‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 145 sur 322 · ISA · texte numérisé non relu

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r<îg;ile très-concentrée Toxyde d'iruliiini préparé avec le nitre.

Sels d'iridium. I.cs dissolutions d'iridium varient pour leurs colorations depuis le rouge Jusqu'au violet. Ces colorations se manifestent surtout lorsqu'on mélange les dissolutions entre elles, en variant les proportions. Les corps désoxyijénanls ( a:ide sulfureux, azoteux, proto-cil lurure d'étaiu ) décolorent les dissolutions d'iridium. L'ammoniaque, la noix de galle , le sulfate de fer, le cyanofeiTurc de potissiuui , le fer, le zinc . produisent lo même effet. L'hydrogène sulfuré y forme , à la longue , un précipite d'un brun plus ou moins foncé. Le fer, le zinc , l'étain , et beaucoup d'autres métaux, précipitent l'iridium de .ses dissolutions. L'iridium ne se dépose qu'au bout d'un certain temps.

IRIS, f-'oyaz Arc-i:>-c,TlI,.

lURADiATiox. On donne ce nom an débordement de Iniiiière qui en\ironne les astres, en forme de frange , et qui fait que ces objets lumineux paraissent plus grands qu'ils ne sont. L'effet de cette irradiation e.st quelquefois si considérable , que Tic/io-Bra/ié estimait le dftinéîrc de Vénus 12 fois plus grand qu'il ne ]>arait dans les lunettes; et Kepler l'estimait sept fois trop grand. Depuis l'invention des lunettes, et surtout depuis l'invention du micromètre de If II yghens , on a, sur la grandeur .npparente des astres, des notions beaucoup plus exactes. Les lunettes , en faisant paraître les objets mieux terminés et mieux circonscrits, diminuent considérablement la quantité de Virradiation.Ceit pourquoi avec une lunette lin voit une étoile beaucoup moins grosse qu'à Li vue simple.

isiTiiYDK. Matière pulvérulente jaunâtre, obtenue par .M. Krdmann en dissolvant l'isatinc a chaud dans le sulfhydrate d'ammoniaque. i;ile est très-peu soluble dans l'eau froide, et se dissout avec une teinte rouge foncé dans les alcalis. Formule : C"- 11^ NU^ ( Drdmann ).

ISATIVE. Matière cristalline rouge jaunAtre, obtenue presque à la même époque par >L Laur.'ut et par .M. Krdmann , en traitant l'indigo bleu avec un mélange de parties égales d'acide sulfuriquc et de bichromate de potasse dissous dans 20 ou :;o parties d'eau. L'isaline se dépose p.u- l'évaporation de la liqueur. Peu soluble dans l'eau froide , elle se dissout aisément dans l'eau bouillante et dans l'alcool. Le chlore la con\ crtit en c/ilorisaline et en hicliloristitine ; les alcalis la cliangent en acide isatiqiie. l.'isatine, dont la formule est C" MP ()t, se distingue de l'inJigo bleu en ce qu'il contient ilcux équivalents d'oxygène de plus.

ISA TKil^E ( .Vcide |. Liquide acide, insoluble dans l'eau froide , il se décompose ; par la clialiMir, en eau et en isatine. 11 se forme par l'action de la potasse caustique sur l'isatine. Sa formation est analogue à celle de l'acide bcn/.iliquc. l.'isatntc de yot^sse précipite en blanc les sels de baryte , d'argent et de plomb. C'est en décomposant l'isatatc de plomb par

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l'hyilrogenc sulfuré qu'on obtient l'acide isati((ue hydraté, qui s'exprime par la formule C"> M17 05, 110.

isÉTHioxiot'E ( Acide ). Cet acide s'obtient par l'ébullition de l'acide éthionique. Il est très-sniuble dans l'alcool et dans l'éther ; il résiste ii une température de \M°, sans se décomposer. Sa composition s'exprime par la formule S^ G', £4 IP o^ + IlO. Les iset/iionates sont tous neutres, et supportent une température de 2o0°, sans se décomposer.

isot:Hiio\E. Lpithéte que l'on donne aux mouvements (pii s'exécutent dans des temps égaux. Ainsi les vibrations d'un pendule sont isochrones , si ce pendule conserve toujours la même longueur, et s'il décrit toujours des ares égaux. Si les vibrations s'exécutaient dans la cycloïde, elles seraient encore isochrones , quoique le pendule décrive tantôt de grands, tantôt de petits arcs.

isocÉOTHERMES (Lignes). La température des couches superlieielles de la terre allant en décroissant de l'équateur aux pôles, il doit y avoir, dans les deux hémisphères , beaucoup de points où la température est la même dans les couches superficielles du sol. Des ligues tracées par ces points où la température annuelle moyenne est la même , sont à peu près parallèles à l'équateur dans la zone tropicale ; elles deviennent de plus en plus irrégulières à mesure qu'on s'avance vers les pôles. Ces lignes sont appelées isorjcothermcs, de Ico?, égal , Yrj, terre, et Ôipjxo:, chaleur.

ist>LAXT( Corps ). l'oyez Isolation.

ISOLATION. Action d'isoler les corps, c'està-dire, de les placer sur des supports propres à ne pas transmettre aux corps voisins l'éleetricité qu'ils ont reçue. La découverte de l'isolation est due au hasard, (iraii, U'iiceler, firent des expériences sur l'électricité , le 5 juillet 1729. Ils avaient attaché, avec une ficelle, une boule de buis dorée à l'extrémité d'un tube de verre ; et , en clectrisant le tube par frottement, la boule devenait électrique par couimunicition. 11 n'y avait .|ue 4 pouces ( 108 millimètres ) dç ficelle entre l'extrémité du tube et la boule dorée . ils allongèrent.cette ficelle jusques à i, 2, 3, etc., pieds ( 2, 3, 4, o, e, décimètres ) ; la boule continuait de paraître électrique. Pour se servir d'une ficelle encore plus longue , ils montèrent au premier étage , et laissèrent pendre la boule dorée jusqu'au pavé de la cour; la boule devint Qpcore électrique. Us montèrent au second , au troisième , et jusque sur le toit, et toujours ils obtinrent le même résultat. Ne pouvant pas monter plus haut, et désireux cependant d'essayer jusqu'à quel point on pourrait allonger la ficelle, ils se iilacèrent dans une grange fort longue, et tirent prendre à leur ficelle une situation horizOEtale, au lieu de la situation verticale qu'elle avait dans leurs premières expériences ; et pour la soutenir en l'air, ainsi <|uc la boule dorée, ils l'attachèrent avec une autre licellc fixée à la cuar-

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pente , par le moyen d'un clou. Diins cet état , l'expérience ne réussit point ; la boule dorée ne donna aucun signe d'électricité, quelque courte que fut la licelle qui l'atlaciiait au tube de verre. Ils pensèrent alors que la matière électrique s'écliappait par la ficelle qui tenait à la cliarpenle, et que cette licelle étant trop grosse laissait pas.ser trop de matière électrique. Us firent donc usage d'un cordon de soie qui élait moins gros. 1,'expérience réussit complètement ; la boule dorée .s'électrisa , quelque longueur qu'ils donnassent au cordon qui l'attachait au tube de verre. Ils crurent avoir deviné juste en estimant que plus le support serait mince , plus le succès .serait certain. Or, pour réu.ssir encore plus sûrement , suivant leur idée, à la place du cordon de soie , ils mirent un fll de métal beaucoup plus mince: l'expérience manqua totalement ; la boule dorée ne donna aucun signe d'électricité, ce qui leur prouva que le succès de l'expérience dépendait non pas de la grosseur mais de la nature du support. Ils essayèrent ensuite différentes substances, pour connailre celles qui étaient propres à isdir.r les corps ; et ils trouvèrent que c'étaient celles qui sélectrisent par frottement, telles que le verre, la soie , les résines, le crin , la cire, la poix. C'est ainsi qu'on arrive, par tâtonnement, aux plus grandes découvertes.

isoi.EH. f'oyez Isolation.

isoNÉp.i.sME. ( De taoç , égal, et [XEpo:, partie. ) On appelle isomOrif|ucs les corps qui, ayant la même constitution uioléeulaire ou le même poids atomique, présentent des propriétés physiques différentes. C'est dans ce .sens qu'on dit, par exemple, que l'acide cyanique est isomérique avec l'acide fulminique. l,a chimie organique présente beaucoup d'exemples de ce genre , mais nos moyens d'analyse sont-ils assez rigoureux pour que nous puissions affirmer qu'il y a des corps isoméri- <iues, c'est-à-dire des corps qui, avec la même composition atomique , ont des propriétés physiques différentes? 11 est permis d'en douter, surtout lorsque nous voyons que la présence ou l'absence d'un simple équivalent d'eau peut donner à un corps les propriétés, pb.ysiques les plus différentes. Exeuiple : l'acide phosphorique et l'acide pyrophosphoriquc; l'acide sulfurique anhydre et l'acide sulfurique concentré ordinaire ( SO' -)- IIO ). Dans l'intérêt même de la science, il faudra faire disparaître le mot d'isomérie et l'idée qu'on y rattache , idée étroite et peu philosophique. Déjà on a reconnu que beaucoup de corps qu'on regardait autrefois connue isomères , ne le sont nullement.

isoMonPHiSME. (De i^oç, égal,et[iopcpiq, forme. ) La forme cristalline d'un composé n'est pas seulement déterminée , comme on le croyait autrefois, par la natiu'c chimique des éléments qui y entrent , mais elle l'est aussi par le nombre des atouies qui constituent le Gomjwsé ( .Mitscherlicli ). L'n nom-

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brc égal d'atomes unis , entre eux de la même manière peut donner naissance à la même forme cristalline , lors même ijue les éléu)ents d'un composé sont de nature différente. Conséqucmment, il y a des composés qui se substituent les uns aux. autres , en totalité ou en partie, sans troubler lu forme cristalline ni le type du composé. Ainsi, dans les cristaux de fer magnétique ( composé d'un équivalent de protoxyde et de deux équivalents de peroxyde ) , une partie du protoxyde de fer peut être remplacée par du protoxyde de n)anganèse ou par de l'oxyde de zinc , sans que la forme des cristaux ni le type du composé soient changes. Dans ce cas , on dit que le protoxyde de fer est isomorphe avec le protoxyde de manganèse et avec l'oxyde de zinc. Des exemples de ce genre abondent dans la nature. C'est à cause de l'isoinorphisme que les espèces minérales sont toujours complexes, et qu'elles renferment plusieurs métaux et d'autres substances à la fois. C'est pourquoi les minerais de terne contiennentjamaisexclusivement du fer : ils contiennent souvent du manganèse , du cuivre , de la chaux , de l'alumine, de la magnésie, etc. On peut juger ffcr là de l'importance de l'isomorphisme non-seulement en cliimie , mais encore en minéralogie et en géologie.

Exeu)ples de divers groupes de corps isomorphes :

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