‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 21 sur 354 · PLANTES · texte numérisé non relu

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AMMONIUM. Voy. Ammoiniaque AMORPHISME "

un état particulier des cor[)s qui est 0])posé à la cristallisation. Lorsqu'on observe une substance en train de cristalliser , on remai'que un mouvement incessant dans le liquide, comme si les molécules solides étaient de petits aimants. Elles se repoussent les unes les autres dans une direction , s'attirent , au contraiie, dans une autre, et se déposent les unes à côté des autres ; enlin , elles s'arrangent de façon à présenter une forme régulière, forme qui est toujours la môme pour la même substance, lorsque d'ailleurs toutes les conditions de l'expérience demeurent les mêmes. Mais les choses n'ont pas toujours lieu de cette manière , lorsqu'une substance passe de l'état liquide ou gazeux h l'état solide. Pour que la cristallisation s'opère, il faut non-seulement un certain laps de temps , mais encore que le mouvement des molécules ne soit jias troublé. Ainsi , quand nous forçons un corps liquide ou gazeux à se solidifier brusquement , et ne donnons pas à ses molécules le temps de se grouper entre elles et de s'agréger dans le sens où leur attraction (force de cohésion) est la plus forte , il ne se forme pas de cristaux , mais tout simplement des corps solides qui diffèrent des cristaux par la couleur, la dureté, le degré de cohésion et le pouvoir avec lequel ils réfractent la lumière; en un mot, nous obtenons des corps amorphes. C'est ainsi que nous avons du cinabre rouge et du cinabre noir comme du charbon ; du soufre solide et dur , et du soufre mou , transparent et ductile ; du verre ojtaque , d'un blanc laiteux et d'une dureté telle qu'il fait feu avec l'acier, et du verre commun transparent, à cassure conchoide. Ces différences d'état et de ]5ropriétés d'un seul et même corps proviennent de ce que, dans un cas, les atomes se sont groujies d'une façon régulière, tandis que, dans l'autre , ils se sont disposés d'une manière confuse.

Dans un cas, le corps est cristallisé ; dans l'autre, il est amorphe. Nous avons tout lieu de croire que l'argile schisteuse , ainsi que diverses espèces de wacke gris, ne sont pas autre chose que du feldspath amorphe , du

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micaschiste ou du granit , de même gue le calcaire de transition est du marbre amor-» plie, le balsate et la lave un mélange de zéoîilhe et d'augite-

AMPÈRE , sa théorie cristallo-atomique.

Yoy- Théorie cmsTAi.i-o-ATOMiQLE.

■ ÀAIPHIDES i sels). Voy. Oxygène.

AMPHiGÈNE { Imcitc , zénlite , etc. ). — Existe plus ])artieulièrcment en Italie, à Albano , Frascali, dans les environs du Vésuve, dans des laves, des roches de trapp, etc. Couleur blanche, parois d'un blanc grisâtre ou jaunAfre et laremenl rougeàtre , translucide, etc.

AMPHIGÈNES (corps). Voy. OwaksE.

ANALYSE {d'i.-iaVj',) , je résous, je délie). — L'analyse est un mode d'opération qui consiste à décomposer en ses éléments un corps ou un assemblage de cor[is quelcomiue. L'objet de l'anal.vse peut appartenir, soit au règne animal, soit au règne végétal ou au règne minéral; la matière sur lai (uelle porte l'analyse peut être organique ou inorganique. L'opération analytique n'est point également facile dans l'un ou dans l'autre cas. En effet, la matière à analyser apparticiit-elle au règne minéral, en un mot, est-elle inorganique, l'analyse est, en général, facile pour celui qui a l'habitude des travaux de ce genre, el les résultats obtenus sont presque toujours sensiblement les mêmes. La matière à analyser appartient-elle, au conlraire, au règne végétal ou au règne animal, l'analyse devient extraordinairement diflicile ; elle présente quelquefois des obstacles à celui-là même qui a la plus grande habitude de ces travaux, et les résultats obtenus ne sont pas constamment les mêmes. Ces diflicultés tiennent principalement à l'instaliilité ou à l'extrême mobilité dt'S éléments. C'est ici le lieu de définir ce que c'est qu'un corps organisé et un corps organique , expressions qu'on a souvent confondues et que l'on confond encore l'une avec l'autre. Un corps organisé est celui dans lequel les ditférents organes destinés à l'entretien de la vie fonctionnent dans toute leur intégrité; en un .mot, c'est un corps vivant ; et tout corps orgamsé, dès que l'analyse cherclie à l'attarjuer, se détiuit irrévocabrement. Ainsi, le sang est un corps organisé tant qu'il coule dans les veines et dans les artères ; mais , retiré de ces vaisseaux, il cesse instantanément d'être ce qu'il était ; ses molécules [irennent un autre arrangement, et semblent obéir à une autre force que celle de la vie. Cette tendance à la transformation ne s'arrête point; elle amène sans cesse d'autres i)liénomènes, elle va à l'inlini ; et ce corps, au[iaravant organisé , et dans lequel la vie est maintenant éteinte , est ce qu'on appelle corps organique. En résumé , les corps organisés sont en quelque sorte en dehors du domaine de lanal>yse ; ils appartiennent à uue sphère où il ne nous est pas permis d'opérer avec nos réactifs et nos agents ordinaires. Quant aux corps organiques, ils sont, il est vrai, aciessibles à nos moyens d'analyse ; mais les l'ésultats qu'on obtient sont souvent défec-

tueux , ce qui tient précisément à la grande mobilité des éléments de la matière organique. On a distingué l'analyse en qualitative et (/uantitalive. L'analyse qualitative ne s'occupe que de constater simplement les dilTérentes espèces de substances existant dans un composé donné. L'analyse quantitative a pour objet de constater la quantité ou le poids de chacune des substances indiquées par l'analyse qualitative. — Les principaux agents de l'an.dyse sont le caioriqiie, l'électricité , et dilférents réactifs donnant naissance à des précipités insolubles ou du moins très-peu solubles, exactement connus et déterminés. Ainsi, par exemple, quand on veut doser l'acide sulfurique , on se sert d'une dissolution debaryte; le précipité qu'on obtient est du sulfate de baryte insoluble , qu'on ramasse sur le tillre ; après l'avoir lavé et séché , on le pèse. Or, sachant que telle quantité de sulfate neutre de baryte contient tant de baryte et tant d'acide sulfurique , on a nécessairement la quantité d'acide sulfulique qu'on cherche. Pour doser l'acide chlorhydrique , on se sert du nitrate d'argent; pour les sels de chaux , on emploie l'oxalate d'ammoniaque ; pour les sels d'alumine , le sulfate de potasse , etc. Et si la liaryte et le sel d'arj;;ent servent à doser l'acide sulfurique et l'acide chlorhydrique, ces deux acides servent réciproquement à doser, l'un la baryte, l'autre l'argent.

L'analyse qui procède par le moyen du calorique s'appelle analyse par voie sèche; celle qui procède par le moyen des réactifs sur les substances en dissolution , s'appelle analyse par voie humide. La dernière donne, en général , des résultats plus nets et plus exacts que la première ; car il y a des chances de perte surtout lorsque les substances ne sont ni complètement hxes, ni complètement volatiles , ce qui a presque toujours lieu. L'électricité est un des agents de décomposition les plus puissants ; c'est au moyen de l'électricité qu'on est arrivé à décomposer les bases alcalines et terreuses , réputées simjdes pendant fort longtemps. Néanmoins on ne se sert guère de l'électricité dans les analyses ordinaires.

ANAJ.YSE DES MINÉRAUX. — L'analyse chimique est l'ensemble des moyens propres à opérer la séparation des principes constituants des corps, et à en reconnaître la nature et les proportions. C'est en étudiant les phénomènes que les corps présentent en se combinant, cju'on est parvenu à en déterminer les principes constituants. Nous ne nous occuperons ici que de la partie de l'analyse qui s'appliijue aux minéraux; nous n'en exposerons môme que les principales notions, parce qu'un pareil travail exigerait un ouvrage particulier; il nous suffit d indiquer les moyens ])ropres à faire une analyse; nous renvoyons, pour de plus amjjles détails, au traité de chimie de M. le baron Théuard.

On connaît diverses sortes d'analyses; nous allons ènumérer les principales.

Analyse par l'électricité. — On parvient \

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