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d'obscurité sunt l'effet de rintcrférenee des ondulations : la longueur de l'onde du moindre rayon rouge est la o.oooo2js'= partie d'un pouce ; si les élévations ( montagnes ) de deux ondes se combinent, l'intensité de la lumière produite sera doiible ; si la dépression ( vallée ) d'une onde se combine avec l'élévation d'une autre, il y aura obscurité ou absciice de lumière, Au.x points intermédiaires entre ces deux extrêmes, l'intensité de la lumière correspond aux différences intermédiaires entre les deux exti'émes de la longueur des rayons.

l.a théorie de l'ondulation , d'abord émise par Huygbens, fut adoptée avec empressement par Th. Voung, qui l'appuya sur des expériences fort ingénieuses, La propagation de la lumière en ligne droite, la rétlexion de la lumière ayant son angle égal à celui d'incidence ( l'oyez IxciDEXCE, Réflexion, CatoptriyuE ), la diffraction, la réfraction, la polorisalion ( l'oyez ces mots ) , s'expliquent tantôt par la théorie de Kevvton, tantôt parla théorie de lluyghens; de sorte qu'il est impossible d'établir à ce Sujet rien de strictement positif.

i.txETTES. Instruments destinés ;'i corriger ou i agrandir la vue. Toute lunette se compose de deux lentilles : l'une est l'objectif, l'autre l'oculaire. L'objectif reçoit la lumière des objets , et réunit à son foyer des images, réelles et renversées. Ces images doivent être nettes et non colorées. C'est pourquoi l'objectif doit être achromatique , c'est-à-dire com-- ]iosé de deux substances inégalement dispersi- \es. dont l'une est représentée par une lenlilleconvergente, l'autre par une lentille diver-grntc. Contiguês dans les lunettes ordinaires, ces lentilles sont plus ou nions distantes l'une de l'autre dans les lunettes dialithique.s. L'oculaire , c'est-à-dire le verre sur lequel s'applique l'œil, est de forme très-variable; c'est une simple lentille divergente dans la lunette de spectacle ( lunette de Galilée ); il se compose d'une ou de deux lentilles convergentes dans la lunette astrononiUpie, et de qualr.; lentilles convergentes dans la lunette terrestre.

Lorsque l'organe de la vision est dans son étit nonnal , la position de l'oculaire par rapport à l'objectif doit être telle que les rayons émis par un même point de l'objet soient sensiblement parallèles entre eux lorstpi'ils .sortent d* roeulaire. iMais ces rayons doivent être plus ou moins divergents, selon que la vue est mijupe ou prcsbijle. Les personnes pçcsbytcs ne voient les objets dislinctcment qu'à une certaine dislance; elles ne voient que confusément les objets, comme des lettres , qui sont placés trop près. Ce vice de l'organe de la vue est assez commun à la vieillesse. Il repose sur un di'faut de convergence dans les faisceaux lumineux qui traversent les humeurs de Tceil; on l'ail ribne souvent à un aplatissertient de la c.irné^- ou du cristallin. Les myopes , au contraire ; sont

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oblipcs d'approcher les objets de quelques centimètres pour les voir distincteriictit ; tous les objets situc^s au delà de ce rayon ne forment que des images confuses. Le invopisuie rst le contraire du presbytisme. Chez les myopes, les rayons qui traversent l'œil éprouvent une convergence trop rapide; ils se croisent ««-deiflîii de la rétine , tandis que, chez, les presbytes , les rayons se croisent di-rriére la rétine. La cornée et le cristallin .sont supposés trop convexes chez, les myopes. Pour la vue normale , la vision distincte s'effectue â la ili.stance moyenne de 5o ccntiraétres. En représentant celle distance par d , et par / la distance focale de la ieiitille convergente ou divergente peur amener le presbyte ou le Dijope à voir distinctement à 50 centimètres , on aura cette formule ; 50 rf

Si d < 30,/ est négatif, il faut en verre divergent ; l'iril est myope.

M (/ > so , / est positif, il faut un verre convergent ; l'œil est prcsbjte.

les instruments destinés à corriger la vue des myopes ou des presbytes portent plus parliculièrement le nom de besicles.

i.i'i'ULi.\K ( .4. lier de houblon ). Matière jaiui.itrc résinoide , qui s'obtient en épuisant par l'alcool le pollen des fleurs du houblon I Jliiiniiliis htpuius '. Lllc a l'odeur et la s.iv«ijr du hoidjlon. LUe ^e dissout dans s parties

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d'eau; elle est Irés-sbiuble dans l'alcool et insoluble dans l'éther.

LUT. Mélange pâteux, fait ordinairement avec de la farine de lin et de la colle d'amidon. On s'en sert i>our boucher les jointures des appari'ils, et prévenir ainsi la perte de matières volatiles. Le lut des alchimistes se composait de chaux et de blanc d'œuf.

LtTÉOLl.VK (Jaune de fraude). Matière jaune , cristalline , qui s'obtient en précipitant par l'aEélalc de plomb une décoction de gaude ( lieseda liiteola ). laie est soluble dans l'eau , dans l'alcool et l'éther. Klle peut être sublimée et s'obtenir sous forme d'aiguilles I Chevreul ).

LVMi-'iiE. Liquide animal légèrement jait nâtre, sécrété par les glaades lyuiphati((ue» et contenu dans des vaisseaux particuliers Il se coagule à l'air comme le sang , dont U partage presque la composition. M. Marchand a frou\é la lymphe de l'homme composée des principes suivants, :

ea u SGyHiiL

fibrine 0,320

albumine 0.151

matière grasse 0,261

sel marin

chlorure de potassium ]

.soude

phosphate de chaux i,8oG

pliosphate de soude l

matières organiques ' non déterminées '

M\f:in\F. Ei.KCTRiQiE. ToMtc niaclunc électrique se compose d'un corps frottant, d'un corps frotté, et d'un conducteur isolé. Le corps frottant est un coussin élastique rciatwurré de crin ; sa f.icc frotlijinle est un cuir enduit de pcrsulfure d'étain ( ormussif). Le corps frotté est un disque de verre. Le con- «luctcur Isolé est un .système de cylindres creux de laiton , terminés par des surfaces arrondies, et supportées par des colonnes de eristal vernies a la gomme laque. Quant au.x efiets des machines électriques , voyez Électricité.

.«achi\e hydrat'liol e. a'oî/p- presse hydraulique.

siACHi\E pxei'matiqi:e. Instrument servant à faire le ^ide, ou du moins à raréUer considérablement l'air. I.a machine pneumatique fut découverte presque en même temps par Otto (luerickc en Allemagne et par R. Boyle t'U Angleterre. Klle est disposée de telle façon que l'air d'une cloche ( récipient ) est pompé au dehors à l'aide de pistons munis de soupapes qui permettent d'un cote la sortie de l'air de l'intérieur de l'appareil , mais qui s'opposent d'un autre cùté à l'entrée de l'air extérieur. Quelque parfaite que soit la machine, elle ne produit Jamais le vide absolu ; elle ne

parvient qu'a rarélier l'air de la cloche ( récir pient ) au point que cette raréfaction peut, comparativement a l'air extérieur, être considérée comme le vide. La machine pneumatique sert à démontrer la matérialité de l'air, à rendre sensible la pression atmosphérique, à faire des expériences sur la respiration des animaux et des végétaux , sur la fermentation, etc. Kn chimie , elle est journellement employée pour dessécher les sels qui se décomposeraient par la chaleur. Dans ce cas , on a soin de placer sous la cloche , à côté du sel à dessécher, une capsule pleine d'acide sulfuriqiie concentré , qui s'empare de l'eau à mesure qu'elle s'évapore du sel pat l'effet du vide. Une des premières expériences qu'Otto de Guéricke lit avec, .sa machine est celle des Hémisphères de Marjdebouro. Cette expérience consiste à faire ie vide dans un globe de métal dont les deux moitiés sont simplement juxtaposées, .\vant que le vide soit fait , les deux hémisphères se séparent facilement ; mats dès que l'air intérieur manque pour balancer la pression extérieure , l'adhérence est si forte qu'il faut une force considérable pour les .séparer.

MACiii.vES A VAPECR. La vapcur d'eau ou de tout autre liquide , s' échappant du vaseou elle se forme, est une cause de mouvement.

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C'est ce que savaient di^ja Ilcron d'Alexandiio, Arisfolc , Sénèciiie, et il'autrcs ptiilosoplies ou Iihysieicns de ranti(|iiitè. l-colipyle est le piemier ^'eime d'une niacliinc a vapeur. Uogcr bacon, Albert le Grand, et, plus lard. J. B. Porta et Kobeit Hudd, ne tirent guère que répéter Jes expériences des anciens. Cependant , des le commencement du dix-sepliême .siècle, Saloinon de Caus, Branca , le marquis de Worcester, etc., firent quelques pas de plus pour arriver à l'emploi définitif de la vapeur comme force motrice. On n'a qu'à consultera cet é^'ard l'intéressante notice de M. .Arago .sur les machines à vapeur, daus V Annuaire du litiredu des ionijitudes , année isôg. Mais c'est à Papin {Hccucit de diie7'ses pièces tour/tant quelques nnuielles machines , Cassel, 1B9S ) qu'appartient l'honneur d'avoir imaginé la première machine à vapeur à piston. Papin a vu le premier que la vapeur aqueuse fournit un moyen simple de faire ra|iidement le vide dans la capacité du corps de pom|ie. linlin, il est le premier qui ait songé à combiner, dans une même machine à feu , l'action de la force élastique de la vapeur avec la propriété dont ei'lte vapeur jouit, et qu'il a signalée, de se condenser par refroidissement,

l.e premier point de départ de l'Invention d'une machine à vapeur a été le mouvement alternatif d'élévation et d'abaissement d'un piston. Pour soulever le piston mobile dans u\\ corps de pompe, on fait arriver la vapeur sous la face inférieure ; et pour le faire redescendre, on condense la vapeur dans le coriis de pompe par l'injection d'eau froide, de manière à former un vide au-dessous du piston : celui-ci s'abaisse alors par la seule force de la pression atinosphèriqiu'. Telles sont les bases sur lesquelles repos:iit la machine de Scwcomcn, o\\ la machine atmosphérique.

Ce fut sur cette machine que James \\ ait exerça .son esprit inventif , et qu'il par\int à résoudre les probièmcs les plus importants pour l'industrie. Un des principaux litres de Watt a la reconnaissance <le la postérité est d'avoir le premier découvert le moyen d'opérer la condensation de la vapeur dans un vase séparé, totalement distinct du corps de pompe et ne comuuiniquant avec lui qu'a l'aide d'un tube étroit. Ainsi , le vase séparé du corps de pompe, et dans lequel la vapeur \ieut de temps en temps se précipiter, en d'autres termes le codensatrur, est la partie la plus précieuse des machines de Watt, fîans la machine de Watt, et qu'on appelle à double effet, l'atmosphère n'a plus d'action. Le corps ile Iiompe. est fermé dans le haut par un couvercle uiétalli(iuc, percé seulement à son centre d'une ouverture garnie d'étoupe gra.sse et bien serrée , à travers laquelle la tige cylindrique du piston se mcxit librement , sans pourtant donner passage à l'air ou à la vapein-. le piston partage ainsi le corps de pompe en deux capacités fermées et distinctes. Ouand il doit (Icsceudre, la vapeur de la chaudière ar-

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rive librement à la capacité supérieure par un tube eon\eiiabliMueut disposé a cet effet, ut pousse le piston de haut en b:is , comme le faisait l'atmosphère daus la machine atmosphérique. Ce mouvement n'éprouve pas d'obstacle, attendu que , pendant qu'il s'opère , le dessous du corps de pompe est en communication avec le condensateur. Dès que le piston est entièrenicnt descendu, les choses se trouvent complètement renversées par le mouvement de deux robinets. Alors la vapeur que fournit la chaudière ne peut aller qu'an-des.sous du piston qu'elle doit soulever; et la vapeur supérieure qui, l'instant d'avant, produisait le mouvement descendant , va se liquéfier dans le con- Uen.seur, avec lequel elle est, à son tour, eu libre coramuuication. l.c mouvement contraire des mêmes robinets replace toutes les pièces dans l'état primitif, dès que le piston est au haut de sa course. La machine marche ainsi indéfiniment avec une puissance à peu près égale, soit que le piston monte, soit qu'il descende ; mais la dépense de vapeur est précisément le double de celle qu'une machine atmoiiphérique ou à simple effet aurait occasionnée. Si la chaudière est en libre comuuinieation a» ce le corps de pompe pendant tout le temps du mouvement alternatif du piston, il se produira une vitesse nuisible aux limites des excursions du piston. Watt imagina alors de fermer le robinet par lequel arrive la vapeur quand le piston est aux deux tiers de sa course, et de lui faire parcourir le tiers restant par la vitesse acquise Les efiVts d'une vitesse nuisible sont ainsi prévenus ou affaiblis , en mémo tcuq)S qu'il y a économie de combustible. C est là le but de la machine à détente.

11 serait trop long d'entrer ici dans fous les détails de mécanique des machines à vapeur, soit Jixes, soit locamoticcs. Ces détails sont d'ailleurs plutôt du ressort de la mécanic|ue que de la physique. Opendaut , nous dirons encore un mot des chaudières a i-apcur, dont les explosions sont si funestes. La chaudière peut singulièrement Varier de forme. Ln général, elle est cyliudriijue. On préfère les chaudières de tôle de fer aux chaudières en cuivie ou en fonte ; les parois doivent avoir une épais.seur déterminée , suivant le nombre de pressions atmosphériques au(|uel équivaut la force de tension de la vapeur.

Chaudière à bouilleurs. Le bouilleur est une espèce d'appendice de la chaudière; il est à peu près de même forme et de même longueur. Il comuuinique avec la face inférieure do la chaudière, par deux ou trois larges tubulures. Il repose sur les briques des fourneaux chaulfés au coke ou au charbon de terre. I.'eau remplit les bouilleurs et environ la moitié de la chaudière; l'intervalle des tubulures est lermé avec des briques. .\près que la face inférieure des bouilleurs a nvu le premier coup de feu , la llamme vient circuler librement dans les intervalles des tubulures, el chauffer eu ipènic temps la face supérieure di s

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