MAL
courants des mers exercent une influence sensible sur la variation des lignes magnétiques, par suite des courants électriques qui doivent être ainsi produits.
Quant aux propriétés magnétiques du soleil et des planètes , il ne nous est permis d'émettre que des conjectures , bien que le mouvement de rotation de ces astres puisse nous autoriser à juger par analogie. D'après les observations faites par Biot et Gay-Lussac pendant leur voyage aérostatique , l'action magnétique n'est pas bornée à la surface de la terre , mais s'étend dans l'espace. Seulement elle parait décroître en raison inverse du carre de la distance.
Quant au inaynctisme animal , ou mesmerianisme , employé depuis quelque temps comme mojen thérapeutique, nous n'avons pas à nous en occuper ici. Ce qu'il parait y avoir de certain , c'est qu'on en a singulièrement exagéré les effets. Il se peut que deux personnes différen' es , comme tous les corps de nature hétérogène , donnent , dans de certaines circonstances, lieu à quelques effets magnético-électriques plus ou moins sensibles; mail à coup sûr ces effets ne vont pas jusqu'à conférer à l'homme des facultés qu'il n'aura jamais.
MAI.ÉIOCE ( Acide ). Gel acide est un produit de transformation de l'acide malique, à une température de n.i". U a été découvert par M. Pelouze. U cristallise en prismes à base de parallélogramme Sa saveur est aigre , nauséabonde et désagréable. U fond à 130° et se volatilise vers luo». C'est un acide pyrogéné, ayant la même composition que l'acide malique. M. Braconnot a trouvé cet acide dans le prèle d'eau (Cf^i.'ise^Hm lluviatile) , et lui avait d'abord donné le même nom d'acide équisctique.
1,'acide maléique ne précipite pas l'eau de chaux, le maléate de cliaux étant soluble. Il produit dans l'eau de baryte un précipité abondant, qui se rassemble rapidement en paiU lettes micacées. Avec l'acétate de plomb , il donne un précipité voluiuineux, qui cristallise tantôt en paillettes, tantôt en une masse gélatineuse, contenant de petites granulations. — M. Buchner jeune a publié tout récemment un travail étendu sur la constitution des maléates {Annalen (1er ('hernie, etc , année \&\\).
MALIQUE ( Acide ). Acide découvert en i7S5 par Seheelc. Cet acide est très-répandu dans la nature. U existe surtout en asse< grande quantité dans les pommes aigres , dans la joubarbe ( Seinpervivum tectoritm ) , dans les fruits du sorbier | Sorbus aucuparia ) , etc. >1. Braconnot, qui avait le premier extrait cet acide des fruits du sorbier, lui avait donné le nom d'acWe.so)'6<(/ue.Mode de préparation: on expose du suc de sorbier à l'air, et ù une température de u à 30° ; la fermentation qui s'établit détruit la matière sucrée, et le suc se clarifie. On y verse de l'acétate de plomb , (|ui produit un précipité abondant. Après l'avoir lavé à l'eau bouillante et décoloi'é par le char-
i\IAL
bon anliii.ll, on décnniposc le sel iilunibiiiiic par l'Iiytlru^'cno sulfuré. ! o li(|uiilc' donne, par l'cvapor ilkui, l'aciilc nialiiiue cristallisé sous forme de petits niauiclous. — D'après un autre procédé , on traite le suc de sorbier par la craie : il se produit uo biinalile de chaux , qui est tcès-soluble , et (|u'on fait cristalliser p.ir le refroidisseiuent. On decoiupose ce sel par l'acide oxalique , pour a\ oir l'acide maliqup.
Lacide malique cristallise sous forme mamelonnée , et quelquefois en laïueiles pr isuiatiqucs. Il a une sa\eur fort a!,'éable ; luèlé avec du sucre et dissous dans l'eau, il donne une excellente limonade. Il fond a 9o° ; à une chaleur plus élevée ( vers 200° ), il forme deux aeidcs non\eaux, l'aciile iniilciriiic, qui se volatilise, et Vacille paramidiiive , qui reste dans la cornue. I.'acide niali(iue a beaucoup d'analogie avec l'aeide citri(|ue. Il est suluble dans l'eau , dans l'alcool et l'étlier. Il ne précipite pas l'eau de chaux , parce qu'il forme un biuialate trés-soluble dans l'eau, ma's insoluble dans l'alcool. Il est Lsomcre de l'acide citrique ; sa composition s'expriuic par la formule : Ç.^ 11^ 04 + 110 (. acide malique cristallisé ).
I.'acide malique accompagne l'acide tartrique dans les raisius vert.s et dans les pommes s-Mvagcs- Il accompagne l'acide citri(|ue dans les groseilles vertes, dans les cerises, les fr ises, les framboises, et iiièiiie dans les fourmis, il est couibiné axcc une quantité notable de cliauv dans la joubarbe , dans le Mesembrijanfieiiiiiin , dans \cSeilHm, et en général dans les plantes de la famille des Crusiulacces. Il est presque pur dans le fruit de l'épine-vinette.
Les sels ( maintes ) que l'acide malique forme avec les bases sont, en général, solubles dans l'eau. les malates alcalins sont déliquescents et cristallisent diflicilement.'lx iiiulate de plomb cristallise en paillettes micacées; il contient 3 équivalents d'eau. I.e witlute d'arijetit est anhydre. I.e biiiuilitle île chaux contient 6 équivalents d'eau. Il n'y a pas de malatc neutre de chaux : l'acide malique ne chasse l'acide carboni(|UC du carbonate de chaux qu'en partie , et il ne se forme qu'un malate acide au lieu d'un malale neutre; tandisque l'acide citriiiue , placé dans les mêmes circonstances, devient parfaitement neutre. C'est la un cvccllent moyen de distinguer ces deux acides l'un de l'autre.
M Ai.LKABii.iTÉ. Propriété qu'ont les niét-iux de s'étendre .sous le marteau en lames plus ou moins minces. Cette propriété appartient surtout à l'or, i\ l'argent , au platine , au palladium, au cuivre, à l'étain, au zinc , au plomb , et au fer. l.'ur parait être le plus malléable de tous les métaux. Ivs anciens savaient déjà éminemment apprécier cette propriété de l'or, (|ui recouvre, en couches excessivement minées , plusieurs monuments conservés jus(iu'j nos jours.
M wc.wfc.SF,. l,e nom de manganèse vient de maiinesie. parce que le peroxyde de manganèse était autrefois connu sous le nom de iiiuiinrsie noire. I.e manganèse est un corps ayant l'aspect de la f )nle ; sa cassure est grenue; il est facile à réduire en poudre. Il ne fond pas dans les fourneaux ordinaires. Il fond à la plus haute température d'un fourneau d'essai ( à 11:0° du pyromètre \\ cdgvvood '. .Si densité e.st 8,013. Il est très-altérable à l'air, a cause de la grande aflinité qu'il a pour l'oxygène. Aussi faut-il le conserver dans de l'huile de naplite ou dans des tubes de verre trèsétroits, fermés à la lampe lixpo.sé à l'air, lise ternit promptemcnt, et finit par se convertir en une poudre noire, qui est un mélange d'oxyde et de manganèse métallique. Par le grillage , il s'oxyde bien plus promptemcnt encore. Tous les acides attaquent le manganèse. Ceux dans lesquels l'ovvgéne est torlement combiné , oxydent le manganèse aux dépens de l'eau (|ui .se décompose ; ceux dans les;|uels l'oxygène est, au contraire, faiblement combiné, se décomposent eux-mêmes en cédant leur oxygène au métal. L'action de l'acide a/.oti(iue est si vive , qu'il se produit en même teuips de l'azotate d'ammoniaque, le manganèse décompose lui-même l'eau à la température ordinaire, avec dégagement d'hydrogène. Lorsqu'on louche le manganèse avec des mains mouillées d'eau, on .sent aussitôt l'odeur de l'hydrogène impur. Commo le fer, il parait se combiner avec une cert.iine quantité de carbone ( Wollaston ). Le iranganè^e se combine directement avec le chlore, le soufre, le phosphore et l'arsenic. Sa combinaison avec le chiure gaxeux est accompagnée de chaleur et de lumière. Il .s'allie avec un ass;v. grand nombre de métaux. Il n'est pas lùagnéliiine dans les circonstances ordinaires. Il paiait cependant qu'il le devient par un abaissement de température égal
Le mang.anè.se se rencontre non-seulement dans le règne minéral , mais encore dans le règne organique. Les cendres des animaux et des végétaux contiennent souvent des quantités assez, notables d'oxyde de manganèse. Formule du manganèse : Mn = 3»i,ii<i'i.
Pour obtenir le manganè.se inéLillique , on chauffe l'oxyde pur, avec du charbon de boi.s pulv érisé , dans un creuset bra.squé. On peut y ajouter lui peu de borax , pour réunir les particules métalliques en culot au fond du creu^ set. Il faut Si.ive l'opération dans un fourneau d'essai, à une très-haute température. Pour séparer le manganèse des métaux qui raccompagnent, on dissout le mélange d'oxydes de manganèse, de fer, de nickel, de cobalt et de zinc, par l'acide aceti(iue en excès. On traite la dis.solulion par le .sulfhydrato d'ammoniaque, qui précipite tous les métaux à l'état de sulfures. Knlin , on traite de nouveau le mélange par l'acide acétique faible , qui ne redissout que le sulfure de manganèse,