PIF
llTt
i;t''no qui s'alliiiiu' ;ui (iiiiliicl (riiuc llaiiiîni'.
3' Ou Uvù\o (ujilciiu!) (lu plomb un luiil ;uUiv inrial (cxccpti'' Toi' ou l'argi'iit) au ciiii- I Ht (II- l'air; il perd aussitôt srs [iropriiHôs luiiiiilivtîsot so translbrnic euuuo substanco piilviMulciit(>, (Ml une (ispùco (lo cciidro oudo chaux. Mu rcproïKiMl civs cendres, (pii sont lo rt'sidlal de la inort (in mctal, et eu les cliauil'aut dans (ui cr(Misel avec des crains de Iromout, on voit liient(M le uiiHal reuoilre do ses cendres et rei)renilr() sa l'oriiie et ses propri(M(^''S pr(Mui(''res. (".onclusion : leiuc'tal (pU) lo feu d('îruit est rprivifir par les j^raitis do froment et par l'action do la chaleur. N'estce pas là op('rer le uiira(lcd(j la r(''surrei'tiou sur luio i)clite échelle'.' Il n'y avait rion à objecter contre cette conclusion, puis({u'ou ignoi'ait couiplélcniont lo phùuouièue de l'oxydation et la réduction des oxydes au uioyeu du (-liarbou ou d'un corps organi(iue riche on carbone, toi que le sucre, la farine, les semences, etc.
V On calcine du plomb argentifère dans dos coupelles {Voij. ce mot) faites avec des cendres ou des os pulvérisés. Lo plomb se réduit eu cendre, il dis[)aiaît dans la substance de la coupelle, et, à la tin de l'opération, il reste au fond de la coupelle un bouton d'argent pur. Lo plomb ayant disparu sans (jue l'opérateur sût ponniuoi ni comment, quoi de plus naturel (jue de conclure (fu'il s'était transformé eu argent'.* Cette opération n'a certaincmont pas peu contribué à faire accréditer une opinion ancienne, que le [ilomb peut se trauslormer en argent.
5" On verse un acide fort sur du cuivre : le métal est attaqué, et Unit, au bout de (juelque temps, par disparaître, en donnant naissance à une liqueur verte, aussi transparente (}ue l'eau pure. (în plongeant dans cette li- <pieur une lamelle de fer, on observe que le cuivre reparaît avec son aspect ordinaire, en même temps que le fer disparaît à son tour. Quoi do plus simple que de conclure que le fer s'est transformé eu cuivre ?
Ainsi la fameuse théorie de la transmutation des métaux, adoptée par les alchimistes, est fondée sur(iucl(iucs faits réels, mais non compris et mal interprétés. Au reste, cette tliéorie, considérée au point de vue de la science d'alors, n'était pas aussi irrationnelle qu'elle nous le paraît aujourd'hui. Le |)0int de départ de tout raisonnement était l'observation et l'imitation de la nature. Les métaux étaient assimilés à de véritables êtres animés, ayant, comme les végétaux et les animaux, leur vie ]ir()[)re. Que voit-on dans la nature? des transformations. Les écrits des chimistes anciens sont pleinsd'allusions mystii(ues et allégoriques sur la germination, sur la génération, sur la transformation de la grain(3 en plante, des fleurs en fruits, etc. Faut-il donc leur en vouloir d'avoir établi la théorie de la transmutation sur mi simple phénomène d'échange ou de substitution qu'on explique ;i présont, mais (ju'il était alors impossible de comprendre de la mémo manière qu'aujourd'hui ?
Se uiO(jucr, coiume ou l'a fait, de la théorie
do la tiansmiitation, cel;i est non-seuiiMnont injuste, mais ridicuh! et absurde, il est une considération ipii devrait nous rendre extrêmement prudents et circonspects dans r.v^ jugements. La voici : si nous sonuuosà mt^mo d'apprécier rinsuliisanc(i ou la fausseté des doctrines de nos prédécesseurs, c'est grilco aux (lécouveites (jui ont été faites pendant tout l'espace iU'. temps (pii nnus on sépare, l'.t nous, ne faisons-nous pas tous les joiu's dos théiu'ios au\i[uoll(^s nous tenons probabU:nient autant (jne les anciens aux leurs? lit, à moins que le monde n(( liniss(; domain, personne, j'espère, n'a la prét(niliiin do croire que nos coiitemporidns aient donné le dernier mot do la science, et (pie coux([ui viendraient après nous n'auraient |ilus auciui fait k découvrir, aucune erreur à roclilior, aucuno théorie à redresser.
Si nous voulons juger nos prédécesseurs, il faut nous placer à leur |)oiut de vue, et bien nous garder de les condamner en les jugeant à travers lo prisme de nos connaissances actuelles. C'est avec ce principe ([u'il faut aborder l'histoire des sciences, comme du reste l'histoire en général.
Ce que nous venons de dire à propos de la transmutation dos métaux peut également s'appliquer à beaucoup d'autres théories t[ui avaient eu pour point de départ des faits réels, mais mal comiiris faute d'autres découvertes qui restaient encore à faire, et qu'il était alors pres([uc impossible de prévoir.
Ainsi,
G° Les vapeurs d'arsenic blanchissent le cuivre. Cefait, connu depuis longtemps, avait donné naissance aune multitude d'allégories obscures et d'énigmes mystiques sur le moyen de transformer le cuivre en argent. Le soufre, qui attaque les métaux, qui les noircit et les transforme en des produits ordinairement noirs, pulvérulents, était un corps tout aussi mystérieux que l'arsenic. C'est avec le soufre qu'on coagulait le mercure.
7° Lorsqu'on fait tomber le mercure en pluie Une, en le pressant à travers une peau ou un linge serré, sur du soufre fondu, on obtient une matière noire. Cette matière, chautrée dans dos vaisseaux fermés, se volatilise sans s'altérer et se transforme en une belle matière roiKjc On croirait h iieine que ces doux corps sont i(lenti([uos, si l'on ne savait lias qu'ils sont constitués exactement des mêmes éléments, de la même (pianlité de soufre et de la même ([uantité de mercin'o. Combien un phéiiomèno si étrange, qui [larait à nous, même encorii aujourd'hui, inexplicable (car le mot isoméric n'explique rien), no devait-il pas frapper l'imagination dos chimistes anciens, déjà si accessible atout ce (|ui semblait merveilleux et surnaturel? Lo noir et le rouge ne sont rien moins (lue les symboles des ténèbres et de la lumière, du mauvais et du bon principe; et la réunion du ces deux princiiios représentait, dans rordr(i moral, l'Univers-Diou, cotte idée jianthéistiipie, (pii a sans doute beaucoup contrib(i(5 à établir ce fameux principe, adopté [lar les alchimistes, ((ue tous les corps, il princiindc' \
PIE
PIE
inrnt hs métaux, ont pour éléments le soufre et le mercure.
S" Lorsqu'on analyse les substances organiques en les chauffant dans un appareil distiilatoirc , on obtient un résidu solide, des liquides qui passent à la distillation et des esprits qui se dégagent. Ces résultats venaient à l'appui de l'ancienne théorie, d'après laquelle Venu, la terre, l'air et le feti formaient les quatre éléments du monde. Le résidu solide ( charbon ) représentait la terre ; les liquides de latlislillation représentaient Veau, et les esprils Vair. Quant au feu, il était considéré tantôt comme un moyen de purification, tantôt comme l'âme ou le lien invisible de tous les corps.
Les expériences et les opérations que je viens d'indiquer et dont il serait inutile de multiplier le nombre, étaient connues depuis longtemps ; les prêtres d'Isis et le? initiés de l'ari sacré devaient avoir journellement occasion de les exécuter dans les laboratoires de leurs temples. Mais gardons-nous bien de croire que les maîtres de l'art sacré aient exposé et décrit leurs expériences , comme le ferait un professeur de nos jours. Tout était enveloppé de mystères, et leur langa'ge symbolique , qui avait probablement une grande analogie avec le langage hiéroglyphique, n'était compris que des initiés; car iJ était défendu, sous peine de mort, de révéler les mvstères aux profanes.
PIERRE MÉTÉORIQUE [aéroUthes , bolides, météorites, etc.). — Matière en masses plus ou moins volumineuses, h arêtes et angles arrontlis, garnies d'une écorce noire plus ou moins vitreuse, terne ou luisante comme ini vernis, âpre ou lisse, noire ou ridée par des stries qui divergent de différents centres et sont bornées par des arêtes plus ou moins saillantes. Cassure présentant une matière pierreuse d'un gris plus ou mo'ns foncé ; rarement homogène, mais veinée ou tachetée de dilférentes manières , et composée évidemment de diverses matières entremêlées , quelquefois solidement agrégées et coumie fondues ensemble , ailleurs présent'uit peu de cohérence , et se brisant avec facilité. On reconnaît évidemment dans le plus grand nombre des grains quelquefois des veines de matière grise, métallique, plus ou moins malléables, qui ne sont que du fer mélangé de nickel, de chrome, etc. ; dans d'autres on n'en aperçoit pas de traces , et ces mênjes métaux paraîtraient se trouver à l'état d'oxyde. On y distingue aussi diverses autres matières, niais qui sont plus di.liciles à déterminer; cepen iant >LG. Rose, en examinant avec soin la pierre de Juvenas, y areconnu: 1" des grains bruns plusou moins cristallins, qui ont olfert les caractères géomét.iques des pyroxèncs; 2° une substance blanche dont lés cristaux présentent des luacles analogues k celles de l'anorthite, du lahradorite et de l'albite. M. C. Rose, sans pouvoir l'aflirmér positivement, pense qu'elle aiipartient plutôt au lahradorite ; 3' une sulistance en lanjes jaunes , fusible en verre Hoir, atrirable h l'aimant ; h' des grains mé-
talloïdes jaune-rougeâtre, qui ont les caractères du sulfure de fer magnétique.
C'est le pyroxène et le lahradorite qui dominent dans cette pierre : aussi ressemblet-elle à certaines variétés de dolérites.
Il y a encore plusieurs autres matières que l'on n'a pas pu parvenir à reconnaître : telles sont des matières blanches, en petites aiguilles, des globules noirs à surface lisse , des globules gris striés du centre à la circonférence comme dans certains perlites , des grains vitreux jaune-vcrdâtre, des cristaux bruns cubiques d'oxyde de fer hydraté, que l'on distingue dans des pierres de diverses localités.
Il a été fait un assez grand nombre d'analyses de pierres météoriques ; mais on conçoit que ces pierres étant des mélanges de diverses substances, il devient bien diflicile de tirer parti des quantités relatives des diverses matières qu'on y a trouvées. Cependant il est à remarquer que ces analyses indiquent de très-grandes différences dans la nature des substances qui s'y trouvent mélangées, et montrent qu'il s'en faut de beaucoup qu'elles soient foutes de même espèce comme on l'a cru d'abord. En efl'et, il y a des analyses qui n'ofl'rent pas d'alumine, par conséquent , il ne peut se trouver dans la pierre ni feldspath ni orthite, albite , lahradorite, etc. La partie dominante présente des silicates raagnésiques que très-souvent on trouve à partager en silicates, et bisilicates, et par conséquent en péridot et matières du groupe pyroxénique ; mais il y a souvent des restes dont on ne sait que faire dans la discussion, et qui jettent des doutes sur le résultat du calcul.
Dans d'autres pierres, au contraire , l'alumine se trouve en quantité plus ou moins grande, en même temps que de la potasse , de la soude, etc., et on peut, en faire de l'orthose, de l'albite , du lahradorite, etc. , en même temps que du ])éridot et du pyroxène , etc. ; lorsqu'il s'y trouve du soufre, on peut toujours le coi'nbiner avec le fer pour former de la pyrite magnétique. On ]ieut remarquer aussi que les divers fragments tombés h la même époque dans les mêmes lieux ne présentent pas toujours les mêmes proportions d'éléments, ce qui tient évidemment, ici comme dans les roches, à ce que les di>erses substances ne sont pas uniformément distribuées.
Il y a bien longtemps que les chutes de lierres ont été remarquées et relatées par
es auteurs, puis([u'on en trouve des citations non équivoques c[ui remontent à douze ou quatorze siècles avant l'ère chrélieiuie. Les anciens ne paraissetit pas en avoir douté ; mais les modernes ont relégué ces faits parmi les fables jusqu'à la lin du siècle dernier. En vain des témoins oculaires parlèrent-ils des pierres du Ensisheim, tombées presque sous les yeux de l'empereur Maximilien, le 7 novembre 14-92 ; des pierres de Lucé (Sarthe) , du 1.3 septembre 17G8; des pierres de Barbiitan en Gascogne, le 24 juillet 1790 ; do Sienne en Toscane, le IG juin 1794 : ils
PIE
PIE
no]iuront vaiiicro riiirriMiiliN'-, dcvoniio ç^6ru'i'iili' ; pou s'en l'alhil (iii'nii riic j^ciK^riil rr(''rl;it,\l loi'S(iu'iin sav.iiit distiiigiii^ vint l'aire, il riiisliiiit raniioiu'c de li iliutc de pierres d(; Kéiiarèsau Bengale (l'Jd(^('eiiil)re 17!t8\ dmit il venait d'apprendre la relation en Angleterre, et qui y avait lixé iIcMinitivenient ri)|iiiiion des savants, dc^ji'i en ^cande parlie eonvainciis par celle de NS'old -dottaj^e en Yorkshire(13décenil)ro 17i)o). Ilein-eusernent qnehientAt aprèsse |>r(5senlale pliénomènode l'Aigle en Normandie, sur le(]uel on lit une enquôteassez prikise poin-qu'il ne restât plus aucun doute : la conviction devint aussi universelle i|ue l'avait été r()|)p(isiiion, et, dejiuis cette époque , plus de cinquante chutes de pierres constatées ont rendu le fait [iresque populaire.
La chute de ces pierres est généralement précédée del'apparition d'un globe enflammé, qui se meut dans l'espace avec une grande vitesse, et toujours ti une très-grande hauteur. Ces globes, après avoir brillé pendant plus ou moins de temps , éclatent tout à coup dans les parties su]iérieures de l'atmos|)liôre, peut-élrc à plus tie ilix lieues de la surface de la ten-e, avec un brLiit rju'on a comparé à de violents coups de tonnerre, à des décharges d'artillerie , qui se répète souvent plusieurs fois, et est ordinairement suivi de détonations plus faibles, multipliées, et comparables à une fusillade. Tantôt le ciel reste pur, tantôt les premières détonations sont suivies de l'apparition d'un pelit nuage au milieu duquel se passent les détonations suivantes. Les pierres tombent à la surface de la terre, et s'y enfoncent h une profondeur plus ou moins grande. Leur nombre est plus ou moins considérable, et elles couvrent un espace plus ou moins étendu. Elles arrivent brôlantes à la surface de la terre, et dégagent souvent îles vajieurs sulfin-euses au moment de leur chute. En remarquant que toutes les pierres d'une même chute, quoique grossièrement arrondies, sont évidemment anguleuses, il est impossible de douter qu'elles n'aient fait partie d'une seule masse qui s'est brisée en éclats, en fragments jikis ou moins volumineux au moment de la détonation.
Tels sont les faits. Mais quelle est l'origine de ces [«erres ? C'est ce que nous ignorons complètement, et nous n'avons à cet égard que des hypothèses. On a pensé qu'elles se formaient dans l'espace , vers les limites de notre atmosphère, ji-ir la réunion subite des matières terreuses et métalliques gazéifiées ; à cela on objecte : 1° la difiiculté de comprendre cette gazéification ; 2° le volume énorme du gaz qui devrait subitement se condenser pour produire le moindre corps solide, et par conséquent le bouleversement qu'il devrait y avoir alors dans notre atmosj)hère. On a pensé qu'elles pouvaient être lancées par les volcans de la lune, et l'on a même calculé la force de jirojection qui serait nécessaire pour les porter jusque vers la limite où l'attraction terrestre peut les entraîner sur notre globe. Mais on sait aujourd'hui que ce que l'on avait pris pour des
phénomènes volcani(pies dans la lune no sont (pie des ellels do lumière, et jiar consé- (lU(Mit la basa même dc! l'explication devient une hypothèse de plus. Jùiiin , on a iiensé (pii^ les globes do feu sources des pierres iiiét('oii([ues étaient des petites |)laiiètes, ou des fragments do planètes, circulant irrégulièrement dans l'cîspace, et qui , se ti'ouvant engag(\s dans notre atmosphère, s'y eiillamluenl, se brisent en éclats, et tombent entin loi'S([uc leur vitesse de projection est suflisamment diminuée. Cette hypothèse a du moins le mérite de ratlaclier le phénomène à celui des étoiles tombantes ou tilantes ; celles-ci seraient des corps solides du même genre, mais qui, entrant dans notre atmosphère avec une vitesse suflisante pour la traverser, ne feraient que s'enllammer en passant.
Nous n'avons parlé jusqu'ici que des pierres qui tombent à la surface de la terre ; mais la chute des matières terreuses de diverses espèces, rouges ou noires, sèches ou humides, n'est [)as un fait moins constaté ; ce phénomène paraît devoir se lier au précédent , et les pierres friables et charbonneuses d'Alais semblent être le passage aux matières tout h fait terreuses.
PIEHUES CALCAIRES. — Ce sont celles dont l'emploi est le plus fréquent , non-seulement parce qu'elles sont les plus abondantes , mais encore parce qu'elles ont en général l'avantage de se laisser tailler plus facilement que toutes les autres, et d'avoir cependant assez de ténacité pour résister à la pression , [lour conserver les arêtes , les moulures , etc. Toutes les variétés ne sont cependant pas indifféremment employées :
les unes ont trop peu do coliéronce, comme, par exemple, la craie dans le plus grand nombre de ses variétés ; plusieurs pierres calcaires grenues, simiiles ou micacées, des terrains primitifs et intermédiaires , qui ne résistent pas à la pression. Les autres, quoique ayant leurs parties parfaitement agrégées, sont trop fragiles , trop sèches , suivant le terme expressif des ouvriers; telles sont les pierres calcaires très-compactes à grains ti'ès-lins , à cassure conchoïdale ou écailleuso : ces variétés sont d'ailleurs fréquemment remplies de fissures qui diminuent leur solidité , soit cju'elles se trouvent ouvertes, soit qu'elles aient été remplies et resoudées par du calcaire spathique, qui n'a lui-même qu'une très-faible résistance.
Les pierres calcaires qui conviennent le mieu\ à l'architecture sont, eu général, les variétés compactes , h cassure inégale , plate ou irrégulièro , mate ou d'un éclat terreux, et celles qui sont formées de cocjuilles liées entre elles par un ciment demi-cristallin, demi-terreux. Ces variétés abondent surtout dans les terrains secondaires et tertiaires, dans les dépôts analogues à ceux du Jura, dans les dépôts semblables à ceux des environs de Paris. Ce sont ces formations qui ont fourni la plupart des monuments du monde civilisé, et les pierres qu'on en extrait sont souvent transportées Ji do grandes distances : les plus belles maisons d'Amsterdam sont bûties en
PIE
PIE
pierres de Schanmburg, en Hesso; on assure «me les mosquées de Constantinople sont carrel(?es avec des dalles de pierres des carrières de Prt[)enheiin, on Bavière, etc. Ce sont les pierres des formations secondaires qu'on em|>loio communément dans la partie méridionale de la Lorraine, dans la Franchet]omté, dans la Bourgogne , en Bourbonnais, sur les bords du Uhône , dans une partie de la Normandie , du Poitou , etc. Elles sont aussi très-répandues en Allemagne, et il en existe dans quelques parties de l'Angleterre.
Les pierres calcaires des terrains tertiaires sont employées particulièrement à Paris et dans plusieurs départements voisins; ce sont en très-grande partie celles qui forment la seconde assise de cette période de formalion. Les ouvriers en distinguent plusieurs variétés qui sont jiropres h tel ou tel usage, et qu'ils désignent sous les noms particuliers de 2}ierre de liais, rliquart blanc franc, pierre de roche, lambourde, etc.
On tire aussi des dépôts tertiaires des calcaires à lymnées et planorbes, qui sont d'une excellente qualité; ou a employé avec avantage des pierres de celte espèce , tirées de Cbàteau-Landon , près de Nemours, pour la construction du pont de l'Ecole-Militaire et de plusieurs autres édilices ; les environs d'Orléans sont bâtis avec des pierres semblables. Elles sont fréquemment susceptibles de poli.
On emjjloie encore en plusieurs lieux les dépôts calcaires , ou tufs , qui se rattachent aux formations les plus modernes ; il en est d'excellente qualité. Parmi celles-ci on peut citer principalement le travertin , em[)loyé en Italie , et dont se trouvent formés tous les temples antiques et la plupart des monuments modernes : c'est une pierre blanchâtre ou jaunâtre, dont il existe de vastes carrières au[irès de Tivoli et dans diti'érentes parties de la Toscane.
Il est à remarquer que la plupart des pierres calcaires doivent être employées dans les édifices, de manière à être dans la môme position que dans les carrières dont elles sont tirées ; ce qui tient à ce (jue la plus grande partie de celles qu'on trouve en couches plus ou moins épaisses sont formées de petits lits à peine sensibles , mais qui font exfolier et fendre verticalement les masses lorsqu'elles sont placées en sens contraire, ce que l'on nomme placées en de'lit. 11 n'y a que les pierres à structure très-compactes, bien homogènes , cjui forment des couches d'une grande épaisseur, qu'on puisse indistinctement placer dans tous les sens.
PIERRES CO:\IMUNES. — Il y a un grand nombre de jiierres qui sont plus ou moins agréables lorsqu'ellessont taillées et jiolies ; telles sont Vidocrase et Vépidote, qui peuvent être comparées au péridot; Vaxinite , qui se rapproche de certaines variétés de spinelle ; Véléolite verte ou rougeâtre , qui offre un chatoiement assez agréable ; le diallarjc chatoyant ; Vhyperstène , d'un bel éclat mélalli- ' que bronzé ; ['obsidienne aicnturine'e à fond vert et reflets jaunâtres; le disthène bleu;.*
certaines variétés bleues de phosphate de chaux , qui sont assez comparables au cordiérite. On jieut citer diverses variétés de calcédoine, dont la plus belle, d'une couleur bleue très-agréable, est nommée saphir ine ; la cornaline, qui otfre diverses teintes, et a été souvent recherchée pour des cachets ; les agathes herborisées ont été de mode, en bagues ou épingles, pendant quelque temps.
On emploie assez fréifueniment en parure la calcédoine chrysopase, qui présente une teinte verte assez agréable, produite par l'oxyde do nickel : les marchands ont quelquefois la précaution de la tenir dans l'eau, dont cllo s'imbibe assez facilement , pour relever la teinte verte ; ils emploient même quekiuefois des eaux colorées par les nitrates de cuivre et do fer, mais alors les pierres , en se desséchant dans les éciins, en tachent la garniture en verdâtrc.
Des pierres de très-peu de dureté , peu s'isceptibles de résister aux frottements habituels, sont cependant emjiloyées pour des objets de fantaisie : telles sont le carbonate de chaux pbreux, d'un éclat soyeux, dont on fait des plaques de ceinture ; le (jypse fibreux, dont on fait des colliers , boucles d'oreilles, etc. On a employé avec plus de succès la scole'zite fibreuse, blanche, nacrée, à fibres légèrement ondulées , entrelacées. La mésotype natrolite, dont on s'est servi pour avoir la lettre N dans les bagues hiéroglyphiques, olfre des cercles concentriques de diverses teintes jaunes ou rougeâtres. Le fluor, si varié en couleur , et employé principalement en grand , a quelquefois aussi été taillé en petites pierres, et a formé ce qu'on nomme fausse e'meraude, fausse améthiste,, fausse topaze, etc.
Plusieurs matières combustibles ont été aussi employées en bijoux. Le succin ou ambre jaune, en boules taillées à facettes, a été de mode il y a quelques années , et produisait, en collier, un effet très-agréable; il est mieux encore lorsqu'il est taillé à facettes , et il rappelle alors diverses variétés de topazes. Certaines variétés de lignites ou jayet ont été longtemps employées pour faire dès bijoux de deuil , mais sont aujourd'hui presque entièrement abandonnées. Enfin, on s'est servi jadis du sulfure de fer, connu alors sous le nom de marcassites , que l'on taillait en rose comme le diamant, et qui avait un éclat très-vif.
PIERRES LITHOGRAPHIQUES. —Une des plus belles découvertes de notre siècle est la lithographie , qui , à une économie réelle de main-d'oîuvre , joint le précieux avantage do multi|)lier le dessin original d'un artiste sans aucune altération. Les pierres dont on se sert pour cet objet sont des variétés compactes de carbonate de chaux , qui doivent être bien homogènes , sur une étendue suffisante , avoir un grain très-fin et uniforme, ôtre exemptes de veines, de fissures et s'imbiber d'eau jusqu'à un certain point. Les pierres qui réunissent plus particulièrement ces qualités sont celles des parties supérieu res do la formation jurassique ; les plus renommées sont celles de Panenheim , sur les
Ilfîl
riE
Kords ilii Diinubo, on Hnvièro ; mais nu en a niissi Innivi^ en Fr.uirc ([ui sont tic tit",sniiitiid qiialit('> , et dnnt nos ai'lisics so siT- V "it avoi' succès : telles sont piiitiniliôroiiient les pierres de CliAteaiirouK (Indre), de lîelley (Ain), do Dijon, de l'éri^niuix ; on en a uu^tno trouvt^ aux environs de Paris , dans !e ealcairo siliceux des i'ornialions d'(;au douce, et parlieulièrenu'nt dans eorlains lits de marne ((ui accompaijueiit les dépôts do jilvpse tertiaire.
PIERRKS A AK^.UISKR. — Jl se fait , dans les arts iii6eani([ues, une ^l'ando consouunation do nlati(^res minérales [lour aiguiser, affiUer les instruments tranchants , etc. Les pierres h aijjuiser sont le plus souvent dos gr(>s , qu'on tire surtout de la formation du gr^s Iiouillcr ou du grés rouge. C'est le grès rouge qui fournit la plu|Kirt des meules et des pierres à alWler, de couleur rouge, conluies sous le nom de pierres de Lorraine , et jilusieurs autres qui sont blanchâtres, verdàtres, que l'on connaît sous diirérentsnoms de localités. On fait aussi des meules avec les grés des terrains tertiaires; ce sont celles qui servent dans la grosse taillanderie , à laquelle on a même appli(|u6 les grés des environs de Paris. Eu général, tous les grès solitles, homogènes, tenaces , peuvent être et sont en effet employés h cet usage. Le grès houiller fournit la plupart des pierres grises ou noirâtres qui servent à alfùter les instruments, et que l'on connaît sous les noms de pierres à faulx , pierres querces , etc. Tantôt on y emploie immédiatement les variétés fines de ces grès , que l'on taille en prismes carrés, on forme de navette , etc. ; tantôt on les broie pour on faire une pâte que l'on moule et que l'on cuit ensuite pour leur donner le degré de dureté convenable. Ou emploie aussi , pour ces sortes de pieires, des variétés de quartz micacé, dontles particules quartzeusos sont fines et bien entremêlées avec des paillettes de mica; les calcaires micacés produisent aussi d'excellentes pierres.
La plupart de ces matières sont assez gi-ossières et ne [)euvent servir pour atl'ùter les tranchants fins, si ce n'est quelques variétés de la pierre de Lorraine , employé s par les graveurs , les tourneurs , pour alfùter leurs i)urins, leurs ciseaux ; on emploie, en général, pour les instruments lins , des variétés de schiste argileux ou des matières fines, homogènes , assez tlures , qui forment des couches subordonnées au schiste , aurjucl elles passent souvent par toutes les nuances ; telles sont la pierre à rasoirs, la pierre à lancettes , la pierre bleue dos corroyeurs , la pierre de Nuremberg ; ces dernières sont trèstendres, et no servent qu';i donner le deinier douci aux tranchants. On se sert aussi de certaines variétés de dolomieà grains fins et serrés ; telle est la nature de la pierre du Levant , qui durcit beaucoup et change entièrement de caractère par rimbibition do l'huile : certaines variétés compactes un peu siliceuses des calcaires tertiaires peuvent aussi être emplovéos avec succès.
PIERRES A p6LIR. - Toutes les matiè-
res employées à dresser, ?i polir les métaux et autres objets , sont tirées du règne minéral : ce sont tantôt des matièies solides, tantôt des niatièi'cs en poussières [ilus ou moins fines. Los grès de diverses espèces sont fr(''(pienunent em)iloyés dans ce cas, et c'est ainsi (pi'on se sert, à Oberstein , do grandes meules do grès pour taillei' les agates. Les vaiiélés fines de ces grès ou des gi'ès houillers fournissent des matières |)ropres à donner le douci, ainsi (pie le schiste argileux, qui, sous le nom de pierres à l'eau, pierres de Nuremberg onde Sonnemberg, servent à préparer les bijoux d'or au poli vif. La ponce en pierre doit être encore comptée parmi ces matières.
Les substances employées à l'état de [loussière sont d'abord les sables siliceux , les grès qu'on peut facilement broyer, et beaucoup tl'autres subslonces que l'on réduit par l'art en poudres plus ou moins fines. Ce qu'on désigne sous le nom d'emcri n'est en principe qu'une variété de corindon trèslerrugineuse, qui, à cause de sa dureté , est très-propre à préparer toutes les matières dures au poli ; mais on emploie aussi sous ce nom des sables de grenat, dezircon, qui sont communs dans quelques localités, et C[ui, étant plus durs que les sables quartzcux , sont aussi très-propres <i divers usages. La ponce est aussi fréquemment employée en poudre pour doucir les métaux, les bois, l'ivoire, etc. ; mais le silex nectique de Sainl-Oucn , près Paris , la remplace avec avantage , parce que sa poussière est beaucoup plus douce ; malheureusement cette dernière substance n'est jias assez abondante pour être employée dans les arts.
Toutes les pierres n'ayant pas un très-grand degré de dureté, comme les agates, le grenat, etc., ])euvent être taillées et polies avec les matières que nous venons do citer; mais il n'en est pas de même du diamant, et on ne peut employer pour le tailler que sa propre poussière, que l'on nnmme égrisce; on se sert , pour la préparer, de très-petits diamants et de tous ceux qui sont défectueux.
Il y a aussi des matières naliu'i'lles qu'on emploie après qu'on a donné le douci , soit pour préparer les corps au dernier poli, soit pour le leur procurer; tels sont le tripoli, le rouge d'Angleterre, etc. Le tripoli n'est quelquefois que de la nonce broyée naturellemen't, transportée, lavée par les eaux, et qui est alors d'une grande finesse : dans d'autres cas, ce sont des argiles schisteuses des dépôts de b.ouilles ou de lignites, qui ont été calcinées par l'iufianunation do ces combustibles; on en fabrique aussi artificiellement en calcinant ces mômes matières. Plusieurs espèces d'argiles fines peuvent être employées au même usage , telles sont la terre de Jlingelbach , près de d'Oberstein , qui n'est que la partie argileuse fine des dépots de grès rouge, la terre pourrie d'Anglelerre , le schiste à polir, etc. La craie bien lavée est encore employée dans plusieurs cas, et c'est elle que nous prenons pour raviver l'argenterie. Les ocres jaune.
PIE
PIE
et rouge sont aussi employés avec succès.
Quant au rouge d'Angleterre , quoique pour des usages grossiers, on emploie, sous ce nom, les ocres dont nous venons de parler, on le prépare ordinairement par la calcination du sulfate do fer , qui passe h l'état de sous-sulfate de peroxyde ou de peroxyde pur, ([u'on lave avec le plus grand soin, pour i'.uiioner ensuite au plus grand état rie ténuité; c'est, par conséquent, un produit de l'arl, et il en est de môme de la potée d'étain.
PIEUKES PRÉCIEUSES. — Indépendamment des diverses pierres dont le travail fait prescTue toute la valeur, il en est un assez grand nombre qu'on emploie journellement pour les bijoux de toute espèce, depuis ceux que demande le luxe le plus recherché, jusqu'à ceux des parures les plus modestes. Les unes sont réelii/raent des matières précieuses, ]iar suite de l'éclat dont elles sont douées, joint à une ])arl'aite limi)idité, à de vives couleurs , à une dureté considérable , à une grande rareté , qui les rend toujours d'un iji'ix très-élevé. D'autres se rapprochent seulement de celles-ci par des qualités susceptibles de plaire à l'œd , par des couleurs agréables , quelque chatoiement , mais n'en ont ni l'éclat ni la dureté , sont beaucoup plus communes, et par conséquent beaucoup moins chères.
Les pierres précieuses les plus répandues dans le commerce se rapportent à un trèspetit nombre d'espèces minérales , qui offrent chacune plusieurs variétés plus ou moins estimées : telles sont le diamanl , le corindon, Vémeraude , ]c spinelle , le rijinophane , Vopale, le péridot , la topaze , le grenat, la tourmaline, la cordiérite.latiiri/uoise, quelques variétés rares de feldspath , de quartz , etc.
Le diamant est la pierre par excellence ; sa dureté , son éclat , sa force de réfraction, qui, en décomposant la lumière, l:i fait jaillir souvent en faisceaux de mille couleurs, l'ont fait rechercher dans tous les temps , et lui mériteront toujours le premier rang. Le plus estimé est celui qui est d'une parfaite linijjidité; il perd beaucoup lorsqu'il a quelque teinte jaunâtre , comme il arrive fréquemment , et ce n'est que quand les couleurs deviennent franches et vives qu'il reprend sa valeur , et quelquefois môme une plus considérable.
Après le diamant , les pierres précieuses les plus recherchées sont diverses variétés de corindon, dont la dureté est encore excessive, l'éclat très-vif, les couleurs très-pures. Ce sont les corindons rouge {rubis oriental), bleu (saphir), blanc [saphir blanc) , jaune {topaze orientale) , iiour|)ie [amélhiste orientale), vert (émeraude orientale). Toutes ces pierres doivent être d'une teinte uniforme, ce qu'il est assez rare de rencontrer, d'une couleur bien décidée et d'un Ijeau velouté: celles qui sont d'une teinte fausse ou qui présentent plusieurs nuances perdent considéiablement de leur valeur. On emploie ordinairement les corindons isolés , et il faut qu'ils soient d'une bonne grosseur; ceux qui
sont très-petits sont à peine recherehés , si ce n'est le rubis, dont on fait des entourages. Les corindons opalisant et astérie sont encore recherchés lorsqu'ils sont beaux.
Le spinelle nous fournit encore de trèsbelles pierres, qu'on désigne sous les noms de rubis spinelle et de rubis balais ; les premiers peuvent rivaliser avec les corindons rubis, et sont également d'un prix très-élevé, qui varie suivant la teinte; ou les venrl souvent sous le nom de rubis oriental. Les seconds, d'une teinte rosâtre , rouge de vinaigre, lie de vin, sont beaucoup moins estim.és, et souvent confondus avec la topaze brûlée; on en fait cependant des parures, qui sont quelquefois encore fort chères.
L'émeraude nous offre plusieurs variétés qui sont plus ou moins recherchées. La plus belle , la plus estimée , est la variété d'un beau vert , qui nous vient du Pérou , et qui est colorée par l'oxyde de chrome. Son prix est très-élevé lorsqu'elle présente une teinte veloutée et qu'elle est sans défaut. Vaiguemarine, d'un vert bleuAlre ou bleu verdûtre, a Ijesoin d'èlre d'un assez grand volume , et a même alors peu de valeur. Les variétés qui sont d'un beau bleu de ciel foncé {béril bleu) sont beaucoup plus recherchées, et se maintiennent dans le commerce h un très-haut prix. Il y a aussi des variétés jaunes qui sont d'un assez bel effet étant polies, et qui imitent la variété de corindon dite topaze orientale; il en est d'un vert jaunâtre qu'on a quehiuefois passées pour cymophane.
Toutes ces variétés d'émeraude sont employées en parure de diverses sortes, et la belle émeraude du Pérou, entourée de diamant dont l'éclat rejaillit sur elle, est d'un elfet très-agréable.
Le cymophane, désigné sous le nom de chnjsobérU, est encore une pierre très-estiniée, lorsqu'elle est d'une belle transparence, d'une belle couleur jaune verdàtre, ou lorsqu'étant un peu laiteuse elle offre un beau chatoiement. Elle est très- recherchée au Brésil et en Angleterre, à cause de son éclat, qui rivalise avec celui du diamant.
L'opale est encore une espèce minérale qui ofl're des variétés très-recherchées, telles que Vopale irisée et l'opale de feu. La première présente de grands reflets diversement colorés, ou de petites taches qui sont comme autant de paillettes, de toutes les couleurs ; ces variétés sont toujours d'un prix trèsélevé, lorsqu'elles sont parfaites. L'opale de feu, les opales chatoyante, laiteuse, qui sont quelquefois emplové'cs, ont beaucoup moins de valeur; il eu est de môme des primes d'opale, qu'on n'emploie guère qu'en boites.
La topaze, plus commune que la plupart des pierres dont nous venons de parler, est cependant très-fréquemment employée, mais pour des parures moins recherchées. Les plus esliniéi's sont les topazes roses; mais on leur donne quelcj-uefois artificiellement cette couleur, en les faisant chauffer lentement; elles sont alors a'une moindre valeur, quoique toujours assez élevée; ce sont les
PIE
PIE
nsG
varitHt^s jaune roussAli-f (jui sont empîoyc^'s pmu' ci'llo (iptVatioii. Les topazes d'un jaiino l>iM', orangé, sont encore tr^s-rechereliées ; \ii'nnent ensuite les to|)azes bleues, (ptijus- (|u'iii ont peu de valeur, tpioicin'elles présentent (le eliaruiantes pierres, hien plus é( latantes <pu'le bérilbleu.Il en est de même de la tO|iaze bianehe, (jue l'on n'emiiloie guère qu'en pierre isolée, en épingles ou bagues, et pour imiter le diamant.
Le grenat ollrc peu de variétés qui soient d'une grande valeur. Celles i[u'on trouve le l)lus communément et cpii présentent des teintes rouges diverses, ([ue l'on taille en lierles, en cabochons, et dont on a l'ait anciennement des colliers, sont très-peu estimées. Il n'y d que celles d'un beau violet velouté, qui porte le nom de grenat syrien, qui soient d'un prix élevé. Les pierres qu'on désigne dans le commerce sous le nom d'hyacinthe, sont aussi fort clières, lorsqu'elles sont parfaites ; elles ont une teinte cannelle, d'un beau velouté. On emploie cependant assez fréquemment des grenats d'une moindre valeur qu'on désigne souvent sous le nom do grenats de Bohême, ou pijrope.
Le zircon, qu'on désigne aussi sous les noms da jargon, d'hyacinthe, mais avec lequel on a confondu le grenat essonite, est une pierre de peu d'ell'et, d'un éclat gras, un peu adamanteux, et dont on a substitué autrefois les variétés blanches au diamant.
Le peVidof mériterait d'être plus estimé; c'est une pierre vert-pré, très-agréable lorsqu'elle est bien taillée, qui produit un joli etl'et avec entourage de diamant.
La tourmaline olfre peu de variétés qu'on puisse employer avantageusement; on en taille cependant au Brésil beaucoup de verdâtres et bleuûtres, que l'on monte en bagues, en épingles, mais qui sont réellement de peu d'effet ; il y a f.ertaines variétés d'un vertpré, qui imitent assez le péridot, mais qui ne le valent pas. La variété verte du Saint- Gothard est assez jolie, et imite certaines aigues-marines ou bérils. La rubellite est la seule pierre de ce groupe qui puisse être employée avec succès lorsqu'elle est bien choisie. 11 en est d'une teinte rouge, analogue à celle du rubis, qui est extrêmement recherchée, et qui est d'un très-grand prix, lorsqii'elle est parfaite, parce qu'il est extrèmemciit rare de la trouver exempte de glaces. On l'a vendue quelquefois sous le nom de rubis, et à des prix très-élevés.
La cordiérite, sous le nom dasaphir d'eau, nous olfre une pierre bleu-viokltre, peu estimée, parce qu'elle a peu d'éclat, et est rarement de couleurs uniformes ; une de ces l)ierres, de 10 lignes sur 8 \, n'a été vendue que 160 fr. Il y a une variété scintillante.
Les turquoises, quoique peu dures, sont encore des pierres très-recherchées, par l'agrément de leur teinte, et que l'on monte fiéquemment avec des entourages de diamant ou de rubis. Sa couleur bleu-verd;Ure se marie très-bien avec toutes les pierres, et sied ]iarfaitement ; elle est fort estimée, et se maintient toujours à des prix très-élevés,
qui varient suivant la beauté do la (einle.
Le feldspath nous olfre particulièrement deux variétés fort recherchées dans la joaillerie. L'une est aveiMurinée, et|)résente une multitude de [loints scititillants, Jaune d'or ou rouge.Ures ; elle est connue sous le nom (le pierre de soleil : son prix est loujoui's très-élevé. L'autre variété est désignée sous le nom do. pierre de lune, parce (pi'elle offre un chatoiement d'un blanc bleuiMrc, d'une teinte douce ;elle est aussi très-estimée lors- (pi'elle est ]iarfaite.
Le ijuartz, parmi toutes les variétés de couleur qu'il nous présente, ne fournit cependant qu'une seule pierre de quelque valeur, qu'on emploie bahituelh^ment dans la bijouterie ; c'est le quartz améthyste, qui est très-estimé lorsque, sous une bonne grandeur, il olfre une belle teinte de violet velouté, bien uniforme : ces pierres de teinte foncée uniforme sont rares, et sont toujours montées isolément ; on préfère pour les parures les améthystes claires, qui sont plus communes, monis chères, mais dont l'elfet est ici plus agréable ; elles se marient parfaitement avec l'or. L'œil de chat, que l'on regarde encore connue un quartz chatoyant, est aussi une pierre fort rare, d'un assez grand prix lorsqu'elle est de bonne dimension. Les variétés innombrables de ([uartz coloré, dont les unes, de diverses teintesjaunes imitant la topaze, d'autres le cymophane, l'aigue-marine, l'hyacinthe, etc., sont aussi fréquemment em[iioyées : on fait, surtout avec les premières, des parures qui sont fort jolies à l'œil, quoique ces pierres aient moins d'éclat c{ue les topazes ; on les emploie beaucoup en cachets, en pierres de ceinture, de diadème.