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MINÉRAUX

AZOTATE DE POTASSE. Voy. Nrrni;.

AZOTATE HYDRIQUE. Voy. Azotique

{acide).

AZOTR (nilrogène; alcali gène ; septone; air vicié: mofette atmosphérique). — C'est Vair phhxjistiqHé de Prieslley. (luyton de Morveau substitua à ce nom celui' iVazote (d « [iriv. otÇon, vie), désignant ainsi une des propriétés négatives de ce gaz, celle d'être incapable d'entretenir la vie.

L'histoire de sa découverte, due k un jeune médecin anglais, est assez curieuse pour que nous la fassions connaître. Ruterfort, afin de couronner ses études médicales, dans la fameuse université d'Oxford , se chargea de soutenir une thèse sur différents phénomènes de la vie, et particulièrement sur la respiration des animaux. Il fit donc respirer un oiseau sous une cloche remplie d'air. Il remarqua alors que sa res])iration dovenait deplusenplus gênée, et qu'il finissait par i)érir. Il le retira pour le remplacer par un autre , puis par un troisième, etc. 11 remarqua alors que le gaz restant sous la cloche devenait de plus en plus pernicieux , et qu'il arrivait une époque où l'animal obligé de le respirer périssait dans très-peu de temps. Il examina cet air particulier, et il reconnut non-seulement qu'il était incapable d'entretenir la vie des animaux, mais qu'il ne pouvait, en outre, entretenir la combustion des corps.

L'azote est un gaz un peu plus léger que l'air; sa densité est 0,9760. Un litre de ce gaz à 0% et sous la pression de 0 ", 76, pèse un gramme 2674. C'est un fluide élastique permanent. Il est complètement inodore, insipide, incolore. Son pouvoir réfringent est 1,010. Il est peu solubledans l'eau. 100 litres d'eau dissolvent 1 litres 4 d'azote. — Bien durèrent de l'oxygène, qui se combine facilement avec la plujiart des autres corps simples, l'azote ne se combine avec aucun corps par voie directe. Il se distingue de l'oxygène par des propriétés négatives, quoiqu'il soit le congénère de ce gaz dans la constitution de l'air atmosphéri(iue. L'azote se combine à l'état de gaz naissant, c'est-à-dire au moment où il se dégage d'un corfjs en décomposition, avec l'hydrogène pour produire de l'ammoniaque, avec le carbone pour former le cyanogène, avec l'oxygène en diU'érentes proportions pour former une série de composés acides ou indifférents. L'azote, comme l'acide carboniq: c, éteuit les cor['s en combustion; mais il se distingue de ce dernier en ce qu'il ne rougit pas la t inture de tournesol, qu'il ne précipite pts l'eau de chaux, et qu'il a une de'isilé moins grande. Il est if-respi.able comuje rh,,diogèiie , et comme ce dernier il produit l'aSiihyxio, non pas : 11 détruisant les tissus, mais i-n privant la respiration do .son aliment indispensable.' On a cru, itcndant quelque temps, que la

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sfliig ansornait du niirogène clans la rnspiratioii, mais des expériences plus exactes, qui ont élé faites depuis, ont renversé cette opinion. Allen et Pepys ont constaté, dans leurs expériences sur la respiration des cochons d Inde au milieu d'une atmosphère de gaz hydrogène et de gaz nitrogène, qu"il s'exluilc du nitrogène du sang, et (lue celui (pi'on obtient ainsi dépasse quelquefois le volume de l'animal. Dulong et IJ.-spretz ont fait voir depuis que, durant la respiration ordinaire dans l'air atmosphérique, le sang exhale toujours du nitrogène, hien qu'en petite quantité.

L'azote existe dans l'air à l'état de liberté. H existe à l'état de combinaison dans l'ammoniaque, dans l'acide nitrique, dans presque toutes les substances animales et dans un grand nombre de substances végétales, telles que la farine {gluten), les alcalis végétaux, comme la quinine, la morphine, la strychnine, etc. En enlevant à l'air l'oxygène, on obtient pour résidu l'azote. 11 y a différents moyens d'enlever cet oxygène; 1° avec le phosphore qu'on brûle Sdus une cloche conlenant de l'air atmosphérique. Il se produit des vapeurs blanches et épaisses d'acide phosphorique qui se dissolvent dans l'eau. L'eau monte au-dessus de son niveau, à mesure que l'oxygène est absorbé. L'azote qui reste est mêlé d'un peu d'acide carbonir[!ie, qu'on enlève facilement au moyen de la potasse caustique ; 2° avec la limaille de fer, chauffée au rouge dans un tube de porcelaine. L'air qu'on y fait arriver perd son oxygène, qui se porte sur le fer pour l'oxyder; et l'azote ]iout être recueilli sous l'eau il l'autre extrémité du tube; 3' avec l'hydro- , gène (lam|>e des iihilosophes ), qu'on enflamme sous une cloche contenant de l'air; le gaz qui reste est de l'azote, mêlé d'un [leu d'acide carbonique. Pour avoir l'azote |)arfaitement pur, on remplit un long tube de verre avec parties égales de chlore et d'ammoniaque; on l'agite un peu en tenant les deux extrémités du tube hermétiquement fermées. Bientôt l'azote se dégage, pour venir occuper la partie supérieure du tube. Dans cetteaclion le chlore décompose une partie de l'ammoniaque (N H'), pour former, avec l'hydrogène de celle-ci, de l'acide chlorhydrique, qui, h son tour, se porte sur une ammoniaque non décomposée pour former du chlorhydrate d'ammoniaque. L'azote de l'ammoniaque décomposée se dégage. La formule de 1 azote est : N. (nitror/êne) ou Az'=:177,036 (2 atomi's)=l équivalent. On se sert quelquefois de l'azote pour foimer des atmosphères artiticielles, lorsqu'on veut opérer sur des corps qui [)ourraient se dénaturer dans l'air atmosphérique.

L'azote peut s'unir en différentes proportionsavec l'oxygène, mais jamais directement en mélangeant ces deux gaz. Néaiunoins im peut, en soumettant leur mélange à l'action l)rolongée d'une série d'étincelles électriques, en opérer la combinaison dans certains rapports, comme l'ont observé Priestley et Cavendisn.

On connaît aujourd'hui cinq composés d'azote et d'oxygène. Parmi ces combinaisons, il y a deux oxydes et trois acides. Tous CCS composés sont remarquables par le rapport simple qui existe entre leurs éléments.

Ces cinq composés, rangés ci-dessous dans l'ordre inverse de leur quantité d'oxygène, ont reçu les noms suivants :

1° Protoxyde d'azote ;

2° Deutoxyde d'azote ;

3' Acide hypoazoleux, ou azoteux;

4° Acide azoteux ou hypoazotique;

5° Acide azotique.

Acide nitrique ou azotique. Yoy. Azotique.

Protoxyde d'azote. — Le protoxyde d'azote est incolore, inodore, d'une saveur légèrement sucrée, d'une densité de 1,5269, et capable de seliquélier sous une forte pression. Il entretient la combustion que l'air atmosphérique excite; il rallume môme les bougies qui présentent quelques points en ignition , quoique ne contenant qu'un demi- t volume d'oxygène : sous ce rapport il dilfèro de l'oxygène, en ce qu'il ne fait pas entendre, comme le gaz, une petite explosion au moment môme où le corps allumé pénètre dans l'éprouvette, et en ce que l'action n'est pas aussi vive. Jouissant de la propriété d'allumer les bougies, on s'est demandé si ce gaz pourrait entretenir la vie des animaux. Les essais tentés dans ce sens ont constaté que, dans cette circonstance, il n'agissait pas comme l'oxygène, et qu'il donnait au contraire la mort aux animaux qui le respiraient. Cependant il n'agit pas comme poison, mais comme asphyxiant. Davy, Tennant et plusieurs autres chimistes anglais , ont avancé (jue le système nerveux était fortement agile lorsqu'on respirait ce gaz quel quesnnnutes. D'après eux, le gaz détermine d'abord du vertige, du tournoiement, puis, comme le calé, de l'agitation, et eniin un besoin de rire tout à fait irrésistible. Des expériences nombreuses faites en France , pour constater ces faits, n'ont mené à aucun résultat dans le sens des chimistes anglais; chez nous on a toujours éprouvé un malaise et un commencement d'asphyxie , et non cette excitation du cerveau qui procurait aux chimistes anglais une si grande volupté.

Voici sur ce point le sentiment de Berzélius :

« Les animaux et les hommes qui respirent ce gaz éprouvent une saveur douceâtre, particulière et agréable, qui semble remplir tous les poumons. Quand il est exempt d'air atmosphérique, et qu'avant de le respirer on a bien vidé les poumons d'air, on tombe dans une sorte d'ivresse agréable , qui dure une ou deux minutes, et qui disparaît sans laisser de suites fâcheuses. L'expérience se fait au moyen d'une bourse en baudruche, garnie d'un tube assez large, qu'on tient dans la bouche, et jiar lequel on inspire et expire successivement le gaz, après s'être fermé les narines. Le volume du gaz diminue rapidement dans cette opération , et , de trois à quatre pintes, il ne reste que quelques pouces cubes au bout d'une minute. L'ivresse peut

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fillor .jusiin'à la iiorlo do cniiiinissininr', lois- (|u'(iii |ii()lon;j;(^ li('aucou|i rius|iii;ili()ii. Du l'oslc, iiti n'a |ias obscrvô (|iu' le tJ,a/. excir.U d'iiilUR'iico WcIr'Usc sur la saiilô, et les iiicunvt'iiiciits (lui! cortaiiis oxiu'riiiirnlali'ur.s ont éprouvés de sa part, tenaient à du chlore, (lui s'y trouve niélé lorscpi'on s"est servi u'un sel impur pour le |iré|)arer, ou h du u,az oxyde nitrique, ([ui peut s"y trouver aussi, soît quand la elialoiir a été tro|) forte pendant sa préparation, soit quand le sel contenait du nitrate ar^entique ou cuivrique. Dans tous les cas, il faut, avant de se livrei' aux expériences inspiratoires, introduire une'pctite (|uantilé do y;az dans le |)ouiuon, jiour s'assurer s'il est exempt do (;hlore ou do f<az oxyde nitrique, dont la ]irésenco se décèl(! sur-le-cliauq) par vui scntiuienl désagréable, «r.-lpreté ou même de sull'ocation dans la tradiée-arlère. En génér-al, on tloit [)oser on princi|)e (ju'il ne faut ]ias rcs|)irerun gaz (jui n'est point jiur dès l'origine, attendu que jamais on n'est certain de le purilier assez, par les lavages, pour qu'il soit ]iossil)le de le i-os[)irer sans inconvénient. La i)ropriété qu'il a lie causer livresse lui a fait imposer le nom de gaz hiluriunl. Il est dissous par le sang, au- , quel il comrauinque une couleur purpuiine. »

Ce gaz a été découvert, en 177G, par Priostley, chimiste anglais; ilaété riihjet de nouvelles recherches de la part de Berthollet et de MM. Davy et Gay-Lussac. Quelques essais, tentés en 1832, par Sérullas avec la solution aqueuse de i)rotoxyde d'azote sur huit cholériques froids et cyanoses, auxquels on lit boire, dans cinq à six heures, do 3 à 4 ■ litres de cotte solution édulcorée avec du sirop, ont démontré ipie chez ces malades , la chaleur s'est rétablie peu à peu, et cjne la cyanose a aussi successivement disparu.

(Séance du 16 mars. Académie des sciences.)

Azoture d'hydrogène. Foî/. Ammoniaque. '

Chlorure d'azote. Voy. ces mots à l'article ' Chlore.

Jodure d'azote. — Lorsque ce composé est sec, il détonne avec violence par le plus petit frottement. La chute du papier qui en est recouvert sutlit pour déterminer son explosion. Il détonne souvent spontanément. ■:

Azoture de carbonne. Voy. Cyanogène.

Acide hydrocyanique. Voy. Hydrocyanique (acidti).

AZOTE, son assimilation par les racines des plantes. Voy. Nutrition di:s plantes.

AZOTIDE DE CHLORE ( chlorure d'azote; chtoride nitreux). — Composé liquide, d'une couleur fauve, d'une odeur piquante, particulière. Il est si peu stable, cpi'il se décompose déjà à la température de 3° ; sa décomposition est accompagnée d'une explosion terrible. Comme les deux éléments de ce corps sont des tluides élastiques (chlore et azote) très-condensés, on conçoit que leur séparation doit avoir pour eifet une détonation violente et souvent dangereuse. Aussi faut-il manipuler ce corps avec une grande dextérité , et se mettre h l'abri du danger d'être blessé. Le chlorure d'azote ne parait jouer ni le rôle d'acide ni celui de

base. Des rpiaidité-s minimes de phosphore , il'huih^ grasse, d'oxyde df. plond', île suelin , produisent une détonation violente, (piand on les met en contni^t avec le chhjruro d'azote : l'a/.oto (!t le chlore reprennent leur état élasti([ue.

Ce corps , si dangereux ?i manier, a été découvert parDulong, en 1812.

La facilili' avec laipu'lh; le chloi'ide nitreux iiroduit explosion fait (pie toutes les ex|i('rien((>s (pi'on entreprend sur ce com- ])osé sont fort dangereuses, et qu'on ne doit s'y livrer qu'avec les précautions les plus sévères , telles que celles d'entourer les ajipareils d'un grillage en lil de fer, do se coiivi'ir le visage d'un niascpie de verre , etc. L'étude do ce corps attira un mal d'yeux grave à Dulong, l'auteiu- de sa découverte , (pii eut on outre les doigts mutilés ; et Davy, (pii se livra ensuite au même genre de recherclies , fut blessé à Tceil par une exphjsion inopinée. La manière la ])Ius simple et la moins dang(!reuso do démontrer la force explosive de cette substance , consiste à en laisser tomber une goutte sur un morceau de papier gris , qu'on approche ensuite rapidement d'une bougie allumée ; l'explosion se fait avec un bruit plus fort que celui d'un coup de pistolet. Si l'on veut , au contraire , rendre sensibles les elTets violents qui peuvent résulter de là , on n'a qu'à mettre dans une tasse à café propre un peu de chlorido nitreux couvert d'une légère couche d'eau ,. placer la tasse à terre sur une planche libre,, et toucher ensuite le chloriJe , soit avec un fer chaud , soit avec une baguette trempées dans l'huile d'olive : l'eau se trouve de suite lancée de tous c(*)tés, et la jortion de la tasse sur laquelle reposait le chlorido, eaîoucéô profondément dans le bois.

AZOTIQUE (acide); syn. acide mtrique; eau-forte ; esprit de nitre ; acide du salpêtre . azotate hydrique ( Baudrimont). — Cet acide, fut découvert, suivant les uns, par Gebor, au ix" siècle, suivant d'autres , en 1223 , par Raymond Lulle , en distillant un mélange d'argile et d'azotate de potasse. Tel fut aussi pendant longtemps le procédé que l'on suivit pour oljtenir Veau-forte du commerce- Le résidu de cette opération , lavé , mélangé avec les débris des cornues (cuines) de grès, se vendait sous le nom de ciment d'eauforte. La décomposition incomplète du nitre,. la décomposition et la ijei'tc d'une grande partie de l'acide mis en hberté , rendaient alors sa préparation dispendieuse. On a remplacé cette méthode par celle que nous allons décrire. Cavendish a reconnu le ]iremier les |)rincipcs constituants de l'acide azotiipu'-., Davy, Dalton, Gay-Lussac et plusieurs autres chimistes ont complété son élude.

Etal naturel. — L'acide azoti(]uc, de laéma que les (iilférents acides énergiques ..ne se rencontre qu'exceptionnelleiuent à l'état de liberté dans la nature; on le conçoit;, puisqu'il s'empare des bases mêmes cotubiné(!S avec divers acides , et peut agir ainsi , notanmient sur les carhcnates, si généralemenL répandus. Sa tendance a s'unir avec la po ;

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tasse , la soudo , la chaux et la magnésie , à l'état de porosité dans lequel se trouvent les substances qui contiennent ces bases, paraissent être au nombre des causes de la formation de cet acide au moyen de ses éléments (azote et oxygène), constitutifs de l'atmosphère ; ailleurs, l'azote naissant ou en combinaisons instables, mis en présence de l'oxygène de l'air pendant les altérations des déjections et des débris des animaux, concourt à la prodiiclion des matériaux salpêtres. Ces réactions snéciales rencontrent des conditions favorables dans les enduits humides ou poreux, en plâtre mêlé de calcaire , des étables , écuries , caves , celliers et sous le sol des villes populeuses. Une source incessante d'acide a/iotique vient des commotions électriques qui éclatent en |)résence des vapeurs aqueuses dans l'atmosphère ; c'est ce qui explique la présence de l'azotale d'ammoniaque dans les eaux pluviales. Cette circonstance peut contribuer à dévelo;)per la fertilité du sol et la richesse en matières azotées des productions végétales dans certaines contrées où les orages sont fréquents. On sait , en effet, qu'une série d'étincelles électriques , môme dans les petits appareils dont nous pouvons disposer, suffit pour opérer la combinaison de l'azote de l'air avec l'oxygène.

Dans plusieurs pays chauds , notamment dans les grandes Indes et en Egypte , le nitrate de potasse se forme , en quantités cunsidérables, à la petite profondeur du sol où l'humidité se conserve; les pluies et l'évaporation l'amènent en eftloresceuces ou crotites cristallines à la superficie. Pour l'extraire, il suffit de lessiver le mélange terreux , de le faire évaporer , d'abord à l'air, dans de grands bassins, puis dans des chaudières , et de le laisser ensuite cristaUiser. Quelquefois les eaux-mères sont jetées ; on peut cependant utiliser les nitrates de chaux et de magnésie qu'elles contiennent , en les décomposant par le carbonate de potasse des cendres. Au Pérou, des bancs énormes de nitrate de soude sont exploités aussi simplement ; ces deux sources fournissent actuellement la presque totalité des matières premières de la fabiicalion de l'acide azotique. Les diverses circonstances naturelles qui introduisent les azotates dans le sol permettent de comprendre sa présence dans beaucoup de végétaux et dans les déjections animales , et le rôle notable qu'il joue dans les engrais.

Composition et propriétés. — L'acide azotique est formé d'oxygène : 5 équivalents (4-0) du premier , et 1 équivalent (14) du deuxième ; il ne peut exister qu'à l'état de

EN EMPLOYANT l'aZOTATE DE POTASSE.

Matières premières.

AzO'.KO = 102

Produits.

AzO» Si ) 6H0 54 j K0,2S0^ 128

combinaison avec 1 équivalent d'eau (9) : le jioids équivalent de l'acide le plus concentré possible ou monohydraté est donc représenté par 63; dans les azotates précités, l'équivalent d'eau de combinaison avec l'acide est remplacé par un équivalent de base,

L'acide azotique monohydraté, pur, est blanc, liquide, odorant, corrosif, fumant en présence de l'air humide ; il pèse une fois et demie autant que l'eau (environ 1,510, l'eau pesant 1,000); il tache la peau en jaune, l'attaque vivement et la désorganise; aussi est-il fortement vénéneux; sa réaction est très-acide, lors môme qu'il est étendu de 100 fois son poids d'eau.

L'acide azolique monohydraté bout à -|-86° sous la pression de 0'",7G de mercure ; la température rouge le décompose en acide hypoazotique et oxygène. La lumière vive détermine une décomposition semblable :

dans ce cas , l'acide hvpoazotique restant dans le liquide, le colore en jaune orangé ou en brun, et la décomposition s'arrête , parce qu'il se trouve dans le liquide plus d'eau, relativement à l'acide restant non décomposé.

L'acide azotique est un des agents d'oxydation les plus énergiques ; cette |iropriété motive ses principales applications et celles même des composés usuels (ju'il foime, soit avec la potasse (azotate ou nitrate de potasse ou salpêtre) , soit avec la soude (azotate de soude).

L'acide azotique se combine en plusieurs proportions avec l'eau, et le mélange s'échaull'e au moment où cette combinaison s'opère. Les différents acides du commerce contiennent depuis 1 jusqu'à 6 équivalents d'eau ; ils renferment, en outre, très-souvent des acides hypoazotique, azoteux, ou du bioxyde d'azote, qui lui donnent une coloration plus ou moins sensible jaune orangé. L'acide azotique s'unit avec plusieurs proportions d'acide sulfurique, en dégageant de la chaleur. Si l'on échauffe un mélange d'acide sulfurique concentré avec de l'acide azotique, il se dégage des vapeurs rouge orangé d'acide hypoazotique et de l'oxygène, paroe que l'acide sulfurique s'empare d'une partie de l'eau qui était unie à l'acide azotique. Ces dernières réactions exiiliquent des phénomènes auxquels il faut avoir égard dans la fabrication de l'acide azotique.

FABRICATION DE l'aCIDE AZOTIQUE.

Cette opération se fonde aujourd'hui sur la réaction facilement réalisée entre 2 équivalents d'acide sulfurique et 1 équivalent d'azotate de potasse ou d'azotate de soude. 'Voici le tableau indicatif de ces deux réactious et de leurs produits :

EN EMPLOYANT l'AZOTATE DE SOUDE.

Manières premières.

Ar,0»,NaO

Produits.

NaO,2SO» H2

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