HYDRAULIQUE
HVDBO-KLUO-SILICIOLE ( .^cldc ). (Synonymes : Hijdro-phllioro silirique ; Fluorure ou phlltoriirc double d /njdrogcne et de siltciuui. ) Cet acide c.-.t liquide , inodore, et d'une saveur fortement acide. 11 forme avec les oxybascs , et particulièrement avec les alcalis, des fluoriu-es doubles de silicium et de la base employée. Ces fluorures doubles sont, en général , très-peu solubles. .\vec la potasse et les sels de potasse , il donne un précipité gélatineux qui se compose de 2 équivalents de fluorure de potassium et de 1 éqniv. de fluorure de silicium. .\vee la soude, il n'y a pas de précipité, le fluorure double de sodium et de silicium étant .soluble. Ces précipités ( fluorures doubles ) sont analogues aux précipités produits par le cyanoferrurc de potassium. Dan» ces derniers, le cyanure de potassium ( 2 équiv.) constitue l'élément mobile, c'est-à-dire, l'éléiiicnt (|ui est remplacé par la ba.se qu'on précipite ; tandis que le cyanure de fer ( 1 éq. | constitue l'élément immobile, qui se retrouve dans tous les précipités formes par le cyanoferrurc de pota.ssium. Il en est tout à fait de même des précipités formés par le fluorure double d'hydrogène et de silicium. Le fluorure de silicium constitue rélément immobile , et le fluorure d'iiydrogène , 1 élément mobile.
On l'obtient en faisant arriver h' gaz acide fiuorhydri(|ue <lans l'eau. Celle-ci e.sl décomposée : 11 se produit de l'acide silicique ; silice |
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et (le l'acide fliiorhydriquc. Afin que la silice qui se produit ne bouclje pas le tube par lequel se dCiiage l'aciile lluorliydrique, il faut faire plonger ce tube dans une coucbe de mercure maintenue sous l'eau. Cliaque bulle qui s'élève s'entoure, à la surface de l'eau, d'une pellicule mince de silice; et, à la lin de l'opération, toute l'eau se trouve conxertic en une masse gélatineuse qu'on sépare par le lillre. I.e liquide qui passe est l'acide liydro-lluo-siliciquc ; la silice reste sur le filtre.
Formule: l'^ Si H ou h^ Si 11^ ( atonies. | =
I éq. d'acide liydro-nuosilici(|ue. L'acide liydro- (luo-silicique est un bon réactif des sels de potasse.
HYDRor.É^n. ( De {l'ôwp , eau, et YÎYvo|j.t , Je deviens I. .Synonymes : .Jir mllaiiunable ; Ciiz in lia III niable.
l.'liydrogéne est un gaz incolore. Insipide et Inoilore. Tne pression de loo atmosphères, et un abaissement de température de 100°, ne le font pas changer d'état. 1,'hydrogène est le plus léger de tous les gaz connus. Sa densité est 0,0688 ; il pèse environ ii,s3J moins que l'air. Son pouvoir réfringent est 0,170 , celui de l'air étant 1. 1,'liydrogène est, de tous les corps simples non métalliques, le plus électro-positif.
II est très-peu solublc dans l'eau, loo litres d'eau ne dissolvent que I 1/» litre d'hydrogène; ou ( en poids | 1 Kilogramme d'eau dissout 0, kilog. 000,001 d'hydiogène.
L'hydrogène se combuie directement avec le chlore , le brume, l'iode et le fluor. Il en résulte des acides de composition analogue. Un mélange de gaz chlore et d'hydrogène, à volumes égaux (dans un ballon de verre), peut être conserve indéfiniment dans l'obscurité , sans que ces deux gaz, qui pourtant ont \MK' grande affinité l'un pour l'autre , se combinent entre eux. .Mais, dès qu'on y fait arriver un rayon de soleil , la combinaison s'opère brusquement, avec explosion , sans que le volume du mélange soit changé. A la lumière diffuse du soleil, la combinaison .s'effectue également, mais lentement et sans explosion. 1,'hydrogène se combine avec l'oxygène, à l'aide de l'éL^etrieité ; il y a détonation et formation d'eau. Pour que la combinaison des deux gaz qui forment le mélange explosif soit complète, il ne faut pas dépasser ccitaines proportions ( Uay-Lussac et Humboldt ). Quand on dépasse la proportion de 1 : 9, rétincclle électrique n'a plus d'action sur le mélange explosif. Les boules de platine de M. Doebcreinrr ( faites avec ime partie de noir de platine et 4 parties d'argile ), portées à l'extrémité d'un fil de platine ou de fer, dans un mélange explosif , produisent une combinaison complète, quelles que soient les proportions des deux gaz. Cette combinaison s'opère graduellement et sans explosion. Les bouh's de platine pourront remplacer avec avantage l'emploi do l'électrophorc et de l'étincelle électrique. Le platine en éponge , sur lequel on fait aiTivcr un courant d'hydrogène.
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devient incanucscent au bout de quelques instants. Il y a formation d'eau aux dépens de l'oxygène de l'air. C'est de ce fait que .M. Doebereiner a déduit l'heureux emploi des boules de platine dont nous venons de parler. Le rhodium, l'iridium, le palladium, et probablement d'autres métaux encore, ont, à cet égard, la même propriété que le platine. Quand on fait passer un mélange explosif { 1 vol. d'oxygène, 2 vol. d'hydiogène ) par un tube étroit, et qu'on l'alluiue, la température de la tlamme qui .se produit est si élevée , qu'elle fait fondre en quehiuis instants les substances les plus réfractaires, et qu'on avait jusqu'ici regardées comme infusibles ou apyres , comme la pierre à fusil ( silice ) et le platine. De là, la découverte et l'emploi du chalumeau. Pour prévenir les dangers d'une explosion qui pourrait être causée par la rétrocession de la llauuue , on a disposé, dans l'intérieur du tube que traverse le mélange gazeux, une grande quantité ( 100 â \M ) de toiles métalliques trés-lines, qui s'opposent à la pénètruliou de la llaiume dans l'intérieur du réservoir. Ij grande légèreté , le mélange explosif que l'hydrogène produit avec l'oxy gène et avec le chlore, et la propriété qu'il a de brûler a l'air avec une flamme trespàle en donnant naissjiuce à de l'eau, toui ces caractères suffisent pour distinguer l'hyilrogène des autres corps. Quand on enveloppe la flamme pâle de l'hydrogène, produite a l'extrémité d'un tube eltilé ( tanipc des phitosup/ics ), avec un large tuyau de verre, ou entend une série de sons ayant beaucoup d'analogie a\ec les sons d un orgue ( liarmunUa cliiinique ). Il est facile de produire successivement l'octave, la tierce majeure et la quinte, enfin les sons de l'accord parfait, en élevant ou en abaissant lentement le tuyau.
L'hydrogène ne se trouve pas dans la nature à l'état de liberté. Les anciens cliiiuistes croyaient que ce gaz existait dans les hautes réyionsdc ratmosplière,et que sa couibinaison avec l'oxygène de l'air produisait les phénomènes de l'orage. M. Gay-I.ussac, dans son voyage aérostatique, dans lequel il s'est élevé à «,000 mètres au-dessus de la surface de la terre . n'a pas trouvé de trace de ce gaz daus les hautes légions de l'atmosphère. L'hydrogène e.st très-répandu a l'état de combinaison. 11 existe ainsi dans l'eau, dans l'ammoniaque, dans les liydivicides ( acide chlorliydrii|ue, acide bromliydrique, acide iodhydrique, etc. |, et dans presque toutes les substances animales et végétales.
On prépare l'hydrogène par voie humide, en faisant agir un acide fort sur un mélange de métal et d'eau. Le for ou le zinc , une partie d'acide sulfurique concentré, au(|uel on ajoute 4 à s fois Sun volume d'eau , remplissent ce but. A peine ces trois substiinces sont-elles en contact l'une avec l'autre, que la température s'élève, et que l'hydrogène se dég'age avec effervescence. Dans cette action , l'eau ( HO ) est docoinposce. L'oxygène de celle-ci se porto.
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inr le zinc ( Zn ) pour former de l'oxyde de 7.inc (ZnO |, et celui-ci se combine avec l'acide sulfurique ( SO^ ) pour former du sulfate de zinc ( vilriol blanc), qui reste dissous dans une partie d'eau non décomposée, où il cristallise par refroidissement. L'byrtrocrène de l'eau ainsi décomposée, ne rencontrant aucun corps avec lequel il puisse se combiner, s'é"chappe par un tube recourbé adapté à un flacon , pour se rendre dans une éprouvctte reu)plie d'eau.
Voici cette réaction exprimée en formules : Zn , -I- .sn3 4- HO = ZnO, .S03 ( reste 1
H ( se défraie. ) Si il la place de l'acide sulfurique on se sert d'un bydracide. tel que l'acide clilorhydrique, ou obtient également un dégagement d'hydropéne. Mais celui-ci provient alors non de l'eau, mais de l'acide décomposé :
Zn + f.l H Zn Cl ( reste )
H ( se dégage ).
On prépare l'hydrogène par voie sèche, en faisant passer des vapeurs d'eau à travers un tube de porcelaine contenant des fils de fer chauffés au rouge. T.'eau en vapeur se décomposeà mesure qu'elle arrive sur Ieferinc<andescent! I/o\ygène de l'eau se porte sur le fer pour l'oxyder, et l'hydrogène se dégacre. On constate dans cette expérience que le volume d'hvdropène qui se dégage est égal au volume de la vapeur d'eau décomposée. L'eau décomposée au moyen de la pile, donne de l'hydrogène au pôle négatif.
Formule de l'hydrogène H ou H^ ( atomes ) = 12, 1«. On emploie l'hydrogène dans l'analyse de l'air. Mêlé avec l'oxygène, II sert à produire, par sa combustion , la température la plus élevée que l'on connaisse. On se sert de l'hydrogène, à cause de sa légèreté, pour gonfler les ballons aérostatiqnes.
nYDROGÈXE AXTI5I0NIÉ. P'OljeZ .iNTI- MOINE.
HYDROGÈXG ARSÉXIÉ. f^OyeZ .VRSETdC.
nvDROGÈiVE BiCARRO\É. ( Synonymes :
ÉIhérine ; Hydrure rl'acritjle ; Hyilro(]inc deuto. ) carbone ; lli'arhiire il'hi/droficiie ; Ca^oléflant ; Carbure dihydriqne.) L'hydrogène bicarboné est un gaz incolore, sans saveur et d'une légère odeur empyreumatique, qui tient probablement à quelque substance étrangère. Sa densité est o,97ai. La chaleur le décompose.
Il brûle avec une belle flamme jaune tirant sur le blanc. Cette flamme est très-éclairantc. Sa combustion à l'air donne de l'eau et de l'acide carbonique. Mêlé avec de l'oxygène, il forme un mélange qui détone par l'approche d'une bougie ( mélange explosif). L'électricité agit de même. 11 parait jouer le rôle d'une véritable base. Il peut se combiner avec I équiv. d'aci<le chlorhydrique, brouiliydrique, iodhydrique, etc.. pour donner naissance à l'éther clilwrhydriquc, à l'étlier brouthydri-
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que, etc., corps qui sont tous des composés neutres. Dans ces combinaisons, i équivalent de l'hydrogène bicarboné représente 4 volumes «je gaz , de môme que l'acide cblorhvdrique. Mis en contact avec le chlore gazeux , i' donne naissance à un produit huileux ! liriiirur drs Hollandais ). Il faut faire rexpèrienec dans l'obscurité. .\ la lumière , le chlore agit de la même manière .sur l'hydrogène protocarbonè. Dans ce produit huileux, i équiv. d'hydrogène ( 2 vol. ) est remplacé par i équiv. de chlore ( 2 vol. ). L'hydrogène bicarboné ne parait pas exister, dans la nature , à l'état de liberté. Il est le produit de l'art , et .se trouve dans le gaz d'éclairage. Il se forme pendant la combustion des houilles, des résines, des liuiles , et de toutes les matières grasses. Lorsqu'on chauffe un mélange de i parties d'acide sulfurique et de I partie d'alcool , on obtient un dégagement d'hydrogène bicarboné, mêlé d'un peu d'acide carbonique, qu'on absorbe au moyen de la potasse ou de la chaux. Pour brûler complètement ( dans l'eudiomètr.; ) un volume d'hydrogène bicarboné , il faut employer 3 vol. d'oxygène; ce qui prouve, que l'hydrogène bicarboné se compose de 2 vol. ou I équiv. d'hydrogèneet de 2 volumes ou i équiv. de vapeur de carbone, le tout condensé en un volume : IIC ou 11= C= = i volume.
Formule -. IH C4 ou H^ C^ = 4 volumes = I équiv. d'hydrogène bicarboné saturant
I équiv. on 4 vol. de gaz acide chlorhydrique ( dans l'étlier chlorhydrique, dont la formule est IH C4. CI H ).
HYDROCÈ\E PROTOCVRBrtXÉ. (Synonymes: Cuz- des marais; Protocarhiire d'Iiydroçicne.) L'hydrogène protocarboné est un g.az. incolore, insipide, inodore. .Sa densité est o.:!:;9.
II est très-peu soluble dans l'eau , dans l'alcool et dans l'èther. On ne connaît pas encore son véritable dissolvant. Il brûle avec une flamme bleuâtre , très-faible. .Son indice de réfraction est 2.0927. L'hydrogène protocarboné, sonmij à l'action d'une série d'étincelles électriques , double de volume, en .se décomposant en' hydrogène et en carbone. En contact avec l'oxygène, il détone, par l'approche d'une allumette, en produisant de l'eau et de l'acide carbonique. Pour que cette combustion soit complète, il faut employer j volumes d'oxygène lOiir I vol. de gaz des marais. En effet :