HEM
tril's-loiig/u.ver, places à côte l'un de l'autre , et combinés avec un seul oculaire. I.e tuyau lie la lunette doit avoir une forme eoni(|ue. I.'extréinité inférieure doit être munie d'un oculaire et d'un niicroniètrc.
IIÉI.IOSTAT. Instrument propre à introduire un jet de lumière dans un lieu obscur. En astronomie, on donne ce nom à une lunette montée sur un axe parallèle à l'axe du monde , et conduite par un mouvement d'horloge , qui lui fait suivre le mouvement diurne du soleil ou d'un antre astre qu'on observe.
HELLÉMXE. Matière cristalline , incolore , Insoluble dans l'eau , solubte dans l'alcool et l'èther. lille s'obtient en traitant la racine d'année | Innla Ilclenium ) par de l'alcool bouillant. Elle fond à 72°, bout versa?;;», et se volatilise en répandant une faible odeur aromatique. Les alcalis la dissolvent, les acides Il précipitent de sre solutions. Chauffée avec l'acide nitrique médiocrement concentré , l'hellénine donne naissance à un produit jaun;Ure( niiro-lielléninc ), soluble dans l'ammoniaque, d'où les acides la précipitent sous forme d'une gelée rouge. Foriuule de rhellL-uine : ('.'4 ||9 o^ ( Dumas ).
En distillant l'ellénine avec de l'acide pho*phorique anliydre, M. Gerliardt a obtenu une huile incolore | hellénéne ) , bouillant à 200= cl composée de C'^ H**.
IIÉMATOSINE ( Principe rouge de smiçi ). Produit de décomposition du .sang, auquel on attribue le rûlc d'une matière colorante. Ce produit, qui, préparé par certains procédés, contient tout le fer du sang , n'est pas d'une composition constante. M. I.ecanu propose le procédé suivant pour extraire l'hématosinc : On dépouille le sang de la librine en le battant avec des baguettes ; on y versede l'acide sulfurique qui coagule l'albumine: le précipité entraîne avec lui un peu d'acide sulfurique et la matière colorante ; on le presse entre deux linges, pour enlever l'excès d'acide sulfurique et d'eau. Le résidu brun qui reste sur le linge est traité par l'alcool , qui dissout la matière colorante, chargée de matière grasse, d'acide sulfuriqueet d'alcool. La dissolution alcoolique est traitée par l'amuioniaque , qui sattu'e l'acide sulfurique restant, puis soumise à l'évaporation ; le ré.sidu est traité par l'éther, qui dissout la matière gra.sse, et par l'eau, qui di.ssout le .sulfate d'ammoniaque : il reste l'hématosinc, insoluble dans l'alcool , dans l'eau et l'éther. La matière ainsi obtenue contient environ 8 pour cent de fer.
Il résulte des recherches de M. Goudrcver que la matière colorante du sang peut être obtenue exempte de fer. L'hématosinc | C44 H21 N-* 00 Fe I , préparée d'après la méthode de .Sanson , ne perd pas tout son fer, même après une digestion de plusieurs jours dans l'acide cldorliydrique ou l'acide sulfurique étendu. .\ l'effet d'enlever tout le fer, l'Iiémafosuie est traitée par l'acide sulfurique concentré, et conservée pendant plusieurs jours
HÉT
dans des flacons fermés. Parl'addition de l'eau, il se dégage des bulles d'hydrogène, ce qui prouve que l'Iiématosine contient le fer dan» un état qui sollicite l'oxydation. La liqueur filtrée l'enferme du sulfate de fer. la matière qui reste sur le filtre est de nouveau lavée à l'eau, et dessécliée à 120°. L'analyse y fait rcconnaitre la pré.sence du fer. Traitée de nouveau par l'acide sulfurique , l'hématosinc ne renferme plus que qiudques traces de fer. M. Mulder conclut de là que l'hématosinc pure doit être considérée eouune un composé dans lequel n'entre point de fer, et représentée par la formule : C44 Ip^ N^ O''.
HÉMATOXYLi.vE. (.Synonymes: Principe rouijc du bois de campèclie ; Hcmatine ) Principe cristallin, rouge, découvert par Chevreul dans le bois de campèche I Hicmatoxylon campechianuin ). On l'obtient en épuisant, par l'alcool bouillant de o,si , l'extrait aqueux du bois de campêclie. L'hématoxyline pure est peu soluble dans l'eau ; elle se dissout assez bien dans l'alcool et dans l'éther. Sa dissolution donne des précipités bleus ou violets, avec la plupart des sels métalliques. Erdinann assigne à l'hématoxyline, séchée à loc, la forumie :C4o H'? 0'^.
■lÉniSPHÈRE. Moitié d'une sphé-reou d'un globe divisé par le centre, dans le plan d'un de .ses grands cercles.
iiÉPAR. ■flouez Foie.
IIEPTACHLORATES. f^'OI/eZ PERCHL0R.\- TtS.
IIERMÉTIQLEMEXT. Ce mot, qui est synonyme d'exactement, a été emprunté au langage des alchimi.stes, qui regardaient liermes ouïe rAonf des Égyptiens connue l'inventeur de tous les arts, et surtout de la chimie. L'n vase hermétiquement fermé est un vase parfaitement fermé, et de manière que l'air n'y pénètre pas.
HESPÉRiumE. Matière cristalline , blanche, découverte, en tssa, par Lebreton, dans l'enveloppe blanche et spongieuse des oranges et des citrons. Pour l'obtenir, on traite celte enveloppe par l'eau bouillante, on satitfe l'extrait aqueux par du lait de chaux, et on évapore à siccité ; le résidu est repris par l'alcool, et la liqueur alcoolique filtrée et évaporée. Le nouveau résidu est traité par 20 fols son poids d'eau distillée et de vinaigre ; pur le repos , rhespéridinc se dépose sous forme d'aiguilles blanches .soyeuses. Soumise à la clwileur, elle fond en une masse résinoïde et bn'ile avec flamme, en répandant Une odeur aromatique. F.lle est insoluble dans l'eau froide et dans l'éther, plus soluble dans l'eau bouillante, et très-soluble dans l'alcool. Composition inconnue.
nÉTÉROCÈivE. (DesTEpo;, autre, et yî'vo;, genre. ) Épithète que l'on donne aux corps dont les parties sont différentes les unes des autres, soit par leur nature, soit par leur densité ou leurs propriétés. On appelle molécules lictcrngéncs ou coustituanles , les ato-
IlIR
iiiL'.s (le rorps sitnpics, sépari-s de Ipiin coinbinaisiiiis par des inoypiis cliiiiiiqurs.
nKiiirionoRPiilP. t'agez. Ij.morphie.
IIÉTÉROSCIENS. Nom quc l'on donne aux prii[>les de la terre (ini habitent les dcui zones tciiipéroes , entre les tropiques et les cercles polaires. Ces peuples ont pendant toute l'année leur ombre méridienne tournée vers le pôle, qui est élevé sur l'iiori/.on; de soi'te que reui de la zone tempérée septentrionale ont leur ombre à midi tournée vers le pùle arctique, et cens de la zone tempérée méridionale ont leur ombre méridienne tournée vers le pOle antarctique.
IIIPPL'RIQLE ( Acide ). Cet acide a été décou\ert par t'ourcroij et f'aiiqiielin dans l'urine de cheval. Mais ils le priient d'abord poiu' de l'acide benzoigue, parce qu'il se forme en effet beaucoup d'acide ben/.oïque par les moyens que ces chimistes avaient mis en usage pour débarrasser l'acide hippurique, de toute matière colorante. M. I.iebig fit plus tard connaître cet acide comme un acide particulier. Pour préparer l'acide hippurique on évapore doucement de l'urine fraîche de cheval ou de vache; on l'acidulé par de l'acide clilorhydrique, et on l'abandonne au repos ; l'acide hippiui.|ue cristallise en prismes à quatre pans terminés par des sommets dièdres ; on décolore ces cristaut avec du charbon animal. L'acide hippurique .se décompose par la chaleur en acide ben/.oïque et en ben/.oate d'ammoniaque, qui distillent sous forme de goutfelcites rouges en répandant une odeur agréable, analogue à celle de la fève de tonka. H est changé immédiatement en acide ben/.oïque par l'action de l'acide nitrique. I.e peroxyde de manganèse et l'acide sulfurique produisent le même changement à l'aide de la chaleur ; il .se dégage en même temps de l'acide carbonique et de l'ammoniaque. 1,'acide hippurique , très-peu suluble dans l'eau froide et dans l'éther, se dissout trèsbien dans l'eau bouillante et dans l'alcool. Il existe a l'état d'iiippin-ate de soude on d'ammoniaque, dans l'urine fraîche du cheval et des ruminants. Dans quelques cas de maladies particulières, telles que les névroscs(la clioréel , l'urine des femmes contient une quantité considérable d'acide hippurique ( 3 à 4 pour cent ), ainsi que le démontrent les observations récentes de M. l'etlcnko/er ( Annalcn lier Cliewie vnd Pliarmticic , octobre 18H ). Dans l'urine putréfiée, l'acide hippurique se trouve transformé en acide ben/.oï(iuc. L'acide hippurique est un acide azoté , et s'exprime par la formule : C'^ 11^ NOS -|- no.
iiii'.ciotE ( -Acide ). Acide découvert p-r Checrcul dans la grais.sc de bouc ; de la son nom { iKliircus, bouc). Pour l'obtenir, on saponifie la graisse de bouc , on distille la liqueur acide qui s'en sépare, et on .sature par de la baryte le produit aqueux de la distillation : aprè.'; avoir évaporé à sicellé, on décompose le sel sec par l'acide sulfurique étendu; l'acide hircique \lent alors surna^'er sous fonue hul-