‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 318 sur 354 · WEN · texte numérisé non relu

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VITRIOL. Vuy. SuLiamouE (acide).

MTKIOL RLEU ou Dli CHYPRE.

CUIVKE.

\0LILME. — On donne ce nom h l'espace occupé par un corps , abstraction faite de sa masse. Pour les gaz, le mot volume est souvent synonyme d'atome. Ainsi, on dit indifféremment : un volume d'oxygène se coiiiliino avec deux volumes d'hydrogène pour former de l'eau; ou, un atome d'oxygène se combine avec deux atomes d'hydrogène pour former d(^ leau. Vuy. Atomes.

On trouve le volume atomique d'une substance en divisant son poids atomique par son poids spécili(|ue. Cette opération donne des nomlires relatifs pour le volume atomique des divers corps. Ainsi, pour avoir l'idée du volume atomique, il faut considérer en même temps le poids atomique et la densité ; pour arriver à la notion de la densité, il faut combiner les notions de la masse et du volume. Or, ces deux notions sont représentées en chimie : celle de la masse l'est par le poids atomique , et celle du volume jiar la forme cristalline; car un cristal est un volume régulièrement terminé. On appelle substances isomorphes celles dont la composition chimique est semblable , et dont la forme cristalline est la môme. Deux corps isomorphes qui ont un poids atomique différent, mais dont la forme cristalline est la même , auront donc une densité différente. Puisque la densité dépend toujours de la masse renfermée sous un môme volume , la densité de ces deux corps dépendra par conséquent de leur volume atomique. On peut donc résumer ces faits , en disant : 1° que dans les corps isomorphes les poids atomiques sont proportionnels aux densités ; 2° que les corps isomorphes ont le môme volume atomique ; 3° que les molécules des corps isomorphes sont égales, non-seulement quant à la forme, mais aussi quant aux dimensions.

WENZEL. — Ce fut en 17i0, vers le temps qui vit naître Scheele et Lavoisier, que naquit à Dresde Charles-Frédéric Wenzel. Son père, qui était relieur, l'occupa d'abord aux travaux de sa profession. Mais à 15 ans, le jeune Wenzel s'échappa de la maison paternelle et s'abandonna aux chances d'une vie aventureuse. Il arriva en HoUamle, apprit à Amsterdam la pharmacie et la chirurgie, fit un voyage en Groenland, et obtint le titre de chirurgien de la marine hollandaise. Revenu en Saxe, il étudia les siences à Leipsick, en 1766, et fut couronné par la société de Copenhague, pour un mémoire sur la réverbération des métaux. En 1780, il fut appelé à diriger les mines de Freyberg, et occupa cet emploi jusqu'à sa mort arrivée treize ans après. Quelque temps auparavant, il avait publié l'ouvrage qui fait la base de sa réputation.

Cet ouvrage, intitulé : Leçons sur l'affinité, Lettre von dem vcrwandschaflen der korper, parut en 1777. Il y expose le résultat de ses observations sur la double décomposition des sels, et donne une explication nette et exacte de la permanence de la neutralité qui s'observe après la décomposition mutuelle de deux sels neutres. A l'aide d'analyses d'une admirable précision, il prouve qua cet effet provient de ce que les quantités de bases qui saturent hb même poids d'un acide quelconque saturent aussi des poids égaux de tout autre acide.

Ainsi voilà du sulfate de soude en dissolution, et, d'autre part, de l'azotate de baryte. Les deux liqueurs sont parfaitement neutres ; elles n'ont aucune action sur le papier bleu de tournesol et sur le papier rougi. Je les mêle ; aussitôt il y a décomposition et formation d'un précipité abondant. Ces*

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du sulfate de baryte qui se dépose, tandis que de l'azotate de soude reste eu dissolution. Que j'y plonge les papiers colorés, ils n'éiirouveront aucune altération dans leur teinte, tout comme avant la réaction. Pourquoi les deux bases après l'échange de leur acide, pourquoi les deux acides après rechange de leurs bases, se trouvent-ils encore exactement neutralisés ? C'est que la quantité de soude, qui formait un sel neulre avec l'acide sulfurique saisi par la baryte, sature précisément la quantité d'acide azotique abandonnée par cette base; c'est que le- quantités de soude etde baryte, qui neutralisent la môme quantité d'acide sulfurique, exigent aussi pour se neutraliser la môme quantité d'acide azotique.

Telle est, eu effet, la conséquence que "Wenzel a été conduit à établir d'une manière générale. Ses expériences se font surtout remarquer par l'exactitude des résultats numériques. Sous ce rapport, ses analyses sont comparables h celles que l'on fait de nos jours. Cependant, que de moyens pour ce genre de recherche nous possédons aujourd'hui et dont il était dépourvul Que de ressources sont maintenant entre nos mains et dont il ignorait l'existence ! Comparé aux chimistes de son temps, on voit que nonseulement il leura donné l'exerapled'uiie précision inconnue, mais qu'il n'a été égalé par aucun d'eux ; ceux-là même qui vinrent s'occuper ensuite de recherches semblables, bien loin d'atteindre son exactitude, en sont restés à une grande distance.

Wenzel nous offre an exemple frappant du grand avantage que donnent les théories préconçues, quand elles sont justes et qu'elles sont appliquéesparun esprit vraiment dévoué au culte de la vérité. En effet, aussitôt qu'il eut conçu la loi qu'il a cherché à prouver par ses analyses multipliées, il s'en servit comme guide et comme moyen de vérification pour toutes ses opérations. 11 fut obligé de jierfectionner les méthodes analytiques qu'il avait employées d'abord ; il apprit à distinguer les bons pro-cédés, à écarter les. mauvais : car pour lui chaque analyse n'était plus un fait isolé, et nour rériûer ses

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