‹ Dictionnaire de chimie et de minéralogieChapitre 68 sur 354 · CHLORURE D'OXYDE DE CARBONE · texte numérisé non relu

CHLORURE D'OXYDE DE CARBONE

Voij. (Chlore.

CHLORURE D'AZOTE. Voy. Azotide de

CHLOKE.

(1) On prépare plus économiquement ce produit en ehaun.iiil par la vapeur d'eau le mélange dans un vase tyliiidiique en bois doulilé de plonilj; un lul)e au liaul du vase conduit le chlorolornie dans un 11aeon inlermi'diaire; un deuxième tube le dirige vers un serpenlin où la condensation s'opère. M. Flourens, par suite de ses expériences sur les animaux, a netleinent caraclérisé ainsi les grands avantages et les dangers des moyens aneslliésiques : l'éther est un agent à la lois merveilleux et terrible. Ce savant déclarait plus lard à l'Aeadémic des sciences que le clilorol'orme est un agent plus merveilleux et plus terrible encore. M. Jules Hoiiy. vient d'appliquer le chlorolorme sur les plaies mêmes des opérations chirurgicales, en sorte que la propriété câlinante y contiime son action.

CHLORURE DE SODIUM. Voy. sel marin et Selmare.

CHLORURE DE PLOMB. Voy. Plomb.

CHLORURES (leurs usages). — Les travaux d'un grand nombre de chimistes , et sutout ceux de M. Chevallier, ont démontré que les chlorures employés en arrosements ou lotions sont d'excellents agens hygiéniques pour l'assainissement des ateliers, des vaisseaux, des prisons, des lazarets, des hôpitaux, des salles de dissection, des salies de spectacle, des halles, des mines, des latrines et égouts, des puits et puisards, des écuries, des étables, et en général de tous les lieux rendus infects et malsains par la décomposition putride des matières végétales ou animales.

Ces chlorures sont encore employés pour les embaumements, les exhumations et les recherches médico-légales qui en sont la suite. On enveloppe alors les cadavres d'un drap myuillé avec une solution contenant 7^5" de son poids de chlorure de chaux. Cette précaution serait excellente à prendre pour inhumer, dans les temps de chaleur, les cadavres qui doivent traverser les cités et séjourner dans les églises.

On peut aussi en tirer un très-bon jiarti pour tiétruire l'odeur de la peinture dans les appartements fraîchement vernis. 11 sullit tout simplement, dans ce cas, de saufioudrer de chlorure de chaux en poudre, du foin qu'on étale en couche épaisse sur le sol, et de n'ouvrir les appartements, pour renouveler l'air, qu'après 21- ou 48 heures.

Ce qui rend les chlorures préférables au chlore pour tous ses emplois , c'est que l'odeur en est moins vive, moins sulfocante ; l'action en est lente, successive, continue, sans en être moins certaine, et peut être graduée à volonté; l'application en est siml)le; ils se conservent mieux et sont d'un transrijort plus facile.

Les chlorures ne se décomposent pas par eux-mêmes; ils n'abandonnent du chlore que quand ils sont en contact avec des acides, et l'acide carbonique que r^ nfermc l'air suflit pour produire cette décl)mpo^ition. MM. Darcet et Gaultier de Claubry ont établi par expérience :

1° Que la décomposition du chlorure de chaux à l'air est due à l'acide carbonique atmosphérique. Cet acide, en s'unissant à la chdux, chasse le chlore, qui réagit ensuite sur les miasmes et les décompose;

2° Qu'en faisant passer de l'air putride, privé par les alcalis caustiques d'acide carbonique, k travers du chlorure de chaux, cet air n'est pas désinfecté ;

3° Qu'il l'est, au contraire, lorsqu'on le fait passer à travers le chlorure sans le priver de son acide carbonique.

C'est parce que la décomposition de ces chlorures jiar l'acide carbonique de l'air est très-lente, que le chlore qui s'en dégage incessamment est moins susceptible d'agir sur l'économie animale, quoiqu'il décompose tout aussi bien les miasmes putrides. C'est donc une véritable fumigation guytooienue, sou-

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