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La"^ plupart des métaux nobles sont réduits par les sels ferreux et stanneux; ces derniers se convertissent en sels ferriquesou sianniques, aux dépens de l'oxygène et de l'acide du métal noble, qui se précipite ainsi à l'état de poudre métallique. Les sels ferreux ont sur les sels stanneux l'avantagé que .racide»ferrique produit reste dissous dans l'acide avec lequel le métal réduit se trouvait combiné, de sorte que le précipité est (1 u métal pur, tandis que l'oxyde stannique, qui est peu soluble dans les acides, se précipite souvent avec le métal réduit. 11 arrive fréquemment que des métaux dilliciles à réduire de leurs dissolutions dans les acides sont au contraire très-faciles à retirer de leurs dissolutions dans les alcalis : c'est ce qui arrive, par exemple, au tungstène et à rétain. Mais pour cela il faut que le métal précipitant puisse, à l'état d'oxycle, se dissoudre dans l'alcali.
Lorsqu'un métal se précipite sur un autre, le premier s'étend à la surface du dernier, sous forme d'une couche mince, et aumême instant commence entre les deux métaux une action électrique dans la(juelle celui qui réduit est toujours h l'état positif et celui qui se trouve réduit, à l'état négatif. Ce dernier continue dès lors à s'accumuler de plus en plus sur l'autre, soit en flocons peu serrés, soit en groupes dendritiques de cristaux, taudis que le second métal se dissout sur d'autres [loints. Ce phénomène a soulevé naguère la question de savoir si les affinités chimiques et l'électricité ne seraient point identiques, d'aulant plus qu'examinant les choses de plus près, il a été reconnu que les affinités chimiques n'entrent jamais en jeu sans que l'équilibre de l'électricité soit troublé. La décharge de la pile électrique exerce une action do réduction sur les corps dissous dans l'eau à travers laquelle elle s'opère ; or nousprotitons souvent de cette force pour réduire des métaux. Nous ne connaissons point encore fd'allinité dont l'électricité ne triomphe, quoique les degrés élevés d'affinité exigent une action plus énergique de la part de cette dernière. Plus un corps a d'affinité pour l'oxygène, et plus il faut que sa dissolution soit concentrée, sans quoi la force de la décharge électrique se perd par la décomposition de l'eau. Ainsi, par exemple, la potasse humectée est décomposée par l'électricité, tandis que sa dissolution étendue ne l'est point. L'alumine, l'acide silicique, l'oxyde cérique et plusieurs autres ne peuveUt point être réduits [lar la pile électrique, parce qu'ils sont absolument insolubles dans l'eau; et lorsqu'ils sont dissous dans des acides ou dans un alcali, la pile exerce son action sur le dissolvant et sur la combinaison saline. Moins un corps est soluble dans l'eau, comme sont, par exemple, les terres alcalines, et plus la décharge électrique doit avoir d'intensité; c'est-h-dire plus le nombre des paires composant la pile doit être considérable, parce qu'elle n'agit sur le corps dissous quepar un excès de ce qui est o'nployé àja
décomposition de l'eau ; la plupart des métaux proprement dits sont réduits très-facilement, même par des piles électriques faibles, et le métal réduit prend la forme de cristaux, qui sont d'autant plus réguliers, que la réduction se fait avec plus de lenteur.
Enfin, plusieurs métaux nobles sont réduits aussi par la lumière solaire. Dans un flacon de verre qui contient une dissolution neutre d'or, et qui est exposé aux rayons du soleil, la surface et le côté tourné vers la lumière se couvrent intérieurement d'une pellicule d'or, dont l'épaisseur augmente peu à |ieu. Berzelius a émis la conjecture que cette propriété de la lumière dépend peut-être d'une action électrique, attendu que l'électricité et la lumière se montrent partout ensemble.
Lorsque les métaux s'oxydent, ils se combinent plus ou moins intimement avec l'oxygène, ce qui occasionne une élévation plus ou moins considérable de la température. Moins l'affinité d'un corps pour l'oxygène est grande, moins il se dégage de calorique pendant sa combinaison avec cette substance ; de sorte que quand un autre corps lui enlève l'oxygène, par l'effet d'une affinité plus puissante, il trouve encore une certaine quantité de calorique h en dégager. L'azote est peut-être le corps qui a le moins d'affinité pour l'oxygène, qu'il absorbe avec presque tout son calorique; aussi tous les corps qui brûlent aux dépens du nitre fondant donnent-ils avec lui autant de chaleur qu'ils en produiraient dans le gaz oxygène. Au contraire, le potassium est le corps qui a le plus d affinité pour l'oxygène; de manière qu'il s'oxyde aux dépens de la plui)art des corps oxydés, en donnant lieu à un dégagement de la chaleur, qui produit quelquefois les phénomènes de la combustion la plus vive. La quantité d'oxygène qui fait passer un mêlai de son premier à son second degré d'oxydation, n'a ordinairement pas perdu autant de calorique que celle qui était contenue dans le premier degré d'oxydation. De là vient que le potassium se convertit en potasse, avec dégagement de lumière, aux dépens, par exemple, des oxydes ferrique et manganique, tandis qu'au contraire il réduit les oxydes ferreux et manganeux sans rougir.
La dift'érence d'afOnité avec laquelle les métaux retiennent les diverses proportions d'oxygène qui constituent leurs difl'érents degrés d'oxydation, n'a pas encore été étudiée d'une manière spéciale. Tout ce que l'expérience nous apprend, c'est que l'affinité la plus énergique entie les éléments n'agit ni au maximum ni au minimum d'oxydation. Les sous-oxydes se convertissent pour la plupart, à la moindre occasion, en métal et en oxyde d'un degié supérieur. Los suroxydes et quelques oxydes se réduisent également avec beaucoup de facilité en oxygène et en oxyde d'un degré inférieur. C'est j donc à peu près dans le milieu que l'aflinité déploie le jilus d'énergie.
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RÉr.IMl' ALIMRNI'AIRK. Emploi dm végétaux ou (les ftiiineu.r, des légumes et des fruits. — Entre les aliineiils plactVsaii iiK^no rang sous le rapport de. leur dij^estihilité, couv qui vieiiiioiit de végétaux sont prescjuo toujours de digestion plus lente que eeux que Ton tire des animaux ; cependant, la digestion des végétaux peut être également faoile, quoique moins |iromple, et, lors(}u'on les digère bien, ils doivent géni'ralenient s'employer en jilus grande (luanlilé (jue les substances animales, iiarce qu'ils fournissent une nourriture ([ui tempère davantage, ex- [)i)se moins aux maladies, iiroloiige l'existence, et doinie au caractère plus de douceur.
On reproche ^ tort aux végétaux de nuire au dév(^lo|)peuient des forces, puisqu'on tous pays ils sont les principaux aliments de la classe laborieuse et livrée h des travaux pénibles. Comme autre preuve de leur succès h titre de fortifiants, nous dirons que, chez les Grecs et chez les anciens en g('néral, les athlètes parvenaient à une plus grande vigueur en se nourrissant de végétaux et s'abstenant de vin. (Voyez Hi/giène du professeur Rostan, Introd., p. 2i.) Mais nous devons dire aussi cjue les végétaux de la Grèce et des pays méridionaux sont plus subs;antiels que ceux de nos contrées.
Chez les divers peuples, les farineux composent les aliments les plus usités; on les regarde avec raison comme des plus favorables à l'entretien et à l'accroissement de toutes les parties du corps.
L'usage des légumes est fort salubre: ils sont plus nutritifs lorsqu'on les prépare avec quelques substances animales.
Quant aux fruits, on doit les employer avec certaine réserve et s'assurer qu'ils réussissent ; il ne faudrait pas, sans motifs particuliers, en faire sa principale nourriture. Il est bon d'en manger peu à la fois, et presque toujours avec le pain.
On appelle communément crudités les légumes et les fruits que l'on mange crus. Les crudités sont, en général, difficiles à digérer, et, lors même qu'on les choisit parmi les végétaux les plus digestibles, elles conviennent peu aux personnes délicates.