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d'iode 0.784 d'hydrogène

,\vcc ces données on trouve l'équivalent de l'iode, exprimé par I = 13,79. L'acide iodhydrique est un excellent réactif des sels de palladium ( Ijssaigne ).

loDiQrE ( .^cide ). ( Acide iodeux de quelques chimistes. ) L'aride indique est solide , ayant l'aspect d'une poudre blanche cristallisable en lames hexagones , attirant fortement l'humidité et tombant en déliqnium. Son odeur rappelle celle de l'iode. Sa saveur est acerbe et astringente. PliLs stable que l'acide cldoriqiu' et l'acide bromique, l'acide iodique ne se décompose qu'à la tcmpé- . rature de 2:i0=>, en oxygène et en vapeurs d'iode. Il décolore les couleurs végétales. Comme les oxacides de chlore et de brÔEUe . il cède facilement son oxygène aux corps qui en sont avides; si les produits de la réaction sont gazeux , la décomposition est ordinairement accompagnée de détonation et de dégagement de lumière. L'acide iodique est isomorphe avec l'acide chloriquc et avec l'acide bromique, l'ni aux bases , il forme des iodates isomor()hesa^ec les chlorates et les broraatcs. On prépare l'.acide indique par un procédé analogue avec celui qui sert à préparer les acides chlorique et bromique. \ cet effet, on ajoute, à une dissolution bouillante de sotulc, des quantités successives d'iode jusqu'à ce que la dissolution reste définitivement colorée en jaune : Il se produit de l'iodure de sodium très-soluble , et de l'iodate de soude peu soluble. Le rdtre opère la séparation de l'iodate de soude. Celui-ci est, par voie de double décomposition , changé en iodate de baryte , auquel on ajoute de l'acide sulfurique pour former du sulfate de baryte insoluble ; l'acide iodique reste eu dissolution. On prépare également l'acide iodique en chauffant 1 partie- d'ioile avec o parties d'acide nitri((ue pur concentré. Il se dégage des vapeurs nitreuses; et en chassant, par la chaleur, l'excès d'acide mtrique employé, on obtient pour résidu de l'acide iodique aqueux.

A la température de a.^", l'acide iodique se décompose en 2 volumes de vapeurs d'iode et s volumes d'oxygène. Ue là sa formule = lO* ouPO^.

lOD

lODiTES. f'oyez loDAÏt.S.

lODOFOR.VE. { l'eriodiire de/onni/lc. l Matière cristalline jaune , découverte par Sérullas, qui la considéra d'abord comnie une combinaison d'iode avec l'hydrogène carboné.

Pour l'obtcnii-, on traite la teinture diode par nne solution alcoolique de potasse jusqu'à ce qu'elle soit décolorée ; par une évaporation Labilement ménagée, le iodoforuie se dépose sons forme de cristaux lamellaires jaunes, doués d'une légère odeur de safran. L'iodoformc est insoluble dans l'ean, et très-soluble dans l'alcool et l'étlierjH se volatilise a loo^.et se décompose à I2u= en carbone , en iode et en acide iodhydrique. Formule : C^ HP ( Uunias et .Mitscherlich. )

louLBE D'AZOTE. ( Synonyme : Jzotlde d'iode. ) L'iodure d'azote a l'aspect d'une poudre noirâtre. Desséché, il est , pour ainsi dire, intangible. Le choc le plus léger suffit pour le faire détoner violemment ; c'est ce qui rend ce corps si dangereu\ à manipuler. On prévient cependant cet inconvénient en mélangeant la matière explosible avec des grains de sable , avec de la farine , de la sciure Une de boLs, enfin avec des parcelles d'un corps étranger, pour écarter les unes des antres les molécules de la matière explosible. O'autres substances intangibles, telles que le fulminate d'argent, le fulminate de mercure, etc. , sont ainsi rendues manipulables. L'iodure d'azote détone par le choc, parce que les deux éléments dont il se compose .se désagrègent iMiliileuicnt , pour reprendre l'état de fluides .élastiques. L'eau le décompose mieux a chaud qu'à froid : il se produit de l'ioùitc et de l'iodhydrale d'ammoniaque, un peu d'azote, et de l'iode qui colore la liqueur. L'iodure d'azote a beaucoup d'analogie avec le clilornred'a/ole. L'iodure d'azote se produit en faisant réagir sur <ine dissolution d'aunnoniaque de l'iode très-divi.sé , obtenu en précipitant la teinture d'iode par l'eau. Explication : L'ammoniaque se compose d'hydrogène et d'a/ote ( N 11-* ) : une partie de l'iode se substitue à l'hydrogène de l'ammoniaque, pour former l'iodure d'azote, qui se dépose ; et une partie de l'ammoniaque non décomposée produit , avec l'iode, de l'iodhydj-atc d'ammoniaque soluble. Du reste, cet te- réaction esf tout à fait analogue à celle du chlore sur l'animoniaque. L'iodure d'azote peut être considéré comme de l'ammoniaque dans laquelLc l'hydrogène a été remplai^é par l'iode^ Formule : iNP = Az -1<^.

-Suivant M. Million , les composés détonants d'iode, de chlore et de brome , contiennent de riiydrogènc. M. Marchand , ayant repris les travaux de M. Millon, donne , pour la formule de l'iodure d'a/.ote : p Az H\^.

lODtitcs. Sels haloides qui sont tout à fait analogues aux chlorures et aux bromures, avec lesquels ils .sont isomorphes. Us précipitent les .sels de protoxydc de mercure . de plomb et d'aigcnt , comme les chlorures et les brolyurcs. Le précipité blanc d'iodurc d'argent

IRI

est insoluble dans l'ammoniaque , tandis que le chlorure s'y dis.sout facileiucnt. Le ciilore, plus puissant que l'iode , décompose les lodurcs en u)ettant l'iode en liberté. L'addition d'un peu d'empois ou d'amidon donne la colo«ration bleue caractéristique de l'iode. Chauffés avec de l'acide sulfurique et du protoxyde de manganèse , les iodures donnent naissance à des vapeurs violettes d'iode. Les iodures . chauffés avec un chlorure alcalin, dégagent des vapeurs d'iode. Les iodures de potassium et de sodium font exception. Les iodures sont généralement moins stables que les chlorures. Du reste , leur préparation et leur composition sont analogues;! celles des chlorures et des bromures,que les iodures peuvent remplacer dan.'i une foule d'usages. Formule générale : I.M.

IRIDILM ( Alliages. I L'iridium s'allie , à l.i chaleur blanche, avec la plupart des méLiuv. I! rend les métaux moins ductiles , et leur ccmnuinif|uc beaucoup de roideur et une. grande dureté. }'aroc»t, Vor, le cuivre rt d'autres niéUiiix remlent l'iiidinin soluble. dans l'eau régale , mais non pas dans l'acide azotique. L'iridium s'allie avec l'argent, sans altéi>cr la couleur de ce deinicr. 11 a une trèsgrande affinité pour rosmiiim. Son alliage avce le plomb est d'un blanc éclatant , dur et malléable. Il ne fond (|u'à la chaleur blanche. Passé à la coupelle , l'iridium reste sous forme d'une poudre grossière de couleur foncée.

iRiDid.q. Le nom d'iridium vient d'/;-/? ( arc-en-ciel ), par allusion aux couleurs ihverses que les dissolutions de ce corps peuvent revêtir. L'iridium , préparé par la réduction d« son oxyde an moyen de l'hydrogène, resseud)li> à l'éponge de platine. Il estde couleur grisâtic, et susceptible de prendre le poli par le frottement. Quant au poids spécifique de l'iridium , les auteurs varient singulièrement : suivant les uns, il est de io,G83, suivant d'autres, de in,t;ij. II. Rose, en analysant un éciiantillon d'iridium natif, provenant de la mine de Ncrviansk ( au pied de l'Oural ) , trouva le poids spécifique de l'iridium égal à 22,80. D'après rctifi évaluation, c'est l'iridium qui est le plus pesant de tous les métaux. L'iridium n'est ui malléable ni ductile. U est inlusible rt fixe. U ne se ramollit même pas à la chalii:r blanche la plus forte. L'iridium en masse compacte est inaltérable , quelles que soient le» circonstances dans lesquelles il se trouve : les acides et l'eau régale ne l'attaquent point- ( « n'est qu'à l'état pulvérulent (|ue l'iridium s'oxyde à la chalem' rouge, et que l'eau régala l'altaque sensiblement. U s'ox>de quand on le cliauffe , soit au contact de l'air, soit avec du nitre ou avec un alcali neutre. Le meilleur moyen d'attaquer l'iridium consiste à le mêler intimement avec du chlorure de sodium, et à faire arriver sur ce mélange , evposé à un» légère élévation de température, un courant de chlore : il se forme un chloro-iridate dt sodium soluble dans l'cjiu. L'iridium a une si grande afliuilé pour rosmium, qu'il est dlfOf ila.

IRI

•J 'obtenir le premior parfaitement pur. I.'iririiiim est isomorphe avec l'osmium , le platine et le palladium ( Krdmann ). Il existe dans le minerai de platine, et particulièrement dans le résidu pulvénilent noir que donne ce minerai quand on le traite par l'eau ré- };ate. M. Swanberg a trouvé dan* un échantillon de minerai de Newiansk, 7g.s.j d'iri- «iium. ia.6» de platine, o,80 de palladium , 178 de cuivre, puis des traces d'une substance analogue au titane. M.Glocker regarde cette espèce d'alliage comme un minéral parlicu- Jier, auquel il propose de donner le nom de pliitiniriiltiim. Ce minéral est tout à fait semblable , par ses propriétés physiques, à l'iriilinm natif de Msclmey-Tagilsk. M. Charles l.ane a le premier fait mention dnplaliniridiiim d'A va ( royaume de Fîirman ;. Ce minéral est assez cassant, et renferme, proportion fiardée ,phis d'iridincn que de platine : environ <;o p. 0 0 d'iridium , et 20 p. o/o de platine. On le rencontre dans les rivières d'Ava , où il est acfompagné d'augite.de quartz, d'émeraude , d'or, et d'oxyde de fer magnétique. La préparation de l'iiidium est la même que celle du platine I f'oyez l'L.vriNE). L'iridium a été découvert en 1805 presque en même temps par 'l'ennant et par Collet-Uescotil , dans le ré.sidu noir<in'on obtient en traitant le minerai de platine par l'eau rjgale. Formule : Ir = i2;2,oa

Cninposês oxij(jénés . On admelgénéralf>;neTit <luatiT oxydes d'iridium. 11 est probable qu'il n'y en a que deux, et que les autres ne sont «lue des mélanges sait de protoxyde et de métal, suit de protoxydc et de peroxyde. Tous ces oxydes sont faciles à réduire, et ils détonent ( comme tous les corps très-rédiictiblcs ) quand on les chauffe avec des corps combustibles.

Proioxyde ( Oxijdule ). Il est pulvérulent et noir. Il colore en vert pâle les acides qui le dissolvent , et colore les alcalis en jaune. »)n le prépire en précipitant le chloro-iridate de sodium par un carbonate alcalin.

Formule : IrU = 1223,499 ( Ir )

ioo (O)

i;23,M9= IrO = I éq. de ; protoxyde d'i-

ridium.

SesQvioxi/dule ( Oeuloxyde ). Il est d'un noir bleuâtre. C'est lui qui se forme quand on chauffe l'iridium avec du nitre ou avec de la potasse caustique. C'est l'oj;/ de d'iridium par excellence. Il colore les acides en rouge de sang. Formule : Ir- 0^.

Trltoxijde ( Oxyde ). Il n'existe qu'en combinaison avec les alcalis , qu'il colore en jaune brunâtre. Il existe un chlurure correspondant à cet oxyde. Formule : linj^.

Peroxyde ( Scsquioxyde). On ne le connaît pas à Fétat isolé. Il n'existe qu'à l'état d'hydrate , retenant un peu d'alcali. Il est alors gélatineux, d'un brun verdàtre. F'ormule : IrO-*

Oxyde iiitcrmfdiairc ( Oxyde bleu ). .Siii- Tjnt quelques auteurs , c'est cet oxyde ( cora-

IRI

posé (le protoxyde et de peroxyde ( qui , dans beaucoup de circonstances, communique aux dissolutions d'iridium une belle couleur bleue. (Juandon faitbouillirune dissolution d'iridium contenant un peu d'alnmine , U s'y manifeste un dépôt d'un bleu violet tréi-riche , composé d'alumine et d'iridium. Le saphir doit peut-être sa coloration à cet oxyde d'iridium iVauquelin'.

Composes sulfurés. Ces composés n'ont point été encore examinés avec soin. Probablement ils correspondent aux différents degrés d'oxydation. I.'acide sulfhydrique ne précipite les dissolutions d'iridium qu'au bout d'un certain temps. Ces précipités ( sulfures} sont d'un brun jaune ou noir; ils communiquent à l'eau une couleur rose. Ils se dissolvent tous complètement dans l'acide azotique , même a froid . ce qui permet de les séparer dn sulfure de platine , qui n'y est soluble qu'à l'aide de la chaleur. Chauffés à l'abri du contact de l'air, ils abandonnent une certaine quantité de soufre, et se convcrlissenl en un sulfure qui ressemble , par .son aspect , à la galène. Ce sulfure parait correspondre au peroxyde ; il se distingue des autres sulfures par .sa stabilité. II est généralement admis que le sulfure d'iridium , traité par le gaz chlore , se transforme en chlorure d'iridium soluble daift l'eau. Cependant , cerj n'est vrai qu'autant que le sulfure d'iridium est alcalin; car le .sulfure d'iridium pur. non alcalin, traité par le chlore, donne un chlorure diridum ( Ir CP ) insoluble dans l'eau.

Composés chlorés. Protochtornre. 11 est pulvérulent, d'un vert foncé, et insoluble dans l'eau. Il forme avec les clilorobases ( chlorures de potassium et d'ammonium ) des chloroiridates solubles, cristal lisables , et composés de I éq. d'acide et de 1 éq de base. Formule : Ir Cl. On l'obtient en faisant arriver un courant de chlore sur de l'iridium pulvérulent, et chauffé au rouge sombre.

Deutocliloriire. H est noir, incristallisable et très-soluble dans l'eau. 11 forme également des chloro-iridates avec les chlorobases. Formule : Ir^ CP ou Ir^ Cl^. On l'obtient en traitant par l'acide chlorhydrique l'oxyde d'iridium préparé avec le nitre.

Trito-clilorure. Il se dissout dans l'eau, à laquelle il communique une couleur jaune rongeitre. Il forme , avec les chlorobases , des trito-chloro-iridates bien cristallisables, et solubles dans l'eau. Le trito-c/ilnro-iridate de potassium cristaUise en octaèdres réguliers, et colore l'eau en rouge très-inten.se. Sa formule est : KCI, IrCl^. Le trito-chloroiridate d'ammonium a le même aspect, et une composition analogue.

PercMorurc. Il se présente sous forme de poudre grossière noire , soluble dans l'eau. Les dis.solutions concentrées sont noires, et paraissent rouges sur les bords. Il forme, avec les chlorobases , des perchloro-iridates. Formule : Ir Cl=, analogue à celle du peroxyde (irO*;. Ou l'oliUcnt m traitant par l'eau

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