‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 297 sur 354 · TOI · texte numérisé non relu

TOI

d'un ancien dieu Scandinave (Thor), le thorium existe à VéUxl d'oxy le combiné h l'flcide siliciqii'', et mêlé à de (letites quantités d'oxydes de fer, de manganèse, de calcium, et des traces d'oxydes d'étain et de plomb; l'oxyde de tiiorium forme les 57/00.

Oxyde de thorium. — Cet oxyde est en poudre blanche, qui a une très-grande densité si on l'a fortement calcinée, car s i pesanteur spécilique se rpproche alor? de celle du proloxide de plomb, et est é^ale à 9.i02. Il est infusibl', insoluble dans les acides lorsq;u'il est déshydraté.

THRIDACE [lactucanum). — On l'obtient en incisant la tij^e de la laitue, à l'époque de la tloraison, recuedlant ie suc qui s'en écoule sur une toile de coton, et. exprimant celle-ci, dès qu'elle en est imbibée, dans une petite quantité d'eau ; en abandonnant cette eau à l'évaporation spontanée, dans un vase plat et à un endroit sec, la thridaee se durcit et se prend en un extrait brun et fragile, d'une saveur amère.

La thridaee est employée en médecine.

Elle produit L's mêmes effets narcotiques que Topiuin, sans olfnr aucun des inconvéni nts que présente l'usage de lojium. Un médecin am ricain, nommé Coxe, fut le premier qui dirigea, il y a peu d3 tem|)s, l'attention di'S médecins sur cette substance. Par le procédé indiqué plus haut, on n'en obtient que peu, et il revient très-cher ; on a donc proposé d'employer d'autres mélhodes par lesquelles on ï'oblient à meilleur compte, mais moins pur. Probart coupe la tige de la laitue au-dessus de la racine, peu de temps après qu'elle a fleuri, il en détache les feuilles et les sommités, il ouvre les branches épaisses et la tige, il enlève le tissu cellulaire aqueux, puis il découpe les parties corticales qui contiennent les vaisseaux chargés de suc laiteux; il les fait bouillir avec de l'eau, et il évapore la décoction jusqu'à consistance d'extrait. Caventou exprime toute la plante et réduit le suc jusqu'à consistance d'extrait. Quelques auteurs désignent par le nom de thr.dacium le résidu obtenu par l'évaporation du suc exprimé, et |iar le nom de lactucarium le suc laiteux desséché qui s'écoule de la plante incisée.

TIMvAl. Yoy. BoRvx.

TITANE. — Ce nom rappelle celui des Titans, ouvrier- de Vulcain, travaillant dans les forges d ■ l'Etna. Ce métal a été trouvé, en 1791 et 1795, par Grégor et Klaprolli , dans deux minéraux ditférents. Le premier de ces chimistes l'a rencontré dans un minéral du comté dj Cornouailles, et le second dans un minéral désigné par les minéralogistes sous le nom de schrol rouge.

Les propriétés du titane, à l'état de pureté, n'ont été que peu étudiées; comme il est très-infusible, on n'a pu l'obtenir réuni en une seule masse. On sait qu'il a une cou'eur rouge, analogue à celle du cuivre, qu'il est cassant, et qu'il s'oxyde lorsqu'on le chaulfe à l'air. Il est susceptible de se combiner en deux proportions avec l'oxygène ; le peroxyde de ce métal joue le rÀle

d'un acide, ce qui lui a fait donner le nom d'acide litanique. Il se rencontre dans la nature uni à plusieu''s autres oxydes.

Les composés sont sans importance

TOILES MÉTALLIQUES. — Toutes les fois que les gaz qui brûlent avec flamme éprouvent un certain refroidissement par u le cause quelconque, ils cessent d'être lumineux. Les corps métalliques agissent ainsi sur les flammes ; ils absorbent assez de calorique pour faire cesser à l'instant la combustion. En effet, Humphry Davy a constaté que la flamme ne peut passer, à la température ordinaire, à travers une toile meta liqua très-serrée. Ce tissu refroidit le gaz qui le traverse, de manière à réduire sa température au-dessous du degré où la lumière est produite. C'est ce qu'on observe très-bien en abaissant une toile métallique sur une flamme quelconque ; celle-ci ne traverse point la toile, et on aperçoit à travers cette dernière un cône tronqué de lumière, dont l'axe et les parties environnantes sont obscurs, et dont les bords évasés sont seuls éclairés. Si l'on approche une chandelle allumée un peu au-dessus de la toile, le gaz qui passe à travers ses mailles s'enflamme aus-itôt, preuve que le métjl lui enlève beaucoup de sa chaleur et le ramène à une température où il n'est plus lumineux.

Dans la même place, au-dessus de la toile où la main n'éprouve qu'une température douce, on est promptement brûlé si l'on retire la toile. Si deux feuilles de papier sont attachées aux deux faces opposées d'une toile métallique, on pourra allumer et brûler complètement l'une d'elles, sans que l'autre éprouve aucun dommage, quelle que soit d'ailleurs la situation horizontale, verticale ou inclinée de la toile.

La diminution de température qu'éprouve une flamme par la superposition d'une gaze métallique est proportionnelle à la petitesse des ouvertures du tissu et à la masse du métal. De sorte qu'une toile métallique peu serrée laisse passer la flamme qu'une toile plus serrée intercepte complètement. Plus les flammes sont chaudes, plus le tissu doit avoir des mailles petites pour les arrêter. C'est ainsi qu'une toile de cent ouvertures par centimètre carré intercepte, à la température ordinaire, la flamme d'une lampe à esprit-de-vin, mais non celle de l'hydrogène, et dès qu'elle aura été fortement chauflée, elle laissera passer la flamme de la larape. Une toile qui, chauffée au rouge, n'arrête pas la flamme de l'hydrogène, arrête encore celle de l'hydrogène bicarboné. Enfin, une toile échauffée qui communiquerait l'explosion k un mélange d'air et d'hydrogène bicarboné, ne permettrait pas celle d'un mélange d'air et de gaz inflammable des mines de charbon de terre (hydrogène carboné) qui, par bonheur, est le moins combustible des gaz inflammables connus.

Ces observations de sir Humphry Davy démontrent donc, de la manière la plus satisfaisante, que si la flamme est interceptée par les tissus solides, perméables à la lu-

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