‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 67 sur 354 · CUL · texte numérisé non relu

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rintique: esprit île sel ; acide hydrochlori(fm'. — Son nom aciiiol ra(i|)0lli^ sa t()iii|H)siliuii voritablo, ili'couveiti! (larAl.M. Tliéiiait ot •iav-Lussac, et qui représente 1 équivalent (le clore uni <^ 1 éciuivaicnt d'hydroi^ène : la somme des deux est égale à 37, c'est Téquivalentdo l'acide chloiii.vdricine (lur.

Propriétés physimics et cliiiniqaes, état naturel. — L'acide clilorh^ dricino jiur est gazéiforuie sous les pressions et températures atmosphériques, tandis qu'il se liquéfie par une forte pression et par un refroidissement à 50" au-dessous de zéro. Il est incolore, et réiiand des vapeurs blanclies dans l'air en s'unissant h la vapeur d'eau qu'il y rencontre. Son al'linilé pour l'eau est telle ([uo ce liquide se précipite dans le gaz cidorliydrique anhydre comme dans le vide : ceite propriété exjilique la facile condensalion de l'acide chlorh.vdrique au moyen de l'eau, sans qu'il soit nécessaire de faire plonger les tubes qui l'amènent.

A 20° de température et sous la pression de 0"',76, l'eau j)eut absorber 475 fois son volume d'acide chlorhydrique gazeux : elle est alors saturée ; ce liquide eu contient 0,i285 ; le poids spécitique de cette soi u tion est égale à 1210. L'acide chlorhydrique exhaie une odeur très- piquante. Inerte sur le carbone, le soufre et les autres métalloïdes, il agit au contraire vivement sur plusieurs métaux ; il forme alors des chlorures et laisse dégager l'hydrogène.

On n'a observé l'acide chlorhydrique libre que dans quelques produits gazéiformes des volcans, et dans les eaux de deux rivières, le Kio-Grande et le Ruiz, où il accompagne l'acide sulfurique.

On peut l'obtenir directement en mêlant le chlore et l'hydrogène, et eu les exposant, soit à la lumière difl'use, soit à celle du soleil, soit enfin à l'action de la chaleur. Dans le premier cas la combinaison est lente, elle se fait dans l'espace de quelques jours ; dans le second, elle a lieu si rapidement, qu'à l'instant où le mélange est frappé par un rayon du soleil, il y a une détonation si forte, que le flacon est brisé tout à coup par l'expansion qu'acquiert le composé qui a été formé. C'est pourquoi il est nécessaire de prendre des précautions en faisant celte expérience, pour éviter lu danger d'être blessé par les fragments de verre. Après avoir fait le mélange des ga/., on doit placer le vase qui les renferme dans un endroit d'où l'on puisse l'éclairer à volonté, sans le tenir dans les mains.

Le gaz hydrochlorique se prépare dans les laboratoires en traitant le chlorure de sodium par l'acide sulfurique concentré. L'eau qui contient ce dernier se trouve décomposée ; son oxygène est attiré par le sodium qui passe à l'état d'oxyde de sodium (soude), et s'unit à l'acide sulfurique pour former du sulfate de soude ; son hydrogène se porte sur le chlore pour constituer le gaz acide hydrocldorique qui se dégage, et qu'on doit recueillir sur le mercure.

L'acide chlorhydrique le moins pur s'em-

ploie nrdinaii'Onient à la préparation ilu chlore et des ttfjpoehtoriles (ehlorureu décolorants et désinfectuiils du commerce).

L'acide plus pur est acheté, soit pour la préparation du chlore ou des chlorures, soit pour servir aux usag(!s suivants :

Coiil'ection de Veau réi/ate (mélange avec l'acide azoti(iue propre ii dissoudre l'or, le platnic, attaquer divers minerais); fabrication des chlorures d'élain, d'antimoine, etc., du chlorhi/drate d'ammoniaque (sol ammoniac) ; exlraelion du tissu onjanique des os pour fabriquer la ijélatine et les colles fortes; préparation et conservation des colles fortes liquides ; amollissement de l'ivoire par ihssolution des sels calcaires, |iour obtenir des canules, sondes, bouts de sein, et divers mstensiles chirurgicaux; passage à l'eau acidulé des tissus imprégnés de chlorure de chaux: préparation de ïacide carbonique pour fabriquer les bicarbonates, eaux gazeuses, etc.; épuration des sables ferrugineux; dissolution des incrustations dans les bouilleurs, conduits, chaudières, grilles et colonnes évapora- ^oi'res; préparation du cirage anglais; essais de manganèse; diverses analyses et opérations de laboratoire.

CULOHIDE NITREUX. Voy. Azotide de

CHLOIIE.

CHLORITE DE POTASSE. Voy. Potasse.

CHLORITE DE CHAUX. Voy. Calcium.

CHLORITE DE SOUDE. Voy. Soude.

CHLOROFORME. — Ce composé, découvert en France par M. Soubeiran, et en Allemagne, presque en môme temps, par M. Liebig, paraît être appelé à jouer un grand rôle dans l'intérêt de l'humanité. Sa vapeur, mêlée à l'air, produit dans l'acte de la respiration des effets enivrants analogues à ceux obtenus par l'élher, et capables d'amener cet état (anesihésique) d'insensibilité profonde et passagère qui jieut suppiimerla douleur, enlevant ainsi à certaines opérations chirurgicales ce qu'elles ont de plus redoutable (1).

Dans cette application le chloroforme n'est pas lui-même exempt de ces dangers d'asjiliyxie que l'emploi de l'éther a fait craindre, et qui déjà s'étdient réalisés; il faut donc procéder avec les plus grandes précautions à ces apphcations délicates et toujours en présence d'un médecin habile. Ainsi seulement peut être évité le principal reproche que Ton a fait à l'une des plus grandes découvertes du siècle.

Propriétés, composition. — Le chloroforme est un liquiiie diaphane, incolore, pesant l,i80 (près d'une fois et demie le poids de l'eau), doué d'une odeur éthérée spéciale; le point

(1) Le chloroforme a été observé en 1851 par M. Soulieiran, éluilié en 1852 par M. Lieliig, en 1855 par M. Dumas, et essayé sur les animaux par M. Fiourens, le 8 mars 1848. Simpson d'Edimbourg fit, ennovembre ISiT, les premières opérations pubiiqiies chirurgicales. 5 grammes ou environ 100 goules sur une éponge, mouchoir en cône, etc., sudisent ordinairement pour amener par la respiration de sa vapeur mêlée à l'air, l'ëlar, d'insensibilité convenable chez une personne adulte de force moyenne.

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de son ébullition, inférieur à celui de l'alcool, est à 60° centésimaux ; sa vapmir est au delà de quatre fois plus dense que l'air : elle pèse 4,2, l'air pesant 1. Le chloroforme, ne s'enflammantpas directement, ne présente donc pas les dangers d'incendie, toujours imminents lorsqu'on transvase l'éther. L'alcool et l'éther dissolvent le chloroforme qui est séparé par l'eau de ces solutions.

La composition du chloroforme déterminée par M. Dumas correspond à la formule et aux nombres suivants :

C* = 12 ou en centièmes.

Cl» =108 —

Préparation. — Le moyen le plus simple de se procurer ce liquide consiste k distiller un mélange de 1 kilog. d'hypochlorite de chaux avec 3 litres d'eau et 1G5 grammes d'alcool, dans une cornue assez grande pour n'avoir point à craindre le boursoufllement (1). On peut le laver avec de l'eau pure que l'on enlève ensuite à l'aide d'une pipette. Si on voulait le rendre anhydre, il faudrait l'agiter avec six fois son volume d'acide sulfurique, laisser déposer, décanter le chloroforme et le distiller au hain-marie sur de la baryte ou delà chaux: on l'obtient alors avec les propriétés indiquées ci-dessus. Une distillation directe et convenablement ménagée sur la chaux suffirait probablement.

D'après les expériences de M. Miahle le chloroforme pur a une faible action rubéfiante sur la peau. Lorsqu'il agit jusqu'à produire des phlyctènes, c'est qu'il contient de l'alcool anhydre. On reconnaît cet état en laissant tomber une goutte de chloroforme dans l'eau : la goutte se précipite et reste diaphane si le produit est pur, tandis qu'elle ac(|uiert une teinte opaline prononcée s'il contient de l'alcoo!.

Le chloroforme pur dissolvant en grande proportion les substances résineuses et grasses, on pourra peut-être l'utiliser [lour la confeclioii des vernis.

CHLOROPHYLLE. Voy. Cire.

CHLORURE DE CALCIUM. Voy. Calcium.

CHLORURE DE POTASSIUM. Voy. Potasse.

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