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Rii oonipar.iiit, on rcnianiiio qiio l'emploi i|i' 102 d'a/dlalo ^U' polusso est m'eossairo I nui' uiic iirodiiclion (raoido azotique égah» h 108; lamlis (|u'il ne faut ein|)lo,ver que 8(5 iTi/olale (lo soude ])our oi)lenir la nu^mo iiu.intitt^ (l'(icido a/oliquc. Dans les fabiitiiies, 100 d'azotate de potasse donnent 100 u'aeide azoti(|ue, tandis que 100 d'a/olate do soude [)roiluisent 115 d'acide azotitiuo au niAuie liegi'é (•'Jti"). T.a décoiiiposilioii, dans les deux eas, exigeant d'ailleurs la niôuio quantité d'acide suH'uriciuc relativement il lacido azotique obtenu, on voit ([u'à pi'ix égal les fabricants devinaient préi'érer, conmie matière première, l'azotate de soude à lazofute de potasse. A la vérité, la valeur des pi'oduits accessoires ou résidus est en sens inverse : le sulfate de potasse se vend toujours plus cher que le sulfate de soude ; il y a donc lieu d'introduire cette compensation dans le calcul, en tous cas facile, puisque pour eu avoir tous les éléments il suftit d'ajouter aux données précédentes les chiffres que fournissent les prix courants du commerce.
Dans les deux cas , la proportion d'acide sulfurique employé correspond au double de ce qu'il faudrait pour obtenir un sulfate neutre , aussi obtient-on un liisulfale. Cet excès d'acide a pour but di' faciliter la décomposition totale et de faire dégager le plus possible d'acide a/otique, produit qui a le plus de valeur. On arriverait au même résultat en employant de l'acide sulfurique moins concentré ( à GO" au lieu de (56), et ré-duisant la jn-oportion à 1 équivalent et demi (l'eau favorisant la réaction). C'est ce que
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l'on fait |iour la prépnr;illou de l'acide azoti()ue îi 'M", ipioique alors la fonte des apparcd-S soit plus alla(juée. t)n ne peut avoir le choix s'il s'aj:,it do produire de l'acide inonoliydraté : la décomposition , dans ce cas, doit toujours se faire par l'acide sulfurique concentré.
Applications et consommation annuelle. — On consomme annuellement en France environ 45,000,000 kilo;.^r. d'acide a/otique pour l's divers usages énumérés ci-après.
Fuuricdtiondc l'acide sulfurit/ne; dérochaf/e du cuivre, des bronzes et laitons; affinage et dissolution de l'or et du platine ; dédorage par le mélange de quelques coutièmes dans l'acide sulfurique ; préparation des azotates de mercure, de cuivre , d'urgent (et pierre infernal ^) , azotate de plomb ; chlorure d'étain ; fabrication de l'acide oxalique, des amorces fitliDinanles, du pijroji/le (colon-poudre), de la dextrine, du précipité rouge {dentoxyde de mercure); gravure tlile à l'eau-forte; sé~ crétage des poils pour la cliapcllerie; essais de l'or, de l'argent, du bronze, des soudes contenant des sulfates; préparations diverses et incinérations dans les lalioratoires de chimie, cautérisations, impressions en jaune sur soie (par l'acide à 2i° épaissi au moyen delà gomme).
AZOTURE DE POTASSIUM. Foy. Potasse.
AZURITE {cuivre carbonate bleu; cuivre azuré; cuivre bleu). — Dans les localités oii cette substance est abondante on '.'emploie pour la préparation du cuivre; mais il est mieux de s'en servir pour la fabrication du sullate de cuivre. .—
BABLAH. — Il y a de l'analogie entre la coideiir que lo bablah donne aux étoffes et celle que leur donne le brou de noix; mais le fauve du premier est moins rougeàtre que celui du sicond. Lorsqu'on passe simiUlanément du coton, de la soie et de la laine non mordancés dans une infusion de bablah, la soie, et surtout le coton, prennent une couleur plus inlenso que la laine. Si les étoffes sont alunées, le fauve est exalté, mais en jaune et non en rouge. Si les étoffes sont piélées de peroxyde de fer, elles donne prennent un gris-noir rougeâtre. Le bablah de la douceur à la laine. Le bablah est une légumineuse qui croît dans l'Inde et en Egypte.
BACON (Roger), cordelier anglais, le magicien des auteurs dramatiques, le premier écrivain chimiste que nous ayons eu en Europe. La lecture des ouvragesqu'ilnousa laissés etqu'il écrivait vers l'an 1230, porte à l'envisagercommeunesprit fort remarquable. On estfrappéàlafoisdela netteté de ses connaissancesetdeleuruniversaiité; maison regrette que sa crédulité lui fasse adopter de confiance des faits conlrouvés.II possède les connaissances dont se composait la mécanique d'alors ; il a sur la physique des notions claires ; en-
fin, si, quand il aborde les questions de chimie, il n'était préoccupé de ses idées alchimi(|ues, on serait étonné de la précision de quehiues-unes de ses vues.
Il a couiposé un ouvrage d'un bon style, intitulé Opus m.ajus, dans lequel se fait remaiMjuer surtout un chapitre sur l'art d'expérimenter. Il place l'expérienci' au plus haut degré possible dans l'échelle des connaissances humaines. C'est au moyen de cet art d'expérimenter, dit-il en terminant son Opus majus, que cerlains chimistes sont parvenus aux plus brillantes découvertes, et qu'il leur a été permis, par exemple, d'opérer la multiplication des métaux précieux et de découvrir le moyen de prolonger leur vie pendant iilusieurs siècles. Mettez de côté cette idi'e chimérique, qu'il faut comprendre comme elle est émise : car Roger Bacon ne dit pas qu'il ait fait de l'or ou qu'il ait obtenu la j>anacéc; mais, victime de sa crédu lité, il paraît convaincu, d'après les merveilles que la chimie lui a oll'ertes, que d'autres ont pu atteindre cette haute perfection ; mettez de côté cette idée, et vous sentirez qu-, s'il n'avait vraiment Irava lié h la chimie de son temps, il n'eût jtas insisté à son sujet sur