o;= MgO = t équiv. de magnésie
La magnésie existe dans la.n.iture à l'état de carbonate, de bicarbonate, et surtout de sulfate et de chlorure, dans des eaux minérales et dans les eaux de la mer. On la trouve dans la serpentine et dans la dolomite ( carbonate de chaux et de magnésie ),
On la prépare en précipitant une dissoluticn de sulfate de magnésie par la potasse ou par la soude , ou plutôt par le carbonate de potasse. Le carbonate de magnésie ainsi obtenu perd .son acide carbonique par l'action de la chiih'ur.
Caractères des sels de magnésie. I.es sels de magnésie sont tous blancs ou incolores, d'une saveur très-amère. Ils sont parfaitement neutres, et presque tous solubles dans l'eau.
1° La potasse et la soude, de même que les carbonates de ces ba.ses, précipitent les sels de magnésie en blanc. Le précipité est insoluble dans un excès de précipitant.
2^ L'arumoniaquc ne précipite que la moitié de la magnésie. L'autre moitié se transforme en sel double ammoniaeo-niagnésien soluble. SI le sel de magnésie a été préalablement acidulé , l'ammoniaque n'y produit pas de précipité.
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5* Les bicarbonates de potasse et de soiulc ne précipitent pas les sels de magnésie . le bicarbonate de magnésie étant soluble. l.a li- (|iieur se tronble par lébuUition , et le carlionate de magnésie se dépose après avoir dégagé l'excédant d'acide carboniqne.
4° I.e cyanoferrnre de potassium et la noix rie galle n'y produisent pas de précipité.
3° Le pbosphate d'ammoniaque avec excès de base précipite complètement la magnésie à l'état de pliospUate double d'ammoniaque et de magnésie. Ce sel, étant calciné avec l'oxyde de cobalt, se transforme en une matière de couleur rose.
Dans les analyses, on dose la magnésie à létat de phosphate double de magnésie et d'ammoniaque. Ce sel se transforme , par la calcination, en pbosphate neutre de magnésie, dont on connait exactement la composition.
Carbonates de magncsir. i" Carbonate neutre. Ce sel cristallise en prismes à si\ pans , minces et allongés. H a une réaction faiblement alcaline ( verdissant le sirop de violettes ). Les cristaux contiennent s ou B éqniv. d'eau. On obtient le carbonate neutre de magnésie en laissant évaporer le bicarbonate au contact de l'air.
2" Bicarbonate. Il ne peut être obtenu cristallisé. Dès qu'on cherche a le faire cristalliser, il se convertit en carbonate neutre insoluble. Il est soluble comme le bicarbonate de chaux, et existe dans la nature à l'état de dissohition dans certaines eaux minérales, dans les eaux de la mer, etc.
3° Sesqtàcarbonate. C'est une combinaison intermédiaire de carbonate neutre et de bicarbonate. On l'obtient en traitant un s<-l t sulfate ) de magnésie par du carbonate de soude neutre. Le précipité n'est pas complet; car il en reste une assez grande quantité en dissolution. Il abandonne, sous l'induence de la chaleur, une certaine quantité d'acide carbonique.
4° Carbonate de mannèiie des officines ( magnésie blanche , munnesia carbonica |. Ce sel se présente sous la forme d'une masse blanche, volumineuse, légère, douce au toucher ; il est plus soluble à froid qu'à chaud. .Sa composition est remarquable : il se compose de I ('((uivalcnt d'hydrate de magnésie ( MgO, HO ) et de 4 équiv. de carbonate de magnésie hydraté 1 (MgO, CO^,HO), en sorte qu'on peut regarder ce carbonate comme un sel double, dans lequel l'hydrate de magnésie jouerai: le rôle d'un acide. Sa formule est : MgO, HO, -f- 4 (MgO, C0=, HO 1. Cependant ce n'est point là une véritable combinaison ; car la quantité d'hydrate peut varier. La magnésie des officines donne de4i à 43 piMir 100 de magnésie pure. Pour obtenir If sel, on précipite le sulfate de magnésie au moyen d'une dissolution bouillante de carbonate de potasse ou de soude. On retire le carbonate de magnésie en grand des eaux mères des marais salants.
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On rencontre dans la nature un composé cristallin de carbonate de magnésie et de carbonate de chaux, appelé spath amer ( llitterspat/i ), Il existe dans les Indes en masses compactes ( dolomite, pierre calcaire ma- (jHisienne ) , où il forme des montagnes entières.
Svifate de maçnésie. (Synonymes : Sel d 'Epsom ; Sel de Sediit: ,■ Sel de Seidscliiitz ,- Sel catltartiqve d\4niilctcrre ; Fitriol de magnésie. ) Ce sel , d'une saveur amère, cristall »,» en prismes droits a base carrée, contenant 7 équiv. d'eau. Il est .susceptible d'é|)rou\cr la fusion aqueuse, puis Li fusion ignée, sjius se décomposer, loo p. d'eau à 40° dissolvent 212 p. de sulfate de magnésie. Sa solubililé croit donc avec la température. Chauffé avec du charbon , le sulfate de niagné.sie ne s*- convertit pas en .sulfure comme les suJfates alcilins. Il se décompose en magnésie et en sou (re. Il n'existe pas de combinaison délinie du .soufre avec le magné-sium.
MgO, .SO^ = 1 équiv. de sulfate de magnésie anhydre. 11 se compose, en centicuies , de M, 02 de magnésie,
cj,98 d'acide sulfurique.
L'eau de la mer contient environ 4G.» millièmes de sulfate de magnésie. Les eaux de Sedlitz , de Seidschiitz , etc., sont riches en sulfate de magnésie.
Le sulfate de magnésie est jouniellement employé en médecine comme purgatif, à la dose de m à 40 grauirn<'s.
Azotate de mngnesie. Ce sel cristallise ordinairement en aiguilles tré.s-lines, groupées en faisceaux. Il a une saveur amère. II est déliquescent, et trè.s-solubledans l'eau. Formule : MgO, -\/.^ O^ = I équivalent d'azotate de magnésie anhydre. Il se compose, en centièmes , de
27,01 de magnésie, 72,39 d'acide azotique.
Il existe dans les eaux mères du salpêtre, et dans les puits voisins des habitations.
Phosphate de mtifpicsie. Ce sel cristallise en aiguilles trè-s-fines. affectant ordinairement une disposition .stellaire. Ces cristaux contiennent u è(|uivalents d'eau. Le phosphate de magnésie est efllorescent , et se dissout dans M parties d'eau, à la température ordinaire. Fondu et refroidi , il a l'aspect d'une matière transparente vitreuse. Formule : 2 .MgO, l'hô^. Il se compose, en centièmes, de •:^..r>i de magnésie.
C3,33 d'acide phosphorique.
Ce sel est remarquable en ce qu'il existe dans presque tous les liquides des animaux et dans les graines des céréales, dont l'homuie et lesaniinaux font une si grande con.sommation. Il .se trouve de même dans la bière, dans le vinaigre, enfin dans la plupart des Ii(|iieui3 préparées avec les graines des graminées.
On obtient le phosphate de magnésie en mêlant ensemble parties égales de phospliate de soude et de sulfate de magnésie.
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Phosphate nmmoniaco-mïtgrifsien. ( Plio:?phate double d'ammoni.ique et de magnésie. ) Ce sel est blanc, presque complètement Insoluble dans l'eau. Il existe dans beaucoup de roncrt'tions pierreuses formées au sein de l'économie vivante, dans les calculs urinaires, etc. il se convertit, par la calcination , en îlgO. l'li()5, contenant :;g,37 de magnésie.
Chlorure de magnésium. Il cristallise en petites aiguilles très-fines, contenant s équivalcnts d'eau. Sa saveur est piquante et araere. H est très-déliquescent, et se dissout dans la moitié de son poids d'eau. Il fond à une température élevée, et se convertit , par le refroidissement , en une masse feuilletée d'apparence nacrée, qui se dissout dans l'eau avec ime certaine élévation de température. Le clilorure (le magnésium donne, par la calcination, de l'acide chlortiydrique qui se dégage, et un oxychlorure de magnésium d'un aspect nacré, qui reste. Cet oiychlorure se transforme , dans l'eau , en magnésie qui précipite, et en clilorure rie magnésium qui reste en dissolution. Wg, Cl := I équivalent de chlorure de uiagnésium anhydre. Il se compose , en centièmes, ce S6,5ii de magnésium, 73,G4 de chlore.
Le chlorure de magnésium accompagne partout le chlorure de calcium dans les plâtras, les terrains salpêtres, dans les eau\ de la mer, etc. Il accompagne souvent le sel marin, qu'il rend déliquescent en lui communiquant un goût désagréable.
MAG^jÉSlL']!. Corps simple, ayant la couleur et le brillant de l'argent , ou du plomb récemment coupé. Il est malléable, et fusible à la température rouge sombre. Brûlé au contact de l'air, il répand des étincelles d'un vif éclat, et se transforme en oxyde blanc ; ningncsie ). Il s'oxyde lentement à l'air. Une décompose pas l'eau a froid ; à chaud, il laisse dégager quelques bulles d'hydrogène ( Bussi/ ). on obtient le magnésium en calcinant le chlorure de magnésium sec avec du potassium : il se produit du clilorure de potassiiun,qui recouvre le magnésium fondu sous forme globulaire. Signe : Mg = io.i, n. On ne connaît qu'un seul oxyde de magiiésiuin.
MA(i\ÉTIQLE (Fluide). f'Oj/CZ MAG^É- TISMF.
MAf.xÉTiSME. Force physique, analogue à l'électricité, et dont nous ne connaissons que les effets. L'attraction du fer par l'aimant ( t'oyez, AiMAKT ) , déjà connue des anciens , devint le point de départ de Fétude du mapnétisme. Des expériences très-délicates ont fait voir que tous les corps sont plus ou n)oins magnétiques. Plusieurs pierres précieuses , le cobalt, le titane et le nickel, possèdent quelquefois la propriété d'attraction et de répulsion. Mais dans aucun corps cette propriété nest aussi développée que dans le fer, ou plutôt dans ce composé de protoxyde et de peroxyde de fer connu sous le nom d'aimant. Un métal est souvent susceptible de magnétisme lor^-
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qu'il contient seulement la ivi.ooo'" partie de son poids de fer, quantité inappréciable par les moyens chimiques. Les corps que nous venons de nommer sont naturellement magnétiques. Mais la propriété magnétique peut être communiquée par plusieurs méthodes , telles que le froticment avec des corps magnétiques, ou la juxta position. Kl méthode la plus simple, cVst la percussion. Une barre d'acier, tenue verticalement, s'aimante lorsqu'on la frappe avec un marteau sur son extrémité supérieure. M. Ilansteen assure que tous les corps , maintenus dans cette position , ont des pùles magnétiques.
Un des caractères distinctifs du magnétisme, c'est la polarité, ou la propriété que possède un aimant, librement suspendu, de diriger ses deux extrémités , l'une vers le nord , l'autre vers le sud, et d'y revenir après avoir été dérangée ( l^'oyrz AiMAM' ). Une autre propriété essentielle de l'aimant, c'est d'attirer le fcrnon aimanté. On appelle imlvction le pouvoir qu'a un aimant d'exciter un état magnétique momentané ou permanent dans les corps susceptibles d'être aimantés. C'est ainsi que la simple approche d'un aimant rend le fer ou l'acier magnétique ; cet effet est d'autant plus marqué que la distance est plus courte. Lorsqu'on approche le pôle nord d'un aimant d'une barre de fer non aimantée , en la plaçant sur la même ligne, on remarque que cette barre acquiert toutes les propriétés d'un aimant parfait : Fextréniité près du pôle nord de l'aimant devient pôle sud, pendant que l'exliémité opposée devient pôle nord. Exactement l'inverse a lieu lorsqu'on présente à la barre le pôle sud; de telle façon que chaque pôle de l'aimant conduit ( inducit ) la polarité opposée dans l'extrémité adjacente de la barre, et la même polarité dans l'exlrémilé éloignée. Coiiséquemment l'extrémité la plus proche de la barre est attirée , tandis que la plus éloignée est repoussée ; mais , comme Feflet est plus marqué dans l'exlrémilé la plus proelie , le résultat final est l'attraction. Par induction, une barre de fer acquiert non-seulement la polarité , mais encore la faculté de transiriettre le magnétisme à un troisième corps. Lt bien que toutes ces propriétés disparaissent du fer dés qu'on en a éloigné l'aimant , ce dernier a cependant acquis une certaine force, par suite de la réaction du magnétisnjc teiuporaire du fer.
On a essayé d'expliquer les phénomènes du magnétisme par l'hypothèse de deux fluides extrêmement raréliés, parcourant toutes les particules de fer. On ignore si les molécules de ce fluide coïncident avec les molécules du fer, ou si elles en remplissent seulement les interstices. F.n se combinant ensemble, ces deux fluides constituent l'état magnétique indifférent; mais, étant séparés, ils produisent des phénomènes d'attraction ou de répulsion, sui\ant que les fluides de même espèce ou d'espèces contraire» agissent entre eux. Le magnétisme prcscnle ici
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bpaiirniip d'an.ilogic avec IVIectricité. 5î<"nlrmt-nt le lluide électrique est conllné à la siirl'aee des corps, taudis que le fluide iiiai;nétique pénétre dans l'intérieur même rie la matière. En outre , le fluide électrique tend sans cess» à s'échapper dans l'espace, et s'écliappc en effet . s'il n'est pas retenu par un milieu non conducteur. Cette tendance n'existe pas dans le fluide magnétique : celui-ci ne quitte pas le corps qui le contient. Il .semble que le fluide magnétique, décomposé par influence en deux fluides opposés, éprouve seulement un déplacement dans l'intérieur du corps aimanté. 1,'action de toutes les particules ainsi déplacées donne une résultante dont l'intensité et la direction sont du domaine de l'analyse. C'est ainsi que Pois.son a démontré que la résultante de tous les éléments magnétiques d'un corps aimanté, et une force équivalente à l'action d'une mince couche recouvrant toute la surface d'un corps, est composée (le deux fluides, l'austral et le boréal : en d'autres termes . les attractions et les répulsions extérieurement manifestées par un aimant sont exactement les mêmes que si elles provenaient d'une très-mince couche de chaque fluide occupant seulement la surface, les deux fluides étant de quantités égales, et distribués de manière que leur action totale dans tous les points de l'intérieur du corps est nulle.
En 1819, M. Oerstedt découvrit qu'un courant d'électricité galvanique exerce ime gr.inde influence sur l'aiguille aimantée. Cette observation fut féconde en résultats: elle donna lieu à la théorie de Vetrctro-inannetisine. En réunissant, au moyen d'un 111 métallique, les deux pôles d'une pile, on produit un courant circulaire qui dure sans interruption. Si l'on place une portion de ce lil dans une position horizontale et parallèle au-dessus d'une aiguille aimantée en repos dans le méridien magnétique , on remarque que cette aiguille change aussitôt de direction, sous l'influence du courant électrique. Selon la direction de ce coulant, les extrémités de l'aiguille dévieront â l'est ou à l'ouest. De nombreuses expériences ont été faites sur les fluides magnétiques et électriques, aussi bien que sur les différents mouvements relatifs que l'aiguille éprouve par l'action de l'électricité galvanique. Toutes ces expériences tendent à prouver que la foice émanant d'un courant agit à angle droit sur l'aiguille magnétique. Cette force ne ressemble donc à aucune autre force connue ; car l'action de toutes les forces delà nature se manifeste en lignes droites, et la courbe décrite y ar les corps pesants est la résultante de deux forces .tandis que l'action qu'un courant électrique produit sur l'un des pôles magnétiques ne tend p.is à approcher ou à éloigner ce pôle, mais à lui faire exécuter un mouvement de rotation. Si le courant électrique est supposé passer par le centre d'un cercle dont le plan est perpendiculaire au couraint , la direction