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es oiH^ratioiis tinctoriales. Cotlo l'ixalion de l'aluiiiiiio sur les élolli's constitiu^ co (lu'oa appcllo dans les arts le mordançage des toiles.
Acétate de sesi/uioxyde de fer. — Ce sel, qui «'Si employo dans les inanufaclures de toiles peintes pour faire les couleurs de rouille, porte dans les arts le nom d'acétate rouge. — L'acélatc tir protoxijdc s'emploie en uuSlecine, en dissolution dans l'alcool (lincliira firri). — L'ucrtalc de jxToxj/de est emplové dans les arts connue mordant et jiour teindrez en noir. Il est, sous ce r.ipport, ;'iupr'rieur au sulfate, en ce qu'd n'atlaïue pas les tissus sur lescpiels on l'ap|)li(|ue.
Acétate de bioxijdc de cuivre. — Il sert à la pré, aratioii ilu vinaij;re radical et pour faire une liqueur verte dont on se sert, sous le nom de vert d'eau, qui sert à laver les plans.
.icétale bihasique ou sous-acclate de bioxyde de cuivre. — Ce sel , désigné encore sous le nom de rert-de-gris, se fabrique principalement aux environs de Montpe lier. Le j)rocédé (jue l'on emploie consiste à ()lacer des lames de cuivre dans des cuvi-s, entre des couches de marc de raisin peu épaisses, et à abandonner ainsi le métal pendant environ six semaines. Au bout de ce temps, les lames sont recouvertes d'une couche de sous-acétate que l'on sépare des lames.
Ce sel est employé dans la peinture à rimile, dans la fabrication d\i verdct, et en médecine dans la préiiaration de l'onguent égyptien, de l'etnplâtre divin , etc. Les prépaiations de cuivre agissent comme de violents poisons corrosifs. Le meilleur antidote de ces poisons est, d'après M. Orlila, le blanc d'œuf délayé dans l'eau, coris qui a la propriété de les transformer en une matière insoluble dans l'eau et sans action sur l'économie animale. Ce conire-poison ne peut avoir de bons elfets que lorsqu'il a été administré très-peu de temps après l'empoisonnement par la pré[)aratiou de cuivre. La présence des acétates de cuivre dans les liqueurs ahmenlaires peut être décelée à l'aide des réactifs qui servent à faire reconnaître les sels de bioxyde de cuivre. Yoy. Cuivre.
Acétate de plomb neutre. — Ce sel, qui porte aussi le nom de sel de Saturne, sucre de Saturne {i), sucre de plomb, sert à la fabrication du sous-acétate de plomb et à la préi)aration en grand de l'acétate d'alumine, dont on fait une grande consommation dans la peinture sur toile. 11 a aussi de nombreuses applications dans la médecine : à l'extérieur, on en fait fréquemment usage en collyres, lot-ions et injections, pour combattre certaines ojihthalmies, les inllammations superlicielles de la peau , les brûlures , les contusions, les ilueurs blanches, etc. C'est donc Mi corps que l'on peut rencontrer fréquemiient dans les maisons et dont on doit se iélier ; car en général les préparations de
(i) Le plomb était désigné par les nichimisles sous c iiuiii de Saturne.
Dictions, oii Chimie.
plomb agissent, h haute dose, comme des |ioisoiis irrilants. Cependant rem|)oisoniiemeut par l'acétate de plomb peut être combattu avec succès fiar l'adminisliation du sulfate de soude (pii transforme l'acétate de plond) en sulfate insoluble et sans action sur l'économie.
L'acétate de plomb neutre se prépare en chaull'ant, dans des chaudières de |)lomh ou de 'cuivre étamé, la lithargo avec un excès de vinaigre distillé ou d'acide pyi'oligneux, puis coricenlrant la lii|ueur et la laissant ensuite refroidir dans des Vises où le sel cristallise en aiguilles blanches et brillantes.
Sous-acétate de plomb ou acétate bibasiauc. — (îonnu anciennement sous le nom d extrait de Saturne, d'extrait de Goulard, ce sel se préfiarc de la même manière que le précédent. Il blanchit les eaux de rivière et de puits qui contiennent du sulfate de chaux et de l'acide carboniijue. La solution de ce sel dans l'eau distillée est fréquemment employée en médecine comme astringent et répercussif dans le traitement des maladies chrurgicales, sous le nom d'eau blanche, d'eau véfji'to-minérate, etc.
Le dcuto-acétate de mercure enre dins la composition de plusieurs prépai allons pharmaceutiques.
Les autres acétates, assez nombreux, sont d'une im[)ortance moindre.
ACÉTATE DE CUIVUE. Voi/. Cuivre {Sels)
ACÉTATE DE MORPHINE. Yoy. Morphine.
ACÉTATE DE QUININE. Voy. Quinine (Sels).
ACÉTIQUE (acide). Voy. Vinaigre.
ACÉTONE (Esprit pyroligneux, esprit pijroacétique, etc.). — En soumettant l'acétate de potasse ou de soude h la distillation sèche, on obtient de l'acétone et de l'acide ca.rbonique. L'acétone se forme encore, mélangé avec d'autres produits , dans la distillation sèche des acétates métalliques, du sucre, de l'acide tartrique, citrique, etc. On le purifie en le distillant sur 1-a chaux vive. L'acétone est un liquide incolore, d'une odeur pénétrante et légèrement empyi eumatique. Sa saveur rappelle celle de la menthe poivrée L'acétone est miscible en toutes proportions à l'eau, l'alcool et l'éther. Il brûle avec une flamme très-éclairante.
ACIDES. — On apjjclle ainsi les com|)osés d'oxygène et d'une ou pliisieurs substances simples , qui rougissent la teintui e oe tour nesol et ont une saveur aigre ou causti(pie, autrement l'acide est ce qui jieut se combiner avec un autre corps jou.int le rôle de base : telle est la définition la plus simji e, et en même temps la plus générale qu'on puisse donner d'un aride. En soumettant le résultat de cette combinaison à l'action de la pile, l'acide se porte au pôle électro-posiiif ot la base au pôle él ctro-négatif. Les acides (leuvent être divisi'S en d^'iix grandes classes: lies aeidts minéraux ou (inorganiques , et 2° les acides ergaiiiqnrf. (acides végétaux et animaux";. La pliq)art des acides minéraux ré-