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suites et que la fécondation de la terre labourable réclame. Qu'on donne à l'agriculture française de l'eau pour arroser ses prairies et dés canaux pour transporter ses produits à bas prix, et elle pourra faire à bon marché tout ce que réclament les besoins de la France.
« En résumé, dans la nature, rien ne se crée, rien ne so perd; tous les phénomènes que nous voyons se passer à la surface de la terre dans les êtres organisés sont dus à des combinaisons qui se font, à des combinaisons qui se défont. La plante fabrique les aliments de l'animal dans les procédés de sa propre existence ; elle rend à l'atmosphère l'oxygène que l'animal consomme, dont il tire parti pour brûler et détruire ce qu'elle avait créé; les produits de l'a combustion qui s'opère dans l'animal sont, à leur tour, les aliments de la plante.
« Les principes les plus généraux de la statique cliimirjue des êtres organisés se réduisent donc à dire : l'animal est un appareil de combustion; la plante est un appareil (le réduction. Ce théorème que j'ai énoncé depuis plusieurs années, une fois établi, rien n'était plus facile, pour un chimiste intelligent, que d'en tirer toutes les conséquences qui en découlent logiquement, et que la pratique a, dès longtemps , reconnues et classées pour la plupart. »
STAUROLITE. Voy. Staurotide.
STAUROTIDE (de cTu\ip6;, croix ; synon., croisetle, (jranatite , pierre de croix, schorl cruciforme, staurolite). — Couleur rouge avec plus ou moins de translucidité , ou i)rune, noirâtre et opaque. — Infusible, ou très-difficilement fusible en scorie noire.
La staurotide ne s'est encore rencontrée que disséminée, d'une part dans le micaschite, de l'autre dans le schiste argileux. Dans quelques cas (Bretagne), les cristaux sont détachés de ces roches et accumulés dans les terres ou sur les bords des ruisseaux. Dans tous les lieux cette substance est accompagnée de grenats ; au Saint-Gothard elle est en même temps avec le disthène, auquel elle paraît ressembler sous le rapport de la composition.
STÉAUIQUE (acide), de (tt£««, suif. — Cet acide est un des résultats de la saiionification du suif et des graisses. 11 a été découvert par M. Chevreul.
STÉATITE ylalc-sléatile, craie de /iriançon). — Les stéatites, à cause de leur oncttiosité , sont employées en poudre pour adoucir le frottement des machines dont les rouages sont en l)ois ; ce sont les mêmes matières qu'on emploie pour faire glisser les bottes. Les tailleurs s'en servent en morceaux ])our tracer la coupe des habits, et c'est dans ce genre d'emploi que la matière est surtout désignée sous le nom de craie de B iançon, du nom du lieu d'où on la tire particulièrement.
STIBINE {stibium, antimoine). — Quoique peu abondante dans la nature, cette matière, <pii n'est que de l'antimoine sulfuré , se trouve cependant assez communément. Elle
est exploitée pour en tirer l'antimoine qui entre dans quelques alliages, notamment dans celui des caractères d'imprimerie {Voy. Antimoine), et qui sert à la préparation du kermès, de l'émétique, etc. On fait entrer le sulfure naturel dans la composition des crayons communs de mine de plomb.
STIPIÏË (houille sèche ou maigre ; hoxnlle limoneuse). — Matière noire, opaque, ten dre, s'allumant et brûlant avec plus ou moins de facilité, avec flamme, fumée noire, odeur bitumineuse et souvent fétide. Se ramollissant, se gonflant {dus ou moins pendant la combustion, mais de manière à ce que les morceaux prennent peu d'adhérence entre eux. Donnant , lorsqu'elle a cessé de flamber, un charbon celaileux peu dur, mat, à surfact rugueuse. — Donnant è la distillation des matières bitumineuses, de l'eau, des gaz , de l'ammoniaque et un résidu charbonneux qui ne prend qu'imparfaitement la forme du vase distillatoire.
On 'ne trouve guère dans les dépôts de houille des substances qui aient les caractères que nous venons de donner aux slipites. Ces matières ne commencent à se montrer que dans le grès bigarré. On les retrouve plus haut dans les marnes irisées» dans les grès du lias, dans la partie inférieure de la formation jurassique. — Ces matières forment en général des couches, ou des amas couchés, entre des bancs de matières solides qui les renferment de toutes parts, et ils ne donnent pas, comme la 'louille, l'idée de dépôts formés dans des bassins préexistants.
Les matières arénacées qui avoisinent les couches de stipites renferment aussi beaucoup de débris végétaux. On y trouve encore des fougères ; mais les espèces sont dilférentes de celles qu'on trouve dans le terrain houiller. On commence h y trouver des débris de plantes de l'a familledes conifprej, dont le terrain houiller est jusqu'ici dépourvu ; enfin, dans les couches de la partie inférieure du Jura, on commence à trouver des débris de plantes de la famille des cycadées , dont la présence a fourni à M. Brongniart la dénomination de stipite, d'après l'expression stipe par laquelle on désigne les tiges des cycas.
Les stijiites peuvent servir è beaucoup des usages auxquels on emploie la houille ; il n'y a réellement qu'à la forge de maréclial qu'ils sont beaucoup moins propres, parce que les fragments ne s'aglutinent pas aussi bien entre eux. Cependant ces combustibles ont jjartout une giande défaveur, et l'on préfère souvent faire venir de la houille à grands frais que de se servir des dépôts que l'on, a sous la main : il est probable qu'il y a en cela beaucoup de préjugés.
STORAX LIQUIDE [styrax liquida). — Il en existe de deux espèces : l'une s écoule des incisions qu'on pratique dans le liquidambar scyraci/lua, arbre qui croît en Virginie et au Mexique ; l'autre se retire également par incision de Vatlingia excelsa, qui croit à la Cochinchine, à Java et dans d'au-
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très coiilrc^es des liulos oricnlalns. Lo storav provi'iuuit des liuk's occidontalos est jaime-routîo cl devient roiigo-briiii, |)ics(]uo noir avec le teui|is. 11 a une odeui' trèsagréable, pailieipant îi la luis de celle de la vanille et do celle tie l'ambre, et une saveur artiuiatiiiue, brillante. 11 a la môuie consistani'e que la térébenthine tic Venise, et est «rdinan'cineut nièlé avec l'écorco pulvérisée de l'arbre qui le fournit. Il contient de l'acide benzoique. Avec le tcuqjs, il devient assez dur pom- qu'on puisse le réduire en {loudre. On en rencontre rarement dans le connnerco européen. Lo storax des Indes orientales a une odeur de vanille forte et moins agréable ; il est gris-vcrd;Ure ou gris cendré, et a une saveur amure, acre. Honastre rapporte qu'ayant conservé pendant longtemps de la teinture de storax, il a obtenu des cristaux d'un cor|)s particulier, auquel il a donné le nom de stijrucine. — Le storax est employé en médecine, mais trèssouvent il est falsifié avec d'autres corps.
STRAS. VûlJ. PlERKES PRÉCIEUSES ARTIFI- CIELLES.
STRONTIUM (de Strontian, en Ecosse, où ce minéral a été trouvé pour la première fois). — L'oxyde de ce métal, désigné d'abord sous le nom de stronliane, a été pendant longtemps regardé comme un corps simple et rangé au nombre des terres. On ne Fa considéré comme un oxyde métallique avec la baryte qu'après la découverte de la composition de la potasse et de la soude
Les dilférentes tentatives qu'on a faites pour isoler ce métal, en soumettant son oxyde à l'action d'une forte pile galvanique, en ont à peine fourni pour étudier toutes ses propriétés ; de manière que son histoire est aussi incomplète que celle du barium, avec lequel il a beaucoup d'analogie par les j)ropriétés des composés qu'il forme.
La strontiane ou oxyde de strontium existe en assez grande quantité dans certains pays ; mais elle s'y rencontre toujours à l'état de combinaison avec les acides sulfurique et carbonique.
Les combinaisons naturelles de cet oxyde, confondues d'abord avec celles de la baryte, en ont été distinguées par les docteurs Crawford et Hope, et surtout par Klaprotli qui l'isola en 1793 et lui reconnut des propriétés particulières.
La strontiane combinée k l'acide sulfuriquea été rencontrée depuis en Finance, eu très-grande quantité ; ce minéral existe en masses considérables dans les montagnes de Montmartre et Méiiilmonlant, i)rès Paris ; il y est mêlé avec une certaine quantité de sous-carbonate de chaux.
Strontiane (oxyde de strontium). — Le strontium ne se combine que dans une seule proportion avec l'oxygèue et produit le composé qui a d'abord été connu sous le nom de strontiane.
L'eau, à la température ordinaire, ne peut dissoudre que -^ de cet oxyde; cette,solution claire et limpide verdit le sirop do violettes 'et ramène au blanc le tournesol rougi ; elle