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Oq le prépare plus rapidcrucnt par la saponlficiilion de la palinine, qui est un composé de glycérine et d'acide palmiqiie.
PALMiTixE. (Synonymes : Palmitate de (llijccrine , Martjariiie de MM. l'elouze et Boudet. ) Matière cristalline, d'an bl:inc éclatant , très peu soluble dans l'alcool . trè.s-soluble dans léthcr bouillant. KUc fond a 4s°, et donne, par la saponification, l'acide palinitiqiip. (In obtient la palinilinc en expiiiiiant l'huile de palme dans im linge , et en traitant le résidu par l'alcool bouillant : la palaiitine reste insoluble; on la lait cristalliser dans léthcr. Formule : C^s H^^ o* ( Stenbouse |.
PALMITIQDE ( Acldc ). Corps cristallisable en paillettes brillantes, semblables à celles de l'acide marijariqne. Il fond à go», et se dissout dans les carbonates alcalins en formant des patmitdtes neutres. I.e chlore se décompose en donnant naissance à des produits particuliers, dans lesquels l'hydrogène est remplacé par un ou plusieurs équivalents de chlore. t)n obtient l'acide palmitique en saponiliant par les alcalis caustiques l'huile de palme, et en déconipo.sant le sa\on par l'acide chlorliydrique. On a ainsi un mélange d'acide oléique et d'acide palmitique, qu'on dissout dans l'alcool bouillant ; celui-ci , par le refroidissement, laisse déposer l'acide palmitique à l'état cristallisé. Formule : C^^ U^i O^ -|- ilO. ( Frémy ).
PA\iFic.VTiox. I-a pâte de farine, rendue homogène par une opération purement mécanique, doit être soumise, avant de subir la cuisson , à une légère fermentation . provoquée à l'aide de la leviu-e de bière. Cette fermentation a pour effet de procurer un pain plus poreux, en même temps que [iliis savoureux. C'est une fermentation alcoolique, opérée aux dépens d'une certaine quantité d'amidon, et par conséquent accompagnée de la formation «l'acide carbonique et d'alcool. C'est ee (|iii avait fourni à quelques industriel ( en Angleterre ) l'idée de recueillir, à l'aide d'un .serpentin, l'alcool qui pourrait se dégager pendant la cuisson du pain. Mais il parait que les expériences de ce genre ont coMiplétenu-nt échoué. Le gaz acide carboni.|ue, à mesure qu'il se dégage, soulève la pâte et la rend poreuse.
I.a pAte qui constitue le pain est cuite à des teuipératures très-inégales. La croûte est produite à une température de 200" à ;oo<=, tandis que la mie, entourée par la croûte d'une couche protectrice, s'est formée à une température de 10(1° à 120=. Il y a donc à considérer dans la panification l'effet de deux températures bien distinctes, si l'on ne veut avoir que delà mie, il suffit de chauffer la pile dans un bain de .sable ou d'huile à ioo=. La croûte et la mie n'ont pas la même action sur l'économie; la première est beaucoup plus facile à digérer que la dernière. La croûte renferme plu.sieur.s produits ( formés vers 200 à 500» ), sulubles dans l'eau et d'une digestion facile.
PAPv 2G9
Le pain est assez hygrométrique. Indépendamment de l'eau qu'il retient malgré la cuisson, il en absorbe encore une quantité notable à l'air. Ainsi, le pain blanc de Paris contient, sur 100 parties, 70 d'eau.
le pain de ménage 48
le pain de munition m>
PARAiiAniiQLE ( Aclde >. Corps crisfallisé en prisme à six pans, minces, incolores et inodores, et d'une saveur analogue ;i celle de l'aeide oxalique. Il est très-soluble dans l'eau. Soiunis à la chaleur, il fond; une partie .se subhmc, tandis que l'autre se déconiiK)se en acide cyanhydrique.lj solution d'acide parabaniiiue, neutralisée par l'ammoniaque, donne, par l'action de la chaleur, de l'aeide oxaluriquc. On obtient l'acide parabanique en évaporant jusqu'à consistance .sirupeuse 1 partie d'acide urique, avec 8 parties d'acide nitrique médiocrement étendu. Formule de l'acide cristallisé : C'' iN2 0+ -I- 2HO. Il a été découvert par JIM. Liebiget Wochler.
PARABOLE. Ligne courbe, dans laquelle le carré de la demi-ordonnée est égal au rectangle formé par l'abscisse correspondante, uuiltipliée par une ligne constante, appelée le paramètre. La forme parabolique est la plus avantageuse pour la construction des miroirs ardents. Les corps lancés en l'air décrivent, en toud)ant, sensiblement une parabole. Cet effet est dû à la force de projection combinée avec la n-sistance de l'air et la pesanteur. C'est ce qui a été pour la première fois démontré par Galilée.
PAnA(;YAXOGÈ\E. Matière noire azotée, qui reste en résidu dans la cornue où l'on a chauffé du cyanure de mercure, pour la préparation du cyanogène. Le paracyanogénc, insoluble dans les véhicules ordinaires, a la même composition que le cyanogène.
PARAKFixE. (De paruin afjinis , à cause de .son peu d'affinité pour les autres corps ). Carbure d'hydrogène, découvert par Reichenbach. La paraffine cristalli.se en aiguilles blanches, fusibles à 43°, 7::. Par le refroidissement, elle se prend en une masse semblable au blanc de baleine. Kllc est insipide et inodore. Sa densité est o,»70. Elle est insoluble dans l'eau , peu soluble dans l'alcool et très-soluble dans l'elher. Formule : Cil.
PARAi.Li.Lts. ( De Tiap' à).).r|),ot(; , les uns à dite des autres ). Quantités qui conservent toujom-s entre elles une égale distance. Ainsi deux lignes sont paraltclcs lorsqu'elles conservent toujours entre elles la même distance, et qu'étant prolongées à l'infini, elles ne se rencontrent jamais. Deux forces sont parallèles lorsqu'iUes coaservcnt entre elles la même direction et la même intensité. Si deux forces parallèles .sont égales et dirigées en sens contraire, elles forment ce qu'on appelle un couple. Llles ne .se font équilibre que lorsque la ligne qui joint les points d'application se confond en une seule et même ligne avec leur direction, la résultante des forces parallêlei
PAR
dirigées dans le même sens , est éj,'ale à leur somme.
PARALLÉLOGRAMME. Quadrilatère rectiligne, dont les côtés opposés sont parallèles et égaux. 11 y a quatre espèces de parallélogrammes : le carré , le rectangle , le rhombe et rhomboïde.
PAnAMÉxisPEitMiXE. Produit blanc, cristallin , obtenu en évaporant à as" une solution alcoolique de mênispcrminc. Elle est fusible à 2so°, et se volatilise sous forme de vapeurs blanelies. Insoluble dans l'eau, peu solublc dans rétber, elle se dissout très-bien dans l'alcool bouillant.
PARA\APHTALIXE. (Svnonyme: Anthracène ) Matière blanche , cristalline , fusible à I80=> , distillable à 200°, et peu soluble <lans les véhicules ordinaires. La densité de sa vapeur est s,74i. Formule: VJ° 11' 2. La paranaphtaline a été découverte par MM. Dumas et Laurent dans les produits de la distillation de la houille.
PARASÉLÈXE. ( De Tiapdt , auprès, at- 'i■^f\-lr^ , lune ). Météore ayant la forme d'un anneau lumineux, et représentant une ou plusieurs images de la lune.
PARATARTRIQLE ( Aciilc ). .Synonymcs :
Acide raceiniqve ; Acide thiinnique de Kestner â Thann. .\cide cristallisé en prismes obliques à base rhombe, transparents et s'effleurissant à l'air. Chiiufié à 200', il fond , et fournit, à une température plus élevée , les mêmes produits que l'acide tartriquc. 11 contient, à l'état cristallin, 2 équivalents d'eau dont, l'un se dégage à 100°. Il se dissout dans 3,7 parties d'eau à is" ; sa solution se recouvre a la longue de moisissures. Il précipite les sels de chaux et d'argent. L'acide paratartrique s'obtient comme produit accessoire dans la préparation de l'acide tartriquc. C'est un acide inonobasique : il ne forme pas , comme l'acide tartriquc, descldoubleanalogue ou sel dcSeignelte. Formule de l'acide anhydre : C4 IM (Jî. I>cs paratartrates ont la même composition que les tartrates correspondants.
PARATOWERRE. Tige métallique il pointe aiguU, fixée à un conducteur communiquant, sans .solution de continuité, avec le sol. La tige d'un paratonnerre a environ u mètres de longueur ; elle se compose ordinairement de trois pièces ajoutées bout à bout , savoir : une barre de fer de s mètres ce, une baguette de laiton de 0 mètre 60 ; une aiguille de platine de 0 mètre 03. Leur ensemble forme un cône qui s'amincit régulièrement jusqu'au sommet, et dont la base a s centimètres de diauièlre. La baguette de laiton se joint à la barre de fer au moyen d'un goujon, qui entre à vis dans toutes deux. Pour ajouter la tige an-dessus du bâtiment, on perce le toit, et on la fixe avec des brides soit contre un poinçon, soit contre le faîtage. Le conducteur est une barre de fer carrée, ou un câble en fil de fer ou de cuivre d'une longueur convenable . assujetti de distance en distance , et aboutissant au sol ou
PAR
dans un réservoir aqueux , tel qu'un puits.
Pour comprendre la théorie du paratonnerre, il faut se rappeler que l'orage est un phénomène essentiellement électrique, qui se passe .soit entre les nuages seuls, soit le plus souvent entre les nuages et le sol. On conçoit donc qu'un nuage chargé, par exemple, d'électiicité négalive, doit attirer l'éiectrieité positive des corps ( arbres, maisons, etc. ) audessus desquels il se trouve; dans ce cas, le fluide naturel de ces corps est décomposé : l'électricité négative est refoulée dans les profondeurs du sol, tandis que l'électricité opposée s'accuuuile à la partie la plus saillante de leur surface. Dans cette tension électrique, il arrive de deux choses l'une : ou le nuage chargé d'électricité négative reçoit l'inlluence de l'électricité positive neutralisante d'un nuage voisin, et l'attraction électrique, accompagnée des phénomènes de l'éclair et du tonnerre, a exclusivement lieu dans l'atmosphère ; ou cette même attraction se fait enire le nuage et le corps le plus voisin du sol. Dans le premier cas, l'électricité positive, cessant de s'accumuler à la surface, va brusquement se combiner avec l'électricité négative refoulée dans le sol , et le corps est foudroyé par le choc du retour. Dans le second &is, l'électricilé po.sitive du sol se combine avec l'électricité négative du nuage, et \cn corps sont foudroyés directement ; on dit alors vulgairement que la foudre tombe. L'éclair et le tonnerre sont simultanés ; seulement , à distance, en raison de la propagation infiniment plus lente du son , on entend le tonnerre plus ou moins longtemps après qu'on a vu l'éclair. Autant il s'écoule de secondes ou de battements du pouls entre l'apparition de l'éclaip et la première impression du bruit , autant de fois il y a 3W mètres de distance entre l'observateur et le point de la trace de l'éclair le plus voisin.
La pointe du paratonnerre désarme le nuage , en lui enlevant ou en lui rendant Vé~ lectricité dont il a besoin pour rétablir le fluide naturel , et que, sans cette précaution , il aurait pu emprunter au sol, et occasionner des effets désastreux. Lorsque, pendant un orage, on approche le doigt du conducteur du paratonnerre, on en voit jailUr des étincelles plus ou moins fortes, dues à l'écoulement du fluide électrique. Plus la foudre est imminente, plus la pui.ss.ince neutralisante du paratonnerre devient énergique. Mais l'effet protecteur ne s'étend qu'a un rayon déterminé ; ainsi , une tige de 9 à 10 mètres ne fait sentir son influence que dans un cercle de vingt mètres de rayon.
Franklin eut, en juin i7o2, le premier l'heureuse idée de la construction des paratonnerres. Il y avait été conduit par ses expériences au cerf-volant, entreprises pour constater les effets électriques des orages.
PARiiKLiE. (DcTtapâ, à cùté , et r,),io: , soleil.) .Météore représentant une ou plusieurs images du sjlcil. C'est une espèce de faux so-