‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 298 sur 354 · TOI · texte numérisé non relu

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niière ot à l'iiir, ii'la dépend , non d'une cause incoiuiue et mystérieuse, mais siiu- |)lenient de leurs pouvoirs refroidissaiils.

Ces principes, (pii dans les mains de beaucoup d'hommes eussent été stériles, soûl devenus, dans cflk's de l'homme de yénie dont je viens de eitiT le nom, d'une imuveilleuse fécondité. 11 a eom|)ris .'i l'instant tout le parti (pi'on en pouvait tirer [lour réclairaf:;e îles mnies de houille où rinflannnalio'i du arisoti est la eause de si allreuses et de si l'réquenles catastrophes. S'ap|)uyanl de ses expériences sur l'imperméabilité des gazes métalliques à la tlannne, Davy prévoit qu'en entourant d'une toile métallique i^ petites ouvertuies la lampe nrdi'>8ire des mineurs, celle-ci ne déterminera plus rev|ilosion du mélange détonant (jui se forme dans les galeries souterraines. Le gaz qui s'introduira dans l'intérieur de la cage métalliciue y prendra bien feu, mais la llamnie ne pourra jamais se coramurnquer au dehors : elle s'éteindra en traversant la toile, puiscjue celleci jouit de la propriété de refroidir les gaz échauffés et de les abaisser au-dessous de la tenqiérature où ils sont lumineux. L'expéritm.e contirme bientôt les prévisions du chimiste anglais, et d'un instrument dangereux Davy fait un moyen de salut pour l'imprudent mineur, qui trouve dans sa nouvelle lampe un indicateur des dangers qui l'entourent et un guide inotfensif qui lui permet de traverser impunément les parties de la mine où naguère il eût trouvé la mort.

Une autre app ication non moins brillante qu'utile du principe que nous venons de développer est due au chevalier Aldini, physicien italien. Elle consiste dans un appareil propre à garantir les pompiers de laction des tlamnies dans les incendies.

Cet appareil préservateur se compose de deux vêtements : l'un en tissu épais d'amiante ou de laine rendue incombustible au moyen d'une dissolution saline ; l'autre en toile métallique de fil de fer, recouvrant le premier. Le pompier, revêtu de ces d ux tissus, peut supporter pendant un certain temps l'action des llanmîes sans en ressentir les funestes etf ts, puisque le tissu métallique extérieur refroidit ces tlammi'S , ainsi que je vous l'ai démontré tout à l'heure, et que l'amiante ou la laine ne transmet que très-faiblement la chaleur, en raison de sa faible conductibilité.

On acquiert facilement la preuve de l'intluence des tissus de métal et d'amiante pour préserver de l'action des ilammes , en revêtant la main d'un gant d'amiante et la renfermant dans une enveloppe de tissu métallique. On peut alors tenir pendant quelque temps des barres de métal rougies, (les bois enllammés ou en braise ; on peut plonger la main dans la flamme de l'esprit-de-viu jusqu'à ce que l'enveloppe métalli(iue rougisse fortement , sans ressent, r de lu-ùlure; cependa t l'amiante finit par s'écliaufl'er tellem nt,que son contact devient in.^npportable, et l'on ne saurait trop lot s'en débarrasser.

*■ Le tissu métallique, en refroidissant Ja llamme,. s'échauffe |irogressivement et proportionnelli'uieiit à la durée (!e son contact avt'c elle. Poiiréviter cet int'onvéniinit, Aldini a imaginé de placer humi'diateuienl au-dessous de ce tissu métalli(pie un autre tissu épais et faiblement conducteur, afin d'empêcher l'arrivée de la chaleur jus(pi'n la suiface du coips. Il a songé à utiliser dans ce cas rincombustibililé (f(! l'amiante, (pi'il est parvenu à réduire en fils très-fins, dont il a pu ensuiti' iaire des tissus de laine im- ))régnés de substances salines. Dans cet état ces tissus ne prennent plus feu, se calcinent sans pro|)ager la comlnistion, et ne se laissent pénétrer que lentement parla chaleur, comme Gay-Lussac l'a fait connaître le ]iremier. Ainsi , le vêtement en lil de fer, qui seul serait inefficace pour garantir le coi-ps de l'action de l.i chaleur, complète , avec le vêtement d'amiante ou de laine préparée, un abri im[)énétiable iiendanl un temps qui doit suffire aux manajuvres du pomp er.

Armé de ces deux enveloppes, Aldini s'est exposé le |>remier au contact des flammes les plus ardentes; et, encouragées par son exemple, beaucoup de |)ersonn. s ont répété ses curieuses expériences, toujours avec un ég^l succès. Les essais faits par ce vénérable physicien, plus que septuagénaire, h Milan, à Florence , à Genève, avaient déjà prouvé l'edicacité de ses appareils, lorsqu'à la fin de 1829 il es! venu lui-même h Paris les soumettre au jugement de l'Institut et du Conseil de sali. h ité. Ces deux corporations savantes ont publié des rapports extrêmement favorables.

Dans sa séance publique du 26 juillet IMU, l'Institut a donné à Aldmi une somme de 8000 francs à titre de récompei se. La Société d'encouragement de Paris lui a offert aussi une mé laille d'or de iiremière classe. La Société royale de Londres lui a décerné la grande médaille de Neptune.

Aldnii ne s'est pas contenté de pourvoira la sûreté îles pompiers, qui partout exposent leur vie avec tant de coura^,e et de désintéressement, il a songé aussi'à diminuer les chances d'incendie. Une grande partie de ceux-ci sont dus à la négligence et à l'incurie des per>onnes qui portent une cliandelle ou une lanterne ouverte ou sans verre dans les lieux contenant des matièies coinbuslibles.

Le philanthrope italien a imaginé d'envelopper d'un tissu métallique à petites ouvertures les lanternes ordinaires , et, par ce moyen, il a fait disparaître ce qu'elles pouvaient présenter de dangereux. En effet, une pareille lanterne peut être placée sur un tas de foin , en êti e entourée ; des brins de paille peuvent même y pénétrer et prendre feu, sans que la combustion s" {)roj)age, en vei'lu du [)iiuvoir refroidissant du tissu métallique qui l'entoure.

Les lai. ternes en f r-blanc , garnies de corne onde verre, écUi rcnt fort mal, comme on sait, et d'un seul côté. Les lanternes d'AU

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