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c»7('Vs, en général, y sont extrêmement nombreuses. Ou a souvent désigné ces calcaires sous le nom de culcaire à cc'riles, parce (|ue les cérites sont vraimenl caractéristiques [lar leur nombre, et par la variété des esjièces.
Ces calcaires sont quelquefois compactes, h grains très-fins, et fort difticiles h distinguer alors de certains calcaires du Jura, sur les écbanlillons ipii ne renforuu;nt j)as de coi[uilles; ailleurs ils sont moins solides, souvent mèmi; tout h fait lorre\ix, lanlôt remplis de sable fin, tantôt mélangés d'argile. Les parties comi)acles sont fréiiuemment siliceuses; la silice y est tantôt disséminée uniformément, tantôt en espèce de réseau, qui reste sous la forme d'une masse celluleuso cariée, lorsqu'im a enlevé le carbonate de chaux par un acide. La présence de la silice a fait souvent désigner ces calcaires sous le nom de calcaires siliceux.
Au-dessus de ces calcaires h coquilles d'eau douce, se présentent de nouveau des calcaires à coquilles marines, que l'on désigne sous le nom de calcaire moellon, marnes marines, qui renferment cpielques espèces dos premiers dépôts tertiaires avec d'autres qui leur sont particulières.
Dans les dépôts les plus modernes de nos continents, dans ceux cjui se rattachent aux formations qui se continuent do nos jours, il se trouve encore des masses très-étendues de carbonate calcaire; tels sont les tufs calcaires qui se forment à la surface du sol, par les eaux qui se sont cliargées de matières calcaires en traversant les dépôts plus anciens. Il en est qui constituent des masses considérables, dont la matière est com|iacte, homogène, et plus ou moins cariée ; d'autres sont fibreux, stalacliques, stratoides, et enfin il en est qui sont presque terreux.
Enfin, il se fait journellement encore des dépôts calcaires qui paraissent fort étendus, dans nos mers, soit sur les rivages, où les matières arénacées de diverse nature se trouvent agglutinées (Messine en Sicile, môle de la Guadeloupe, îleCeylan), soit dans les liasfonds où se trouvent à la fois des débris do roches de toutes espèces, des débris de coquilles, ot des coijuillos entières, qu'un ciment calcaire réunit, en donnant à la masse plus ou moins de solidité.
Nous venons de voir les positions relatives des grands dépôts calcaires qui se trouvent à la surface du globe et les caractères qui les distinguent aux différents étages de f(jiiuation. 11 serait superflu de s'appesantir sui' des détails de position géograi)bique, puisque ces matières constituent la [dus grande par lie do nos continents, et qu'on les retrouve dès lors partout en collines, en montagnes, en chaînes de montagnes plus ou moins con sidérables. Nous nous contenlorons do tracer raiiidement remplacement des déjiôts de divoiscs époques sur le sol de la France, qui nous intéresse plus |)articalièrement. Les dépôts des environs île Paris peuvent être cités comme ^cxe-mples des formations ter- » tiaires de toutes espèces, des calcaires ma-
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rins de diverses époques comme des calcaires fluviatiles, dont on distingue aussi plusieurs formations. Ces dépôts, ou leurs différentes parties, constituent tout ce qu'on a|i|)elait rUe-de-France (Beauvoisis, Laonaois, (îâtinois), la Beauce et l'Orléanais. Tantôt ce sont les calcaires marins qui dominent (Laonnois, Beauvoisis, environs de Pans), tantôt, au contraire, ce sont les calcaires fluviatiles (Orléanais). Des dépôts analogues se représentent dans une grande partie de la Guyenne, de la Gascogne, du Languedoc, jusqu'aux pieds des Pyrénées, ou ce sont encore en général des dépôts marins, dans la Provence, le Comtat, le Bas-Daupliiné, sur les bords du Rhône, où Ion rencontre tantôt des tiépôts marins, tantôt des dépôts lluviatiles. Ces derniers se représentent [lar lambeaux plus ou moins étendus dans les départements de l'Allier, du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire, et on les retrouve cà et là sur les bords du Rhin, depuis Baie jusqu'à Mayence.
Les dépôts de craie sont aussi extrêmement abondants sur le sol de la France; ils entourent partout le grand dépôt tertiaire, dont Paris est en quelque sorte le centre, et couvrent la Champagne, l'Artois, la Picardie, la Normandie, le Maine, la Tourraine, une partie du Berry et la partie septentrionale du Poitou. On les ritrouve plus loin dans l'Angoumois, la Saintongs, la partie méridionale duPérigord. Des côtes de la Manche, où elle forme toutes les falaises, dejiuis Calais jusqu'à Honfleur, elle se prolonge sur les côtes de l'Angleterre, où elle l'orme aussi des dépô's considérables.
Les autres calciires secondaires couvrent la Lorraine , la Franche-Comté , la partie orientale du Dauidiiné, la Provence, une partie de la Bourgogne, du Berry, du Poitou, de l'Angoumois, du Périgord, du Languedoc; ils se retrouvent entie la craie et les terrains primitifs dans l'Anjou, le Maine, et se prolongent par Argentan et Caen jusqu'à Valognes. Presque partout ce sont les tormations jurassiques qui constituent la plus grande partie du sol, et ce n'est que cà et là qu'on rencontre les dépôts inférieurs de lias et de calcaire pénéen.
Les autres parties de la France occuiiées l)ar des terrains de cristallisations ne présentent plus que çà et là des couches subordonnées de diverses sortes de calcaires saccharoïdes et compactes (Dauphiné, Pyrénées, etc ).
Les variétés stalactitiques, panniformes, tuberculeuses, mamelonnées, tapissent l'intérieur des cavernes ou grottes des pays calcaires. Li's stalactites sont fixées à la voûte de ces cavités, d'où elles descendent vertica lement en se pressant les unes contre les les autres. Ici elles tinissent en pointes à des hauteurs dillérentes suivant qu'elles se sont plus ou moins accrues : là elles se joignent aux dépôts ondulés que les eaux ont formés sur le sol, et présentent alors des espèces de colonnes , des piliers qui semblent plaC(''S tout exprès pour soutenir les parties supé-
rieures, et qui, se liant aux stalactites jilus courtes, forment des espèces de portiques par lesquels la caverne se trouve partagée en plusieuis salles. Les variétés panniformes tapissent les parois latérales où elles forment des draperies ondulées, des guirlandes festonnées, qui ornent les colonnades formées par les stalactites. Ce sont ces dépôts qui donnent aux cavernes des terrains calcaires cet intérêt ]iarticulier qui y attire les curieux de toutes les classes ; la variété, la bizarrerie de leur forme, la blancheur des uns. l'éclat éblouissant des autres, les accidents de toute espèce de leur assemblage, olfrent toujours un spectacle imposant, relevé souvent par tout ce que limagmation peut y ajouter et tout ce que la crédulité superstitieuse a suggéré aux gens du i)ays (|ui servent de conducteurs. Plusieurs grottes ont sous ce rapport une grande célébrité ; telles sont celles d'Anti[)aros, où Tournid'ort crut voir les pierres végéter à la manière des plantes, celles d'Auselle, en Franche- Comté, de Pool's Hole, en Derbyshire, etc.
Les variétés filiformes et cotonneuses se trouvent dans les fissures des matières poreuses, et particulièrement des calcaires secondaires et tertiaires, où elles sont le résultat d'une exsudation lente des eaux chargées de carbonate de chaux. La variété cotonneuse ne s'est encore trouvée que dans les fissures des calcaires sableux parisiens, à Vaugirard, Nanterre, Grignon, etc.
Les variétés fibreuses, à fibres parallèles, sont encore produites de la même manière, et se trouvent le plus souvent dans les fissures de différentes roches, dans les schistes argileux, les calcaires compactes, etc. Ce sont de petits filets formés par exsudation de chaque côté de la fente, qui se sont accumulés les uns sur les autres, se sont joints au milieu de la fente en se déformant jiar leur pression mutuelle, et ont firme un plan de jonction plus ou moins irrégulier, où l'on trouve quelquefois une pellicule de matières étrangères.
Les variétés globuliformes se trouvent dans certaines localités où il existe des sources d'eau calcarifères ; il s'en trouve particulièrement à Karlsb id, en Bohème, ài Saint-Philippe, en Toscane, à Tivoli, à Vichy, en Auvergne, et elles se forment continuellement sous nos yeux.
Les variétés incrustantes se trouvent encore partout où il existe des eaux calcarifères; en France, on cite particulièrement la fontaine de Saint-Alyre, près de Clermont, en Auvergne, qui doit sa réputation à ce que l'ancienne source a formé un dépôt qui, en se prolongeant successivement, a jeté un pont naturel sur le petit ruisseau où ses eaux vienni'nt se rendie : on connaît de ces sortes de ponts dans plusieurs localités. Les eaux d'Arcueil incrustent journellement les aqueducs et engoigent les tuyaux de conduue qui les distribuent dans les quartiers Saint-Jacques, du Luxembourg, etc.
CALCEDOINE. — Elle prend son nom du lieu où elle fut ti'ouvée, dans les temps re
cukVs dans l'Asie Mineure. Elle comprend un
jjsraïul iK.iuhro île soiis-csn^ces; nou-< .illdiis exaiiiiiii'i- Miccessiveiiieiilles priiiciiiales. La cali-t'iliiiiio roiiiiiuiiio .se prcsunlf sou.s des couleurs diverses : iilaiicMJ,ris, jaune, brun, vert et bleu. Celle eu vert iioirAtre parait, en regardant h travers le minéral, passer au roui^edesang. On Iniuve eette espère emnorceaux arrondis, unilbrines, slalaetilornies, portant des imijressions organitpies ; elle se reneontre aussi en liions en niasse, l.a calcédoine est plutôt lillioïde ([ue byalnie ; elle est opaijue ou translucide, l'ait l'eu au briquet, iid'usible. blanchit par l'action du caloruiuo sans dégagement d'eau. Sa composition cliiini([ue est la même que celle du quartz. Il est lort rare de la trouver en cristaux, (pii sont des rhomboèdres ; elle est un peu [ilus dure (|ue la pierre à fusil.
Les calcédoines viennent de Féroo, d'Islande, d'Obertein, département de la Sarre, de la Transylvanie et princi[)alement des Indes, où on la tadle en coupes, tasses, etc., qui sont trcs-esliuiées et fort recherchées. Au rapport de Pline, les belles calcédoines, si bien gravées par les anciens, provenaient des pays des Nasarnons, en Afrique et des envu'ons deThèbes ; on achetait les premiers à Carthage, et on les taillait à Uome en camées, coupes, etc. On en trouve de fort belles, parfaitement gravées à la bibliothèque Nationa-le, entre autres celles qui représentent les bustes d'un jeune guerrier, delà déesse Rome, du taureau Dionysiaque.
Voy. Quartz et Sardoine.
CALCIN (incrustations des chaudières). — Les eaux calcairesont le grave inconvénient, lorsqu'elles servent à alimenter une chaudière à vapeur, de former un dépôt de carbonate et de sulfate de chaux, qui s'attachent aux parois du vase, et forment des incrustations plus ou moins épaissi s , qu'on appelle ca/cm dans les ateliers. Ces incrustations ont presque toujours la même composition. D'après M. Penot, on y trouve le plus souvent:
Sulfate de cliaux 46,20
Carbonate de chaux 52,36
Substances diverses 1,24
Ces croûtes calcaires , qui s'attachent aux parois intérieures des chaudières, présentent des inconvénients de plus d'une espèce.
Empêchant le contact immédiat du li([uide avec le métal, elles retardent la transmission delà chaleur; elles portent obstacle à une bonne utilisation de la chaleur dLi foyer; il faut donc consommer plus de combustible pour porter l'eau à l'ébullition et l'y entretenir ; de plus, ces croûtes donnent lieu fréquemment à l'altération des chaudières dans les parties les plus rap|irochées du foyer, et dont la température peut s'élever au point de permettre la combustion du métal, ou du moins la dislocation des joints do la tôle. Elles produisent encore parfois un antre effet non moins grave , et celui-là est de nature à éveiller toute ratteutiou des
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maîtres et des ouvriers, c'est le danger do rexplosi(m. — Lorsque, par quelque temps de travail, des croûtes assez é|iaisses.se sont foiiiiées au fond îles chaudières, et que, jiar suite de la ruptui-e d( ces croûtes, déterminée parla gramle dil.ilation du métal où elles étaient adhérentes, le liquide est tout à cou|) mis en contact avec des i)arlies de métal cbaullees ;i une tempérai ure excessives, il se forme subitement une masse de vapeur telle, qu'elle agit sur la chaudière comme le ferait un violent coup do marteau, et peut en déterminer l'ex|ilosion malgré l'existence des ap]iareils de sûreté.
Poui- remédier à ces inconvénients, on est obligé, d.ins les fabriques, d'enlevei' les dé- ])ôls calcaires tous les quinze à vingt jours ; mais, connue ils sont très-adhérents à la chaudière, et d'autant plus qu'd y a jilus de temps qu'ils sont en contact avec le métal, on est obligé de recourir au battage avec des instruments aciérés, qui ne sont pas sans attaquer le métal. Ce battage, d'ail leurs, prend beaucoupde temps, delà unchômage dans le travail, et nécessairement une perte d'argent plus ou moins considérable. Quelquefois aussi, mais plus rarement, or attaque les incrustations calcaires au moyen de l'acide chlorhydrique qui dissout, s'il est employé en quantité sultisante, tout le carbonate, et désagrège, dans tous les cas, la croûte adhérente aux parois des chaudières. Je n'insiste pas sur ce moyen de nettoyer les chaudières , car il est bien plus simple et plus rationnel de s'opposer à la formation des dépôts qui s'incrustent et transforment, pour ainsi dire, les chaudières en carrières de pierres calcaires. On a trouvé fort souvent des incrusiationsde 10 à IScentiinètres d'épaisseur. Ces incrustations se présentent aussi parfois dans les tuyaux d'alimemation, dans les condenseurs et jusque dans les cylindn s des machines à vapeur.
Lorsqu'on examine le calcin, onvoitcju'il est composé de cristaux bien apiiarents. M. Kuhlmann, professeur de chimie à Lille, considère la cristallisation des sels calcaires comme la cause essentielle de la soliditication des croûtes des chaudières, et il afhrmo que si l'eau des générateurs pouvait être maintenue continuellement dans un état de gramle agitation, l'on s'opposerait à la cristallisation du carbonate et du sulfate de chaux, et, jiar conséquent, à la formation de tout dépôt dur et adhérent. Ce qui vient confirmer cette opinion, c'est qu'il a observé que les générateurs qui travaillent jour et nuit ne s'incrustent pas si facilement, proportionnellement à la quantité d'eau vaporisée, que ceux qui chôment la nuit.
Depuis longtemps on a pioposé bien des moyens d'empêcher cette incrusialion des chaudières. On a employé successivement, avec plus ou moins de succès, à la dose d'un kilogramme par force de cheval, les pommes de terre, les radicules d'orge provenant de la préparation de la drôchecnez les brasseurs, et autres substances amylacées; un mélange de plombagine et de graisse avec lequel on
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frotte les parois intérieures des chaudières; l'argile délayée, conseillée dès 18-24., par Pelouze père; le verre piléou en fragments; des rognures do fer-blanc, de tôle ou de zinc, qui, par leur mouvement continuel au sein de l'eau,' opèrent le recurage des parois et s'opposent à toute incrustation. En 1839, MM. Néron et Kurtzont indiqué la décoction concentrée de tan ou de bois de Campèche, ou la poudre et les co]>eaux de ce bois tinctorial, ou même l'extrait résineux de Campèche, que le commerce fournit à très-bas prix. Ils ont reconnu (jue la décoction à 10 ou 20" de concentralion, employée à la dose d'un litre par 1,000 litres d'eau, ou la poudre à la dose de 1 kilogramme par force de cheval, s'opposent complètement à toute incrustation. Avec ces proportions, les chaudières peuvent marcher pendant six semaines à deux mois ; lorsqu'on les ouvre, l'eau, en s'ecoulant , entraine avec elle un dépôt boueux, et les parois des chaudières sont parfaitement nettes. M. Uoard a proposé, dans le même but, la poudre d'acajou. M. Saillard afait adopter depuis peu, pour les paquebots à vapeur, l'emploi d'un sel de potasse ou de soude à acide colorant et organique, qui prévient les dépôts de sel dans les générateurs alimentés avec l'eau de mer. L'efficacité des matières colorantes, dans tous ces cas, n'est pas douteuse. Les parcelles calcaires , les sels peu solubles, en passant de l'état de dissolution à l'état solicle, se trouvent enveloppés de matière colorante, qui a pour ces sels une certaine affinité. Cette enveloppe les empêche de se joindre et d'adhérer entre elles ainsi qu'au fer de la chaudière. Cette espèce d'habit de la molécuh^ saline est un préservatif contre l'afliiiité d'agrégation.
Enfui, M. Kuhlmann fait usage, pour arriver au même but, de carbonate de soutle, qui détermine la précipitation du carbonate de chaux et la décomposition du sulfate de chaux en particules très-ténues. Le carbonate de chaux tel qu'on l'extrait des chaudières, après un mois ou six semaines de travail, est à l'état d'une division extrême ; aucune adhérence ne se remarque, celle des anciennes croûtes des chaudières est même détruite. Avec une eau très-calcaire, il ne faut que 100 à 150 grammes de sel de soude à 80° alcalimétriques, par force de cheval et ]iar mois de travail. Cette quantité devient plus considérable, lorsque l'eau contient en outre du sulfate de chaux, et elle est proportionnelle à la quantité de sel séléniteux dissous dans l'eau et à la masse de liquide qu'il s'agit de vaporiser. Le procédé a été expérimenté avec plein succès à Lille et à Arras.
CALCINATION. — On appelle ainsi l'application du feu à des substances solides. Elle se fait à l'air libre, lequel, dans la plupart des cas, exerce une influence profonde sur la matière soumise à la calcinalion. Si c'est un métal, il perd son aspect et se transforme en une poudre diversement colorée, selon la nature du métal; c'est ce qu'on ajipello oxjjde, résultat de la combinaison de
Voxygène, un des principes de l'air, avec le métal. L'argent, l'or, le platine résistent à la destruction pai' le moyen de la calcination. Tout métal calciné, c'est-à-dire oxydé, a augmenté de poids. Cette augmentation de poids, qui avait longtemps échappé aux observateurs, fut le point de dé|)art d'une des plus grandes découvertes de la chimie, celle de Voxugène.
CALCIUM. — C'est le radical de la chaux. Les propriétés de ce métal sont peu connues ; on ne l'a encore obtenu qu'en petite quantité par l'action de la pile galvanique. On sait seulement, d'après Davy qui l'a découvert, qu'il est blanc, avec éclat métallique, et qu'il brûle au contact de l'air en absorbant rapidement l'oxygène, et en passant à l'état d'oxyde de calcium.
Oxyde de calcium. Voy. Chaux..
Chlorure de calcium, connu autrefois sous le nom de muriatc de chaux, puis û'hydrochlorate de chaux.
Fluorure de calcium , employé surtout pour la préparation de l'acide hydrofluorique et des autres fluorures. Lorsqu'on le projette sur une pelle de fër rougie au feu, il décrépite et devient phospliorescent eu répandant une lumière violacée.
Sulfure de calcium, est quelquefois employé en méilecine, princijialement dans le traitement des maladies cutanées. On le mêle k des corps gras pour en composer des pommades, ou on l'ait usage de sa solution aqueuse pour lotion.
Phosphure de calcium, employé pour la préparation du gaz hydrogène perjdiospiioré.
Si l'on jette dans un verre plein d'eau quelques morceaux de phosphure de calcium, on voit l'hydrogène phosplioré monter bientôt à la surface de l'eau, sous forme de petites bulles qui crèvent en prenant feu. 11 en résulte une succession d'éclairs ou de lames de feu fjui ne cessent d'apparaître que lorsque tout le phosphure de calcium est détruit. Cette exjiérience n'étonne pas moins les personnes étrangères à la science que la combustion vive^duphosphureauseindefeau.
Peu de temps après la découverte du phosphure de calcium, Schmeisser, professeur de chimie k Hambourg, se trouvant k Londres, lit voir dans une leçon publique la décomposition de ce corps |)ar son immersion dans l'eau, et la combustion spontanée du gaz hydrogène phosplioré qui en résulte. « Il faudra, s'écria un des spectateurs, renvoyer tous ces Alkmands, sans quoi ils finiront par mettre le feu à la Tamise I »
SELS A BASE d'oxyde DE CALCIUM OU SELS DE CHAUX.
Carbonate de chaux. Voy. Calcaire etCAR-
BOMATE DE CUAUX.
Sulfate de chaux. Voy. Plathes et Sulfate