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cristaux dont la forme primitive est un rhom- DOide de 133° 26. Ses formes secondaires sont le prisme iiexaèdre rc^gulier, l'enni'aèdre et le dodécaèdre- Ce minéral a l'asp-^ct et la cassure vitreux, plus dur que l'amphibole et moins dur que le quarts! ; tous les cristaux ont un poli brillant, tantôt un aspect vitreux; ils sont plus généralement transparents que translucides; mais cette transparence dilTère suivant qu'on examine la tourm dine placée entre rœil et la lumière, parallèlement ou [)erpendiculiirement à l'axe. Dans le premier cas, elle est opaque; dans le second, transparente. Ce caractère ne se rencontre dans aucune autre pierre ; il n'est pas même commun à toutes les tourmalines. Ce minéral développs par le froltem 'Ul, l'électricité vitrée ; par l'actiou du calorique, il manifeste à une extrémité cette même électricité, et à l'autre l'électricité résineuse. Ces propriétés sont surtout bien évidentes dans les variétés brune et roug^' hyacinthe ; au chalumeau il donne un émail vésiculaire d'un blanc grisâtre. Poi Is s;ii'citique de 3 h-i,k.
« E/fcls particuliers de la lumière réfractée dans certaines tourmalines, par M. Hidy. — Si nous nous bornons d'abord à considérer la marche des rayons qui pénètrent la tourmaline, abstraction faite de la double réfraction, nous trouverons que plusieurs des pierres qui lui appartiennent présentent, relativement h leur transparence, une particularité dont la cause est encore inconnue. J'ai des fragments détachés de divers cristaux de cette espèce, surtout de ceux du Brésil, que j'ai mis sous la forme de cylindres dont la hauteur est plus petite que l'épaisse ir. Parmi ces cylindres, quelques-uns sont tian<iparents quand on dirige le rayon visuel parallèlement à l'épaisseur, et opu|ues quand il est parallèle à la longueur ; en .sorte que les rayons sont transmis dans le premier cas et absorbés dans le deuxième. Un de ces cylindres a 3 millimètres de hauteur sur 7 millimètres d'épaisseur, c'est-à-dire plus du double de la hauteur. Mais cet effet n'est pas général, et d'autres cylindres sont transparents dans les deux sens. Il résulte de ce môme elfet que les tourmalines qui le présentent doivent être taillées de piéférence, de manière que la table soit située parallèlement à l'axe de leur forme primitive pour qu'elle s'otfre à l'œil dans le sens où leur transparence a vécu.
«Un autre jihénomène qu'otl'rent certaines tourmalines et qui dépend de la double réfraction, consiste en ce que, quand on regarde une épingle par deux faces opposées sur une de ces pierres, on voit distinctement une première image de cette épingle, et, un peu en arrière de celle-ci, une deuxième image qui paraît comme une ombre, quelquelois môme elle est sensiblement nulle. Le soir, il l'aide de la flaiume d'une bougie, les deux images sont presque égales en intensité. » (Blondeau.)
Les variétés rouges de tourmaline sont recherchées pour la joaillerie, lorsqu'elles sont transparentes, d'une belle teinte, et
exemptes de glaces et de fibres, toutes qualités qui sont très-rares, qui la rendent d'un prix très-élevé, et mettent cette pierre au niveau du rul)is. On taille beaucoup au Brésil les variétés verte et bleue, qu'on emploie beaucou[) en Angleterre; mais ce sont des pierres qui par leur teinte foncée et sombre ne produisent aucun effet.
TODRNESOL. Voy. Couleurs végétales, I IV.
TRANSPIRATION. — On appelle ainsi le fluide exhalé du sang par la peau et qui se dégage sous deux états : 1° à létat de vapeur et d'une manière insensible ; 2° sous forme d'i n liquide qui apparaît k la surface du corps en gouttelettes ; il porte alors le nom de sueur.
Fluide de la transpiration insensible. — On se jirocure celte partie volatile de la sécrétion de la peau en condensant, dans un long manchon de verre bouché, la vapeur qui s'exale d'une partie quelconque du corps, et prenant la ]irécaution de ne po nt la faire toucher à la piroi'du vase de verre, qu'on refroidit extérieurement jjar l'application de l'eau froide ou de la glace. Le docteur Anselmino, qui a soumis le fluide ainsi obtenu à l'analyse, lui a reconnu les caractères suivants:
Ce fluide est limpide, inodore, insipide, neutre, imputrescible. Quand on a pris tout le soin pour l'avoir pur, il n'est formé que d'eau contenant des traces d'acide carbonique ; dans le cas contraire, où la partie du corps de laquelle on a condensé ce fluide a touché la paroi du vase, il est odorant, contient une petite quantité des éléments de la sueur.
Suivant le docteur Anselmino, la transpiration des individus atteints de scarlatine, de syphilis, de dartres, etc., est de la môme nature que celle de l'homme en état de santé. Chez les femmes en couch>'S, elle contient une grande quaniité d'acide acétique.
Fluide de la transpiration sensible, ou sueur. — Ce liquide peut être facilement extrait, sur la surface du corps, soit en recouvrant celui-ci de tissus de laine absorbants, soit à l'aide d'épongés fines. Il est incolore, un peu trouble, rougit la teinture de tournesol, d'une saveur salée et d'une odeur varialile.
Rerzelius et Thénard, qui ont analysé ce fluide particulier à différentes époques sur l'homme, l'o'it trouvé formé d'une grande quaniité d'eau, d'un peu d'acide acétique et lactique, de chlorure de sodium et de polassium, d'une matière animale, de phosphate terreux et d'une trace d'oxyde de fer.
C'est à la présence de l'urée dans la sueur que celle-ci doit la propriété de se putréfier facilement, et de tacher le linge qui s'en trouve imfirégné. C'est à l'acide acétique lib e qu' lie contient qu'il faut attiibuer son action surcertuincîs élod'es teintes. Indépendamment des substances que nous avons signulées dans la sueur, il existe i)Our cliaque espèce d'animal un jirincipe volatil, odorant, particuliei', sur la nature duquel on n'a eu*