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htiuve, vl pai'ticulièreuieiU dans ceux oh lu
bois iiiauciiiL' oiilit'iuiiK'iit, coiniuo, pur cxciii- (ilc, dans kl llulluiuli', cjui , privéo ilu ci'lto iiiipoi'laiitu pinJuiUiiii , serait absuluiiii'ul iuliabilobio. On peut l'tMiipluj or à iiicsquc tous Il'S usuiit'.s aii\i[ia'ls It; buis |i(iunail servir ; pour lo ciiaiillago dans liiilcriOLir dos appuiU'uiL'nls , oïl cllu produit un l'eu (jui Il est pus sans agrcuunil ; dans les ateliers , pour toutes les upéialious où Ton a besoin de cliaull'er, d'éva|Hirer , poui' la cuisson de la cliau.v, dos brupies, des tuiles, etc. Ou a luémo tenté plusieurs l'ois de l'employer brutu dans les l'ouderies; mais les essais ont eu général assez mal réussi.
« Ou carbonise aussi la tourbe dans des fourneaux construits exprès, et (pii permettent de récolter divers produits dont on a vanlé remploi dans la teinture; elle donne un cliarbim leyer dont on peut se servir à la cuisine , dans une l'oule d'opérations où lo cliurboii et la biaise pourraient être employés; on s'en ost même servi avec succès pour la fusion et l'allinage des métaux , et l'on assure que, bleu préparé , le charbon t[ue l'on obtient [leut donner autant do chaleur que le meilleur charbon de bois.
« L anlhiacUe , la houille, la plupai't des lignites , s'exploitent (pielquel'ois à ciel ouvert, par tranchées plus ou moins considérables, et le plus souvent par puits et galeries , au moyeu desquels ou va les chercher quelquefois a do grandes profondeurs ; mais 1 exploitaliou de la tourbe est beaucoup plus facile, et ne demande qu'un peu do raisonnement i)Our être fa. te avec tous les avantages que comportent les diverses localités , avec le moins de frais possible , et en conservant le plus d'étendue aux terrains où elle se trouve. Lorsque la surface est desséchée et couverte de végétation, on enlève d'abord à la bêche le limon ou la terre végétale; quand elle est couverte d'eau ou l'assecho autant que possible par des canaux d'écoulement disposés convenablement, et qui peuvent même servir ensuite au transport de la tourbe [lar bateaux.
« La première tourbe étant , comme nous l'avons dit, grossière et de mauvaise qualité, est encore enlevée avec la bêche, cl on en forme do grands parallélipipèdes qu'on met sécher à part; elle est veudue ii très-bon marché, ou livrée aux ouvriers. Lorsqu'on est parvenu à la tourbe compacte, on emploie uuo bêche particulière, nommée louclut aux eiiviroûs d'Amiens, et qui présente sur le côté une aile tranchante, placée à angle droit, de manière à ce qu'on peut couper la tourbe de deux côtés à la fois. On enlève par ce moyen des parallélipipèdes qui ont la largeur et la hauteur du for de la bêche , c'est-à-dire dix à douze pouces de longueur sur cinq à six de largeur et d'épaisseur. Ou emploie aussi des espèces de boites, traiichaules à la partie inférieure , et garnies intérieurement de lames tranchantes qui la divisent on compartiments. Ou laisse tomber cette caisse do haut, comme un mouton, daus la masse de tourbe, et à chaque
coup elle rapporte un grand parallélipipêdo divisé en plus [lelits. L'avantage de cet instruiuont est de pouvoir servir encore à d'assez grandes prot'oudeurs.
« Lors(pi'oii employant le louchet on est parvenu au point que l'eau m- [leiit plus être épuisée, on a recours à la diaijuc, uu pelle de tôle creuse, percée de trous, lixéo à angle aigu sur un long manche, ([uo l'ouvrier, placé sur les Ijords de la fosse ou dans un bateau, promène au fond. Apres l'emploi de la drague on fait encore! usage d'un sac de toile claire, dont l'ouvei turo est adaptée à un cercle bxéà uu long manche. Ou ramasse par ce moyen toutes les paicolles de tourbe qui peuvent nager dans les eaux.
« Après avoir été tirée de son gitc, la tourbe doit être séchée aussi complélement que possible, ce que l'on fait en raugeuiit les paralléli|)i(ièdesextraitslesuiis .-urles autres, do manière à ce cpie l'air puisse facilement circuler entre eux. Ces [jarallélqiipêues éprouvent alors un retrait plus ou moins considérable: [il us le retrait est fort, meilleure est la tourbe. La matière qui est tout à fait en bouillie est jetée et étendue sur le terrain environnant, jus(|u'à ce qu'elle ait acquis une consistance suUisante ; on la divise ensuite en parallélipiiiêdes, ou bien on la coml)i-iiue fortement dans des moules, ce qui lui uorine une quai. té supérieure, en rassemblant sous le même volume plus de parties combustibles. Les tourbes ainsi comprimées sont souvent très-compactes, et préseulent même quelquefois la cassure conclioulale avec l'éclat résineux. En Hollande on moule el on comprime presque toute la tourbe où les végétaux sont sullisaiument décomposés; on réduit même en bouillie les punies iiui ont nalurellemeiit de la solidité, [lour les pétrir ensuite. Ces tourbes comprimées forment d'excellents combustibles, qui produisent une très-grande chaleur, et peuvent être employées jusqu'à un certain point dans les fonderies ; le charbon qu'on en obtient par la carbonisation est lui-même trés-cumpacle, et ne le cède en rien au meilleur charbon de bois.
« Comme la tourbe retient l'eau avec une très-grande force, on l'a employée jiour rendre des digues imperméables ; pour cela il faut construire deux murs espacés l'un de l'autre , et remplir l'intervalle do tourbes Ijicn tâssécs. w
TOURMALINE [schorl électrique, sibérUe, aphrisite, aimant de Ceylan, apyritc, daourite et lyncurium des anciens). — ^ C est a la tourmaline qu'appartiennent Vémeraude du Brésil, la tourmaline brtine de Ceylan, la tourmaline rouge du Brésil, celle qui est rouye violet ou sibérite, le pcridot de Ceylan, la tourmaline de la province de Massacliure, les vertes et bleues de la même province.
La tourmaline se trouve, avec les roches primitives,dans du gneiss, du schiste micacé, du schiste talqucux, à Ava, en Sibérie, dans l'Ile do Ceylan, en Moravie, en Bohème, etc. Elle se présente en concrétions prismatiques, en morceaux roulés, mais j)lus souvent ea