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Uamtu*, rmiUMl'ovygùni', ot coniiiic, au sortir di' l;i llaïaiiu-, olli'S so trouvent tMitourées tl'nirconouipu , elles ne brillent point, mais se retVoiiiissont , se eoiulensent et troul)ient la transpareiiee ilc l'air, tandis (pfelles-niôlues deviennent visibles. Klles eontieniient en luùine temps des cendres ou des matières fixes, qui soiU détachées de la paitie du bois coiisunu'e iiendant la combustion accompagnée de (laiume et entraînées par le courant il'air. Pendant ([\ie ces paities parcourent la clieminéc , sous forme de l'nniée , il s'en déj>oso une certaine quantité sur les [)arois, tpii , comme on le sait , se recouvrent ainsi A'mw couche de matièie, ((ui devient jieu à juni si épaisse, qu'on est obligé de l'enlever de temps à autre. C'est cette couche que l'on appelle suie. La portion de la suie qui est le plus près du foyer a pris , sous l'influence lie la clialevu', un aspect demi-fondu; elle est t'u même temps noire et brillante. La partie supérieure, au contraire, consiste i)rincipalement en une niasse moins cohérente et sous forme terreuse. La manière dont la suie prend naissance nous permet de prévoir sa composition qualitative. Elle contient de la pyrétine acide dont l'acide est saturé par les principes basiques (potasse , chaux , magnésie) des cendres que le courant d'air entraîne avec elle ; et on y retrouve, en outre, les sels qui font partie des cendres , plus un peu d'oxyde ferrique, de silice et de charbon. (]e dernier provient de la combustion incomplète du gaz carbure d'hydrogène et de la pyrélaine, dont l'hydrogène s'est oxydé sans que le carbone ait pu brûler. Cette quantité de carbone est très-faible dans la suie du bois : elle est beaucou[) plus considérable dans la suie provenant de substances qui, soumises

h la distillation sèche, donn(nit presque uniquement du gaz (;t de la pyrélaine , et elle, au:.^mente dans la même pro|)ortion qua ces j)rodui(s, h tel |)i)int ijue la suie, provenant de semlilables matières, comme par exemi»le le noir de fumée , consiste [iresfjue uniquement en charbon.

La suie est (unployée comme matière colorante. La viand<' (pii a été macérée pendant une demi-heure <i une heure dans une infusion d'une partit' de suie dans six parties d'eau froide, se conserve sans s'altérer, comme la viande fumée. La suie est aussi employée en médecine.

FUMIER. Yoy. Nutrition des plantes et Engrais.

FUNGIQUE (acide), découvert par Braconnot dans le suc de la plupart des champignons. — 11 existe en partie à l'état de liberté dans la pezizanigra, et uni à la potasse dans le botelus juglandis. 11 ressemble tellement à de l'acide malique impur, qu'on peut hésiter à l'admettre comme acide particulier.

FUSION. Voy. Calorique.

FUSTET. — Le bois de fustet donne h la laine non mordancée ou à la laine soit alunée, soit préparée au mordant d'écarlate, une couleur jaune tirant plus ou moins sur l'orangé , qui est nourrie , brillante , mais nui n'est malheureusement pas solide. Dans les ateliers où l'on tient à faire de bonne teinture, il faut en bannir le fustet, ou du moins ne l'employer que concurremment avec des ingrédients de grand teint, tels que la cochenille, la gaude, et toujours en faible proportion. Les couleurs de fustet prennent un rouge prononcé par le contact de l'eau de potasse.

GALBANUM. — Le galbanum se retire du bubon galbanum , ombellifère qui croît en Afrique , en Arabie et en Syrie. Il est sous forme de grains ronds, demi-translucides, de la grandeur de noisettes, qui sont blancs intérieurement, d'un blanc jauiiAtre ou roussâtre extérieurement, et qui ont une consistance analogue à celle de la cire ; quelquefois ces grains sont agglomérés en masses plus grandes. Moins la couleur du galbanum est foncée, mieux il vaut. L(^ galbanum a une odeur forte, peu agréable, une saveur amère désagréable, qui est à la fois acre et échauffante. 11 est employé comme médicament à l'intérieur.

GALÈNE. Voy. Plomb sulfuré.

GALIPOT. Voy. Térébenthine.

GALLIQUE (acide). — Scheele a donné le nom d'aride gallique h un acide particulier qu'il découvrit, en 178G, dans l'excroissance particulière qui se développe sur les pétioles d'une espèce de chêne, et qu'on désigne improprement sous le nom de noix de galle.

Cet acide se rencontre dans lu plupart des

végétaux astringents ; il accompagne toujours un autre principe immédiat qu'on a appelé tannin, et que l'on regarde aujourd'hui comme un acide différent de l'acide gallique.

On peut le retirer de la noix de galle, où il se trouve plus abondamment que dans toute autre substance végétale, en suivant le procédé de Scheele , qui consiste à faire une forte infusion aqueuse de noix de galle, qu'on abandonne à elle-même dans un bocal recouvert d'une simple feuille de papier. Le tannin que contient cette solution se décompose peu a peu, donne naissance à une moisissure épaisse qu'on retire au bout d'un mois, tandis cjue l'acide gallique , par suite de l'évaporation d'une partie du liquide, forme un dépôt jaunâtre ou grisâtre au fond du bocal, qu'on recueille et qu'on dissout ensuite dans l'eau bouillante pour le purifier.

D'après des observations récentes faites par M. Pelouze , l'acide galliciuo ne préexisterait pas dans les noix de galle, ou du moins celles-ci n'en contiendraient (jue de très-petites quantités; la majeure partie de cet acido

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proviendrait de la décomposition du tannin, sous l'intluence de l'air et de l'eau.

L'acide gallique est seulement employé comme réactif dans les laboratoires. La couleur noire intense qu'il produit avec les sels de peroxyde de fer, le rend précieui pour reconnaître les sels de cet oxyde.

GALVANISATION DU FER. Voy. Zinc âge.

GALVANISME. Voy. Électricité.

GALVANO-PLASTIE. Voy. Dorure.

GANTS. — Les gants sont préparés avec des peaux de chamois, de daiai, de buûle, de bouc, de chèvre. Le chamoiseur les préijare en les privant de leur humidité et en les passant à l'huile, c'est-à-dire qu'à l'aide de manipulations multipliées, il parvient à les pénétrer d? matières huileuses qui n'en altèrent pas la force, et qui leur donnent du moelleux et de la souplesse. On commence, depuis peu, h tanner légèrement les peaux dans une infusion d'écorce de saule, avant de les charaoiser. La fabrication des gants est une industrie très-importante, puisqu'on évalue à 30,000,000 de francs la valeur des gants confectionnés annuellement en France. Les fabriques de Lunéville occupent, à elles seules, 10,000 ouvriers. Vendôme prépare exclusivement les gants communs; Rennes, les gants de daim, et Niort, les gants de castor ; Grenoble, Paris, Chaumont et plusieurs autres villes du Nord, concourent aussi à cette production. L'Angleterre demande à la France 1,500,000 paires de gants chaque année, quoique Londres et plusieurs autres villes en fabriquent des quantités considérables.

GARANCE. Voy. Couleurs végétales, § I.

— Son absorption par les os. Voy. Endos-

UOSE.

GARANCINE. — Lorsqu'on môle la garance avec les ^ de son poids ou avec un poids égal au sien d'acide sulfurique concentré, il se produit un peu de chaleur, de l'acide acétique se dégage, et la matière se charbonne. Le principe colorant rouge n'est pas altéré et s'unit à l'acide ulmique provenant de la décomposition des autres matériauï de la racine. Si, après quelques heures de contact, l'on délaye la masse noirâtre dans l'eau, qu'on la jette sur un filtre et qu'on lave le charbon jusqu'à insipidité parfaite, qu'on soumette le résidu à la presse, qu'on le fasse sécher et qu'on le passe au tamis, on a une poudre de couleur chocolat plus ou moins claire, sans odeur et saveur bien marquées, qui ne colore aucunement la salive ni l'eau froide, môme par un contact prolongé. C'est le produit tinctorial que Ro- Liquet et Colin tirent connaître en 1827, sous le nom de charbon sulfurique de garance, et qui est actuellement désigné sous le nom de garancine.

La garancine, mise dans le commerce, vers 1829, par la maison Lagier et Thomas, d'Avignon, a été longtemps renoussée par les indienneurs. C'est à partir de 1839 qu'elle a commencé à être employée d'une manière courante dans les fabriques de Rouen; les indienneurs de l'Alsace l'ont ado^Jtée beau-

coup plus tard. Aujourd'hui elle a remplacé presque complètement la garance dans les fabriques d'indiennes. Les teinturiers seuls continuent à se servir de garance et d'alizaris. Dans les ateliers d'impression de la Normandie, on consomme annuellement de vingt à vingt-quatre mille barriques de garancine, de 2 à 300 kil. chaque. Celle d'Avignon vient en fûts de bois blancs; celle d'Alsace, beaucoup moins employée, arrive en fûts de chêne. Les garancines n'ont pas de marque; on ne les distingue que parle nom des fabricants.

Terme moyen, les bonnes garancines possèdent une richesse tinctoriale trois fois plus grande que les bonnes garances.

Les nuances obtenues avec la garancine sont généralement plus brillantes et plus vives que celles fournies par la garance. Le rouge est vif, de couleur carmin, d'une pureté extraordinaire, tandis que le rouge garance, mis à côté, est toujours un peu jaune ou fauve et terne, mais , par contre, plus nourri. Les puces et grenats de garancine sont beaucoup plus veloutés et plus corsés que ceux de garance. Les violets sont moins tendres, moins délicats et plus gris qu'avec cette dernière. Toutes les nuan ces sont moins solides et ne peuvent supporter les passages en savon; aussi nécessitent-elles beaucoup de ménagement dans ravivage. Elles résistent moins à l'air et au soleil.

GASSENDL Voy. Atomes.

GAUDE ( reseda luteola ). — Cette planta fournit à la teinture une matière précieuse, à cause de la beauté et de la solidité du jaune pur qu'elle communique aux étoCfes alunées depuis le jaune -paille jusqu'au jaune-citron. Cependant depuis une quinzaine d'années, on en consomme beaucoup moins , surtout dans les fabriques d'in diennes, où on l'a remplacée par le quercitron. Cela tient à ce que, d'une part, cette dernière substance tinctoriale est sept à huit fois plus riche en principe colorant que la première, et que, de l'autre, celle-ci a l'inconvénient de tacher facilement les parties des toiles qui doivent rester blanches, et de se fixer trop fortement sur les parties garancées, inconvénients qu'on évite avec le quercitron.

Mais si, sous ce rapport, la gaude est inférieure au quercitron, d'un autre côté, elle a sur lui, aussi bien que sur toutes les autres matières tinctoriales jaunes, l'avantage de fournir des jaunes purs et brillants qui s'altèrent moins par l'air et la chaleur, et qui ne passent pas aussi facilement au roux. Voilà pourquoi, pour la teinture des laines et des soies, la gaude est toujours préférée.

Pour obtenir de plus belles nuances avec cette plante tinctoriale, il faut cuire la gaude, non à la température de Tébullition, ainsi que cela est recommandé dans les traités de teinture, mais à une température comprise entre -f 70° et 80". Comme les acides affaiblissent la couleur de la gaude, il est im-

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