ADI
que ser , un mélange de glycérine desséchée et d'acide phosphorique. 1,'acrolcine forme la couche supérieure du produit de la distillation. C'est un liquide huileux , limpide, trésréfrangible. Sa saveur est très-caustique et son odeur irrite vivement les membranes du nez et des yeux. L'acroléine s'acidifie à l'air et au contact de l'oxygène. Elle est soluble dans l'eau et dans l'éther. Elle détone avec l'acide nitrique et donne naissance à une résine d'une odeur agréable. Sa formule est : C IH O». L'acroléine a été découverte par Redtcnhachcr, en 1343.
ACRYLIQUE [Acide]. L'acroléine s'oxyde à l'air et se convertit en un acide qui ressemble beaucoup à l'acide acétique. A l'état concentré, l'acide acryhque est liquide et incolore ; sa saveur est franchement acide ; son odeur rai>pelle celle d'un rôti mariné. Il peut être distillé sans altération. Il a pour formule : C" IH ()*. Les acrylates sont analogues aux acétates. L'acide acrylique a été découvert par l\cdtcnbacher, en laii.
ADHÉSION ( Adhœsio). On désigne par ce mot une simple adliérencc des corps les uns aux autres , tant des corps solides que des corps liquides et gazeux. C'est ce qui distingue ce mot de celui de colicsion , qui exprime une union plus intime, union dont les libres du bois, les particules des pierres compactes nous offrent des exemples. Pour les corps solides , l'adhésion s'exerce en raison directe de l'étendue et du poli des surfaces en contact. L'adliesion de l'eau aux corps sur lesquels elle passe , rend compte de son mouvement dans les lits des rivières, et en général sur les plans inclinés; car la vitesse de l'eau courante est toujours moindre qu'elle ne devrait l'être, d'après les lois de la chute des corps. Les corps tels que le blé, le papier et les substances hygrométriques en particulier, connue les pierres, les différentes espèces de terrain, absorbent et retiennent une plus ou moins grande quantité d'eau. C'est en partie a ces circonstances qu'un terrain quelconque doit sa fertiUté , c'est-âdire qu'une terre est d autant meilleuic qu'elle pompe mieux et retient plus longtemps l'huuiidité qu'y laissent la rosée ou la pluie. I.orsque deux filets d'eau, sortant de tubes Uns, sont approchés l'un de l'autre de manière qu'ils se touclient , on les voit aussitôt se réunir en un seul. Dans le cas où l'un des deux est plus épais , l'autre décrit une espèce de spirale autour du premier.Cette expérience démontre évidemment l'adhérence des liquides entre eux. L'adhésion se manifeste également entre les fluides élastiques. Quelques physiciens regardent l'adhésion comme le premier degré do l'afl'mité chimique. Pour compléter les éclaircissements relatifs à l'adhésion, voyez Attraction et Capillarité.
ADiPiQUE (^/cifZe). Cet acide se trouveavco l'acide Upique dans les eaux-mères de l'acide snbérique. On l'obtient sous forme de cristaux bruns demi-sphériqucs, liès-soliiblcs dans l'eau
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bouillante, dans l'alcool et dans IVtlier. Ces cristaux fondent ù iso" et peuvent élrc distillés s-jns altération, l'ar le refroidissement, ils se concrétent en une iuasse daiguilles cristallines longues et apbtics. L'acide adipique forme avec l'ammoniaque un sel [adipate d'ammoniaque | cristallisé en aiguilles. Formule de l'acide adipique anhydre : C» H* O^ ( Laurent |. AÉRAGE. f^oijez Ventilation.
AÉRIFORME. FoyCZ GAZ.
AÉROLiTHF.s. ( tlolidrs , Pierres météoriques, Mcteoriles, Pierres de Joiidre). On avait pendant longtemps pris pour des contes tout ce qui avait été dit autrefois de certaines pierres tombées du ciel. Anaxagorc fait tomber les aérolitlies (de àr,p , air, et ),i9o; , pierre ) du soleil , qui lui-même ne serait qu'un immense aérolitlie. Du temps de ce pliilosoplie, une pierre noirâtre , de la dimension d'un ciiar, tomba prés du fleuve /r^gos-l'otamos enThrace.C'cstlepremieraérolilhe dont 1rs historiens anciens eussent fait mention. Cette pierre se voyait encore dans le même lieu à l'époque de l'euipercur Vespasien. Il y avait des pierres aérolithiqucs dans le gymnase "d'Abydos, et dans la ville de Cassandrc en Macédoine. l'Une dit avoir vu lui-même une de ces pierres tomber dans la campagne des Vocontiens, dans la Gaule iSaibonnaise. Le nombre des pierres aérolithiqucs dont on a constaté la chule seulement depuis quatre siècles, est fort considérable. Et quand on songe que ces pierres se retrouvent dans tous les lieux de la terre, ou n'est pas éloigné de croire qu'il ne se passe peut-être pas de jour où il n'en tombe dans une partie quelconque du globe. Ki les saisons ni les heures ne paraissent avoir de rintluence sur leur chute. Ces l)ierres tombent avec une grande vitesse, s'enfoncent profondément dans le sol et sont encore chaudes longtemps après leur chute. Tantôt elles sont petites et nombreuses, tantôt très-grosses. Ainsi , à Laigle on en ramassa plus de deux mille sur un espace de deui lieues et demie , tandis que la masse aérolithique que l'allas trouva en Sibérie est estimée peser 800 kilogr. Dans le Brésil il y en a une qui , dit-on , pèse 7,000 kilogr.; et une autre, trouvêesurles bords de la l'iata , ne pèserait pas moins de 30,000 kilogr. Celles de loo, loO et ïoo kilogr. sont três-répandues.
Ce qui frappe surtout l'observateur, c'est cet air de famille que présentent ces pierres, tant par leur aspect que par leur composition intime. Ix.-ur forme est irrégulière, leur surface souvent pleine d'aspérités , dont les angles sont émoussés par la fusion. Une sorte d'émail noir les recouvre jusqu'à un millimètre seulement de profondeur; la cassure est grisiitre, d'un aspect terreux et grenu ; elles sont tantôt dures , tantôt friables. Leur densité moyenne est 3,30, Quant à leur composition , voici les éléments qu'on y rencontre :
F:T natif de u à 90 p. loo
Silice de 5 à 4« -
AER
Nickel
Soufre
Magnésie
Alumine
Chaux
de I à iip. loe
de 1 â 18 —
de 0 à 010 —
de 0 a 700 —
de 0 à 450 —
Oxyde de fer de 4 à 43 —
Oxyde de clirôme de o,i39 à 4 —
Oxyde de manganèse de o,840 à G.soo
Soude et potasse de o,74i à ô,ï80
En jetant un coup d'œil sur ce tableau, on
remarque deux cléments dominants, le fer
(soit à l'état natif, soit à l'état d'oxyde) et
la silice; puis vient le nickel, le soufre, le
chrome, etc.
On juge, par analogie, que ces corps subitement lumineux ( météores I, que l'on aper.;oit à de si grandes hauteurs, sont des aérolitlies; car jamais on n'en a vu descendre de celte élévation sur notre sol. Quand l'explosion des bolides a lieu, c'est toujours à peu de distance de la terre; mais beaucoup de ces météores traversent l'air sans éclater, et la hauteur à laquelle ils apparaissent est très-variable. Quelques-uns de ceux dont on a pu mesurer la course n'étaient qu'a 20 milles géographiques de distance. En 17C2, Hallcy a estimé à ao milles la distance de celui qui parut en cette année. En isn , on en observa un qui n'était pas â r>o mille uièircs de hauteur, et (|u'on perdit de vue. M. Quetelet estime de lo a 20 lieues la hauteur des météores qu'il a pu voir, et leur vitesse, de 3 à 8 lieues par seconde.
On conjecture que ces inllammalions soudaines que l'on appelle des étoiles filantes sont aussi des aérolithcs, et qu'elles n'éprouvent cette incandescence que par le passage dans notre atmosphère. Lorsque par une belle nuit d'été nous voyons l'iuuuense espace que parcourent en un clin d'œil ces longues traînées de lumière, nous pouvons hardiment assurer que si elles sont dues à des corps solides, il est impossible que l'effroyable résistance que ces corps doivent éprouver ne produise le phénomène d'incandescence dont nous souimes té-moins. La raréfaction de l'air dans ces hautes régions ne saurait être une objection sérieuse ; car la vélocité de ces corps est tellement au delà de nos appréciations que , quelle que soit la densité relative de l'air, elle sera toujours sulfisantc pour qu'il en résulte l'incandcscencc.
Quelle est l'origine des aérolithes ? H n'y a à ce sujet que des hypothèses. La l'iace supposait que CCS pierres sont vomies par les volcans de la lune. Lancées par une force de projection considérable , ces pierres sortiraient de la mince atmosphère de la lune et entreraient ainsi dans la sphère d'attraction de la terre. D'autres physiciens (King, Hamilton, Ideler, ete.l supposent que ces concrétions pierreuses se forment dans l'atmosphère. Cette hypothèse n'est pas soutenable. linlin, l'hypothèse la plus probable est celle-ci : les aérolithes sont de petites planètes ou des fragments de planètes , qui, dans leur course à travers les es-
AER
paces célestes, arrivant dans le voisinage de notre globe, sont par lui attirés et tombent à sa surface , après avoir développé , dans l'atmosphère, de la ctialeur et de la lumière, en raison de la rapidité de leur chute.
AÊRO\AtTiQlE. C'est lartlproblématiftue) de naviguer dans Tair, couiuie on navigue sur les eaux. Cet art reste encore à réaliser, royez