‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 100 sur 322 · EL F · texte numérisé non relu

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ces cspérienccs . que la lumière électrique iWpcnd de quelques propriétés inhérentes a la matière pondérable à travers laquelle elle passe , et que l'espace est capable d'offrir des phénomènes lumineux , bien qu'il ne contienne pas une quantité appréciable de matière.

La pression est une source d'électricité que M. Becquerel a trouvée couunune à tous les cori's ; mais lorsqu'on excite l'électricité far la pression , il importL' d'isoler les corps, afui d'cmpèclier que le (lui le électrique ne .s'échappe. Leux corps de matière différente, isolés et pressés l'un contre l'autre , .sont élcctrisés; mais ils ne prennent les électricités contraires que lorsque l'un d'eux, est bon conducteur. Si les deux corps sont bons conducteurs , il faut , après la pression , les .séparer avec une extrême rapidité ; car les deux fluides contraires ne tarderaient pas â se réunir pour reprendre l'état naturel. Si cette .séparation est assez rapide , on remarque que la tension des deux électricilés est assez grande pour produire de la luinièrc. Le spath d'Islande devient électrique par la simple pression entre le pouce et l'index , et il conserve cet état pendant longtemps. Toutes ces circonstances sont modiliées par la température des corps, l'état de leurs surfaces et celui de l'atuiosphère. Plusieurs .suhs anccs cristallines de\icnncnt électriques par la chaleur. C'est ainsi que la lourmiiline peut acquérir dans l'une de ses exlréuiités lélectricilé positive, et dans l'autre l'électrieilé négative, tandis que le milieu conserve l'état neutre. Si on bri.ie cette pierre par le milieu, on trou\e que chaque îragmcnt possède, comme la totalité de la pierre , l'électricité positive à l'un des nuits, et l'exlréniité négative ai'autre. L'élcclricit- est développée parle passage des corps de l'éLil liquide à l'état solide, ou de l'état ga/cux à l'état liquide, la condensation de la vapeur d'eau dans l'air est aussi une grande .source de l'électricité atmosphérique.

Eleclricitc atmosphérique. Lorsque le temps est serein, ratmo.splicrc est presque toujours douée de réleclricitê positive. Cette électricité est plus intense en hiver qu'en été, et plus manpiée pendant le jour que pendant la nuit. \ partir du lever du soleil . son intensité s'accroit pendant deux ou trois heures, et atteint son inciriinnm entre sept et huit heures; elle couunence ensuite à décroître vers le milieu du jour, arrive à sou Minimum entre une et deux heures; elle augmente de nouveau ;'i mesur;' que le soleil disparait de l'hori/on ; enlin après le coucher du soleil elle diminue , et reste faible durant toute la nuit. L'électricité atmosphérique doit , en grande partie , son origine , à l'évaporation des eaux qui couvrent la majeure partie de la surface du globe. L'eau distillée ne donne pas d'électricité par l'évaporation : il faut que l'eau renferme en dissolution de»

sels alcalins et terreux, ou toute autic matière. Or, c'est ia précisémeut ie cas de toutes les eaux répandues à la surface de la terre. M. Pouillet a observé qu'il se produit de l'électricité positive par l'évapuration , lorsque l'eau contient en dissolulioa un ga/, ou un sel acide; tandis qu'elle donne de lelectricité négative lorsqu'elle contient un alcali ( potasse, soude, cliaux, etc. ). L'Océan est donc une immense source d'électricité atmo.sphérique. suivant M. l'ouillet, les plantes développent, pendant la \ éi,'étatiun, une quantité considérable d'électricité positive; mais ceci se concilierait dil'licilement avec le fait que l'atmosphère est plus cliarjjée d'électricité en hiver qu'en été. .\ussi, M. de la lUve est-il arrivé à des résultats opposés à ceu\ de M. Pouillet; et il s'accorde avec l'opinion de M. Becquerel que la cause d'électricité que M. Pouillet attribue a la véj;étation doit être mise sur le compte de l'inégale distribution de la chaleur. Les nuages doivent leur existence,peut-être même leur forme vésiculaire, à l'électricité. Lorsque l'électricité est entièrement positive ou négative , Us vésicules de vapeur aqueu.se constituant les nuages se repoussent les unes les autres, et préviennent ainsi leur union, on la formation de ia pluie. Le frottement des surfaces de deux couches d'air, unies dans des directions différentes , développe probablement aussi de l'électricité. Si les deux couches sont de températures différentes, une portion de la vapeur qu'elles renferment sera condensée ; l'électricité développée par cette condensation sera absorbée par la vapeur, ([ui prendra alors l'état vésiculaire d'un nuage. Une immense quantité de fluide électrique , soit positif , soit négatif, peut être ainsi accumulée. Deux nuages chargés d'électricités contraires, arrivés en présence l'un de l'autre , occasionnent une décharge si la tension électrique surpasse la pression cocrcitive de l'atmosphère. Cette décharge s'appelle la foudre. Le phénomène a souvent lieu, non plus entre deux nuages d'électricités opposées , mais entre la terre et un nuage doué d'électricité contraire. Mais la foudre est si rapide, qu'il est impossible de discerner si elle va du sol au nuage , ou .si elle descend du nuage au .sol.

A l'approche delà pluie, de la neige , du vent, de la grêle, etc., l'atmosphère acquiert une électricité positive très-intense. Un conducteur isolé donne, dans ces moments, une si grande quantité d'étincelles, qu'il est dangereux d'en approcher.

La vitesse avec laquelle le fluide électrique se transmet est extrême. Les rayons d'une roue tournant rapidement sur son axe , sont invisibles; mais on les distingue parfaitement, dès qu'on vient à les éclairer subitement par une étincelle électrique. Dans Cette expérience, imaginée par M. Wcatstone, l'intervalle qui s'écoule entre l'apparition et la cessation de l'étincelle électrique est si

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court, que la roue parait être en repos, quelle que soit la rapidité avec laquelle on la tourne. I J même expérience peut se faire avec un di.sque de carton divisé en trois secteurs , dont l'uiTest peint en bleu, l'autre eu jaune, et le troisième en rouge. Ce disque coloré, tourné avec une grande vitesse, produit la sensation de la lumière blanche ; parce que les intervalles avec lesquels les couleurs, peintes sur le disque, se succèdent, sont trop rapprochés pour être sensibles à la réiine. Mais des qu'on éclaire le disque par une étincelle électrique , on aperçoit chaque couleur distinctement , comme si le disque était eu repos. De ces expériences et de plusieurs autres, 1\L Wcatstone a conclu que le fluide électrique se transmet avec plus de vitesse encore que la lumière du soleil.

L'électricité n'a pas encore reçu les applications utiles que nous sommes en droit d'attendre de cet agent merveilleux. Cela tient probablement à ce que l'électricité exige encore une étude approfondie, et que les physiciens sont loin d'avoir dit à ce sujet le dernier mo'i Tout récemment .on a songé d'appliquer lelectricité à la dorure, à l'argenture ( Vdi/ez P. LE ), a l'extraction des métaux de leurs minerais , et au perfectionnement de la télégraphie.

ÉLECTROM.\GXÉTrSME. f-'OlJCZ Gm.v\-

n:s:me et .Mag:xétismk.

ÉLECTROHÈTIIE. f'0!/€Z GALVANOME- TRE.

ÉLiiCTRopnoEE. Machine électrique, inventée par Volta. Elle se compose d'un gâteau de résine coulée dans un moule de bois , et d'un plateau de cuivre ou de bois revêtu d'étain , auquel est adapté un manche en verre. Pour l'êlectriscr, on bat toute la surface de la résine avec une peau de chat , on pose sur elle le plateau par son manche isolant , et avec le doigt on en tire une étincelle , afin d'éloigner l'électricité résineuse qui s'écoule dans le soL Le plateau se charge ainsi fortement d'électricité vitrée. Dans cette expérience , l'électiicité de la résine décompose par inlluence l'électricité n.iturclle du plateau , a travers la mince couche d'air qui l'en sépare : l'électricité vitrée qu'elle attire ne peut pas venir la neutraliser, parce qu'elle ne peut pas s'accumuler sur un point pour vaincre la résistance de l'air.

Ét.ECTROSr.OPE. yoyCZ KLIîCT'RICITÉ.

ELECTRtlI. t'OljeZ SlCC.X.

ÉLÉME.VT. On donne le nom d'élément ;i tout corps qui, dans l'état actuel de la science , n'a pu être décomposé en d'autres principes plus simples. 1^ chimie compte aujourd'hui au moins cinquante-cinq corps simples ou èlciiirntairrs ; ce qui ne veut pas dire que ces corps ne puissent un jour être décomposés en d'autres éléments plus simples encore. C'est ainsi que la potasse, la soude, la. silice, Valumiae, la chaux et la inaijnesie. étaient , à l'époque de Ijvoisier, encore comp-

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tées au nombre des corps simples, tandis que, peu d'années après , l'expérience démontra que chacun de ces corps se compose de deiii éléments. Kn science, comme partout ailleurs , il n'y a pas de connaissances absolues.

ELLAGIQL'E ( Acide ). M. Clievrcul a donné le nom d'acide c/toj^iqi/f à une poudre grise accompagnant le dépôt d'acide gallique qui se forme dans les solutions concentrées exposées à l'air. Cette poudre est soUible dans les alcalis , et précipitable par les acides. Soumis A la chaleur, l'acide ellaginuc sec donne naissance à des vapeurs d'un jaune vcrdâtre , qui se condensent sous forme d'aijiuilles transparentes. Ces cristaux sont insolubles dans l'eau, dans l'éther et dans l'alcool ; ils sont dis.sons par l'acide nitrique, avec une teinte rouge de sang. M. Grischon a constaté la présence de l'acide ellagique dans la racine de tormentillc. Formule : C H^ O^ ( acide ellagique anhydre ).

ELLIPSE. L'ne des sections coniques, obtenue en coupant un cône par un plan qui .soit oblique à l'axe et aux deux côtés du cône , mais de manière que la section passe par les deux côtés du cône. L'ellipse a deux axes , un grand et un petit , et deux points situés sur le trajet du grand axe , que l'on appelle joijcrs. L'ellipse est telle , que deux lignes droites tirées de ses deux foyers , à un même point quelconque de la circonférence , égalent ensemble le grand axe. Kepler a découvert que le mouvement des planètes s'cftectue dans des courbes de cette espèce , et que lun des foyers de ces ellipses est occupé par le soleil.

emiiai:meme\t. Opération que l'on pratique sui' les corps humains ou les corps d'animaux dans le but de les conserver, eu s'opposant à leur pulréfaetion. l.'enibaumemcul remonte aux temps les plus reculés. Hérodote et Moisc nous fournissent à ce sujet les documents authentiques les plus anciens. ( A oy. lloefcr, Hisloife de lacliimic, tome I, p. Jc). Il y avait en Kgypte des prelres particulièrement chargés du suin de |)réparer les corps et de les embaumer. Ces prêtres portaient le nom (le rephim , qui signilie littéralement faiseurs de suiures ou de bandelettes , et que l'on a inexactement traduit par médecins. S'il est vrai que les momies les plus anciennes remontent a deux ou trois mille ans avant l'ère chrétienne, on pourra se faire une idée de l'anti- (juité de l'art de l'embaumement en usage chez les Egyptiens. On a beaucoup admiré l'art égyptien de l'embaumement d'après les monuments qui nous en restent, et on en est venu a conclure que les anciens possédaient des secrets dont la connaissance n'est pas arrivée jusqu'à nous. Il y a ici de l'exagération, parce qu'on n'a pas tenucomptedii climat, de l'état atmosphérique , en un mot dos circonstances environnantes, lit c'est pourtant la qu'il fallait chercher le grand secret de l'art égyptien, ^e rencontre-t-on pas souvent dans les déserts de l'Afrique des momies d'hommes ou d'aiùmaux

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