‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 279 sur 354 · SUB · texte numérisé non relu

SUB

SCS

STRYCHNIQUE (acide). Voy. Igosuriquë,

STUC Voy. Sulfate nE chaux.

SUBLIMÉ CORROSIF. Voy. Mercure, denlochlorure.

SUBSTANCE LIGNEUSE. Voy. Plantes, leur fompositioii.

SUBSTANCES VÉGÉTALES, leurs 'propriétés GÉNÉRALES Ichim. organ.) — Les jirincipes immédiats des végétaux sont solides ou liquides à la température ordinaire: un grand nombre d'entre eux peuvent être obtenus sous forme cristalline et régulière; en général , ils présentent des propriétés physiques très-variables.

Par l'application d'une chaleur modérée, certaines matières végétales, comme l'alcool, l'éthcr, l'acide benzoique, le camphre, les huiles essentielles, etc., peuvent se volatiliser sans altération ; d'autres, comme l'acide citrique , ne peuvent se volatiliser qu'en partie, tandis que le reste subit une décomposition. Mais un très -grand nombre de principes organiques se décomposent sous l'intluence de laclialeur, et ceux mômes qui sont volatils ne peuvent résister à une haute température.

Pour étudier l'action de la chaleur sur un principe immédiat, on introduit celui-ci dans une cornue de grès que l'on place dans le laboratoire d'un fourneau à réverbère; le col de cette cornue communique, au moyen d'une allonge, avec un récipient tubulé, qui se termine lui-même par un tube recourbé, lequel va se rendre sous des cloches pleines d'eau et renversées. On chauffe modérément, et la décomposition a lieu au-dessous de la chaleur rouge, si toutefois la matière est décomposable. Ce phénomène se manifeste par un dégagement de gaz qui va se rendre sous la cloche pleine d'eau, et par la formation de vapeurs blanches qui viennent se condenser dans le récipient. Il reste ordinairement du charbon dans la cornue quand la matière sur laquelle on a expérimenté était solide et sèche. Ainsi, quand on distille une matière végétale, comme le bois, le sucre, les gommes, etc., on obtient trois sortes de iiroduits, un produit solide, un liquide et l'autre gazeux.

Le produit solide qui reste dans la cornue se trouve être, comme nous l'avons déjà dit, du charbon mélangé quelquefois avec des résidus terreux. Ce charbon est brillant, gris funcé, diflicile à incinérer quand la matière qui l'a produit a pu entrer en fusion; il est noir, tres-])oreux, et conserve la forme de la substance distillée quand celle-ci n'a pu être fondue. Le produit liquide qui se condense dans le récipient est d'abord limpide et presque.incolore ; bientôt il brunit, s'épaissit et laisse déposer sur les parois une matière noirâtre, qui ressemble à de la poix; sa consistance augmente de plus en plus, et le mélange de ces différents produits donne naissance îi une masse brunâtre, très-épaisse, qui est formée d'un liquide huileux, mélangé avec une liqueur aqueuse. Cette liqueur aqueuse est transparente et peu co- 'orée; elle réoand une odeur infecte et se

trouve composée d'eau, d'acide acétique, , -d'huile pyrogénée et d'une espèce de gou- 1^ dron qui lui donne son odeur. Certaines ■' substances fournissent encore d'autres pro- ' duits : ainsi le ligneux donne de l'esprit ' pyroligneux ; les acétates produisent de l'esprit pyroacétique ; les benzoates, de la benzone ; les matières azotées, les produits annnoniacaux qui rendent la liqueur alcaline. Ce dernier caractère permet de reconnaître facilement si une matière organique contient de l'azote au nombre de ses éléments.

Le produit gazeux qui se rend dans la cloche terminant l'appareil est formé d'acide carbonique, d'oxyde de carbone, de carbure d'hydrogène , et quelquefois d'hydrogène pur. Tous ces gaz ne se forment pas à la même époque de l'opération, comme on peut facilement s'en rendre compte. Ils entraînent toujours avec eux une certaine quantité d'huile pyrogénée, qui leur communique une odeur fétide, qui les rend plus inflammables, et leur donne la propriété de brûler avec une flamme blanche et brillante, lors même qu'ils ne contiennent aue fort peu d'hydrogène bicarboné.

Les résultats varient suivant la composition des corps que l'on soumet à l'action de la chaleur. Ceux qui contiennent une grande proportion d'oxygène fournissent, en se décomposant, beaucoup d'eau, d'acides carbonique et acétique ; ceux qui sont très-hydrogénés fournissent beaucoup d'huile , de matières goudronneuses et de gaz hydrogène carboné. 11 est évident que la nature des produits liquides de la décomposition varie, comme les produits gazeux, aux différentes époques de la distillation, et cela par des motifs tout semblables. Dans tout ce que nous venons de dire, nous avons supposé qu'on faisait agir la chaleur sur les substances végétales à Vabri de l'air ; car, lorsqu'on les chauffe au contact de ce gaz, les produits sont différents par l'action de l'oxygène qui est contenu dans l'air. Cet oxygène vient s'ajouter à celui du principe immédiat, et fait changer la nature des produits ; ainsi, telle substance qui eût donné une girande quantité de gaz ou de liquides hydrogénés, si on l'eût distillée en vases clos, pourra, au contact de l'air, ne fournir par sa combustion que de l'eau et de l'acide carbonique. Si la chaleur est assez forte et qu'il y ait assez d'oxygène, les produits de la décompositioa s'enflamment ; dans le cas contraire , une partie de ces produits se dégage sous forme d'une vapeur blanchâtre que l'on désigne sous le nom de fumée ; celle-ci se condense sur les corps froids, et forme alors ce qu'où appelle la suie.

Il n'y a qu'un petit nombre de métalloïdes qui aient de l'action sur les principes organisés des végétaux à la température ordinaire ; ce sont le chlore, le brome et l'iode, '' qui agissent par leur affinité pour l'hydro gène et décomposent la plupart des matières végétales. Cette action est surtout manifeste - lorsque la substance est naturellement colo

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