‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 135 sur 354 · B7 FAM · texte numérisé non relu

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l'aluniine, dont nous avons fait voir la n'iatiuii avfc la silice, présente aussi une analogie marquée avec cette nouvelle série, en ce qu'elle lait tantôt fonction d'acide , tantôt lonction de base, et que ses solutions, qui se foiil facilement dans tous les acides, sont aussi toujours blanches. Comme les corps de la dernière série, l'alumine se lie également avec la série précédente; car les peroxydes de fer et de manganèse sont isoinorpiies avec l'alumine, et la remplacent dans diverses combinaisons.

, Il no nous reste plus à parler que de l'azote et de l'hydrogène, qui sont les corps les plus diilicili's à classer. On ne peut élublij' l'analogie de ces corps qu'avec le soufre et le carbone, encore ces aflinltés sont-elles beaucoup moins marquées que celles que nous avons déjà citées. L'hydrogène, le carbone et l'azote semblent avoir surtout de l'analogie entre eux, par une égale affinité pour l'oxygène, par le rôle qu'ils jouent tous trois dans la composition des matières organiques. L'h\ drogèue et le caibone ont '^.ncore cela de commun, qu'ils se combinent tous deux avec l'azote, et forment des composés gazeux, l'ammoniaque et le cyanogène. L'azote et le soufre se rapprochent l'un de l'autre par la propriété de former des bases salifiables en se combinant avec certains corps ; par exemple, la combinaison de l'azote avec l'hydrogène forme l'auuuoniaque, un des corps les plus saliliables, et l'on connaît plusieurs sulfures t(ui jouent le rôle d'alcalis dans quelques combinaisons.

Voici l'ordre sériel dans lequel Beudânt a rangé les familles minérales":

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Silicides.

Bolide».

Antliracides.

Hydrogénides.

Siilfurides.

Phthorides.

Chlorides.

lodides.

Osmides.

Séléuides.

Telliu'ides.

Phosphoiides.

Arséaides.

Antiinonides.

Staiinides.

Zinciiles.

Bismutliidcs.

Hydrargyrides.

Argyrides.

Pliimbides.

Aluminides.

Magiiésides.

Slanganides.

Sidérides.

Cobaltides.

Cuprides.

Uraliides.

Palladiides.

Plalinides.

Aurides.

Ctiromides.

MoIylididt'S.

Turigstides.

Tilanides.

Tantalidés.

Cette série linéaire est tout à fait indépendante de toutes les divisions qu'on peut y établir; elle peut rester entière sans aucun inconvénient, et c'est peut-être ce qu'il y a de niieux à faire; mais aussi on peut y faire autant de coupures que l'on voudra, ^ans rien changer aux rap[)orts établis , et par conséquent sans la rendre ni plus ni moins artilicielle. Or, comme il est assez couuuode d'avoir des divisions dans une longue série de corps, on peut la partager eu trois groupes, coiume nous l'avons indiqué par la dis-

position. Gela fait, il faut chercher des caractères |)0ur ciiacun de ces groupes; or ces caractères sonttDUt établis par suite des analogies que nous avons inili([uées dans ce qui précède , et il n'y a plus qu'à les rappeler; mais dès que ces analogies ont été démontrres une 1 b s pour toutes, il suffit, [lour caractériser le groupe. Je choisir un seul caractère qui suit commun à toutes les familles qu'if renferme, et ce caiactère n'a pas même besoin d'être d'une grande "aleur, puisque ce n'est pas lui qui détermine les rapprochements, et qu'il ne sert qu'il distinguer un groupe de l'autre.

D'ai lès ces réilexions, on peut remarquer que, dans le premier groupe des silicides aux arsénides, les corps qui servent de type aux fajniUes ont tous cela de commun , qu'ils sont gazeux, ou peuvent produire des gaz permanents, en se combinant soit avec l'oxygène , soit avec l'hydrogène, soit avec le phthore on fluor, et quelquefois avec tous. Le nom de gazoly les, imaginé par M. Ampère, le caractérise parfaitement.

Le second groupe olire aussi deux caractères qui S'itd communs à tous les corps qui ser-* vent de types aux familles qu'on y remarque; il est négatif, et consiste en ce que ces cor|)S ne forment pas de gaz permanent; l'autre est posilif, et consiste en ce qu'ils ne forment que des solutions incolores avec des acides; le nom ilc leucolytes (solutions blanches) exprime ce dernier caractère.

Enfin le troisième gioupe présente aussi des caractères communs à tous les corps types qu'il renferme ; l'un négatif, qui consiste encore eu ce qu'aucun d'eux ne forme de gaz permanent ; fautro jiositif, qui consiste en ce que leurs solutions dans les acides sont colorées; le nom de chroïco- Itjte (solution colorée) exprime ce dernier caractère'.

Il n'est pas inutile de remarquer que les trois caiactères que présentent les mots gazolytes, leucolytes et chroïcolytes ne sont pas tout à fait absolus. En effet, la propriété d'être gazeux ou de former des gaz permanents n'est pas absolument restreinte au type des familles qui constituent le premier groupe , puisqu'on reconnaît quelques indices de volatilité dans quelques oxydes des autres séries; mais ce n'est pas à la température ordinaire, comme dans la première. On observe aussi que si les types des familles du second groupe donnent eu général des solutions blanches, il en est cejiendant quelques-uns qui, dans certaines circonstances, donnent des solutions légèrement colorées. De môme, si les corps qui servent de types aux familles du troisième groupe donnent en général des solutions colorées, il en est )iliisieurs qui, à un certain degré d'oxydafion, donnèlit des solutions blanches. Mais ces an(uualies ne sont pas ici tiès-iin|iortantes, jiarce qu'il ne s'agit que d'une indication géDér,ili;,et non d'établirdcsséparalionsabsolues,(iui ne peuvent être fondées que sur l'ensemble des caractères, et qui le sont en edot ainsi dans les trois groupes. On ne doit

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pas être plus difficile ici dans ces sortes de grandes indications caractéristiques , aue dans les autres parties de l'histoire naturelle, où il existe des anomalies du même genre dans les indications caractéristiques des grandes divisions, sans que personne y voie autre chose qu'un léger inconvénient provenant delà nécessité où l'on se trouve d'abréger les caractères.

« Telles sont, dit M. Beudant, les considérations qui paraissent justifier la formation des espèces, leur réunion en genres, celle des genres en famille , et même l'arrangement naturel de ces familles, aussi bien que leurs divisions en trois classes. J'espère ne m'être pas écarté des voies d'une saine logique; mais je suis loin de croire que le tatableau de classilication auquel j'ai été aipsi conduit, puisse être regardé comme parfait; j'y reconnais moi-môme quelquesvides, quelques incohérences, et je suis persuadé qu'il subira de grands changements, auxquels j'espère au moins contribuer, à mesure que les connaissances minéralogiques positives s'étendront; mais je crois aussi que les ba- ' ses en subsisteront, et qu'on l'améliorera sans le détruire.]

« J ai entendu plusieurs fois faire la réflexion que le nombre des substances minérales était si peu considérable, qu'il ne valait guère la peine que l'on se donne pour les classer; que chacun pouvait à peu près les disposer à sa manière, et que jusqu'à présent toute méthode était bonne. C<'S assertions me paraissent tout à fait erronées : d'aliord, de ce que les substances sont peu nonibreuses, je ne vnis pas que ce soit une raison pour négliger les rapports qu'elles ont entre elles, pour les étudier en amateur, en se bornant à des caractères assez faciles à saisir, mais fort propres à tout brouiller, ce qui a lieu néces<aiiement quand on peut se contenter de les réunir au hasard. D'un autre côté, si le nombre des substances minérales est peu considi'rable, c'est précisément parce que, pendant trop longtemps, on les a traitées avec cette légèreté que l'on voudrait encore conserver, et qui n'est certainement pas un moyen d'agrandir le domaine de la science. Ce nombre augmente tous les jours, même de manière à faire penser que la minéralogie arrivera, sous ce rapport, au niveau des autres parties de l'histoire naturelle, depuis qu'on examine les substances avec plus de précision ; et je ne veux pas parler de cette multitude d'espèces que l'on fait tous les jours d'après des caractères extérieurs, et qu'on est oliligé de reléguer parmi les incertœ sedis, mais bien de celles qui sont fondées sur de bonnes analyses, sur des proportions chimiques définies. Je pense que l'adoption d'une méthode, la plus naturelle que l'on puisse déduire de l'ensemble des faits connus, est un moyen infaillible de conduiie à de nouvelles recherches, soit pour établir les analogies qui peuvent encore man(|uer, soit pour remplir les lacunes que l'on aperçoit alors, et qui ne peuvent se luauifester aûtrementi Une méthode, lors-'

qu'elle est fondée sur des analogies importantes, n'est pas seulement un moyen de nous aider dans la reconnaissance des corps, mais c'est encore la clef d'une foule de découvertes que les méthodes empiriques ne provoqueront jamais. »

FARD, mentionné dans Job et dans Isa'io. Voy. Antimoine, sulfure.

FAUSSE TOPAZE, fausse émeraude, faux rubis. Voy. Fluorine.

FÉCULE. — La fécule amylacée ou amidon est un produit immédiat qui se trouve abon damment dans certaines parties de végétaux. Il existe en très-grande quantité dans toutes les graines céréales, dans la plupart des grai nés légumineuses et dans plusieurs racines, telles que celles d'arum, de bryone et de pommes do terre.

Les fécules amylacées sont formées de couches représentant, en quelque sorte, des sacs emboîtés les uns dans les autres, visibles dans certaines espèces, invisibles dans d'autres , mais (lu'il est souvent facile de f.iire apparaître p;ir la désagrégation partielle du grain, en le soumettant, par exemple, à l'intluence de la chaleur, qui désagrège la substance amylacée vers la température de 200 à 215°, puis de l'eau qui gontle toutes les couches et les fait apparaître plus ou moins distinctes, lorsqu'on vient à -les teindre en violet par une solution aqueuse d'iode.

A la tem|)éiature et sous la pression ordinaires, l'eau ne dissout pas la matière amylacée, mais elle s'y combine en plusieurs proportions définies. La fécule des pommes de terre, par exemple, desséchée complètement dans le vide à une température de 100 à IkO" centésimaux, ne retient que son équivalent d'eau de constitution, et forme alors une poudre très-mobile douée de propriétés hygroscopiques remarquables. La fécule, en cet état, absorbe rapidement l'humidité de l'air, et passe à l'état d'hydratation suivant, où elle contient, outre l'eau combinée, 2 équivalents d'eau, terme d'hydratation de la fécule dite sèche du commerce. Placée dans un air saturé d'humidité, elle pourrait encore absorber 6 équivalents d'eau et en renfermer alors 10 équivalents ou 35 pour 100 de son poids. Dans cet état, les grains de fécule ont entre eux une adhérence notable; ils ne passent plus au travers des tamis fins ; en les pressant dans la main, on en fait des pelotes assez consistantes. La fécule peut être dans un état d'hydratation plus avancé encore , constituant alors ce qu'on nomme la fécule verte : c'est la fécule humide obtenue du traitement des tubercules et séparée de l'eau par la seule action absorbante d'une aire en plâtre, sur laquelle on l'a placée. La fécule verte contient 45 pour 100 d'eau; si on la projette en cet état par flocons sur des plaqu(^s chauffées à 150°, ses granules se gonflent brusquement et se soutient entre eux. On met à profit celte pro- ))riété de la fécule de pommes de terre pour imiter certaines formes des fécules exotiques eonnucs dans le commerce sous le nom de tapioca, sagou, etc. La fécule verte repré-

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sente les doux tiers de son poids de fi'cule sèche ooraniercinlo.

Les iii;>l itères amylacées, SOUS rinnucnco do la clialcMirct de l'eau, i^proiiv(Mit des cliangomi'iits (lignes de liver l'attentidn. La leeule, coiuiilélenient stSIuH! dans le vide, pciitôlre portiHs h la température d(! lOO" sans éprouver de modiliiations; à 100', elle piend une couleur ambrée, el, sans chani^or (le poids, elle éprouve um/désagréi^ation cpii la transforme partiellemeiilcn dextrine soluble dans l'eau froide. Lors(]ue la fé('ulo est ludratée, ipi'elle contient, par exemple, V é(iuivalents d'eau, la température de i()(V sullit pour opérer celle Iransformatiou , plus prompte encore lors([u'on opère en vase clos, de manière à prévenir l'évaporation.

Si l'on porle à rébullilion un mélange de fécule et (l'un excès d'eau no contenant, par exemple, que 1 pour 100 de matière amylacée, celte dernière se gonfle tellement ([u'ello paraît se dissoudre. La liqueur est limpide et passe en grande partie au travers d'un filtre. Cependant, ce n'est que reffet d'une extension considérable de la matière, et les particules amylacées désunies peuvent se réunir de nouveau sous l'influence de la gelée, en sorte que, par une série de congélations et de dégels successifs, on parvient à séparer de l'eau la fécule, qui se précipite sous formes de flocons insolubles. D'ailleurs, bien que la substance amylacée disséminée dans l'eau ne puisse en être séparée à l'aide des filtres de nos laboratoires, on peut l'éUrainer en employant un filtre beaucoup plus délicat, que l'organisme végétal nous oITre dans les spongioles des radicelles des plantes. Les spongioles n'absorbent , en effet, que les substances à l'état de dissolution dans les liquides qui les environnent. Si donc on plonge les radicelles d'un bulbe de jacinthe dans le liquide amylacé limpide indiqué ci-dessus, à mesure que l'eau est aspirée par la plante, des flocons de matière amylacée se rassemblent et on les aperçoit autour des radicelles.

La fécule délayée dans douze ou quinze fois son poids cl'eau peut être chauffée à 55° sans qu'on observe aucun changement; il 57°, les grains les plus jeunes commencent i\ se gonfler; à mesure que la température augmente , ce phénomène s'étend sur un plus grand nombre de grains. A 72° le li(iuide s'épaissit très-sensiblement , et sa consistance va en augmentant jusqu'à ce que le mélange arrive au degré de l'ébullition. Il a pris alors la forme d'un empois de plus en plus consistant.

En passant h cet état de gonflement, les grains de fécule tendent h occuper de vingtcinq h trenie fois leur volume primitif; c'est ainsi que l'empois est consistant lorsque le volume du liquide, moindre que ce gonflement, laisse manquer d'espace aux grains amylacés : ceux-ci se pressent les uns contre les autres et se soudent entre eux. Par le refroidissement, l'empois se coiitiacte, il durcit et parfois se fendille. Si l'on rend plus forte cette contraction par uti abaissement de teM-*

pérature au-dessous de 0", l'empois, gelé et dégelé '(iiisuite , laisse échapper, par une faible pression, l'eau interposée. On obtient ainsi une espèce de feutre nacré qui jiourrait avoir (pi(!l(]ues ap|)lications dans la confection des |iapiers et cartonnages.

Les solutions de so\idi' et de potasse transforment à froid et directement la fécule en empois : le contact d'un li(|uide contenant 0,0-i de son poids de ^olldc caustique sudit pour faire gonfler la fécule des ponunes do terre rapidement, de manière .^ 0('cuper soixante-quinze fois son v(jlume primilil'.

Les acides sulfuri(pu^ chlorhydrique, azotique, déterminent, à froid, le gonflement et la dissolution des granules amylacés. Pour produire cet effet avec l'acide sulfurique, le liquide doit contenir au moins 0,3 (Je cet acide concentré. Sous l'inlluence des acides étendus et à la température de l'eau bouillante, la fécule subit diverses transformations dont la première donne naissance h la dexlrine, substance isomérique avec la matière amylacée, mais soluble dans l'eau froide, et dont les propriétés présentent queh^ue analogie avec celle de la gomme; la dextrine est surtout caractérisée par son pouvoir de dévier h droite le plan de polarisation de la lumière. Un contact prolongé des acides, à chaud, transforme la fécule en une substance sucrée appelée glucose, qui contient deux équivalents d'eau de plus que l'amidon. On peut se rendre compte de la série des transformations successives de la fécule en dextrine et en glucose à l'aide dos réactions auxquelles une solution d'iode donne lieu sur la substance en voie de dissolution. Lorsqu'on met en contact avec la matière amylacée simplement hydratée par l'eau bouillante, puis refroidie, une sidulion d'iode, il se manifeste une belle coloration bleue indigo ; cette coloration tire au violet, puis au rouge vineux, enfin au rouge cramoisi et orangé à mesure que la fécule, sous l'influence de l'eau aiguisée d'acide sulfurique et bouillante, se désagrège et subit les transformations dont nous venons de parler. On peut donc juger du degré de désagrégation par la nuance que, prend le liquide en ^ versant quelques gouttes de solution d io(Je , jusciu'à ce que, la transformation en dextrine el glucose étant complète, l'effet de l'iode est devenue nul ou n'ajoute que la coloration jaunâtre de ce réactif.

Parmi les acides à réaction énergique, l'acide acétique seul est sans action sur les ])aiticules amylacées; parmi les alcalis, l'ammoniaque caustique présente la même inertie. On peut profiter de ces observations pour l'essai des sels ammoniacaux el celui des vinaigres : si l'on ajoute à la solution d'un sel ammoniacal 5 cenlièmos environ de son poids de fécule, puis, goutte à goutte, une solution faible et titrée de soude caustique, celle-ci dépla(o son équivaienl d'ammoniacpio et s'empare de l'acide; aussitôt que le sel est complét('ment décomposé, un léger excès de soude réagit sur la fécule, fait gonfler les grains, et donne lieu h la formu'

tion d'une sorte d'empois. Il sera donc facile de connaître la richesse de la solution saline en ammoniaque par la quantité équivalente (le soude employée à la décomposer.

Des phénomènes dû même ordre que ceux qui se produisent sous l'inlluence des acides étendus et de l'ébullition , se présentent lorsque la fécule hydratée est mise en contact avec un principe imrnédiid azoté et «entre, que MM. Persoz et Payen ont appelé diastase (dia mot grec Stùatatn; division). Ce principe, extrait d'aiiord de l'orge germé, s'est rencontré dans toutes les céréales germées, autour des pousses do la pomme de terre, près des bcmrgeons de Yaylanthus glandulosa, en un mot, partout, dans l'organisme végétal , où l'amidon doit se dissoudre avant de servir à former de nouveaux tissus.

[.a diastase peut transformer graduellement en dextrine et en glucose deux mille fois son poids de fécule, en présence d'une quantité d'eau égale au moins à huit fois le poids de la substance amylacée; la transformation peut s'opérer en une heure, si la température est maintenue entre 75 et 80" centésimaux. On ne doit pas dépasser cette température, parce qu'au dcl:i, et surtout près de lOO", la diastase s'altère et perd toute son énergie sur l'amidon.

Extraction de ta fécule. — La pomme de terre fournit la matière première de cette industrie; sa culture est d'ailleurs d'un grand intérêt pour la production agricole. Comme toutes les plantes sarclées, elle prépare le sol pour les récoltes suivantes, et nulamment pour les prairies artificielles, qui, sans cette cultuie, exigeraient un défoncement parfois trop dispendieux. Si l'on compare les récoltes ujoyennes de différentes cultures dans un même sol, on voit que la pomme ^e terre est une des plantes les plus productives.

Bl]PERFICIE:=:l HECTARE. POIDS NORMAL. PRODUIT SFX.

Pommes de terre. . . . 21,000 5,2K0

. Topinambours 19,000 5,859

Belleraves 50,000 4,50 J

Navels 18,000 1,115

Ble, IGheclolilres . . . 1,200 1,080

Dans les conditions les i)lus favorables on obtient, pour une égale superlicie, des quantités dilférentes de tubercules; ceux-ci rendent plus ou moins de fécule à poids égal. Le tableau suivant montre que, sous ce douille rapport, la variété dite patraque jaune mérite la préférence.

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