‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 188 sur 322 · OR · texte numérisé non relu

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liauteur. On appelle ombre renversée celle que projette un corps sur un plan vertical. Telle est l'ombre (|u'un bras tendu projette sur le corps d'un homme debout. L'ombre renversée est au corps opaque connue le sinus de la hauteur du corps lumineux à son cosinus. Les ombres ne sont pas toujours noires. Ainsi , celles qui sont produites , au soleil couchant , sur une muraille blanche, sont colorées en bleu. Le célèbre peintre Léonard de Vinci connais-sait déjà ce fait, et il avait le premier essayé d'en donner l'exidication.

o.\DULATio\. Mouvement oscillatoire, dont on peut se faire une idée sensible en observant la surface d'une nappe d'eau, après y avoir jeté une pierre. Les sons sont l'effet de l'ondulation de l'air. La lumière parait être également tiansmise par voie d'ondulation.

OPACITÉ. Propriété de la matière de s'opposer au passage de la lumière. Plus un corps est dense, plus il est, en général, opaque. Les métauxsont Icsplus opaques de tous les corps. On ne sait pas encore exactement apprécier les altérations que la lumière éprouve au sein des corps opaques.

opiuiii.( De ÔttÔç, suc). Suc concrète de plusieurs espèces de Papaver. Ce suc s'obtient en fai.sant des incisions longitudinales sur la capsule et la tige des"pavots. D'abord d'un blanc laiteux, il brunit par l'exposition à l'air, et acquiert la couleur propre de l'opium. L'opium est un mélange de plusieurs composés, parmi lesquels on remarque surtout la morphine, la codéine, la narcotine , la narcèinc et l'acide uiéconiquc. Tout le monde connait l'action nareotisante que l'opium exerce sur l'économie animale. Cetteaction n'a cependant lieu que lorsque l'opium a été pris à une certaine dose. Lors<iue cette dose est trop foite, l'opium , loin de provoquer le sommeil, ( st un excitant énergique, et produit une i.i^omnie souvent suivie de mort. L'opium est employé, en médecine, comme un calmant, à la dose de cinq centigrammes. Il conslituc l'élément actif du sirop de diacode, des piUulcs de cynoglosse, etc. Le principe vraiment actif de l'opium , c'est la morphine. Aussi la bonté de l'opium s'évalîie-t-elle d'après la quantité de morphine qu'il renferme.

opi lQUE.(DeÔ7tT0[J.ai, je vois). Science de la lumière et de la vision, t'oyez LlmiÈrj;, Vision.

OR. ( De auriim, or ). Corps simple et raetalli(|uc , d'une couleur jaune ou rouge assez éclatante. Fondu avec le borax, il devient d'un jaune p;\le ; mais il, reprend sa couleur ordinaire , en le faisant fondre de nouveau avec du nitre ou avec du sel marin (Berthier). 11 est inodore , insipide , et ne possède aucune propriété nuisible à la santé de l'homme. Dans un état de division extrême , l'or est de couleur pourpre ou d'un rouge foncé ; suivant d'autres , il est v ert. i:n précipitant une dissolution d'or par du sulfate de fer, on obtient l'or sous forme de poo-

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(lie bruiuUie. 11 est susceptible de ciistalliscr en pyramides qiiadraugiilaircs ; on le rencontre dans la nature sous des formes dérivant du cube. A l'état de pureté, il est mou comme le plomb ; on ne le travaille jamais dans cet état. C'est de tous les métaux le plus malléable et le plus ductile. On peut le réduire en feuilles de o , m. 00009 d'épaisseur. Ces feuilles, vues contre le jour, paraissent vertes. Avec 0 , gr. og;; d'or, on pourrait couvrir une surface de 56b mètres carrés. L'or est tellement ductile , que 2 grammes suffisent pour couvrir un fil d'argent de 200 myriamètres de longueur. 11 n'est pas très-tenace : un fil de 2 millimètres de diamètre rompt sous un poids de es kilo. Le poids spécifique de l'or est i9,2o7. De 0° à 100°, il se dilate ~ en longueur. C'est un des métaux qui se contractent le plus en passant de l'état li(iuide à l'état solide, il fond à 700°. A l'état lu|uide (fondu), il est de couleur vcrdàtre. il est fixe à la température de nos fourneaux. Cependant, à une température excessivement élevée , au foyer d'un miroir ardent , il est lin peu volatil. 11 est susceptible de cristalliser par le refroidissement. L'or trés-divisé devient incandescent dans l'hydrogène , à la température deao°. L'or est inaltérableà l'air, soit à chaud , soit à froid. Il ne se salit point au contact des corps étrangers. C'est à cause de son inaltérabilité , et de sa tendance à se conserver pur et intact, (luc les alchimistes avaient appelé l'or rcx metulloriiin , roi des métaux et (lu'ils l'avaient placé au premier rang des métaux nobles. L'or en feuilles trésniinces, chauflé au chalumeau, bri'ilc au contact de l'air, avec une flamme verte. Il en est de même quand ou l'expose à l'action d'une pile volfaïque. Il se cliangc , dans ces circonstances, en une substance d'un beau pourpre , que les uns regardent comme un oxyde ou comme un mélange d'oxyde et d'or très- divise, et que d'autres considèrent comme de l'or métalli([ue a l'état d'extrême division. Les acides, même les plus puissants ,■ n'attaquent point l'or, ou ils l'attaquent à peine. Son véritable dissolvant est l'eau régale, ou plutôt le chlore.

Les composés d'acide a/.otique avec l'acide bromhydrique ou avec l'acide iudhydrique , qui sont de véritables eaux régales, le dissolvent également. Dans les arts, on emploie ordinairement un mélange de 1 p. d'acide azotique et de I p. de sel ammoniac pour dissoudre' l'or. Lepolysulfurc de potassium attaque l'or; il se produit un sulfure double de potassium et d'or, que connaissaient les alchimistes. Les alcalis n'attaquent point l'or; cependant, à une température élevée, ils déterminent l'absorption de l'oxygène de l'air en proportions indéfinies. Chaulfé avec de la poussière de charbon, l'or acquiert une très-belle couleur jaune. Le soufre, le sélénium , le phosphore et l'arsenic n'ont pas d'action directe sur l'or. L'or peut s'allier avec un grand nombre de métaux.

oa

L'or se trouve disséminé sur près ; ne ton le la surface du globe, mais en tirs pelilc (|na;itilé à la fois; .ses espèces niinjrales .sont trè.s-peu nombreuses. Kn voici les principales:

I" Or ijraphUjne (ttiliiriirc ariiciili/rri'}. Il est d'un gris d'acier, à cassu.-e granuleuse. Après le grillage, il donne un bouton uiét;illique d'un jaune clair. On le rencontre accuiiipagné de carbonate de chaux, de quart/. , de blende, à Offen-Banya, en Transylvanie.

2° Tellurure SHl/oploinbifère (ISIœlti-r<rz. ) Il est d'un gris de plomb foncé très-éclatant. AuchaUiiiieau,il répand des fumées et dépose des grains d'or malléable. On le trouve a Nagyag, en Transylvanie. 11 contient, outie l'or, du plomb , du cuivre , de l'antiiuoine , du soufre, du tellure, et quelquefois des traces d'argent. Comme l'or a très-peu d'affinité pour les corps minéralisateurs, tels que le souhc, le sélénium, l'oxygène, le tellure, etc., avec lesquels il ne se combine jamais directement , il n'est pas étonnant qu'on rencontre ce métal le plus souvent à l'ctat natif. Il existe dans cet état disséminé dans des terrains de transport, formes particulièrement de cailloux roulés, liés entre eux par un ciment argilo-ferrugineux , et dans lesquels on trouve accidentellement du bois fossile, du fer ollgjste, du platine, et quelquefois des diamants, les depuis de ce genre s'appellent cascil/ios , au Brésil; on les exploite en gran;l au Chili, au Sénégal , et dans les monts Ourals. On trouve dessables d'orju.squc dans les terrains tertiaires et dans la terre végétale. L'ur existe également en filons ou en couches dans les roches granitiques, porphyriqucs. A la Gardetle (Isère), on le trouve enfilons dans du cristal de roche.

Les pyrites arsenicales , le cuivre pyriteux et le sulfure d'antimoine, contiennent souvent des traces d'or.

L'or natif se rencontre cristallisé, .soit en cubes, soit en octaèdres oucn dodécaèdres, soit enfin en paillettes ou en aiguilles. Il est d'un beau jaune d'or pur, ou d'un jaune de lailoii. Il existe rarement en gros morceaux, aiuquels on donne le nom de pépites.

Les d fférentes variélés d'or natif rapportées de r.\mérique méridionale par i\I. Boussin^M;ilt contiennent des proportions définies d'or et d argent.

On trouve de ces variétés dans l'.imériqiie méridionale, à Malpaso près de Mariquita. à l.lano, à IUtja\irèi de Pampelona, à Rico Siuin près de Mariquita, à Ojas , Anclias. (province d'Anlioquia), à la Trinidad près de Santa-Rosa de Bos , à f:iiavo près de INlarm,ato , à Olramina près de rilirihi.

Les procédés d'extraetion rie l'or .sont très-simples. Lorsque ce métal se trouve (et c'est le cas le plus fréquent) disséminé en petits grains irréguliers dans les sables des rivières ou des terrains d'alhnion, on fait subir a ces sables des lavages rép:'tés , afin de séparer tous les grains de silices et le-

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matières terreuses (|ui s'y troinciit. Lorsqu'il existe en grains ou en filons dans des masses de roches quartzeuses , on réduit celles-ci en poudre , et on lave les grains de silice comme le sable aurifère ordinaire, La quantité d'or exploitée, dans l'espace d'une année, sur toute la surface du globe , a été évaluée à 7o,ofio kilog., dont 3 à 4,000 kilog. seulement provionneat des différentes contrées de l'Europe,

L'or est de tous les métaui le plus anciennement connu , d'abord parce qu'il se rencontre avec sa couleur et son éclat dans la nature , et qu'ensuite sa préparation ne demande que de simples procédés de lavage;. Les alchimistes désignaient l'or par le symbole du soleil ©.Formule : Au-' (at)2 138,33.

Composés o.Tijricncs. On compte deux oxydes d'or, dont aucun ne se produit par voie directe. Us sont tous deux facilement réductibles par la chaleur, par le contact d'un corps organique , et ujcme par la simple action de la lumière du soleil.

1° Protoxydc. Il est vert et pulvérulent. 11 est tiès-peu stable, et difficile à obtenir pur. Il se décompose sponSanément en oxygène et en or, qui se dépose sur les parois du vase dans le |uel on cherche à conserver cet oxyde, il n'est pas susceptible de jouer le rôle de hase. Formule : Au^ O,

On le prépare en décomposant à Iroid le protochlorure d'or par la potasse ou par la soude en dissolution un peu étendue.

00 peroxi/de {acide aiirigue). A l'état an- Jiydre , il a l'aspect d'une poudre noire. A l'état d'hydrate, il est d'un jaune rougcàtre. Il est très-peu stable ; déjà, à la lumièrcdu jour.il s^ recouvre d'une mince pellicule d'or, provenant d'une partie de l'oxyde réduit. Il est un peu soluble d ns l'eau, à laquelle il communique une saveur .styptique et métallique ; à l'état d'hydrate , il se dissout facilement dans les alcalis, et peut se combiner avec la plupart des oxydes métalli pies. Le peroxyde d'or se dissout dans l'acide azotique concentré : la dissolution est d'un brun jaunâtre, et laisse déposer l'oxyde d'or quand on ajoute de l'ean. Les acides sulfurique et acétique en dis silvent beaucoup moins que l'acide azotique. Ce sont là , non pas des composés salins , mais de simples dissolutions, car le peroxyde d'or joue plutôt le rôle d'aciile que celui de base : il se combine avec les bases alcalines pour former des avratcs. l-'ondn avec le borax, l'acide auriqne donne un verre d'un trèshcau jaune. Formule : Au^ O^.

le meilleur moyen de le préparer consiste à faire chauffer de la magnésie en excès avec une dissolution de perchlorure d'or, et à laver le dépùt avec l'acide azotique , qui décompose l'aurate de magnésie. En employant l'acide azotique concentré , on obtient le peroxyde anhydre ; avec l'acido étendu , ou •blient le peroxyde hydraté.

CoUJimcs chlores. Le chlore cl le brome

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ii);it les \rals dissovants de l'or. On conusit deux chlorures d'or :

1° Le piolochlornrc. Il est d'un jaune pile soluble dans l'eau, et très-peu stable. La dis»» lut ion aqueuse de protochiorurc d'or ne se conserve que dan-s-robscurité et a froid , car, a 1,1 lumière du soleil ou sous l'influence rie U chaleur, elle se convertit en perchlorure et Cil or métallique. Les dissolutions alcaline» étendues décomposent, le protochiorurc d'or eu le changeant en protoxyde. Formule : Avi'CI, analogue à celle du pfotoxyde (Au'O.)

On l'obtient en chauffant le perchlorure entre 200° et250;rexcédent du chlore se dégage, et l'on a le protochiorurc pour résidu.

2° Le perchlorure est le sel d'or par excellence, il est d'un rouge brun , très-soluble daiu l'eau et dans l'alcool , qu'il colore en rouge rubis. Fivaporé jusqu'à consistance épaisse , il se transforme en une masse ci istalUnc très-déliqueseentc à l'air. 11 se dissout dans l'éther, et lorsqu'on agite cette dissolution au contact de la lumière , il se forme , par le repos , deux couches dans I2 liqueur: l'une inférieure , qui n'est que de l'eau, chargée d'acide chlorhydrique ; l'autre supérieure d'un beau jaune , qui contient l'éther et l'or. C'est cette dissolution jaune qu'on employait autrefois en médecine sous le nom d'oc potable. Elle se décomp sr spontanément ; à plus forte raison se déconipose-t-cUe quand on la met en contact avec un corps réduisant: l'or se dépose , à l'état métallique, sous forme de petits cristaiiv hiillants. On peut employer l'or potable dans la dorure sur des ouvrages lins d'acier. Le ]ierclilorure d'or tache la peau en pourpre. Le sulfate de fer au minimum en précipite l'or métallique , sov^ la forme d'une poudre briin.ilre. Tous les métaux, même l'argent, précipitent l'or du perchorurc sous forme de I)oudrc diversement colorée, qui reprend, siHis le brunissoir, sa couleur jaune. Ou peut employer ce moyen pour dorer sur uiélauv. i^rpericnce : On plonge une lame de cuivre dans une capsule de platine contenant iiiio dissolution de perchlorure d'or ; aussitôt l'or se précijiitc sur la lame de cuivre, si ecltn lame ne touche pas le platine. Mais, dés que le cuivre touche le platine, l'or se précipite nonseulement sur le cuivre . mais sur le platine. C'est ainsi que l'on peut dorer des c.ipsulcs de platine en peu de temps et à peu de frais (Levrault;. Ce procédé ,coiniiie celui du dorade de l'ai'gent et du laiton, repose sur la force électrochimii|ue. Dans ce dernier procédé, on sépare deux liquides ;le perchlorure d'or et l'eau acidulée contenant une lauie de zintr) par un diaphragme de vessie , afin d'éviter leur mélange, sans empêcher cependant le courant éhctriq lie de les traverser successivement. « Or . le courant électrique passe avec d'autant plu« de facilité d'un liquide dans un métal et récipro(iuemcnt, que le métal est plus susceptible d'être attaqué par le liquide. Dans le ca« (lui nous occupe , le métal ( argent ou laitonji

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qui plonge dans la dissolution d'or est plits attaquable par te litiiiiilc que l'or lui-même ; Il en résulte que tant que la partie iniiiieryée ne sera pas entièrement dorée . le courant ira clierrlier les points où le métal :t dorer est encore à nu, pour les traverser et y déposer J'or, quelle que soit la longueur du trajet «ju'ilaura à parcourir dans le liquide, c'est-àdire quelle que soit la forme plus ou moins irréguliére ou couipliquéc de l'objet que l'on veut dorei'. » ( M. de la Rive , Comptes rcnibis de l'.lccideinic des sciencr.i , année isio. )

L'hydrogène, le phosphore, l'arsenic, tous les acides dont les noms se terminent en eux , les acides oxalique, tartrique, carbonique, précipitent l'or à l'état métallique. Celui-ci, après avoir été chauffé , reprend .sous le marteau la belle couleiu' jaune qui le caractérise. I.e perfhlorure d'or est précipité en jaimc par le eyanoferrure de potassium , et en noir par l'hjdrogénc sulfuré. I^ potasse y donne un |)récipité brun {oxgde d'or) qui se forme trèslentement. .Si la dissolution n'est pas parfaitement neutre , la potasse n'y produit pas de précipité ; car il se forme un chloro-auratc de potassium .soluble.

Le protochlorurc d'étain y donne tin précipité rouge bnin ( pourpre de Cassius), qui devient pre.:que noir par la dessiccation. Le poiu'pre de Ca.ssius est employé dans la peinture sur porcelaine.

Le pourpre de Cassius est un composé d'oxyde ri'étain , d'or métallique et d'eau , en proportions variables.

Comme le peroxyde , le perrhlonire d'or (acide cldoro-avrique) }onc le rôle d'acide, il se combine avec les chlorures alcalins et avec un grand nombre de cKlorures métalliques, pour former des chCoroseh (chlorures doubles). Ces chlorosels sont beaucoup plus stables que le perchlorure d'or isole. Les ehloro-aiirates alcalias se composent de i équiv. «le chlorure (de potassium ou de sodium) et de 5 éflui^ . de perchlorure d'oi-. Traités par l'ammoniaque en excès , ils donnent un précipité jaune qui, après avoir été desséché, détone par le choc d'un marteau ( or fiiliiii- ■ilant). Formule : Au= CI*, analogue à celle de l'acide auri(|ue ( .\u- O^ ).

ftn prépjire le pei-ehlorure en dissolvant l'or ilans l'eau régale et en chauffant niodérénient pour chasser l'excès d'acide a/otique.

Les sels d'or sont quelquefois employés dans le traitement des maladies sj'piiilitiqucs. I,e perchlorure d'or est vénéneux à fort petites doses.

Viode "et surtout le brome se comportent avec l'or à peu ]irês comme le chlore.

Composes sulfures. H existe deux sulfures (l'or, correspondant aux oxydes et aux chlorures.

Le soufre ne se combine avec l'or que par la voie humide.

»■> Protosvijure. Il est d'un brun très-foncé, pulvérulent, insoluble dans l'eau, l'ormulc ;

OllC

An^S, analogue au protoxydc ( An=0 ). On l'obtient en faisant passer un courant d'hydro gène sulfuré dans une dissolution bouillante de perchlorure d'or.

2° Persulfure | sulflde ). 11 est floconneux, d'un jaune foncé, à l'état d'hydrate, et brun, à l'état sec. Le persulfure d'or ( acide sulf-aurique ) , comme le peroxyde et le perchlorure , se combine avec d'autres sulfures , et surtout avec les sulfures alcalins, pour former des sul/osels (.sulfures doubles ). Ces dissolution.s sont d'un jaune rougeiUre, et les acides en précipitent le .sulfure d'or. Formule : .\u2.si analogue au peroxyde ( Au-OM. On l'obtient en faisant passer un courant d'iiydrogène sulfuré dans une dissolution froide de perchlorure d'or.

Le sélénium et probablement le tellure forment , avec l'or, des composés analogues à ce{\x que produit le soufre.

Le phosphore et l'arsenic rendent l'or cassant.

OR ( .\Hiagcs). L'or s'allie avec un grand nombre de métaux. L'or et le cuivre peuvent .s'alUer en toutes proportions. Le cuivre rehausse la couleur de l'or et lui donne de la dureté, en diminuant un peu ,sa ductilité et sa malléabilité. L'alliage le plus dur est celui qui renferme 18'- de cuivre. Ces alhagessont plus fusibles que l'or pur. L'alliage d'or et de cuivre le plus connu est celui dont se composent les Monnaies d'or, f-'oi/ez MoyyxiiLS.

ORBITE. Courbe décrite par les plantes Bans leur révolution autour du soleil. Kepler a fait le premier voir que ces courbes sont , non pas des cercles , comme on l'avait cru anciennement, mais des ellipses, dont le soleil occupe un des foyers. Les plans des orbites des planètes passent tous par le centre du soleil ; mais ils sont différemment inclinés le.* uns aux autres et à l'écliptique.

oncAXETTii 1 Rouge d' ). Jcide anchusiquc de Pelletier. Corps compacte, rougebrun, insipide et inodore. Il fond par la chaleur, et se volatilise en partie en répandant des vapeurs violettes semblables à celles de liode. In.soluble dans l'eau , il se dissout dans l'alcool et dans les alcalis, qu'il colore en bleu. .Sa solution alcoolique donne avec le sel d'étain un précipité cramoisi , et un précipité \iolct avec le sulfate de protoxydc de fer. On obtient le rouge d'orcanette en épuisant la racine A'Anchusa tincturia par l'éther.

ORCÉi\E. f'oyez Orcine.

ORCi\E. Principe cristallin, d'un rouge jaunâtre , soluble dans l'eau et dans l'alcool. Sa solution aqucu.se a une .saveur sucrée ; mais elle n'est pas susceptible de fermenter au contact de la levure de bière. L'orcinc se liquélie à 100°, en perdant son eau de cristallisation. A 290°, elle distille sous forme d'un sirop , qui attire fortement l'humidité de Va'iT. INlélée d'ammoniaque et expo.sée à l'air, elle se colore en rouge de sang foncé, en produisant un corps azoté, Vorceinc. L'orcéinc se dissout

OSM

dans nn excès d'ammoniaque. I.'acide acétique la précipite sous forme d'une poudre rouge. I.'c.TCine .s'obtient par l'ébuUition de la lêcanoiinc dan.s l'eau. Elle renferme, suivant .M. Scluinck , J8,98 pour loo de airbone , 7,ou d'hydrogène, et ô5,96 d'oxygène. M Dumas assigne a l'orcéine la formule : C' ^ ?<- H'' 07.

OK Fi;i.Mi\,\\T. f'oyez Or.

OïîiMMF.\T. f-'vyez .\Rst.MC (Sulfurei.

ORSi: I L LE Matière colorante du commerce. On la prépare en grand, en soumettant diverses espèces de lichen ( f'ariolaria orcina , f^. ileiilbata , Itoccclla tincloria, etc. ) à une espèce de putréfaction avec de la chaux et de l'urine. Cette matière brute renferme plusieurs principes colorants d'im grand intérêt ( enjtlirine , Iccanorinc , orciiic).

O.S. Ciiarpcnte solide servant de sontienaux parties molles des animaux vertét/res. Considérés sous le point de vue chimique, les os se composent de deux parties essentielles, l'une apiiartenant au règne organique I nclatine ] , l'autre au règne minéral ( phosphate baxiqiie lie chaux ). Soumis à la chaleur, les os se cliarbonnent par suite de la combustion de la gélatine, et le .sel calcaire .s'obtient à l'état d'une poussière blanche. Traités par l'acide nitrique ou chlorhydrique, le sel calcaire se dissout , et la gélatine reste sous forme d'un réseau mou , dans les mailles duquel le sel terreux était comme emprisonné. Les os servent à l'extraction du i)liosphore.

oscii.i. VTiov Mouvement d'un corps pesant, attaché à un point fixe autour duquel il décrit un arc de cercle. Tel est le mouvement du pendule ( f-'nypz Pi:m>ui-E ). Les oscillations d'un corps suspendu et se mouvant librement sont isochrones, (''oyez Isochromî.

OSMIUM. ( De ôo'jj.r; , odeur. | Corps simple qui se présente sous la forme d'une poudre noire qui, par le frottement, prend un aspect métallique d'un gris hlruàtre. On l'obtient en niasses compactes, malléables et un peu ductiles, lorsqu'on réduit l'acide osmique au moyen de l'hydrogène. I.e poids spécifique de l'osniium est environ lo. Chaulfé à l'abri du contact de l'air, il est complètement infusibie et lite.

L'osmium est inaltérable à l'air et dans l'eau , à la température ordinaire. Chauffé au rouge , et au contact de l'air ou de l'oxygène , il sj volatilise après s'être transformé en aci.le osmique , caractérisé par son odeur forte et piquante. L'osmium a pour dissolvant l'eau régale, ou plutOit l'acide a/.otiqne fumant. La dissolution , d'abord verte , linit par devenir d'un jaune rougeàtre. Chauffé avec un mélange de potasse et de nitre, l'osmium lionne nai.ssance à de l'acide osmique, dont une partie se volatilise, tandis que l'autre reste combinée svec l'alcali. Le soufre , lo phosl-hore , l'arsenic et le chlore peuvent .se coniliiner directement avec l'usmiuin ; l'action est souvent accoijpagnèe de lumière.

L'usmiuin se rencontre dans le minerai de

OSM

platine. Il existe le plus souvent allié avec l'iridium ( osiiiiiire d'iridium }. Le minerai d'osmium et d iridium est réduit en poudre et calciné avec du nitre dans une cornue de porcelaine. Une partie de l'osmiiiin se volatilise à l'état d'acide osmique, et arrive ilans un récipient contenant de l'ammoniaque. Le résidu de la cornue est une combinaison de potasse avec les oxydes d'osmium et d'iridium. On dis.sout ce résidu dans l'eau , et on distille la dis.solutioa avec de l'acide aiotique et le gaz nitreux ; il reste dans la cornue de l'oxyde d'iridium, à peine soluble dans l'acide azotique. L'osmium a été découvert en isso, par Tennant , dans un minerai de platine. Formule :

Composés oxygéués. On connaît au moins quatre degrés d'oxydation de l'osmium : i° Le protoxyde{ oiydttle ). K l'état sec il est noir, et d'un noir verJàtre quand il est hydraté. H forme , avec les acides , des .sels solubles , d'un vert foncé. On l'obtient en précipitant par la potasse le chlorosiiliule de potassium , ou chlorure double de potassium et d'osmium.

Composition I212,«24 Os, 100 O,

1*42,624 = Os O = I équiv. de protoxyde d'osmium.

2" Le detitoxyde { scsqnioxyde ) n'existe qu'en combinaison avec l'ammoniaque. Il se présente sous la forme d'une poudre d'un hrmi foncé. 11 forme , avec plusieurs acides , des espèces de combinaisons incrLstallisables , solubles dans l'eau. L'azotate d'ammoniaque et d'osmium brûle comme une fusée, en lançant au loin des parcelles d'osmium. On obtient le deiitoxyde d'osmium en versant de l'ammoniaque en excès dans une dissolution aqueuse d'acide osmique. On expose ensuite le mélange , dans nn flacon à demi bouché . à une température de 40" à 00 ; enlin, après avoir évaporé à sec , on lave le résidu avec de l'eau : le deiifoxyde d'osmium reste, parce qu'il est insoluble. .Sa formule parait être : Os- O^.

ô» Le tritoxyde {oxyde osmique , oxyde ) est pulvérulent et noir à l'élat anhydre, d'un brun foncé à l'état d'hydrate. Par la chaleur il perd toute son eau sans perdre .son oxygène. De tous les acides, l'acide chlorhydrique seul en dissout une petite quantité. On obtient le tritoxyde d'osmium en traitant le deutoihlorosmiate de potassium par le carbonate de potasse. Sa formule est Os 0=.

4'' I.e peroxyde ( acide osmique ) est caractérisé par son odeur, qui est si forte et si pénétrante qu'elle fait perdre, pour quelques instants, l'usage de l'odorat. Cette odeur rappelle celle du raifort on du chlorure de soufre. I.'acide osmique est plus fusible que la cire, et très-volatil. Il est soluble dans l'eau, dans l'alcool et dans l'éther. Dissous dans lalcooi on dans l'éther, il se réduit au bout de plusieurs heures, et rosmiuin ne tarde pas à se déposera l'état métallique. Beaucoup de siibst.iiiccs organiques réduisent l'acide osmique,

OSM

iiiéiiie i la tempil'iatiirc ordinaire I.'acide 0!<iiii(|iic tache la peau en noir, lirùlé avec de l'alcoel, il se réduit, en coininnniquant beancoup d'éclat à la flaniiiic de l'alcool. La noix de galle communique à la dissolution aqueuse de l'acide osmique une belle couleur bleue , après l'avoir fait passer par la couleur pourpre. Cette liqueur bleue , mêlée avec de la gomme , peut servir d'encre indélébile, que les acides forts font passer au vert. Le zinc, en réduisant l'acide osmique, fait passer la liqueur par les nuances de rose et de vert. L'acide osmique se combine avec les bases, et particulièrement avec les bases alcalines, pour fermer des osmiates , plus faciles encore â décompascr que les carbonates. L'acide osmique est un acide très-faible, il ne rougit pas la teinture de tournesol, et ne déplace pas même l'acide carbonique. Formule : Os O*.

Pour l'obtenir pur, on fait arriver de l'oxygène sur de l'osmium métallique chauffé dans une boule de verre. L'acide osmique se dépose en partie dans le tube adapté à la boule, et on reçoit le reste dans nne dissolution alcaline.

Chlorures. En fais;int arriver un courant de chlore sec sur de l'osmium réduit en poudre fine , on obtient deux chlorures qui se volatilisent et se condensent , sous forme d'aiguilles, à des distances différentes du foyer. Le moins volatil est d'un vert foncé , c'est le protochlorure ; le plus volatil est rouge , c'est le perchlorure.

\° Le protochlorure se dissont dans l'eau, qu'il colore en vert. I-a dissolution , exposée à l'air, devient de plus en plus foncée. Le protochlorure se décompose en acide clilorliydrique , en acide osmique et en osmium , qui forme un léger dépôt floconneux bleuâtre.

2' Le perchlorure ( acide chlorosmitiuc ) , dissous dans l'eau, se colore en jaime de citron , en vert clair et en vert fonce, suivant la quantité d'eau qu'on y ajoute.

Ces deux chlorures peuvent .se combiner avec d'autres chlorures, et notamment avec les chlorures alcalins, pour former des chloj-o.sf/.?, dans lesquels les chlorures d'osmium jouent le rùle d'acides.

La plupart des sels d'osmium sont susceptibles de cristalliser, lissent, en général , assez stables.

Frémy a publié sur ces sels les travaux les plus récents, dont voici le résumé.

Il existait dans la série d'oxydation de l'osmium une lacune évidente ; M. Ber/.eUus avait admis l'existence d'un chlorure représenté par la formule Os Cl> : mais l'oxyde , correspondant à ce chlorure , ft'avait pas encore été produit. Les expériences de M. Frémy prouvent que le composé Os O^ est un acide qui peut se co'mbiner avec les bases, et former des sels cristallisés, l^s osmites se préparent d'une manière générale , en désoxydant les osmiates. C'est ainsi que lorsqu'on verse dans \ine dissolution d'osmiate de potasse quelques gouttes d'alcool la liqueur s'échauffe , dégage de

OSiU

l'aldéhyde, se colore en rose, et laisse bienlôt déposer un précipité cristallin d'osmite de putasse. Comme ce sel est insoluble dans l'eau alcoolisée , la liqueur se décolore complètement et ne retient plus d'osmium en dissolution. Si unosmiateest mis en contact avec un corps qui peut absorber lentement l'oxygène , les cristaux d'osmite qui se déposent deviennent alors volumineux; ainsi, lorsqu'on mélange de l'osmiate de potasse avec un a/.otitc, on peut obtenir de beaux cristaux d'osmite de potasse sous forme d'octaèdres. Dans cette expérience, l'azotite absorbe une partie de l'oxygène de l'acide osmique, et se transforme en azotate. On peut encore préparer les osmites solubles en traitant un osuiite alcalin par du deutoxyde d'osmium, qui se dissout immédiatement. La préparation de ces nouveaux sels ne présente donc aucune difficulté. 11 résulte de l'analyse des osmites cristallisés , que l'acide osiriieux doit être représenté par la formule Os O^ ; mais il a été impossible jusqu'à présent d'obtenir cet acide ù l'état isolé.

Les osmites traités par un acide faible, même par l'acide carbonique , sont Unmédiatement décomposés, et produisent de l'acide osmique et du deutoxyde d'osmium hydraté. Ainsi l'acide osmieux , semblable à d'autres acides, n'existe qu'en combinaison avec les bases. L'osmite de potasse doit être coasidéré comme un des composés les plus intéressant» de l'osmium. Sa production si facile peut servir à déterminer la quantité d'acide osmique contenue dans une liqueur. On sature cette liqueur par de la potasse , et on la précipite au moyen de quelques gouttes d'alcool ; l'osmite est lavé à l'eau alcoolisée, et desséché dans le vide. Son poids fait connaître la proportion d'acide osmique que la liqueur contenait. L'osmite de potasse est rose ; il est suluble dans l'eau et complètement insoluble dans l'alcool et l'étlier : il cristallise en octaèdres. Cette cristallisation ne peut pas être obtenue parles procédés ordinaires. L'osmite de potasse se décompose, en effet, rapidement dans l'eau pure. Pour préparer ce sel cristallisé, on doit mettre de l'osmiate de potasse très-alcalin en contact avec de l'azotite de potasse. Dans ce cas. l'osmite de potasse se forme lentement , et cristallise en gros octaèdres. L'excès de potasse lui donne de la fixité et facilite sa cristallisation.

L'osmite de potasse est soluble dans l'caii froide, mais .se décompose , dans ce cas , trèsfacilement en osmiate de potasse et en deutoxyde d'osmium ; la décomposition est presque instantanée lorsqu'on porte la liqueur à l'ébuUition. Lue dissolution d'osmite de potasse exposée a l'air absorbe l'oxygène , et se transforme complètement en osmiate. Les matières organiques réduisent avec rapidité l'osmite de potasse. L'action que la chaleur exerce sur l'osmite de potasse a été examinée dans des circonstances différentes. Lorsqu'on chauffe de l'osmite de potasse dans un cou-

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rant d'azote pur, ce sel perd son eau de cristallisation, et devient anhydre. Il n'a pas éprouvé de décomposition , car il peut se dissoudre dan» l'eau et reproduire le sel primitif. Si on le calcine à l'air ou dans un courant d'oxygène, il se transforme en osmiate , qui , fn fondant, préserve une certaine quantité de sel de l'action osygénante. L'osuiite soumis à l'inlltience de la chaleur dans un courant d'oxygène est complètement décomposé ; il se forme , dans ce cas , de l'eau , de l'hydrate de potasse et de l'osmium métallique.

L'analyse de l'osmiate de potasse démontre que le sel anhydre a pour formule : Us «M, ko, et qu'il peut cristalliser avec deux équivalents d'eau.

Lorsqu'on fait passer dans une dis.solulion d'osmilc de potasse im courant d'hydrogène sulfuré, le sel est complètement décomposé; il se forme un précipité noir de sulfure d'osmium hydraté , et la liqueur retient en dj.ssolution du polysulfure de potassium. La production de ce polysulfure indique déjà que le sulfure qui se précipite ne correspond pas à l'acide osmieux. Ce sulfure a pour formule Us S-, a HU.

Le chlorure d'osmium , que M. Ber/.clius a obtenu en combinaison avec le sel ammoniac, et qui correspond à l'acide osmiteux , n'a pas été isolé jusqu'à présent. Ce chlorure ne se (Qriijc pas lorsqu'on traite l'osmite de potas.se par de l'acide chlorhydrique ; il se dégage , dans ce cas, de l'acide osmique, et il reste, dans la liqueur , un bichlorure d'osmium. Tous les acides décomposent l'osmite de potasse , produisant de l'acide osmique et un dépôt de deutoxyde d'osmium , qui se dissout dans un excès d'acide. L'acide sulfureux agit d'une manière particulière sur l'osmite de potasse ; il dégage d'abord, comme les autres acides , des vapeurs d acide osmique , et forme rapidement un précipité d'un beau bien indigo. Ce corps, signalé par M. Berzelius , et qui parait être le produit final de l'action de lacide sulfureux sur tous les composés de l'osmium, est une véritable base qui se dissout dans les acides, et produit des sels colorés en bleu. ' I.orsfiu'on verse de l'ammoniaque dans inie dissolution d'osmite de potasse , la liqueur perd immédiatement sa couleur rose , et les réactifs démontrent que l'osmite a été décomposé. .Si la liqueur est soumise à l'action de la chaleur, elle brunit, l'azote se dégage en abondance , et l'oxyde d'osmium ammoniacal se dépose. Lorsqu'on fait réagir à froid de l'ammoniaque sur de l'osmite de potasse , il se forme un composé intéressant, qui a pour formule Os O^, A/, H=. Ce corps, auquel M. Krémy donne le nom d'osiniaiiiide , est diflicile à préparer à l'état isolé, mais il s'obtient aisément en combinaison avec d'autres corps. C'est ainsi qu'en traitant de l'osmite de potasse par une dissolution de sel ammoniac , on obtient immédiatement un précipité d'iui jaune citron, complètement insoluble dans

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l'excès de sel ammoniacal. Ce corps , soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool, ne présente aucun des caractères des osmites , mais se transforme en osmite par la potasse concentrée. Les acides ne le décomposent que sons l'influence de la chaleur. Lorsqu'on le chauffe dans un courant d'hydrogène, il se produit de l'eau, de l'ammoniaque, du chlorhydrate d'ammoniaque et de l'osmium pur.

Ce composé a pour formule Os O^, Az il' -f- Az H3, HCL

En se fondant sur les réactions de l'osmite de potasse, M. Fréniy a trouvé un nouveau procédé de préparation de l'osmium. Il sature d'abord l'acide osmique par la potasse, et transforme le sel en osmite au moyen de l'alcool, L'osmite de potasse est précipité par le sel ammoniac ; et le sel jaune calciné , dans un courant d'hydrogène, donne de l'osmium p.irfaitement pur, qui possède l'éclat niétalli(|ue. ( Comptes rendus de l'Jcadémie des sciences, année ism ).

oi'RSE. Une des quarante-huit constellations, établies par Ptolémée. Elle .servait, avant la découverte de la boussole, à guider le navigateur. On distingue la grande et la petite Ourse. I.a grande Ourse, située près du pùle nord , demeure, ainsi que la petite Ourse, toujours au-dessus de notre horizon.

OXAI.ATES. yoyez Oxalique ( Acide ).

OXALIQIE ( Acide ). C'est un des acides organiques les plus puissants. Il cristallise en prisnics quadrilatères , obliq\ies , incolores et transparents. Sa densité est i,3o. Il est inodore, et d'une saveur acide très-prononcee. Pris intérieurement, il agit comme un poison corrosif très-énergique.

L'acide oxalique existe dans les trois règnes de la nature. Il constitue, combiné avec l'oxyde de fer, un minéral qui porte le nom A'humbotdtite. Il existe dans plusieurs espèces d'oj"«/is, lie rumer, de cicer, de salsola. Il y existe en général à l'état d'oxalate acide de potasse. Les lichens qui croissent sur des roches calcaires contiennent environ deux tiers de leur poids d'oxalate de chaux. L'acide oxalique se trouve encore, à l'état d'oxalate de cJiaux, dans les calculs urinaires appelés calculs muraux , qui, en raison de leurs aspérités, occasionnent de vives douleurs dans la vessie. Enlin, l'acide oxalique se produit, dans beaucoup de circonstances, par l'action oxygénante de l'acide nitrique sur les substances organiques, et particulièrement par l'action de cet acide sur le sucre ou l'amidon.

Le procédé le plus facile de préparer l'acide oxalique consiste à chauffer i partie de sucre ou d'amidon avec 3 parties d'acide nitrique de 1,12, étendues de lo p. d'eau. On sèche h'S cristaux en les pressant entre des doubles de jiapier Joseph , et on les purifie par des cristallisations répétées. Ainsi cristallisé , l'aciilc oxalique renfermes équivalents d'eau, dimt deux s'en vont par l'application de la chaleur, l'acide a un seul équivalent d'eau ( acide luo-

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iiolivdî-iU' ) se (Iceompose. à i.f.;», en ox.vde de cirboiip, acide carlioniquc et acide foniiiiiiie , sans laisser de résidu.

I.'aride oxalique est le meilleur réactif des sels de eliaux , qu'il piccipile en blanc , l'oxalalc de chaux étant conipléleinent insoluble. Chauffé à 200° avec l'acide sulfurique concentré, il se décompose en volumes égaux d'acide carbonique et d'oxyde de carbone. L'acide sulfnriqne piovoqne cette décomposition en enlevant à l'acide o\ali(|UC l'eau, sans laquelle les éléments de ce dernier ne peuvent se maintenir en eoudnnaison. Cette circonstance offre en même temps le meilleur moyen d'analyse; car ou trouve ainsi (|ue l'acide oxalique anhydre, qui n'existe pas isolé, peut être représenté par l'union de

I équivalent d'oxyde de carbone C (1 et de I équivalent d'acide carbonique C O^ I (!'q. d'acide oxalique | anhydre ) C- O^

I.'acide oxalique cristallisé ordinaire a pour formule : C- O^ -f- 3 HO. Il forme des sels ( oxnlatrs ) , dont les uns sont solubles et les autres insolubles. Dans les oxalates neutres , l'oxygène de la base est à l'oxygène de l'acide comme 1:3, absolument comme pour les sulfates neutres. I.es oxalates alcalins, soumis à l'action de la chaleur, donnent de l'oxyde de carbone qui se dégage , et im résidu de carbonate lixe. Chauffés avec raei<le sulfuiiqué , ils se décomposent en acide carbonique et en oxyde de carbone , sans se noircir. I.es oxalates acides contiennent deux ( bioxalaii's ) ou quatre fois ( qiiailroralntes ; autant d acide que les oxalates neutres.

\^'0Tahite neutre de potasse cristallise en prismes à six pans inégaux , termines par des sommets dièdres obliques. Os cristaux sont incolores, et perdent 0,7 pour cent d'eau à I60=. Ils sont solubles dans 3 parties d'eau.

I.e binrulate de potasse est plus ordinairement connu sous le nom de sel d'oseille. II cristallise en prismes rhomboidaux obliques transparents; il se dissout dans 40 parties d'eau froide et dans B parties d'eau cliaude. On l'obtient en clarifiant le suc d'oseille ( Oxalis neelosetla ) avec du blanc d'œuf , et en l'évaporant jusqu'à cristallisation. On le purifie par des cristallisations réitérées. Ce .sel est souvent eu)plové pour faire disparaître des taches d'encre. Formule : C^ O^ KO -f- 3 110.

I.e qtiadroralate de potasse cristallise en octaèdres obliques, dont deux angles .sont tronqués. Il contient 7 équivalents d'eau, dont 4 s'en vont à 128°. Tour être pur, il ne doit, étant soumis à la chaleur, ni noircir ni répandre aucune odenr empyreumatique. On le prépare m faisant cristalliser une solution de bioxalate de potasse dans l'acide chlorhydrique.

i'oxalate neutre d'ammoniaque cristallise en longs prismes incolores . dont la forme primitive est le prisme droit riiomboidal. C'est le meilleur réactif des sels de chaux. Il contient I équivalent d'eau de cristallisation.

Parmi les sels que l'acide oxalique forme

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avec les bases, on cite encore Voralate d'argent anhydre ; Voralale de chatir à 2 équivalents d'eau, l'oxalate de cfirôiiie et de potasse à G équivalents d'eau , et l'oxalate de sonde.

OXALOVIMQUE ( Acide ). Synonyme : /lioralate d'oxyde d'et/n/le. Liquide très-acide, découvert par M. !Mitscherlich. Il s'obtient en traitant une solution alcoolique d'oxalate double d'oxyde d'éthyle et de potasse, par l'acide hydrolluosilicique. Il .se décompose, par l'évaporation , en alcool et en acide oxalique.

oxALuniQtiE { Acide ). Corps blanc, pulvérulent , d'une saveur très-acide, et rougissant la teinture de tournesol. 11 est soluble dans l'eau ; sa solution aqueu.se se décompose, par l'ébullition , en acide oxalique et en oxalate d'urée. Cet acide s'obtient en traitant une solution saturée et bouillante d'nxalurale d'ammoniaque ( préparé en sursaturant par l'auinioniaque une .solution d'acide uiique dans l'acide nitrique ) par de l'acide sulfurique, et en refroidissant rapidement le liquide : l'acide oxalurique se dépose sous la forme d'une poudre blanche cristalline. Il a été découvert par MM. Liebig et \\ obier, qui lui ont assigné la formule ; C* N4 II' 0? -|- HO.

ox ALVLK. Berzelius donne ce nom au radical hypothétique de l'acide oxalique, et le représente par la formule C- 0-.

UXAMÉT1IA\E. ( .Synonymes : Éthérornmide; Oxalate d'étliyle et d'oxamide. Produit cristallin { cristaux feuilletés), d'un a.spcct gras , fusible à 100° , et di.stillant à 220° sans s'altérer. Soluble dans l'eau et dans l'alcool. Il est de réaction neutre , et se représente par la formule : C^ IIU N^ O*.

On prépare l'oxamélhane en ajoutant ;i une solution d'éther oxalique dans l'aléool.par petites portions , de l'alcool saturé de ga/ ammoniac, jusqu'à ce qu'il se sépare une poudre blanche.

OXAMÉTHYLASE. (Synonyme : Oxalate d'oxi/de de mellu/le et d'oxamide. ) Produit solide, blanc , obtenu en faisant arriver un coiuant de gaz anunouiac .sec sur de l'oxalate d'oxyde de méthyle, maintenu en fusion à laide d'une douce chaleur.

OXAMIDU. Poudre cristalline, d'un blanc éclatant, insipide, inodore et très-peu soluble. Chauffée avec les alcalis ou les acides , elle se décompose, avec le concours de 1 équivalent d'eau, en acide oxalique et en ammoniaque. .Soumise a la distillation sèche, elle donne de l'eau , de l'oxyde de carbone, de l'acide cyanhydriqiu', de l'acide cyauique et d'ammoniaque. L'oxaniide se prépare en chauffant , dans une cornue, de l'oxalate d'aujmoniaque ; elle se trouve dans le récipient sous forme de flocons blancs tenus en suspension dans une liqueur de carbonate d'ammoniaque. Formule: C^ O^, ]S'2 114 ( Dumas ).

Ce corpsa été découvert par 51. Dumas, qui le considère comme le type d'une série de combinaisons particulières, app-lécs Âmides,

OXY

oxvACA\Tni\E. Matière resinoule, aniorp, Oljteniie en précipitant par le carbonate do soude une solntiorr d'extrait aleooUqne d'épinc-vinettc ( Berberis vuhjaris ). KUc forme avec les acides des sels cristallisables , amers, et précipitables par le tannin.

OXVCARBinE DE POTASSIUM. f'OtJCZ

Rhodicique ( Acide ).

OXYCnLORCBE DE CAnBOXE. f'OlJC::, CHr.OROXYC.VRBOXIQUE ( Acide }.

OXYDE CYSTIQUE. f-'oijez CYSTiNE.

OXYDES ( oxybuscs ). On donne ce nom aux combinaisons de l'oxy^'ènc a\ec un autre corps simple ( foi/ez. Tvumeinclatlre ). Ces combinaisons peuvent être oa acides, basiques, ou indiffrrcntes. C'est à tort qu'on a dit que toute bjse est un oxyde, et tout sel la combinaison d'un acide ( oxacide | avec une oxybase ; car le soufre , le chlore , le brome , etc., ont sous ce rapport la même propriété que l'oxygène : ils forment des composés , soit acides, soit basiques, soit indifférent»!. Tous les sulfures ne sont pas des sulfures indifférents; il y en a qui jouent le rôle d'acide ( siil/acides ) vis-à-vis d'autres sulfures qui jouent le rôle de base ( su/Jubases ) , cl c'est de leur combinaison que résultent les sul/osels ( sulfures doubles |.

Plus ta quantité d'oxi/dcne augmente dans un oxyde basique , plus celui-ci tend à devenir acide. Exemples : Le protoxydc de manganèse, en devenant peroxyde, perd sa propriété de base ; et en se combinant avec une plus forte proportion d'oxygène, il donne naissance à des acides ( acides raanganitiue et permanganique). Ixs oxydes d'antimoine, dcchrùme, (l'urane , d'étain , sont dans le même cas. Les oxydes les plus oxygénés sont presque toujours acides, tandis que les moins oxygénés .sont généralement basiques. Ce que nous disons de l'oxygène est également applicable au soufre, au sélénium, au ctilore, etc.

Il est impossible de donner des caractères bien généraux sur les oxydes. Les alcalis, qu'on croyait autrefois des corps simples , .sont «les oxydes très-.solubles ; les oxydes métalliques, que les anciens appelaient rhaux, sunt solides , et généralement insolubles dans l'eau ; aussi les obtient-on en grande partie par voie de précipitation.

oxYcÈ.\E. ( De ôç'j;,' acide, et yivofiat. Je deviens. ) Synonymes : yjir vttat ; (,az nitro-aéricn. L'oxygène est un ga/. incolore , inodore, insipide. Un litre de ce ga?., à la température de 0», et à la pression de o, m. 7e, pèse I g. «18. Sa densité est de 1,1021; , celle de l'air étant prise pour unité. Une forte pression ( 100 atmosphères ) et un abaissement de température considérable (—80-1 ne l'amènent point à l'état liquide , ni , à plus forte raison , à l'état solide. Comprimé dans le briquet pneuujatique, il dégage de la lumière qui, d'après M.Thenard, serait due à un peu de vapeur huileuse provenant de la matière grasse dont le piston du briquet est imprégné. L'oxygène

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5GÔ

réfracic faiblement la lumière. Sonpoinuir réfringent est 0,921, celui de l'air étant 1 f Dulong |. Soumis à l'action de l'électrieilé , il se rend au pùle électro-positif de la pile ; il est donc électro-négatif de .sa nature. La chaleur ne fait que le dilater. Sa solubilité dans l'eau n'est pus très-grande; elle est de 0,042 ; c'est-à-dire que loo volumes d'eau dis,solvent un peu plus de \ volumes de ce ga/..

L'oxygène est susceptible de se combiner avec tous les corps simples connus. Beaucoup de ces composas sont éminennnent stables , et résistent à une température élevée. Les alcalis ; potasse , soude , lithine , chaux, baryte , strontiane ) , les terres (alumine, magnésie, glucyne, zircone ) , et la plupart des bases ( oxydes I métalliques, sont dans ce cas. Combiné avec le carbone, l'hydrogène, l'azote, et, dans quelques cas, avec le soufre et le pliosphore, l'oxygène constitue presque tous les corps du règne végétal et du règne animal. I.a combustion de l'oxygène avec un autre corps peut se faire par voie directe ou par voie indirecte. Ainsi, l'oxygène se combine directement, an moyen de la chaleur, avec le carbone, pour donner nai.s.sance à de l'acide carbonique ou à de l'oxyde de carbone ; avec l'hydrogène, pour former de l'eau ; a\ec le fer, le plomb , le cuivre , le zinc et beaucoup d'autres métaux, pour donner naissance à des oxydes. L'oxygène se combine indirectement avec le chlore , le briimc . l'in.lc, l'azote , etc., pour former des composés acides ou neutres.

Une allumette éteinte, et présentant un point en ignition , se rallume avec un certain bruit , quand on la plonge dans une cloche remplie d'oxygène. Un fil de fer brùlc dans l'oxygène en jetant de vives étincelles. l.a température qui se produit est si élevée , que l'oxyde de fer, en fondant , pénètre profondément dans la substance du \erre. Le phosphore y brille a\ec un éclat que l'œil peut à peine supporter. Le soufre y brûle avec une (Iniume beaucoup plus pâle. Le protoxyde d'.i/ole ( gaz hilarant 1 possède également la propriété de rallumer h's corps en ignition. -Mais ce dernier asphyxie, tandis que l'oxygè:ie entretient la respiration. Mêlé avec l'hydrogène dans les proportions convenables ( pourvu que la proportion ne dépasse pas I à 9 j , l'oxygène forme un mélange explosif, c'est-à-dire un mélange gazeux, qui, au moyen <!e la chaleur ou de l'électricité, disparait avec détonation , en donnant naissance à de l'eau. Les carbures d'hydrogène , les vapeurs d'huiles essentielles, d'éthers , etc., mêlés avec de l'oxygène , forment également des mélanges explosifs, à cause de l'hydrogène qui s'y trouve. Enfin, de tous les gaz, l'oxygène est le seul qui, à l'état de pureté, puisse être respiré sans danger pour la vie, et qui soit destiné à entretenir la respiration.

L'oxygène a été pris pour unité dans l'évaluation (les équivalents ou des poi<ls atomiiiucs l foij. I-:qiivai.e>ts ).

OXY

On rencontre Vo\ygène t\ l'état de liberlii on (le mélange, et à l'état de combinaison. Dans le premier état, il existe dans l'air, où il est congénère de l'azote { 21 vol. d'oxyg. + 79 vol. d'azote sur 100 vol. d'air ). Les végétaux fournissent une grande qu.intité d'oxygène, m décomposant, sous l'inlluence de la lumière, le gaz. acide carbonique. I,'air dissous dans l'eau est plus riche en oxygène que l'air atmosphérique. A l'état de combinaison, l'oxygène se trouve le plus universellement répandu. Presque tous 1rs corps en contiennent, l.'eaii est une combinaison d'oxygène et d'Iiydrogène. Les oxydes des métaux (rouilles, chaux des métaux ) sont des combinaisons d'oxygène avec un métal. Les acides du plios- I.hore, du soufre , du carbone, contiennent de l'oxygène en diflérentcs proportions. lùitin , tnutes les substances végétales et animales contiennent de l'oxygène à l'état de combinaison. L'oxygène s'obtient le plus cominnnéuient par voie sèche, c'est-à-dire par l'application de la chaleur à un corps riche en oxygène , et qui cède ce gaz en peu de temps et à peu de frais. Les corps suivants sont les plus propres à l'extraction de l'oxygène :

1° Clilorate de potasse. Ce .sel contient presque le tiers de son poids d'oxygène, l'our retirer l'oxygène du chlorate de potasse, il suffit de cliauflcr ce sel dans une cornue de verre. Vers soo" environ , le chlorate de potasse entre en fusion; vers r>j0, il présente une effervescence notable ; des bulles nombreuses se soulèvent et se dégagent ; c'est alors que la décomposition du sel a lieu, et qu'on peut recueillir l'oxygène au moyen d'un tube de verre recourbé , dont ime exti'émité .s'adapte exactement à la cornue, taudis que l'autre extréuiité se rend sous imc cloche on éprouvettc remplie d'eau ou de mercure, placée elle-même sur une cuve d'eau ou de mercure. Il reste dans la cornue un mélange de perchlorate de potasse et de chlonue de pota.ssium. l'our retirer l'oxygène du perchlorate, il faut élever la température jusqu'à 300° au moins, car l'acide perchlori(|UC ( Cl ()7 ) est bien plus stable que l'acide clilorique ( Cl O^ ), qui, sous l'influence de la chaleur, .se décompose partiellement on chlore çt en acide perchloriqne. En chauff.uit davantage ( au delà de iiO0° ), non si-ulimcnt tout l'ovygène de l'acide perchloriquc lui-mèiuc se dégage , mais encore tout l'oxygène de la potasse, de sorte qu'il ne reste plus dans la cornue que du chlorure de potassium.

2' Pei-nxijde de manfiunèse. ( Mn O^ ). Ce corps est noir, pulvérulent , et .semblable à dn noir de fumée; il se compose de deux équivahmts d'oxygène ( O- ) et d'un équivalent de m uiganèse ( Mn ). V.n le chauffant dans une cornue degrés, à laquelle s'adapte un tube recourbé, couime dans lexpérience précédente , on obtient de l'oxygène , qui se dégage dans l'éprouvette ; et il reste dans la cornue un composé de deux équivalents de protoxyde et d'un équivalent de peroxyde de manganèse

ozo

( 2 MnO + MnO= ). Le manganfec ne Cède donc point, par la chaleur seule, tout soa oxygène, puisque tout le peroxyde n'est pas même ramené à l'état de protoxyde.

30 j>erOTi/de de viaïKiaiiése ( MnO^ ] mêlé arec moitié de son poids d'acide siilfuriqiie concentré. On chauffe le tout dans une cornue de grès ou de verre lutéc, et placée sur un simple fourneau ou sur un fourneau à réverbère. Par ce procédé, en maintenant la température à un degré convenable , tout le peroxyde ( Mn()2 ) est ramené à l'état de protoxyde de manganèse (MnO), et il reste dans la cornue du sulfate de manganèse (MnO -f- SO*.> A" Le peroxyde ronge de mercure laisse , à -Cîo», dégager tout l'oxygène qu'il contient. 0° Le minium , le nitrate de potasse, etc., donnent également de l'oxygène sous l'intluencc de la chaleur ; mais cet oxygène est impur. c° Des pl.mtcs fraîches et vivantes, placées dans une atuiosphère d'acide carbonique, .sousune éprouvettc, et exposées à la lumière du soleil, fournissent de l'oxygène, pounu que l'expérience ne .se fas.se pas sur du mercure. L'oxygène est le seul gaz qui entretienne la respiration des animaux, llentretient de mémo la combustion ; c'est lui qui fait qae la bougie brûle, et que le bois de la cheminée nous procure la llamuic qui nous chauffe. L'oxygène joue un des rùles les plus importants dans les phénomènes chimiques qui se pas,scnt, soit en jietit dans nos laboratoires, soit en grand à la surface et dans l'intérieur même du globe.

L'oxygène fut découvert en 1774, presque simultanément par Lavoisicr en France, par Scheele en Suède, et par Pricstley en Angleterre.

ozoKÉRiTE. ( ('ire fossile ). Prmiuit naturel qui se rencontre en Moldavie, près de Slaiiiiek ,sous un banc de sdiiste bitumineux, et formant des masses de 80 à 100 livres. Il a été analysé par MM. Magnus, Schroeder et Malaguli,qui l'ont trouvé composé de carbonne 8ô,7M, et d'hydrogène 13,7.

ozoMi. ( De ô^-/;, odeur.) Ce nom a été donné par M. .Schoenbein à un coi-ps particulier, sur la nature duquel les chimistes ne sont pas encore d'accord. .Suivant les uns , c'est de l'a/olc dans un état particulier, ou peut-être mèuic «n élément de l'azulc, qui devrait être alors regardé comme un corj)s composé ; suivant le.i autres, l'ozone est un peroxyde d'hydrogène différent de celui découvert par !\1. Tlieiianl. L'oilcur de phosphore que présente l'oxygène obtenu par la décomposition de l'eau, en .se servant de (ils de platine ou d'or ( comme dans la pile de Grovc \ serait, selon M. Sclioenbien, due au corps particulier qu'il a appeli; ozone. L'oxygène perd cette odeur au contact du zinc, du fer, de l'étain , du plomb , de l'arsenic, etc., parce que l'ozone .se combinerait avec ces corps. Quoi qu'il en soit , on n'a pas encore dit le dernier mot sur l'o/one, qui parait se produire dans beaucoup d'autres circonstances.

PAl.

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