiliquer i)Ourquoi l'endosinose est dirigée de l'eau vers l'alcool. Or dill'érents faits montrent que le courant d'endosmose n'est pas tOLijours dirigé du liquide le moins visqueux vers le liquide qm l'est le |)lus. Au surplus, pour montrer ce fait, M. Dul'rochet a cherché la mesure comparative de la viscosité des liquides, en observant le tejiips que chacun d'eux, à volume ég.il, mettait à s'écouler par un tube cainllaire de verre, à la môme température. Il a reconnu, en expérimeiilanl amsi, que la viscosité de l'eau sucrée, qui contient une partie de sucre sur trente-ueux parties d'eau, est très-peu supérieure à celh; de l'eau; que la viscosité de l'eau gommée dans les mêmes pioportiuns est bien supérieure à celle de l'eau sucrée précédente. D'autres faits tondent encore à jiiouver que l'endosmose ne peut être attribuée à la viscosité des liquides, et entre autres celui-ci, qu'il n'y a pas d'endosmose en^ li'f ileux liquid's n'awiiit pas la même vis-

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rositi^ quftnd ils sont séparés par un liinplirau;nu) siliceux.

Dans l'oi-igino, M. Dulrochct, pour oxpiiquorli's pli6nom(''iiL'S(roii(losiiioso et d'exosluuse, .iv.iit aiiinis ((uo leur production était iliio h la diiïérence do l'ascension ca|>illairo entre deux liquides ; mais ayant observé depuis des ellets contraires dans la direction avec les acid''sdo l'eau, celte exception devait inliriner la loi générale ([u'il avait ciierclié à établir ; dès lors il se borna h dire que cette loi ne pouvait ôtre apoliquée qu'aux faits généraux qui sont les |)lus nombreux. Ainsi M. Dutrocbnt a donc posé eu principe « que l'inégalité de l'ascension capillaire des deux liquides que sépare une cloison à pores assez petits pour s'oppnser à la facile perméabilité de ces deux liquides, en vertu âe leur seule pesanteur, est une des conditions générales de l'existence de l'endosmose qui, dans le plus grand nombre de cas, dirige son courant, du liquide le plus ascendant dans les tubes capillaires, vers le liquide le moins ascendant. » Pour s'assurer jusqu'à quel point ce principe était fondé, l'inégalité de densité des liquides étant une cause d'endosmose, il a dû recliercher quelle était la différence d'ascension capillaire résultant d'une différence déterminée dans cette densité. 11 fallait ensuite rechercher si la différence d'ascension capillaire des deux liquides était en rapport constant avec la différence de l'endosmose ; c'est ce qu'a fait M. Dutrochet.

On sait que l'eau est de tous les liquides celui qui s'élève le plus dans les tubes capillaires : que les sels, ainsi que les substances qu'elle tient en solution, augmentent sa densité et diminuent sa propriété capillaire, projjiiété qui est également diminuée par la chaleur ; l'alcool et l'éther se comportent absolument comme les liquides denses.

Passons aux expériences. M. Dutrochet a d'abord expérimenté avec le même tube, à température égale, et prenant pour liquides l'eau et une solution de sel marin. On sait que la couche de liquide qui mouille intérieurement le tube est un des éléments de l'ascension capillaire. Si ou opère avec de l'eau et un tube préalablement mouillé avec ce liquide, l'eau s'élèvera à une certaine hauteur; mais si les parois ont été mouillées avec tout autre liquide, l'eau ne s'élèvera pas à la même hauteur. En vain voudra-t-on enlever avec de l'eau le liquide adhérent qui s'oppose à l'ascension de l'eau ; on ne peut y parvenir complètement qu'à l'aide du frottement. M. Dutrochet a opéré avec une so- 'ution de chlorure de sodium ayant une densité de 1,12, celle de l'eau étant l ; en ajoutant à cette solution un volume égal d'eau, la densité éUit égale à 1,06. Il avait donc ainsi deux solutions salines dont les excès <le liens, té sur celle de l'eau étaient 0,12 et 0,06; et considérait ces deux excès, qui sont dans le ra[)poit de 2 à 1, comme devant servir de mesure à l'endosmose produite par chacune des deux solutions salines par ra|)port à l'eau. L'expérience lui a montré effec- DiCT. DE Chimie.

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tlviMuent (pi(' tel était le rapport du pouvoir de l'eudosinose. Il a cherché (nisuile lu rap- |iort eiitr(^ la densité et l'ascension capillaire. Voici les résultats obtenus:

1" L'ascension capillaire do l'eau étant

L'ascension ca|)illairo de la solution saline étant

L'excès de l'ascension capillaire de l'eau est

2° L'ascension capillaire de l'eau étant

L'ascension de la solution saline la moins dense étant

L'excès de l'ascension capillaire de l'eau est 2 •J

Ces résultats nous montrent que les deux excès d'ascension cajùUairede 1 eau sur l'ascension capillaire de chacune des deux solutions salines sont également dans le rapport de 2 à 1. On peut se deman 1er, d'après cela, si l'on doit rapporter l'endosmose à la densité respective des liquides ou à leur ascension capillaire respective. Les expériences qu'on a faites pour décider l'alternative s'il existe un rapport entre le degré d'ascension capillaire des liquides, et l'endosmose qu'ils sont aptes à produire quand ils sont séparés de l'eau par une membrane animale, n'ont peut-être pas encore été assez multipliées pour résoudre la question ; quant à la cause du phénomène, M. Dutrochet se borne àdiro qu'elle existe dans la doisou séparatrice.

Des phénomènes lï imhibition et d'absorption dans les animaux. — Dans les actes de la vie, il se produit des phénomènes physiques et chimiques dus à des forces qui sont subordonnées aux forces vitales, puisque celles-ci les dominent sans cesse. La dépendance est telle que les solides et les liquides de l'organisme n'obéissent pas toujours aux lois physiques et chimiques, comme ils le feraient si leurs jiarties n'étaient pas soumises à l'action vitale. Développons un peu plus notre pensée.

Les phénomènes qui se produisent dans nos corps quand la vie est éteinte sont en général des phénomèn.'S d'iinbibition et d'endosmose, qui sont d'autant plus intéressants à étudier, qu'ils servent à montrer de quelle manière les forces vitales résistent à l'action des forces physiques. Les liqu.des circulent dans les corps organisés en vertu d'actions p 13 siqucs et chimiques, dans lesquelles intervient le jeu des tissus , en raison de leur constitution et de leurs propriétés vitales, telles q le la cont.actilité, l'excitabilité, etc. Ces tissus sont donc l s organes de la vie, puisque c'est e.itre leurs molécul'S que s'opèrent to4esl s fonctions qui concourent au maintien de l'exi-teuce des corps. La connaissance de ce-) tissus e^t d'inc indisp nsable quand on veut étudier l'intervention des forces physiques d^us les-^^^ phénomènes physiologiques. L'enstEûblè des >y [)ropriétés des tissus coiistitut- la loice dQ\ A tissu qui cesse quelque temps après la vie.' i'r"j Quand elle n'existe plus, les forces physique» ^/ ©t chimiques agissent seules. Voyons d'anon] , y

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co que (Jevieutle sang après la mort. Le système artériel contient à peu près 15 kil. de sang dans l'état de vie. Après la mort on ne trouve tout au plus qu'un kilog. de caillots veineux dans les veuies. Le côté gauche du cœur est à peu près complètement vide, ainsi que les artères. Le côté droit, les grosses et les petites veines, sont la plupart du temps dépourvus de sérosités. Ces sérosités, probablement, filtrent à travers les parois vasculaires pour imbiber les divers tissus de l'organisme. Le sang tend à s'accumuler dans les parties les plus déclives, telles que la partie postérieure du tronc, si elle est appuyée.

L'imbibitionalieu plus facilement en été, sans qu'il y ait pour cela putréfaction. Il est probable que, sous l'empue de la vie, tous les tissus, les muscles, les parois vasculaires se trouvent dans un état de tension, auquel succède, à la mort, un relûcbement général qui produit lephénomène en question. Nous citerons comme un phénomène frap|iant, l'imbibilion de la plupart des organes parencbymaleux par le sang filtrant à travers les parois des vaisseaux.

On trouve fréquemment des imbibitions sanguines dans le poumon, le foie, la rate, etc. Les congestions sanguines à la suite des maladies disparaissent souvent à l'instant de la mort par l'extinction de la force vitale qui lésistait. On observe des effets semblables dans les érisypèles, les ophthalmies, qui disparaissent souvent quelques heures après la mort.

Quand l'estomac renferme des liquides à l'instant de la mort, il arrive souvent qu'ils imbibent la muqueuse ainsi que les membranes constituant les parois de l'estomac. 11 faut néanmoins avo.r un peu de pratique pour distinguer ces altérations cadavériques de celles qui sont le fait des maladies. Quelquefois l'imbibition des liquides qui se trouvent dans l'estomac est si considérable, que ces liquides perforent les parois, comme Carzwel l'a observé.

Les phénomènes d'imbibition ont également lieu dans les intestins; la bile filtre un peu à travers les parois qui l'enveloppent; les environs de la vésicule du licl sont fortement teints par la bile inliltrée. Chose digne de remarque, l'urine ne liltre pas et n'imbibe jamais la vessie. D'ai)rès des observations de M. Alfred Becquerel, l'exosmose de l'urine n'a pas lieu, tandis que l'endosmose des liquides extéiieurs s'opère.

Suivant M. Nathalie Guyot, le cerveau jouit de propriétés hygrométriques remarquables après la mort. Un morceau de substance cérébrale d'un chien, d'un chat, etc., plongé dans de la sérosité ou dans de l'eau, double de poids. Pendant la vie, les ventricules cérébraux sont remplis d'une sérosité claire et transparente qui, après la mort, est absorbée entièrement, uu du moins en grande liartie, par le cerveau.

L'hydrocéphale aiguë, chez les enfants, consiste dans l'épaucliement d'une quantité anomale de sérosité dans les venlricules du

cerveau. Après la mort, on ne i-eirouve que peu ou point de cotte sérosité. S'il y a des ditférencesdansles effets [iroduits, elles proviennent de pro|)riétés hygrométriques particulières à certains cerveaux.

L'hydropisie consiste dans l'épanchement d'une certaine quantité de sérosité dans le tissu cellulaire ou les membranes séreuses, telles que le péritoine, membrane qui revêt intérieurement les parties du bas-ventre. Après la mort cette sérosité imbibe et [lénètre les organes avec lesquels elle est en rapport; ce qui n'a pas lieu sous l'empire de la vie.

Le péritoine laisse passer une certaine quantité de sérosité dans la vessie ; quand cette dernière contient de l'urine, celle-ci devient alors albumineuse. Cet effet n'a pas lieu seulement dans l'hydropisie, mais encore dans beaucoup d'autres cas où il n'existe pas d'^épanchement dans le veutie.

Après la mort, le globe de l'œil n'est plus arrondi, saillant; il devient mou, flasque, et contient moins de liquides. Ceux-ci passent, par l'effet de l'imbibilion, à travers les parois du globe de l'œil : ce qui le prouve, c'est que la cornée transjtarente devient demiopaque et nacrée, parce qu'elle a été imbibée [lar les liquides contenus dans les chambres de l'œil.

On [iroduit des effets d'aLcorption dans le membre d'un animal, en détruisant la force vitale, arrêtant, au moyen d'une ligature, l'arrivée du sang artériel, et anuihilant l'influence nerveuse ; la gangrène ne tarde pas alors à se déclarer. ^

Dans certaines maladies, comme la peste, les typhus, on observe des effets analogues, particulièrement dans les poumons ; car rien n'est plus commun que d'y trouver des congestions à la partie la plus déclive, au moment de l'agonie, où la force vitale diminue de plus en plus ; les forces physiques tendent sans cesse à l'emporter. Alois, dans ce cas, la mort arrive la plupart du temps par le poumon, attendu que le sang, filtrant à travers les vaisseaux, comprime fortement cet organe et l'empôche de fonctionner.

[.ors de la convalescence, la diminution de la force vitale qui s'est opérée pendant la maladie, ayant donné de la prédominance aux forces physiques, il en résulte des hydropisies dues à la liltration de la sérosité dans le tissu cellulaire ou à travers les parois vasculaires. Cet effet s'opère plus facilement chez les enfants que chez les adultes. On liouve fréquemment dans un membre paralysé, où il y a diminution de la force vitale, une iuliltration de sérosité, à travers les parois vasculaires, dans le tissu cellulaire.

Ces faits sont d'une grande importance, en ce qu'ils montrent la lutte continuelle qui existe entre le principe de la vie et les forces physiques. Le devoir du physicien est d'établir les rapports qui existent entre toutes ces forces, atin de mettre le médecin à môme d'employer les moyens convenables pour en mauitenir l'équilibre ; mais il faut pour cela que ce dernier étudie l'action des

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