‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 20 sur 354 · AMO · texte numérisé non relu

AMO

(If sablo , iiondaiil plusieurs jours. Le sel .•iiniiioniac, so suhliniail c'» la partie supe'Tieuro (les JKilldUs, et y lonuait une couclio héiiiispJK iii|iie (leini-traiis[)aii'iite , };fiso iioir.Uro à sa surlace, qu'on livrait ainsi au couinierce.

Aujouril'luii on l'oiitient , en Kuro|)e , par un priHi'ilé dont la dc'^couvei'te est due à Haunié, et qui est mis en i)rati(pie depuis prt's d'un di'Uii-sièeJe. Ce iiroccVIé consiste à déeoniposer par h) feu tles matières animales, telles (jue les os, les cornes , les sabots, etc., et î\ convertir le carltonat(,' d'ammoniaque, formation d'hydrochlorate d'ammoniacpie et d(î sulfate île soude ([u'on sépare nar iWaporation et cristallisatidn. L'hyilrochlorate d'ammoniaque, plus suluble que le sulfite de soude , reste dans l'eau-mère mcMé à une petite quantité de ce sel. On éva|iore la solution jiisqu'à siccité, et, après avoir desséclié le résidu , on le subhme ilans des vases de terre cuite, en jirenanl la précaution d'éviter l'obstruction de l'ouverture qui iléterminerait la ruptui'e des vases. L'iiidrocldorale d'ammonia([ue , sublimé à la partie SLipérieure de ces vases, se présente alors en pains ronds, aplatis, demitransparents , blancs ou légèrement colorés en gris. C'est à l'aide de ce procédé qu'on jirépaie, en France, la plus grande partie du sel ammoniac que les arts consomment. Depuis (jneiques années, on le fabrique dans quelques manufactures en saturant par l'acide hydrocldorique les eaux ammoniacales qui proviennent de la distillation du charbon de terre , lors de la préi)aration du gaz propre à l'éclairage. Plusieurs manufactures ont été établies, d'après ce procédé, aux environs de Paris.

Ce sel est employé en médecine comme fondant , stimulant et sudorifîque ; on le donne à l'intérieur, à la dose de 12 à 14 grains pour l'homme. Il entre dans la composition de quelques médicaments composés ; on l'administre aussi à l'extérieiu' en poudre, ou dissous dans l'eau. Dans les arts, il est usité pour l'étamage du cuivre et pour plusieurs opérations de teinture. On emploie pour la première opération le sel ammoniac gris et impur qu'on trouve dans le commerce, tandis que, pour la seconde, on préfère avec raison le sel ammoniac blanc , qui est exempt d'impuretés. Ce dernier est aussi recherché pour les différentes opérations pharmaceutiques.

Hijdrosulfatc sulfuré d'ammoniaque. — Ce composé liquide a été obtenu , pour la première fois, par BayJe, et désigné, à cause de cela , sous le nom de liqueur fumante de liayle.

On prépare cet hydrosulfatc sulfuré en mettant du soufre en contact avec une solution dhydrosulfate d'ammoniaque ; il en résulte un liquide jaune orangé qui donne l'hydrosulfate sulfuré d'ammoniaque en solution dans l'eau.

La grande volatilité de ce composé, et la oroiiriété dont jouit sa vapeur de noircir instantanément les sels de plouiij et de bis-

On désigne sous ce nom

mulli , le fait employer par les diseurs de bonne aventure pour faire paraitnï sur un papiin- les lettres qui y ont été tracées d'avance avec nue solution de l'un ou de l'autre do ces sels métalliipies. Ils proiUiisent cet clfet en écrivant d'avance sur plusieurs jiapiers avec un(^ solulidu do nitrate do bismuth ou d'acétate de plomb, et faisant choisir à la [lersonne ([ui est lo sujet de leur expérience un de ces papiers qu'ils enferment dans un l)ocal au fuid duipiol on a répandu (pu^hpies gouttes de cet liydrosulfale sulfuré. On conçoit aloi's (jue le contact de c(;tte vapeur déconqiose les oxydes métalliques, et les transfoime en sulfures qui ont une couleur noire.

AMM0NL\OUE , son assimilation par les racines des plantes. Voy. Nutritio.n des

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