‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 102 sur 322 · EMP · texte numérisé non relu

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(trallquist, Diilk), T, Si)' O', KO + 110 ( Dumas \

F.MPoiso>.\F.MF.\T. Introduction dune inaticre minérale ou organique dans l'éconoiiiie animale; introduction suivie bientôt d'une perturbation si profonde, que , dans quelques cas, la mort est presque instantanée. I.'cmpoisonnemi'nt peut avoir lieu de plusieurs manières : i= par l'ingestion du poison dans les voies disestivcs ; 2= par l'absorption ou l'application du poison sur la peau dénudée de l'épidermc ; 0° par la voie de la respiration. Dans tous les cas , le poison pénétre par les vaisseaux absorbants, dans le torrent de la circulation , et porte le trouble dans l'orjanisme. Ij solubilité est la condition principale de l'absorption. Tous les poisons sont donc plus ou moins solubles. Aucune matière insoluble ne peut être un poison ; car le verre pilé, introduit dans l'estomac, agit mécaniquement sur les tissus, en les décliirant; la mort qu'il détermine n'est donc pas l'effet d'une action dvnamiiiue , qui caractérise les substances vénéneuses proprement dites. Ces données conduisent naturellement aux moyens qu'il faut employer pour combattre l'empoisonnement. Après avoir essayé d'expulser par le vomissement une partie du poison introduit dans l'estomac, on eberehe à neutraliser ou à rendre insoluble la partie du poison qui na pu être rejetée par le vouiissemcnt.

Ixs matières employées pour neutraliser ou rendre insolubles les poisons au sein de l'économie , sont appelées rontrc-poisons ou tiiitUlnles. C'est ain--i que l'oxyde de fer a été proposé pour neutraliser l'effet de l'acide arséuicux, avec lequel il forme un arsénite de 1er neutre et insoluble. L'albumine a été employée dans rempoisonncraent par le sublimé corrosif ( bichlorure de mercure J . jiarce que ce dernier sel , qui est trcs-soliible , t'st réduit par l'albumine a l'état de calomélas ; protoelilorure de mercure ) , qui est trèslieu soluble. Dans les empoisonnements par les acides , les bases salifiablos sont les meilleurs contre-poisons: et réciproquement, dans les empoisonnements par les bases saliliables caustiques, telles que la potasse, la soude . l'ammoniaque , les acides se recommandent naturellement. Kn général, il ne faut pas trop compter sur l'eflicacité des contrepoisons, par la raison très-simple qu'une grande partie de la subst.inee vénéneuse , ingérée dans les voies digestives , échappe, par l'absorption, à l'action neutralisante des contre-poisons, qui d'ailleurs ne sont presque jamais administres à temps, c'e.st-à-dire au moment même de l'empoisonnement.

L'abStjrption des substances toxiques, et le moyen d'en constater la présence dans un corps empoisonné , devaient particulièrement fixer, en médecine légale , l'attention des cbimistes experts. Ces deux questions sont en effet inséparables l'une de l'autre ; car s'il «st vrai que le poison , introduit dans l'écu-

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nomie d'une manière quelconque , pénètre , par l'absorption, dans toutes les parties du corps , jusque dans la substance même des os . le chimiste expert , appelé en téuioignage devant la justice pour constater le corpus delicti , c'est-à-dire le poison , s'imposera le devoir rigoureux d'explorer , par tous lés moyens d'investigation connus, non plus seulement l'estomac et les intestins , mais encore les muscles , le cerveau . le foie . le cœur, les poumons , enfin toutes les parties du corps dont il pourra disposer. Tous les tissus absorbent-ils également les poisons? l'absorption est-elle en raison de la vascularité des tissus.' Quelques poLsons , comme l'arsenic , l'antimoine , se déposent-ils, 5e /of(7/*sen^-»/i dans certaines organes, comme le foie et les poumons , en y établissant , pour ainsi dire , leur siège de prédilection ? La plupart de ces questions, du plus haut intérêt pour la toxicologie, ne sont pas encore résolues définitivement. Quant à la constatation directe des poisons à laide des procédés chimiques, la science a fait depuis quelque temps des progrès si rapides , que désormais le crime restera difficilement impuni, à l ombre de l'ignorance.

Tous les poisons empruntés au règne tcinéral peuvent se retrouver entre les mains d'un chimiste expérimenté. Mais 11 n'en est pas de même des poisons empruntés au règne végétal ou animal. Ceux-là ne sont pas rétraetaires au feu couune les premiers. Les poisons organiques s'altèrent et se détruisent par l'action de la chaleur, en donnant naissame à des produits qui n'ont plus les caractères d'un poison. L'avenir de la toxicologie repose donc sur la découverte des moyens qui permettraient d'extraire d'un corps empoisonné les poisons organiques, avec toutes les propriétés qui les caractérisent dans leur état d'intégrité.

E>iPVP.F,iM.*TioCE. On donne cette épitliète aux produits liquides ou huileux , provenant de la distillation sèche de matières organiques. Ces produits ont une odeur particulière, qui rappelle celle de la créosote ou de la viande fumée. M. Reichenbach les a soumis à un examen approfondi.

E.NCRE. L'encre ordinaire, qui sert à tracer nos caractères d'écriture, est une solution aqueuse de tannate de protoxyde de fer, qui se convertit à l'air en tannate de peroxyde noir. On fabrique l'encre avec des proportions convenables de sulfate de fer cristallisé ( couperose verte ), d'infusion de noix de galle et d'eau. Pour lui donner du liant , on y ajoute une cert;iine quanlité de sucre ou de gomme arabique; et, pour lui communiquer un reflet bleu ou pourpre , on y ajoute une très petite quanlité de sulfate de cuivre 1 couperose bleue ) ou d'infusion de bois de campéche. L'emploi de l'encre est fort ancien : il en est déjà fait mention dans le Pcntateuque de Moise. Le principal ingrédient était le noir de fumée ; c'était par conséquent de l'encre de Chinii.

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