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livrer, ol?os ne disp;ir;iîtvont que pour Mre ri'inplaccV's par il'aiitivs ; elles tifiiiicnt .\ la nécessité où l'on se trouve, dans lui livre, dans un cours ou dans une eolloclion, do faire des séries linéaires, qui sont toujours artiticieiles et rompent toujours plus ou moins les rapports. Dans le cas prés(Mit, si, au lieu de former des familles, on réunissait les corps simples et lesdill'érents corps composés en tableau susceptible de plusieurs sens de lecture, on verrait toutes les anomalies disparaître, en uu^me temps qu'on découvrirait toutes les analogies.
Du moment que l'on convient de former les familles en réunissant les genres qui ont uri |)rincipe commun, à quelque état qu'il soit, rien n'est plus facile que de les caractériser et aussi de les désigner. Relativement à ce dernier cas, on tirera le nom du principe qui sert de point de ralliement ; ainsi le groune qui renferme le soufre, les sulfures, Yaciae sulfureux, les sulfates, sera pour nous la famille des sulfurides ; nous appellerons famille des anthracides ou des carbonides le groupe qui renferme le carbone, les carbures, l'acide carbonique, les carbonates et carbonites ; nous aurons de même la famille des arse'nides, des silicides, des litanides, etc. 11 est clair que les propriétés du corps qui sert de type à une famille serviront à la caractériser.
Les familles une fois établies, il est clair qu'on ne peut pas les réunir indifféremment entre elles, comme si on les prenait l'une après l'autre au liasard ; il doit exister un certain mode de réunion plus naturel qu'un autre, et c'est ce mode qu'il s'agit de chercher. Mais il se présente ici une difficulté de plus que dans la formation des genres ou des familles; dans ces deux cas on a trouvé dans les corps un principe commun qui a pu servir de point de ralliement, et ici il n'en peut plus être de même, puisque chaque famille, telle que nous avons pu la former, a pour type un corps diiïérent. Il est évident qu'on ne peut pas non plus prendre pour base les caractères extérieurs, puisqu'ils n'ont pu même servir à la formation des groupes moins élevés ; par conséquent, nous n'avons d'autres moyens que de chercher s'il existe quelques relations entre les différents corps sim[)les que chaque famille renferme, soit à un état, soit à l'autre. Ces corps sont :
Aluminium.
Molybdène.
Antimoine.
Or.
Azote.
Osmium.
Bismuth.
Palladium.
Bore.
Phosphore.
Carbone.
Phtore.
Chlore.
Platine.
Clirome.
Sélénium.
Cobalt.
Silicium.
Cuivre.
Soufre.
Etain.
Tantale.
Fer.
Tellure.
Hydrogène.
Titane.
Iode.
Tungstène.
Magnésium.
Urane.
Manganèse.
Zinc.
MerptifRi
Voyons donc comment l'ensemble des piii(iriétés que présentent ces corps j)eut servir aies dis|)oser entre eux. Nous nous a|)puierons en grande jiartie, pour cette recherche, sur un mémoire do M. Ampère, qui a pour objet la classification des corps simples.
Pour présenter d'une manière plus clairo les rapports que nous voulonsfairc connaître, nous partirons du silicium. Nous établirons facilement que ce corps a, d'une part, une grande analogie avec le tantale, le titane, le tungstène, le molybdène, et de l'autre avec le bore, le carbone, etc. En etfet, ]o. silicium combiné avec l'oxygène, et par conséquent à l'état de silice, joue dans la nature le rôle d'un acide insoluble qui entre dans une fotile de combinaisons ; les oxydes de tantale, de titane, de tungstène, de molybdène, sont dans le même cas, et les premiers forment même des sels, pierreux ou vitreux, qui ont, par quelques caractères extérieurs, assez d'analogie avec les silicates. Tous ces oxydes se combinent avec la potasse et la soude, et forment, la plupart, des sels solubles, dont ils sont séparés, sous forme pulvérulente, par l'action d'un acide. Le silicium présente de l'analogie avec le bore et le carbone, par la propriété, qu'ils possèdent tous trois, de former avec le fer des composés analogues à l'acier, et se trouvent aussi ]3ar là en rapport avec le phosphore et l'arsenic, quoiqu'ils en diffèrent beaucoup sous d'autres jioints de vue. Le bore elle silicium se combinent tous deux avec le phtore, et il en résulte des corps gazeux susceptibles de faire l'un et l'autre fonction d'acide. ,
On trouvera aussi de l'analogie entre le silicium et V aluminium ; d'un côté, ces corps à l'état d'oxyde pur cristallisent dans le même système, et affectent des formes très-rapprochées, le rhomboèdre de la silice étant de 91°, 15' et 85° 15', et celui de Falumino (dans le corindon) étant de 86° V et 93° 56' ; d'un autre côté, l'alumine fait quelquefois fonction d'acide, et donne alors lieu à des corps pierreux assez analogues aux silicates ; elle paraît aussi pouvoir remplacer la silice dans quelques circonstances, et former des aluminates, isormophes peut-être avec les silicates, et susceptibles do se mélanger avec eux en toutes proportions.
Cela posé, prenons les autres corps. Le titane présente des analogies assez marquées avec Vétain; car, à l'état d'oxyde, ces deux corps cristallisent de la même manière, tous deux en prismes à bases carrées de même dimension, et l'analogie se soutient jusque dans les mAcles. Ces deux oxydes font également fonction d'acides, et tous deux, à l'état de peroxyde, sont insolubles dans divers acides qui les séparent même de leurs sek. A côté de l'étain se place l'antimoine, qui a de l'analogie avec lui, nonseulement par sa couleur, mais bien plus encore par ses oxydes, dont la plupart sont des acides, et par ses chlorures, qui jouent, comme ceux do l'étain, le rôle d'acide. L'antimoine appelle naturellement près de lui
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l'arsenic , autre métal acidiûable , formant, ■ comme lui, des oxydes volatils. Il est impossible de ne pas voir aussi une analogie assez marquée entre l'arsenic et le tellure, car ces deux substances sont volatiles à l'état métallique et à l'état d'oxyde, et toutes deux se combinent avec l'hydrogène, en foi mant des ga/ permanents. Le sélénium, présentant des propriétés analogues, vient se joindre naturellement à ces corps, auxquels il ressemble, en outre, par la propriété de donner une odeur particulière par la combustion, ce qu'on ne retrouve que dans ïosmium. Ce dernier corps présente aussi les mêmes caractères de volatilité et de combinaison avec l'hydrogène; mais il diffère des précédents par la propriété de former des solutions colorées, ce qui le lie en outre avec une série de substances dont nous parlerons plus loin.
Ces derniers corps ne peuvent être éloignés du chlore, car, d'un côté, cette substance a quelque analogie d'odeur avec l'osmium ; d'un autie, elle a la propriété de se combiner avec Ihydiogèiie, comme le sélénium, et de former aussi un corps qui joue le rôle d'acide. Le phlhore ou fluor ne peut manquer d'être placé à côté du chlore, car il a nécessanement des propriétés analogues ; l'iode, qu'on a aussi découvert dans le règne minéral, est en quelque sorte iiiterm. diaire entre le sélénium et le chlore, relais puisque nous sommes aux substances qui sont susceptibles de former des hydracides, il faut bien leur^adjoindre le soufre, le seul des autres corps qui ait aussi cette propriété.
Nous n'avons pas encore fait remarquer que si l'arsenic a beaucoup d'analogie avec le tellure, il en a peut-être plus eucore avec le phosphore : d'un côté, par l'odeur particulière produite par la combustion ; d'un autie, par la propriété de former, avec l'hydrogène, des composés gazeux, d'une odeur analogue, tous deux insolubles dans l'eau, et incapables de faire functioii d'acide ; enfin, par la propriété de former, avec l'oxygène, des acides solides qui se conduisent [n esque absolument de même avec les réactifs, et qui, en se combinant avec les oxydes, produisent des sels isomorphes susceplioles de se mélanger en toutes proportions.
Aucun des autres corps qui servent de types aux familles minérales ne peut être intercalé entre ceux que nous venons d'indiquer, mais ils se rattachent tous aux groujies précédents, et les uns aux autres par ditt'érents caractères. Le chrome a évidemment une certaine aiialugie avec le molybdène : c'est, après les corps que nous avons déjà indifjués, celui qui produit le plus facilement des aci'Ies par sa combinaison avec l'oxygène. L'urane pré^nte aussi les propriétés acides dans son peroxyde, ce que l'on retrouve également dans les peroxydes de fer et de manganèse ; ces deux dernifîrs métaux se rapprochent d'ailleurs, par beaucoup de propriétés analogues dans leurs oxydes et dans leurs sels, et par leur
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fréquente réunion, leur substitution réciproque dans les corps naturels. Le cobalt se lie au fer par la propriété magnétique dont il jouit, et qu'on ne retrouve ensuite que dans le nickel ; les oxydes d'or et de platine oll'rent encore, à un certain fioint, les propriétés acides, et ces deux corps entre eux et avec le palladium ont la propriété commune de former facilement des sels doubles avec la potasse, la soude, l'ammoniaque, lorsqu'ils sont dissous dans l'eau régale. Le cuivre se rapproche aussi du manganèse en ce que ces deux corjis peu. ent former des sels de même foruiule qui ont beaucoup d'analogie dans leurs formes. Enlin tous ces corps ont la propriété de former des solutions colorées, ce qui les lie entre eux, et aussi avec le molybdène, le tungstène, le titane, le tantale.
En parlant de l'étain, nous avons déjà fait connaître plusieurs corps qu'on ne peut se dispenser de jilacer les uns à côté des autres; mais on peut aussi arriver par ce métal à une série ditféreiite : ainsi ci. ne peut s'empêcher de voir l'analogie qui existe entre ce corps, le zinc et le bismuth. Ceux-ci, en se combinant avec le chlore, produisent des composés qui ont des propriétés de même genre que les chlorures d'antimoine et d'étaiii, c'est-à-dire qui sont, comme eux, susceptibles de jouer jusqu'à un certain point le rôle d'acide. Le zinc a encore une ceitaine analogie avec l'étain, en ce que son oxyde, saturant assez bien les alcalis, possède par conséquent, par rapport à ces bases, les propriétés acides, tandis qu'il se lie aux corps (jui le suivent, en ce qu'il fiiit le plus souvent comme eux fonction de base. A la suite de ces deux métaux se placent tout naturellement le mercure, l'argent, le plomb, dont les oxydes jiossèdent la propriété de saturer la chaux, la bar» te, el qui se rapprochent ce p ndatit de i)lus en plus des bases saliliables alcalines ; l'oxyde de plomb a même une alcalinité bien prononcée dans son oxyde jaune. Tous ces corps ont en outre la propriéié commune de ne produire que des solutions blanches dans les acides.
Le magnésium , le seul corps métallique dont il nous reste à parler comme ty|)e de famille, se lie d'un côté avec le plomb par l'alcalinité de son oxyde, de l'autre avec le zinc, en ce que les deux oxydes sont isomorphes, comme le p:ouvenl les sulfates, carbonates et aluminates de ces bases. 11 ne forme non plus que des solutions blanches dans les acides.
Si ces diflérents corps se lient les uns aux autres et par suite avec l'étain, on doit remarquer qu'ils se rattachent encore à plusieurs de ceux dont nous avons parlé précédemment. En efl'et, la magnésie et l'oxyde de zinc se lient avec les protoxydes de manganèse, de fer, de cobalt, qui sont des bases éminemment saliUables , isomorphes entre elles, et avec les deux précédentes, auxquelles par conséquent elles se substituent dans les combinaisons.
Nous devons aussi faire remarquer que