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opinions suria doubledécompositionde deux sels, il fallait exécuter une analyse vraiment parfaite des quatre sels que leurs bases et leurs acides peuvent former. Le moindre écart de l'expérience était tout de suite indiqué par la théorie, et l'observateur averti remontait facilement à la cause d'erreur qui avait d'abord échappé à son attention.
Wenzel partait donc de ce principe que les éléments des deux employés devaient se retrouver dans les deux sels produits; rien ne devait se perdre, rien ne devait se créer dans la réaction. Ce principe fécond, origine de toutes les découvertes de Lavoisier, conduisit donc aussi Wenzel à reconnaître les premières lois de la statique chimique. En Allemagne, comme en France il mit la balance en honneur parmi les chimistes, qui, malgré soixante ans de travail assidu, sont loin d'en avoir tiré toutes les vérités qu'elle peut nous apprendre.
Quand on met en parallèle la beauté du résultat de Wenzel et l'exactitude de ses recherches avec le peu de succès que son ouvrage a obtenu, on a lieu d'en être surpris. Son l'ivre ne fît aucun bruit dans la science; il tomba bientôt dans l'oubli, et le nom de Wenzel resta même longtemps inconnu en France. C'est que les brillantes découvertes de Lavoisier, qui occupaient alors tous les esprits, éclipsèrent complètement celles du chimiste saxon , qui reposaient sur une base plus modeste, quoique non moins importante.
- Wenzel doit conserver la gloire entière et pure d'avoir établi que, dans les réactions des sels, rien ne se perd, rien ne se crée, soit comme matière, soit comme force chimique. C'est là une des plus belles .applications de la balance. D'ailleurs il a ouvert la route aux analyses de précision par la voie humide, en même temps qu'il s'est montré dans ce genre de recherches l'un des modèles les plus accomplis.
WITHÉRITE {baryte carbonatée, etc). — Substance de filon, plus commune en Angleterre que dans toute autre contrée. Elle n'est encore employée que pour préparer les sels de baryte.
YTTRIA. Voy. Yttrium.
YTTRIUM. — Ce nom vient de Ytterby (en Suède). C'est le métal d'un oxyde connu sous le nom d'yttria, qui a été découvert, eu 1794, par le professeur Gadolin, dans un minéral trouvé près d'Ytteiby en Suède. Cet oxyde est coml)inédansce minéral à l'oxyde de fer et à la silice. On l'a depuis trouvé
dans d'antres minéraux du même pays.
Jusqu'à présent cette substance n'a été rencontrée que dans lapéninsule Scandinave, et dans l'ile Bornholm de la mer Baltique.
A la tem|iérature ordinaire, l'ytlrium ne s'oxyde ni dans l'air ni dans l'eau. Les composés sont sans importance.
ZÉOLITE. Voy. Amphigène. manique de l'étatn ; car la fusibilité et l'oxy-
ZHOLÎTK DE BRETAGNE. Foi/.Laumonite. dabilité du zinc avaient fait autrefois con- ZING. — Ce nom vient de zinn, nom ger- fondre ce métal avec l'étain.
ZIN
r.c zinc l'iaitdtyh coiiiui dos ancions, siirliuil lu uiiiio (le /iiii; (|u'oii ap|irllc t:al;iiiiiii(>, cl (lout (111 s'est servi de Irt's-boimc Ihiire pciiii' pié(iai'er du lailou, eu l'iaiissaiil au euivie. Les (irecs doiiiiaieiit à co niiuerai le mmi de cadmiu, en iiiémoiro do Cadmus, ciui leur avait eiiseij^iié le [H'einier h s'en sei'\ii'. Lu dénoiuiiialioii de /iiu; a été inlioiluilo par Paraeelse, au eoiiimeiui'iiieiit du seizième siècle. Le zinc paraît avoir élu recounu couiuie uiélal parlieulier, à ré|iO([ue OÙ il fut apporté de la Ciiiiie; car ce n'est que vers le milieu du sicLcle précédent qu'on a découvert les inoyeDs de le tirer des minerais qui existent en Europe. Déjà, en 17V2, Svab fit, en Suède, des essais pour l'extraire de la blende grillée, par la distillation avec du charbon en poudre; mais le produit ne couvrit pas les frais de l'entreprise.
Le zinc n'a pas encore été trouvé à l'état natif; la nature nous l'offre, soit combiné avec le soufre dans le minerai connu sous le nom de blende, soit uni îi la silice ou à l'acide carbonique, constituant la calamine, soit enfin à l'état de sulfate zincique.
Le zinc est un corps simple métallique, d'un blanc bleuâtre, brillant, d'une texture cristalline, à grandes lames. 11 est un peu moins mou que le plomb et l'étain. Il graisse la lime. Il est très-dilatable. Sa dilatabilité linéaire est -^^ jiour l'intervalle compris entre 0° et 100". C'est pourquoi les barres de zinc ou les toits couverts de ce métal se gercent facilement et finissent par se briser sous l'influence des variations brusques de l'atmosphère. Pour remédier h cet inconvénient, il faut, autant qu'il est possible, ne point contrarier ce métal dans ses mouvements alternatifs de dilatation et de resserrement. A la température ordinaire, il ne se 'laisse pas travailler au marteau. A la température de 150% il devient ductile, se laisse réduire en fils assez minces, en môme temps qu'il devient malléable. A une température plus élevée encore, il perd de nouveau sa ductilité et sa malléabilité, de manière que vers 250 à 300°, ou un peu au-dessous de la température à laquelle il fond, il devient très-cassant et pour ainsi dire pulvérisable. A la température de 360°, il fond.
Des lames minces de zinc, sous lesquelles on place une lampe à alcool, font entendre luie série de sons qui deviennent très-distincts par le refroidissement brusque de ces lames, au moyen d'un mélange réfrigérant. Ce sont des vibrations transversales, semblables à celles que produirait sur ces lames un archet de violon. Les autres métaux n'offrent rien de semblable.
Le zinc du commerce n'est jamais parfaitement pur; il n'existe aucun moyen simple de le purifier.
Le zinc fondu et projeté dans l'air brûle avec une flamme d'un jaune verdâlre, accompagnée d'épaisses vapeurs blanches. Ces vapeurs sont de l'oxyde de zinc, qui se dépose sous forme de houppes soyeuses d'un très-beau blanc; de là les noms de fleurs de
zinc, vihil album, hiine des philosophes, etc. — A l'air luniiide oïdinaire, contenant de l'acide carboni(iue, le zinc se recouvre bientôt, à sa surfacis d'uni; pellicule ;.;risatro d'oxytie. Cette couche il'oxyde s'opjiose à l'oxydation ultérieure des couches de zinc sous-jaceiites.
La grande oxydabilité di; zinc rond ce métal jn-opre à être employé comme moyen ré- (luctif [lar la voie sèche et (lar la voie humide. Le zinc précipite presque tous les métaux (à l'état métallique) de leurs combinaisons avec les acides.
Sulfure de zinc (blende). — Ce minéral se rencontre dans presque tous les terrains. On le trouve à Vienne (Isère), à Bagnères-de- Luchon, dans l'Ardèche, dans le Var, etc. Sa couleur varie depuis le jaune et le vert jusqu'au l)run et au noir.
Protoxyde de zinc {fleurs de zinc, nihil album, lana philosophica , pompholix). — Il est blanc, pulvérulent, infusible. Lorsqu'on brûle le zinc à l'air, cet oxyde se répand sous la forme d'une espèce de neige ; mais ce n'est pas là une véritable volatilisation ; c'est un simple déplacement mécanique. On trouve de l'oxyde de zinc dans les fentes des tuyaux servant à la fabrication du zinc.
L'oxyde de zinc est souvent employé en médecine comme antispasmodique, dans le traitement des maladies nerveuses. Mêlé avec parties égales de valériane et de jusquiame , il constitue les pilules de Méglin (1).
Alliages. — L'amalgame d'une partie de zinc, d'une d'étain et de deux à trois parties de mercure, est employé pour enduire le frottoir des machines électriques.
L'alliage de zinc et de cuivre constitue le laiton. Voy. Cuivre. On connaît sous les noms de tomback, pinschbeck, etc., plusieurs autres alliages de zinc et de cuivre. En Angleterre on sait transformer la surface du cuivre en laiton, de manière à produire une fausse dorure. On fait bouillir une partie de zinc et douze parties de mercure avec de l'acide hydrochlorique, du tartre brut et de l'eau ; on introduit dans cette liqueur le cuivre, dont la surface a été préalablement bien décapée , au moyen de l'acide nitrique. Dans ce cas il n'est pas facile d'expliquer en vertu de quelle afiinité le cuivre précipite le zinc , contrairement à l'ordre ordinaire; cependant elle paraît être la suite d'une action électrique que la présence du mercure met en jeu.
Suivant Cooper, un mélange de seize parties de cuivre, d'une de zinc et de sept de platine, donne un laiton qui ressemble tellement à l'or de seize carats (ou qui contient I d'or pur), qu'on peut l'employer avec avantage pour ornements.
SELS A BASE d'oxYDE DE fINO.
Carbonate de zinc. — Ce sel qui se rencontre dans la nature en masse ou en petits
(I) Le zinc laminé est employé dans les arts pour laeonfrction de baignoires, cuvettes, goutlières et tuyaux.
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cristaux, constitue un mim'ral qu'on a confontlu longtemps avec la calamine.
Outre la blende ou sjilfure de zinc, le minerai (le zinc le plus ordinairement employé pour en extraire le métal est la calamine. On calcine la calamine pour en chasser l'acide carbonique, opération qui n'est })oint absolument nécessaire. Pour la blende au contraire, le grillage ou la calcination est absolument nécessaire. Par là on chasse le soufre en transformant le sulfure en oxyde de zinc qu'on traite ensuite comme la calamine.
Après avoir calciné les minerais, on les réduit en poudre impalpable, et après les avoir mêlés avec de la poussière de charbon, on les expose dans des tuyaux de terre à la température blanche. L'oxyde de zinc se réduit et le métal se volatilise pour venir se condenser dans des tuyaux disposés en guise de récipients; on a pour résidu de lasilice, du fer, du plomb et d'autres substances non volatiles. Lorsqu'on traite dans les hauts fourneaux des minerais de fer riches en oxyde ou en sulfure de zinc, tout le zinc n'est pas entraîné par les gaz et les autres matières volatiles ; une grande partie se dépose sur la paroi de la cheminée du fourneau. Ce dépôt devient quelquefois si considérable qu'il finirait par obstruer le fourneau, si l'on n'avait pas soin de le détacher de temps en temps avec des ringards. Ces dépôts, connus depuis la plus haute antiquité, portent le nom de cadmies. Ils sont plus riches en zinc que les meilleurs minerais.
Le zinc métallique était autrefois importé de la Chine en Europe. Ce n'est que vers le milieu du siècle dernier que les Européens l'ont retiré de la calamine, minerai depuis longtemps connu des anciens.
Sulfate de zinc. — On le désigne dans le commerce sous les noms de vitriol blanc, vitriol de zinc, couperose blanche. On le rencontre tout formé, mais en petite quantité, en solution dans l'eau des fosses de certaines mines. On l'obtient par deux procédés : celui des laboratoires consiste à dissoudre le zinc dans l'acide sulfurique faible, et à évaporer la dissolution; dans les arts, on grille ta blende ( sulfure de zinc natif) dans un fourneau à réverbère. Il se forme, par l'action de l'air, des sulfates de zinc, de fer, de cuivre et de plomb, lorsque la blende contient les sulfures de ces trois derniers métaux. En lessivant la masse, on dissout les trois premiers sulfates qui sont solublcs, et après avoir concentré la liqueur, elle cristallise en une masse blanche qu'on livre dans le commerce comme sulfate de zinc; mais ce sel est imjiur. On le sépare des sulfates de cuivre et de fer en le redissolvant dans l'eau, faisant bouillir la dissolution avec quelques gouttes d'acide nitrique, pour faire passer le protoxyde do fer à l'état do peroxyde, et mêlant à la liqueur de l'oxyde de zinc récemment précipité ))ar la potasse. Celui-ci décompose les sulfates de fer et de cuivre, en s'emparant de l'acide sulfurique et précipitant leurs oxydes. En laissant reposer la liqueur, la décunlant et la faisant éva-
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porèr, le sulfate de zinc cristaHise à l'état do pureté. On le distingue facilement sous cet état, en ce qu'il forme, avec le cyanure de fer et de potassium et l'hydrosulfate de potasse, des précipités blancs, tandis qu'ils sont plus ou moins colorés lorsque le sel renferme du fer.
Le sulfate de zinc cristallise en prismes à quatre pans, terminés par des pyramides à quatre faces. Ce sel contient, sous cet état, 35,7 d'eau de cristallisation; il est transparent, d'une saveur acre et styptique. Exposé à l'air, il s'effleurit; au feu, il éprouve la fusion aqueuse, et se dessèche ensuite : à une température élevée, il se décompose en laissant son oxyde; à la température ordinaire, l'eau en dissout deux fois et demie son poids.
Ce sel est employé en médecine. On l'administre, mais à petites doses, à l'intérieur ; car c'est un émétique violent. Dissous dans l'eau, il entre dans la composition des lotions astringentes, des collyres, etc.
ZINC CARBONATE. Voij. Smithsomte.
ZINCAGE DU FER [galvanisation du fer).
— L'étain n'est pas le seul métal qui puisse servir à garantir le fer de l'oxydation. Le zinc peut jouer le même rôle, ainsi que Malouin l'a constaté et indiqué en 1742. Ce n'est que dans ces dernières années qu'on a tiré parti en grand de cette propriété. M. Sorel a pris, eu 1836, un brevet d'invention pour la galvanisation du fer, nom pompeux et scientilique, qui revient tout simplement à celui de zincage du fer. Le procédé consiste à enduire le fer de zinc eu le plongeant dans un bain de ce métal en fusion , tout comme on l'enduit d'étain pour fabriquer le fer-blanc. Mais tandis que, dans le fer étaméy le fer est rendu plus oxydable par le contact de l'étain que lorsqu'il est entièrement nu, de telle sorte que, quand l'étamage n'a pas été exécuté avec le plus grand soin, les parties qui sont à découvert s'éraillent et se détruisent avec rapidité; dans le fer zingué, au contraire, le fer est protégé par le zinc, non-seulement partout où ce métal le recouvre , mais même dans les parties qui, par suite de l'imperfection de l'opération, ont pu rester à nu; c'est cette précieuse propriété qui le caractérise.
C'est au commencement de 18'i7 que M. Sorel a livré ses premiers produits au public. Depuis cette époque ils ont été soumis à un grand nombre d'épreuves, tant dans les laboratoires que dans les ateliers, et toutes ces épreuves leur ont été favorables; on ne sait pas encore jusqu'à quel terme peut se prolonger leur durée. Cette question est du genre de ceJles qui ne peuvent être résolues que par le temps.
On galvanise ou on zingue tous les objets en fer quels qu'ils soient, après qu'on leur a donné les formes voulues ; des clous, des chaînes, des toiles et treillis, des objets de sellerie et de carrosserie, des outils de jardinage, etc. On fait maintenant un grand usage de la tôle galvanisée ]iour couvrir les toits , pour confectionner des tuyaux de
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