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est blanc ; on l'extrait en épuisant les feuilles au moyen Je l'alcool, de l'étlicr ou de l'eau. I.e digfstum aqueux ou alcoolique des plantes iiiiligofércs étant abandonnO^ à l'air, forme un dépôt d'indigo bleu.

L'indigff du commerce a l'aspect d'une poudre bleu foncé; il est insipide, inodore, insoluble dans l'eau , et très-peu soluble dans l'alcool, dans l'éther, dans les acides aqueux et les alcalis. L'indigo renferme des quantités variables de matières étrangères, qu'on enlève par des acides étendus , par l'eau , la potas.se et l'alcool bouillant. .Suivant Ber/.elius, l'indigo ordinaire contient une espèce de gluten , un principe colorant brun , un principe colorant rouge, et la matière colorante bleue, qui reste après l'extraction des trois autres principes.

Un appelle bleu de Saxe la matière colorante obtenue par une solution d'indigo dans l'acide sulfurique. Pour s'assurer de la pureté de l'indigo du commerce, on en traite un poids donné successivement par l'eau, par l'acide clilorliydrique, par la potasse caustique, et enfin par l'alcool; le résidu représente la quantité d'indigo pur.

i.\DiGO. ( t'Iiysiqiie, ) Une des sept couleurs primitives du spectre solaire. C'est la sixième en commençant à compter par la moins réfrangible , c'est-à-dire, le rouge. Les corps ne nous paraissent d'une couleur d'indigo que parce que leur surface rénéchit les rayons indigo en beaucoup plus grande quantité que les autres.

l^'DlGO(;È.\t^.. (.Synonymes : Indigo blanc ; Indigo desoxygéné ; Indigo réduit. ) L'indigogénc ou indigo blanc s'obtient par le même procédé que l'indigo bleu ; seulement il faut avoir soil^d'opérer à l'abri du contact de l'air, pendant qu'on précipile la liqueur alcaline par l'acide cblorhydrique. lîisolubledans l'eau, il se dissout dans l'alcool et l'éther avec une couleur jaune. Récemment précipité, il s'altère promptcment à l'air, en se colorant en bliMl pourpre. Une solution alcaline d'indigo blanc donne avec les sels de bioxyde de cuivre un précipité qni fournit, par la chaleur, un suldimé vert cristallin. Formule de l'indigo blanc : C" N IP O^

i\DiGOTi\E. ( Indigo bleu.) Poudre bleu foncé, qui prend un éclat métallique par le frottement avec un corps poli. Soumise à la distillation sèche, elle donne du carbonate et (lu cyanbyilrate d'ammoniaque, une huile empyreumatique, inic résine, une matière noire extraclive, et de l'aniline; il reste un cliarbon poreux et brillant. L'acide sulfurique concentré di.ssout l'indigo avec uric couleur bleu foncé. Les nombreux produits de réaction qu'on obtient avec le clilore , l'acide nitri(|uc,ctc.,ontété particulièrement étudiés par M, i;rdniann et M. Laurent. On prépare l'indigotine en abandonnant s p. d'indigo pulvérisé , pendant plusieurs jours , dans un vase fermé , avec un mélange de lo p. de sulfate de protoxyde de fer, de >i p. de chaux et

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de GO p. d'eau. On décante la liqueur limpide au moyen d'un siphon, et on la précipite par l'acide cblorhydrique étendu ; on lave le précipité d'abord avec de l'eau pure , puis avec de l'alcool bouillant , jusqu'à ce que le liquide passe incolore ou bleuâtre. La composition de l'indigotine s'exprime par la formule : Ci'' H5 ]\0=.

INDIVISIBILITÉ. Négation de divisibilité.

( l'oijez ce mot. )

INERTIE. Propriété qu'ont tous les corps matériels de persister dans l'état qui leur est communiqué. Dès qu'on remarque un changement quelconque dans un corps , on peut être sur d'avance que ce changement est l'effet d'une cau.se en dehors de ce corps. Une boule lancée dans l'espace persisterait indéfiniment dans le mouvement qui lui est communiqué si des causes étrangères { la pesanteur, la résistance de l'air, etc. ) ne tendaient pas sans cesse à l'arrêter. Une pierre , un vt"gétal, etc., en tant que matière inerte , garderaient indéfiniment le thème état si des forces particulières ne leur imprimaient pas des changements inces.sants.

iXFEcrioiv. Absorption d'un ferment putride très-délié, mêlé à l'air atmosphérique. Celte absorption s'effectue, en général, par l'intermédiaire de la respiration, et peut troubler à des degrés différents les fonctions vitales. La nature de ces ferments putrides est trè.s-peu connue.

iAFEii\.VLE ( Pierre ). f^oyez Argent (Kitratc ).

i\FL.\>mABLE. On donne ce nom à toute matière susceptible de brûler avec flamme. .Si ce sont des matières solides qni brûlent , la flamme n'est due qu'aux gaz inflammables qui .se développent par la chaleur.

INFUSION. Opération qui consiste à verser de l'eau ou toute autre liqueur bouillante sur une matière organique quelconque, et d'abandonner le mélange quebiue temps au repos. La liqueur se trouve chargée de tous les principes (|u'elle a pu dissoudre. Cette liqueur devrait s'appeler (»/HSw/n et non pas infusion, nom qu'un lui donne ordinairement. Beaucoup de principes qui s'étaient di.ssous à chaud se déposent par le refroidissement. On obtient ordinairement des produits différents, suivant qu'on a traité ui\e matière par infusion ou par décoction, /''oyez Uécoctîon.

iNOiiG,\NiQiiE ( anorganiqiie ). Négation du mot urgtinîrjue ( l'oyez ce mot ;. Toutes les substances du règne minéral sont appelées inorganique.s ou anorganiques.

INSOLUBILITÉ. Inaptitude d'nne matière à .se dissoudre dans un véhicule quelconque. Il n'y a pas de matières insolubles, dans l'acception absolue de ce mot ; car les coi'ps qui passent pour insoluble», dans un liquide donné , peuvent quelquefois se (Jissoudre, en très-petites portions , il est vrai , dans une qviantité énorme de ce même liquide. Tout

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gp réduit, m di-fmilivc, ;i une solubililo on plus 011 en iiiij'ms.

ixsPiR\Tio\. I-T respiration se compose de ilciix actes : finspiration et l'cxpiialion. Par l'inspiration, les poumons se gonflent cPair atiiiospliêrique : par l'expiration , cet air est expulsé des poumons, après y avoir subi des altérations profondes. Foyex, IltspiKA-

IION.

INTERSTICE ( Intervalle ]. On donne ce nom aux espaces (|ue laissent entre eux les molécules matérielles. Ces espaces sont trèsapparents dans les corps poreux , comme l'éponge, tandis qu'ils sont invisibles dans les corps trés-compactes, tels que les métaux. La compressibilité des corps est en raison de la grandeur des espaces que les molécules matérielles laissent entre elles. C'est dans les interstices imperceptibles des corps que se trouvent , suivant la plupart des physiciens, lo^is le calorique et d'autres agents impondérables.

i\Ti;s-suscEPTiox- Accroissement des êtres vivants ( animaux et végétaux ) , ainsi appelé, par opposition à l'accroissement des minéraux qui augmentent de volume, non plus de dedans au dehors, par l'absorption d'une matière alimentaire . mais du dehors au dedans, parla jwx<a-posJ<ion des molécules matérielles.

i\tLixE. La racine d'année {Inula lleleniiim ), souvent employée ea médecine sous forme de décoction ( tisane ) , renferme deux substances particulières : l'une, toute formée dans les cellules de la racine , est une espèce d'huile concrète , fusible à Sj°, volatile et très-soluble dans l'alcool; c'est Vhelcnine; Fautre est pulvérulente, blanche, fixe , ressemble a l'amidon, et se rencontre également dans les racines de topinambour ( llcUiinthns tiiberosus ). dans la racine de chicorée ( Cic/iorium iiitybiis ), dans la racine de colchique ( Colrhk'iim iintuinmile ) , dans les tuberciilesde dahlia, dans la racine de pyréthre, etc. ; c'est l'()iH/iHf. Cette substance est très-soluble dans Fcau chaude : une décoction de racine d'aunée laisse, par le refroidissement, déposer l'inuline sous forme de poudre blanchâtre. Comme famidon, l'inuline se convertit en sucre de raisin, sous l'influence de l'acide siilfurique étendu et bouillant ; mais elle se distingue de l'amidon en ce qu'elle ne fait p is d'empois avec l'eau bouillante , et en ce qu'elle n'est pas colorée en bleu par l'iode. M. Mulder assigne à l'inuline la même formule qu'à l'amidon. M. l'arnell représcnle rinuliiic, séchée à loo», par C-+ II-' O-'. L'inuline a été découverte par Funcke en 1S01, et particulièrement examinée par H. Uo.sc. Braconnot , l'ayca , Mulder, Parncll et Croockewilt.

lODATES. ( ladites de quelques chimistes ). .Sels tout à fait analogues aux chlorates et aux bromates, avec lesquels ils sont isomorphes. Us sont tous également décom-

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posés par la chaleur, avec dégagement J'oxygène et formation d'iodurcs. Tiaités par un corps désoxygénant, tel que l'acide sulfureux , les iodates donnent un précipité d'iode qui communique à l'amidon une teinture bleue caractéristique. Quand on les traite par le chlore, il y a également de l'iode mis en liberté. Comme dans les chlorates et les bromates , l'oxygène de l'acide est à l'ox.vgcne de la base comme s : i. Les iodates sont, en général, insolubles ou peu solubles dans l'eau.

l'our préparer les iodates ( alcalins \ on mélc de l'iode en poudre avec un alcali en dissolution. Il se produit un iodate peu soluble i;ui se dépose , et un iodure qui reste eu dissolution. Ainsi , pour préparer l'iodate de potasse , on mêle de l'iode en poudre avec une dissolution de potasse concentrée. On l'y mêle par portions successives , jusqu'à ce que la dissolution reste colorée. l'ar le repos . il se dépose de l'iodate de potasse , et l'io.lure de potassium reste en dissolution. Il se produit

I équiv. d iodate pour a cq. d'iodure ; car l'iode enlève s éq. d'oxygène à s éq. de potasse , pour former i éq. d'acide iodique. Cette réaction peut être formulée de la manière suivante : n I -f- 6 KO = l 05 KO -H !! Kl. Les iodates de soude, de chaux, de baryte, de .stioiitiane, se préparent comme nous venons de l'indiquer.

iODE.(I)e'.ujO"r,;, violet. ) L'iode est un corps simple, d'ini gris noir, se présentant sous forme de paillettes d'un éclat métallique. U peut cristalliser en octaèdres, soit par voie de sublimation, soit par la conservation de l'acide iodhydrique aqueux dans des vases incomplètement fermés. Il a une odeur trés-^ible a la température ordinaire. Cette odeur, rappelant un peu celle du ciilorc , devient de plus en plus forte, à mesure que la température s'élève. .Sa saveur est acre. Sa densité est i.ain.

II fond a 107=, et bout entre i7o° et lao». L'iode répand alors des vapeurs violettes très-caractéristiques, tout à fait semblables à celles de l'indigo. Ces vapeurs sont tellement épaisses et intenses, qu'elles paraissent noires. La densité de la vapeur d'iode est 8,7=. Uéja . a la température ordinaire , l'iode se volatili-.e et disparait peu à peu, lorsqu'il est exposé a l'air. On distille l'iode enlre Mi" et laii". On peut le distiller à une température bien plus basse, en faisant intervenir un autre coips volatil,' couiiuc de la vapeur d'eau, (|ui eiitraine les vapeurs d'iode. L'iode est très-peu soluble dans l'eau. L'eau en prend tt^. Il se dissout assez, bien dans les dissolutionsaqueuses de sulfate d'ammoniaque, de chlorure d'ammonium et d'iodure de nickel ; mais son véritable -dissolvant est l'alcool , qu'il colore en brun jaunâtre ( teinture d'iode ). l 'iode, connue le clilore, forme avec l'hydrogène un liydracide dont la composition est analogue à celle des acides chlorhydrique , bromhydrique et fluorhydrique. l.cs oxacides d'iode sont aussi

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pen stables que les oxacides de chlore, l.'iode, comme le clilorc, se eonibine diicctement avec beaucoup de métaux . pour donner naissance à •des iodtires isomorphes avec les clilorures correspondants, l.'iode colore raniiLlon en violet foncé , en bleu et en rouge bleurttre. Cette coloration n'a point lieu lorsque l'iode est combiné avec un autre corps , ou à l'état d'io- (iure, d'acide iodhydrique, etc. l.'iode est mis en liberté par le chlore, et la coloration ' amidure d'iode) se manifeste, tant que le clilore n'est p.is employé en excès. L'amidure d'iode se décolore à la température voisine du point d'ébullilion de l'eau , et il recouvre sa coloration par refroidissement ( Sérnllas ).

l.'iode tache la peau, le papier, etc., en Jaune ; mais la tache disparait au bout de quelques instants , ce qui la distingue de la tache, également jaune, produite par l'acide nitrique, laquelle persiste, et ne disparait qu'après la destruction de l'épiderrae. I.a coloration par l'amidon et les vapeurs violettes distingue l'iode de tous les autres corps.

IM. Millon ( annales de l'/ii/sique et de Chimie, année I044). en examinant d'une manière approfondie l'action de l'aeiile nitrique sur l'iode , est arrivé à constater ces faits remarquables : i" l'acide nitrique vari'e comme moyen d'oxydation suivant les quantités d'eau qu'il renferme ; chaque hydrate constitue un acide distinct , souvent très-éloigné, par son mode d'action , de l'hydrate qui en est le plus rapproché ; 2'' l'acide nitrique au maximum de concentration élève moins l'oxydation de l'iode qu'un acide affaibli.

1,'acidc nitrique doit être séparé avec .soin, pir la distillation, de l'acide sulfurique qui s'y trouve .souvent contenu. Quant à l'iode, il peut servir, au besoin , tel qu'il .se présente dans le commerce , et il suflit de le pulvériser très-finement; mais il est préférable d'employer riocie obtenu par précipitation, en mélangeant deux .solutions , l'une de chlorure d'io.'le, l'autic d'iodiue de polassiiuu. l.'iode doit être ensuite lavé avec soin, et séché à la température ordinaire. Lorsque l'iode et l'acide nitrique oat élé préparés avec les précautions convenables, on introduit lo ou I j grammes d'iode dans un mortier de verre , puis on y verse de 120 à ijo grammes d'acide nitrique, à I ou 2 équivalents il'ean. A l'aide du pilon, ou renouvelle les surfaces de contact entre le métalloïde et l'acide. .\u bout de quelques instants l'iode di.sparait , et .se convertit en une poudre jaune volumineuse. On agite ilueUiue temps; et si tout l'iode n'a pas élé .Sensiblement attaqué, ou laisse reposer l'acide un moment , puis on le décante. On ajoute alors une nouvelle quantité d'acide égale à la première , on laisse déposer encore . et l'acide qui surnage est toujours décaiitè. I.a poudre jaune ainsi obtenue consislc en une combinaison d'acide nitrique, d'iode et d'oxygène , 011 les proportions relatives de CCS deux derniers corps ne sout pas

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celles de l'acide iodique. Cette poudre se détruit avec une facilité extrême; ainsi, en présence de l'eau , elle donne subitement naissance aux acides iodique et nitrique avec dépôt d'iode. 1,'action de la chaleur produit le même résultat ; et si le contact de l'acide nitrique concentré est prolongé pendant quelques heures, le composé nouveau est remplacé par de l'acide iodique. Cette poudre jaune n'a pu être .séparée par aucun moyen , mais on parvient à en dégager un autre composé jaune très-stable , qui a pour formule : I04.

L'iode existe combind avec le potassium , le sodium , le magnésium ( iodurcs ) , dans les eaux de la mer et dans certaines eaux minérales. II existe , dans quelques mines du Mexique , combiné avec l'argent et le plomb. Les plantes marines , les éponges , différentes espèces de fucus, et en particulier le Fiieus zacchariitus, laissent après leur combustion une cendre ( soude de varech ) qni renferme , outre un grand nombre de sels de .soude ( carbonate, sulfate, chlorure de sodium, etc. ), de l'iode combiné avec le sodium ou le potassium, le tout soluble dans l'eau. Les eaux qui surnagent, et qui tiennent ces .sels en dissolution , s'appellent eaiii-mcres.

On retire l'iode des cendres des plantes marines ( soude de varech ). A cet effet , on dissout la soude de varech dans l'eau , et l'on sépare, par voie de cristallisation , le carbonate et d'autres sels de soude. L'iodurc de sodium , cristallisant le dernier, reste dans les eauxmères. En chauffant dans une cornue un mélange d'iodure de sodium, d'acide sulfurique et de peroxyde de manganèse . on obtient l'iode , qui se volatilise sous forme de vapeurs violettes , lesquelles viennent se condenser, dans le col de la cornue ou dans le récipient , eu lamelles grisâtres , cristallines. La théorie de la préparation de l'iode est absolument la même que celle de la préparation du chlore. ( royez CULORE ).

l'ormule : 1 := P ( = atomes ) — )3.i:;,092. L'iode parait exercer une action partiriilière ( altérante ) sur le système glandulaire, et notamment sur la glande thyroïde : il est souvent employé en médecine contre les goitres et les .scrofules. Pris à la dose de quelques gros , liode agit comme un poison corrosif sur l'estomac et les voies digestives (Orfila ).

L'iode a été découvert en isis , par M. Courtois.

lODEUX ( \cu\c. ). Voy. Iodique ( Acide ). loniiYDRiQUE ( Acide). .Synonyme : Acide hijdriodique. L'acide iodhydrique est un gaz incolore , fumant à l'air. Il a une saveur acerbe et astringente. Son odeur est analogue à celle des acides chlorhydrique et bromhydrique. .Sa densité est 4,38Wj ( calculée ). Il est très-solublc dans l'eau, comme les acides chlorhydrique et broiphydrique. L'acide iodhydrique dissout une assez grande quantité d'iode: la dissolution est d'un brun foncé.

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L'aclJe iodhydrique est moins stal)le que l'acide bromhydrique, qui est lui-même moins stable que l'acide chlorhydrique. En faisant p.isscr de l'acide iodhydrique . avec de l'oxyt-'cnc , à travers un tube incandescent, U y a décomposition complète, et formation d'iode ( t d'eau. La dissolution aqueuse d'acide iodhydrique se décompose à l'air : l'oxygène de l'air forme, en se combinant avec l'hydrogène, de l'acide iodliydrique, de l'eau; et l'iode est mis en liberté. La dissolution se décolore de plas en plus, et au bout d'un certain temps la décomposition de l'acide iodhydrique est complète. L'iode, en se déposant lentement, forme de trés-beaii\ cristaux octaédriques ( Poil. Iode). L'acide iodliydrique se comporte avec les métaux et les oxybases comme les acides chlorhydrique et bromhydrique.

Quelques bulles de chlore qu'on fait passer dans un tube de verre contenant du gaz acide iodhydrique, produisent aussitôt des vapeurs violettes d'iode. Ces vapeurs , en se condeusant, laissent déposer de petits cristaux d'iode. L'acide iodhydrique précipite le nitrate d'argent en blanc jaunâtre, qui se fonce sous l'influence de la lumière. Ce précipité est très-peu soluble dans l'ammoniaque.

L'acide iodhydrique ne colore l'amidon en bleu qu'après avoir mis préalablement l'iode en liberté, au moyen du chlore qu'il faut ajouter avec précaution ; autrement il se formerait du chlorure d'iode , qui ne colore pas l'amidon.

L'acide iodhydrique peut se rencontrer dans la nature partout où des iodures naturels ( iodures de potassium, de sodium ï .se trouvent accidentellement en contact avec des acides pui.ssanl.s.

On pourrait préparer l'acide iodhydrique avec l'iodure de sodium et de l'acide snlfurique, s'il ne se produisait pas, en même temps, un peu d'iode et d'acide sulfureux fini rendent l'acide iodhydrique impur. Pour préparer l'acide iodhydrique hydraté, on fait arriver du ga/. acide sulfhydrique sur un mélange d'eau et d'iode très-di\isé. L'acide sulfhydriquecéde son hydrogène à l'iode , et laisse déposer du soufre, qu'on sépare par lafiltration. La chaleur chasse l'excès d'acide snlfliydriquc. et il reste de l'acide iodhydric|ue dissous dans l'eau. Celte dissolution suflisamment concentrée bout à 123°, et sa densité est 1,7. Pour préparer l'acide iodhydrique anhydre ( gazeux ), on met dans une cornue un mélange d'iode, de phospb.orc et d'un peu d'eau, â laquelle on peut ajouter du verre grossièrement pilé. Par une légère élévation de température, l'eau se décompose, et ses éléments donnent naissance à de l'acide iodhydrique qui se dégage , et à de l'acide hv'pophosphoreux qui reste. Le gaz acide iodhydrique étant très-dense, on peut le recevoir comme le chlore dans un flacon rempli d'air, au fond duquel vient se rendre le tube par lequel se dégage l'acide iodhydrique ; ce gaz ne peut être recueilli ni sur le mercui'e ni sur

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l'eau, car il attaque le mercure et, il est absorbé par l'eau.

La composition de l'acide iodhydrique est tout à fait analogue à celle des acides bromhydrique et chlorhydrique. Formule : I H = \i \u — I équivalent. On en fait l'analyse au moyen du potassium.

Détermination de la densité de l'acide iodhydrique par le calcul :

o.OGSG — I vol. d'hydrogène.

0,0711 = 1 vol. de vapeurs d'iode.

8,7699 = 2 vol. d'acide iodhydrique; la moitié = 4, 5849:;= 1 vol. d'acide iodhydrique. 100 parties d'acide iodhydrique se composent de

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