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gagent. Ce phénomène n'a lieu qne sous l'infliionce de la liiinière — L'analyse n'a point jusqu'ici constaté d'Iiydrogène libre dans l'air. — Les gaz qui peuvent .se mêler accidentellement à l'air sont : l'ammoniaque, l'hydrogène sulfuré, l'hydrogène protocarboné, l'hydrogène bicarboné et l'hydrogène phosphore. Ces gaz sont , en général, produits par la décomposition de substances organiques.
L'air est-il un mélange ou une combinaison ? Quelques cliimistes sont d'opinion que l'air est une combinaison , en se londant particulièrement sur les rapports de l'oxygène et de l'azote, qu'ils regardent comme simples |i à 41. Mais voici les principales raisons qui autorisent â croire que l'air est un mélange et non une combinaison : i° L'analyse démontre rigoureusement 79 d'azote et 21 à 22 d'o\ygène , donc le rapport n'est pas simple ; 2" 79 vol. d'azote unis à 21 vol. d'oxygène n'amènent aucun changement de température, et ne donnent lieu à aucune condensation de volume; 5" les phénomènes de réfraction do la lumière se comportent couune si l'air était un mélange lUulongl; 4° l'o.xygène de l'air se di.ssout dans l'eau comme si l'azote n'cxi.stait pas ; et l'azote , à .sou tour, s'y dissout comme s'il cxi.stait tout seul dans l'air. Or, l'oxygène, étant plussoluble dans l'eau que l'azote, doit s'y dissoudre en plus grande quantité que l'azote. C'est ce qui a lieu en effet. Cette dernière raison est. pour ainsi dire, pércmptoire cl rejette toute idée de combinaison.
AIR. {Physique.) f'oyez Atmosphère.
AL.\MBIC Ide à{JLêt|, raxe disttllatolre. et al, article arabe |. Appareil distillatoire. C'était d'abord un instrument fort simple, nommé retorte; ce n'était qu'une bouteille dont le col était incliné décote. Puis, on l'a fait de deux pièces : le corps de la bouteille , nommé cucui'ftife, par sa ressemblance avec une citrouille , et le chapiteau qui s'y adaptait. Pendant quatre siècles, la forme de l'alambic a peu varié. Ce n'est qu'au commencement de notre si^'^cle que l'alambic des anciens a changé tout à la fois de nom et de forme.
ALBi'Mi\E. Cette matière se rencontre dans les animaux et dans les végétaux. Dans les animaux, elle constitue une des parties essentielles du sang. Le blanc d'œuf e.st de l'albumine presque pure. L'albumine éprouve, p.nr la chaleur, des changements remarquables. \ers 70", elle se prend en une masse blsnche et élastique qui jaunit par la dessiccation, et devient cassante et diaphane comme de la corne. Mise en contact avec l'eau, elle reprend sa consistance molle , élastique et opaque. L'albumine coagulée est insoluble dans l'eau froide; elle se dissout partiellement dans l'eau chaude par une ébuUition prolongée. L'albumine du sérum et du blanc d'œuf donne quelques réactions intéressantes en présence d'autres corps. Elle absorbe une quantité considérable d'acide carbonique. I.a dissolution de l'albumine est précipitée par les acides mi-
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néranï et beaucoup d'acides organiques. Elle n'est pas précipitée par les dissolutions alcalines étendues. Le biclilorurc de mercure détermine la formation d'un précipité blanc dans un liquide qui n'en renferme que 1/2000. C'est pourquoi l'albumine a été préconisée comme antidote dans les empoisonnements par les sek mercuriels.— Quant ;i l'albumine végétale, elle n'a été examinée qu'a l'état coagulé. On la rencontre surtout dans les graines oléagineuses, où elle se trouve dissoute à Li faveur delà potasse ou de la soude, lille se coagule, comme l'albumine animale , vers 70". Le suc filtré des haricots , d<-s fèves, etc., donne par l'ébullition, des flocons blancs qui, traités par l'alcool ou l'élher, donnent de l'albuiuine végétale pure. MM. Uumas et Cahours ont trouvé l'albumine végétale composée, en ccutiéuics, de
Carbone s.-., 71
Hydrogène 7, 10
Azote 1.;, CG
Oxygène et soufre 23, ao Quant à l'albumine animale, ces mêmes chimistes l'ont trouvée composée de :
Carbone si, 60
Hydrogène 7, 22
Azote lj, 02
Oxygène j
Soufre > 2G, ic
Phosphore ) ALCALIGÈVE, synonymc icnitroyéne. Ce nom fut donné a l'azote par l'ourcroy, depuis que BerthoUet avait déumntré que ce gaz constitue, combiné avec l'hydrogène , l'alcali volatil (ammoniaquc|.
ALCALiMÉruiE. I^ potasse et la soude constituent, à aiuse de leurs nombreux usages, une branche importante du commerce.
Mais ces subslanees, telles que le counnerce les fournit, ne sont jamais pures ; elles contiennent des quantités notables de chlorure de potas.sium, de chlorure de sodium, de sulfate de soude et de potasse . sels que l'on considère comme des matières étrangères. Les pays qui avoisinent h\s côtes de la mer, font un grand commerce de soude ( soude d'.\licante, de Normandie, d" .Vignes-Mortes, ete.i, tandis que les pays de l'intérieur des continents, couverts de forêts , font un cou)merce étendu de potasse (pota.sse des Vosges, d'Allemagne, de P.ussie, etc.). Le consommateur a grand intérêt à connaître la quantité de potasse ou de soude réelle ( carbonate de potasse ou de soude) contenue dans la potasse ou dans la soude brute du commerce. L'opération qui a pour but d'évaluer cette quantité , s appelle Alcalimétrie; et la quantité de potasse, c\ aluéc par cette opération , s'appelle le tilre de la potasse.
Essai alcalimétri^iue de la potasse. On sait qu'un équivalent de potasse sature exactement un équivalent d'acide sulfurique pour former un sulfate neutre de potasse; c'est-à-dire que 0.89913 de potasse neutralisent exactement j,oi 1 d'aeide suliuriquc réel , ou g.ôci d'acide
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pur et concentré ordinaire (SO->,nOI; en d'autres termes, s grammes d'acide sul/uriqiie pur et concentré neutralisent eTactement 4 gr., 807 de potasse. Donc, lorsqu'on ajoute à 4 gr., 807 (ie potasse un peu plus de s irrjuuncs d'aci le sulfurique, la liqueur sera acide et cliangera la couleur bleue de la teinture de tournesol eu couleur pelure d'oignon. Kn restant au-dessous de cette quantité, la liqueur sera alcaline, et, loin de rou^'ir la teinture de tournesol, elle ramènera au bleu la teinture de tournesol , rougie par un acide. On met dans un tube gradué s graunues dacide sulfurique pur et concentrt, ayant une densité égale à I,s4ï7 à la", et pour couipositionSO^, IK). On .njoute assez d'eau pour que l'acide étendu occupe 100 divisions. C'est la ce qu'on appelle acide siil/urique normal. — On dissout dans de l'eau distillée 4 gr. ô07 de la pobisse du commerce dont on clicrche à évaluer le titre. Il est inutile de partager cette dissolution en 100 parties égales, connue celle de l'acide sulfurique, puisque le total de l'acide sulfurique normal neutralise exactement 4 gr. so7 de potasse réelle , et que la moitié sature la moilié de 4 gr. 807 ; le tiers, le tiers de 4 gr. 807, etc. Or, couune la potasse du commerce n'est jamais de la potasse réelle, il est évident que 4 gr. 807 de potas.se du commerce ne satureront jamais la. totalité de l'acide sulfurique normal, mais seulement le tiers, le quart, le cinquième, le sixième etc., suivant la quantité de potasse réelle. Pour apprécier le point de saturation, on mêle la dissolution de potasse avec de la teinture de tournesol. A mesure qu'on .njoute de l'acide sulfurique , la potasse dégage de l'acide carbonique qui colore en rouge vineux la teinture bleue de tournesol. Tant que cette coloration persiste, on continue d'ajouter de laclde sulfurique, par petites quantités à la fois. On s'assure en outre que c'est l'acide carbonique qui rougit le tournesol , en y trempant un morceau de papier bleu de tournesol, et en l'exposant un peu a la chaleur : l'acide carbonique s'en va, et le papier redevient bleu. KnCn , il arrive un moment où l'acide sulfurique a chassé tout l'acide carbonique du carbonate de potasse. Si alors on continue d'ajouter de l'acide sulfurique, celui-ci réagit sur la teinture de tournesol, qu'il colore en pelure d'oiijnon. Il existe, il est vrai, un bisuUate de pola.sse ; mais heureusement il est acide. Or, quant à la quantité d'acide sulfurique ajoutée en dernier lieu, de deux choses l'une : ou la totalité a réagi sur le tournesol, et alors la liqueur était déjà neutralisée avant d'y ajouter la dernière partie d'acide .sulfurique, ou une partie seulement a réagi sur le tournesol, tandis qu'une autre partie a servi à neuti-aliser la potasse qui n'était pas encore complètement neutralisée. En ajoutant done à la liqueur une quantité déterminée de potasse, prise dans une di.s.solution de potasse normale, faite à peu près avec les mêmes précautions ([uc celle de l'acide sulfu-
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rlquc normal, on peut, après quelques tâtonnements , arriver à des résultats exacts ; enlin, après avoir trouvé de cette manière qu'il a fallu, par cxeinple, is divisioas d'acide sulfurique pour neutraUser une dissolution de 4 gr. 807 de potasse de commerce, on dit que la potas.;e est au titre de Ij, ce qui signiDe qu'en achetant loo kilog. de cette potas.se, on n'achète réellement que i6 kilog. environ de potasse pure. Pour évaluer le titre de la soude, on procède absolument de la même manière que pour la potasse. 11 faut seulement se rappeler que la aipacité de .saturation de la soude est plus grande que celle de la pot;isse, et qu'il ne faut que 3 gr. I8j de soude pour saturer :; grammes dacide sulfurique.
ALC.ii.ls. ( Uu childéen kalah , brûler.) Eénamination générique qui s'applique tout à la fois à la polas.ic , à la soude et a l'ammoniaque. Les deux premières substances s'appellent alcalis fixes, par rapport a l'aïuiuoniaque, qui est aussi connue sous le nom d'alcali volatil. La potasse avait été pendant fort longtemps confondue avec la soûle. Ce fut .Marggraf qui le premicrdistingua, en 17^6, la potasse de la soude. Il appela la première alcali fixe végétal , parce qu'on la retire de la lixiviation des cendres de végétaux; tandis qu'il désigna la soude parle nom d'alcali fixe wi lîiern/, parce qu'elle existcdans le sel gemme, qui se rencontre, comme les minéraux, au .sein de la terre. Le nom i'Jlcalis aérés équivaut, dans la langue des chimistes du dernier siècle, à celui d'alcalis carbonates.
.\i.CARAZAS. Vases d'argile dont on se sert en Kspagne pour rafraicliir l'eau. I.a pâte de ces vases est très-poreuse. C'est ce qui explique la transsudation de l'eau qui, en s'évaporant, enlève assez de calorique pour que l'eau contejnie dans l'intérieur du vase se refroidisse de plusieurs degrés. D'après l'analyse qui en a été faite . les alcarazas se composent de cinq parties de terre calcaire et de huit parties de terre argileuse. Dans les pays oii l'argile est trop compacte, on la mélange, pour la rendre plus poreuse, avec du sel marin, dans la proportion d'une livre de sel pour vingt livres de terre. Ce sel, en se dissolvant dans la première e;iu que l'on verse dans le vase, laisse dans les parois de celui-ci des interstices par où l'eau transsude d'autant plusaisément, que les fabricants ont soin de ne donner à ces vases qu'une demi-cuisson de lO à I2 heures. Ces va.ses, dont les Arabes et les Égyptiens font un fréquent usage, sont depuis quel(|ue temps fabriqués i Paris ; ou leur a donné le nom d'hydrocérames.
ALC*ROÈ>F.. Ce corps a été découvert par Bunsen, en I8I2. Il se produit par l'oxydation lente de l'alcarsinc ( f^oyez ce mot). 11 cristallise en prismes quadrangulaires obliques. Les cristaux , sans odeur, très-peu sapides , sont déliquescents à l'air humide, solubles dans l'eau et dans l'alcool, insolubles dans l'éther. L'alcart'cnc est d'une faible réaction acide: