PAL
P,\l\. f'oyez l'AMFICATrON.
PAi.AXT. Monflcoii assemblage (le poulies , dont les unes sont lixes, les autres mobiles.
PALI-ADILM. r.e nom dérive du nom de la planète IVillas. Le palladium est un corps simple ayant presque l'éclat et la couleur de l'arfrent, et partage avec le platine un grand nombre de propriétés, il est malléable et trèsduclile. 11 se laisse plus facilement travailler <|ue le platine, li est presque moitié moins dense que le platine ; son poids spécifique est li,r,, et 11,8 lorsqu'il a été laminé. Il ne fond point à la chaleur de nos fourneaux ; seulement il s'agglutine de manière à se laisser souder sur lui-même. 11 fond a la flamme du chalumeau , en lançant des étincelles d'un très-vif éclat.
I.e palladium spongicui, obtenu par la calcination du cyanure, se comporte comme le platine spongieus, en contact avec un mélange d'iiydrogéne et d'oxygène ; seulement Il devient moins promptemcnt incandescent (|uc le platine. 11 est inaltérable dans l'eau et dans l'air : cette propriété, jointe à une granilc malléabilité et à beaucoup de ductiRtc , pouira rendre ce métal précieux dans une foule d'usages. A une teujpèrature élevée, le palladium devient d'un bleu grisâtre. L'eau régale est le véritable dissolvant du palladium. L'acide azotique concentré le dissout également , et même à froid. Ce qu'il y a de remarquable, c'est qu'il ne se dégage aucun gaz ; et pourtant le métal s'oxyde a mesure qu'il se combine avec l'acide a/.otique. Ce n'est qu'en chauffant qu'on dégage du gaz nitrcux. L acide stilfurique et l'acide chlorhydrique l'attaquent sensiblement à froid. Traité par le sulfate acide de potasse, le palladium donne naissance à un sulfate double, soluble dans l'eau. Le soufre , le phosphore et l'arsenic se combinent directement avec le palladium. Le chlore gazeux l'attaque, la teinture d'iode le noircit, ce qui le distingue , sous ce rapport , du platine, qui n'est point noirci dans cette circonstance. Le palladium a une grande affinité pour le cyanogène. Il s'allie très-bien avec les métaux , et particulièrement avec le mercure.
De tous les métaux, le palladium et l'iridiura ont le plus d'affinité pour le carbone; car, en exposant ces métaux à la flamme de l'alcool, ils se recouvrent d'une épaisse couche de carbone, avec lequel ils se combinent en proportions mal définies.
Le palladiiun se rencontre, dans la nature, dans les minerais de plaline , qui contiennent en outre le rhodium, l'iridium et l'osmium. A\ ollaslon a trouvé , dans un minerai du Brésil, des graines en forme de paillettes métalliques à texture rayonme , composées de palladium uni à une petite qiianliléde plaline et de rhodium. Formule du palladium : G6:t,89u.
Les sables aurifères du Brésil, Importés depuis quelques années en Kurope, renferment de s a a pour cent de palladium. C'est de 1;^ qu'on extrait le palladium avec le plus d'avantage !J. Coek , Meinoirs of thc iheutical Snriety, année 1843 \ L'affinage «'opère de la manière suivante : On fait fondre 7 livres d'or avec autant d'argent, et une certaine quantité de nitrate de potasse, afin d'éliminer d'abord les substances terreuses et métalliques étrangères. La matière est fondue en lingots, et, après le refroidissement , on eu sépare les scories , qui contiennent les oxydes métalliques tcireux combinés avec la potasse du nitre employé. Lnsuite deux de ces lingots sont fondus dans un creuset de graphite , a\ec une proportion d'argent qui représente (juatre fois le poids de l'or de l'alliage ; il faut avoir soin de remuer constamment la masse fondue, afin qu'elle devienne bien homogène, et la faire couler dans de l'eau froide, à travers une cuiller de fer percée de trous. C'est sur ces grains d'alliage qu'on opère l'affinage. .\ cet effet, on soumet 2:; livres de cet alliage , dans un vase de porcelaine placé sur im bain de sable , à l'action d'environ 20 livres d'acide nitrique pur, étendu de son poids d'eau. .Après que l'acide nitrique a cessé d'agir, le départ de l'or est presque complet. Pour bien enle\ er les dernières traces d'argent , on traite l'or, pendant doux heures , avec 9 à 10 livres d'acide nitrique concentré. Les nitrates d'argent et de palladium ainsi obtenus sont versés avec précaution dans de grands vases rempli i d'une solution de sel marin, afin de précipiter tout l'argent à l'état de clilorurc. La liqueur déc 11tée contient le palladium et le cuivre, lesi|ue(s .sont précipités à l'état d'une poudre noire à l'aide de lames de zinc et d'acide sulfurique. Ce précipité est dissous par l'acide nitrique et la solution est traitée par un excès d'ammoniaque qui redissout les oxydes de palladium et de cuiv re , pendant que les oxydes de fer, de plomb, etc., restent insolubles. En ajoutant à la solution aumioniacale de l'acide chlorhydri(|ue en excès, on obtient un précipité jaune abondant de chlorure de palladium ammoniacal. Celui-ci , après avoir été lavé à l'eau froide, donne, parla calcination, le palladium pur. Les eaux-mères renferment tout le cuivre et des traces de palladium ; elles sont précipitées par des lames de fer.
Le palladium a été découvert en I803, par AVoUaston. L'histoire de la découverte de ce métal présente quelques incidents curieux qu'il n'est pas sans intérêt de rapporter ici. .\u mois d avril 1803, on distribuait dans les rues de LonJrcs un prospectus anonyme, annonçant qu'un nouveau métal appelé palUidiuin se vendait eluv, M. l'orster. Cette manière insolite d'apprendre au mond<" savant une découverte aussi importante parut suspccto ù un chimiste