PIE
priété de luire dans l'obscurité ( phosphore de lIolDijne I.
PIERRE A CAfTÈRE. f-'oyeZ PoTASSli.
PIERRE I\FER.\ALE. /''OljeZ ARat^T,
idtrate.
PIERRE piiii.osornAi.E. Le centre autour diic|uel gravitaient toutes les opérations du grand œuvre était la pierre philosop/iulc ( ),t(Jo? çi),0(l6:p(ov ) , le mercure des sages . la panacée universelle , ou comme on voudra l'appeler. Santé et richesse , voilà le côté pratique du grand feuvre, tandis que le cote théorique se rattachait aux mystères de la religion, de l'astrologie, de la cosmogonie , ei» »in mot à toutes les connaissances religieuses et spéculatives de Thomme. Or, qu'était la pierre philosophale?
Il est arrivé ici ce qui arrive toujours lorsqu'on abandonne la voie de l'expérience pour »• livrer exclusivement à l'essor de l'imagination : tout est vague , incertain. La pierreplidosophale était tantôt le cinabre , tantôt le soufre ; pour les uns, c'était l'arsenic, qui blanchit le cuivre ; pour les autres, c'était la eadmie , qui le jaunit ; enlin , pour d'autres, c'était quelque chose de surnaturel, qui ne pourrait être saisi que dans certaines conditions physiques , enveloppt»? de mystères. Pour tous, la pierre philosophale était une substance ayant la vertu de transformer les métaux imparfaits en or ou en argent, et de procurer ainsi immédiatement la richesse.
iMais comme la richesse n'a aucune valeur si celui qui la possède ne peut en jouir, la Iiicrre philosophale devait être nécessairement accompagnée de cette autre pierre philosophale qui donnait le secret rie guérir toutes les maladies, et de prolonger li vie même au delà du terme ordinaire. C'est là la pierre philosophale. pour ainsi dire, à l'état liquide, qui porte le nom iVclirir ptiilosophul ou de paniicée iiniiersetle, que les uns croyaient avoir trouvée dans une teinture merciiriclle , les autres dans une teinture d'or ou d'argent. Atteindre le bonheur suprême dans ce monde , tel était le but de ceux tfui s'occupaient exclusivement de la recherche de la pierre pliilosophale et de la panacée universelle. Mais comme cette rccherclie était intimement lice à des croyances mystiques et religieuses , et (|iie d'ailleurs le plus grand nombre ne trouvaient pas dans ce inonde le bonheur qu'ils y chercliaient , il fallait absolument franchir les limites de la sphère terrestre, pour venir planer dans les régions supérieures de la vie spirituelle. C'est alors que l'adepte cherchait à s'identifier avec Vdine du monde ( cette troisième pierre philosopl-.ale que 1 on pourrait appeler la pierre philosophale à l'état spirituel), afin de jouir par anticipation, dans la communauté des démons, des anges et des esprits , de ee bonheur qu'il lui avait été impossible de se procurer par la voie naturelle.
Ln résumé, il y a trois catégories dlstiactus
di' l'art sacré, ainsi que de l'alclilmie : i° la Pierre p/iilosop/iale ;i' la panacée universelle; 3' l'àme du monde. Dans la première, on cliercliait la richesse matérielle ; dans la seconde, une lonsue vie ; et dans la troisième, le boniicur au sein de la Divinité ou dans le commerce avec les démon';.
Mais qu'on ne s'ima(.'inc pas que ces trois catégories soient toujours bien tranchées dans les œuvres des adeptes, et faciles à démêler. Le ciel et la terre . tout se confond dans le labvrinttie des doctrines néoplatoniciennes, labyrinthe où la raison se perd et l'imagination s'égare.
Cependant, au milieu de cette confusion même, on remarque toujours un principe fondamental : la suprématie de l'esprit sur la matière. Avant de rien entreprendre , l'opérateur invoque le Saint des saints pour la réussite de son œuvre ; il emploie les combinaisons dans lesquelles les démons ou les anges sont supposes se complaire. Aussi Vœtivre qu'il pratique s'appelle-t-il grand ,• et Vart qu'il cultive, sacié et divin. Les derniers commentateurs païens de Platon ctd'Aristote sont comptés au nombre des maitres de l'art sacré. .Mais ils appartenaient plus particulièrement à la troisième catégorie, qui avait pour objet l'Ame du monde, ou la félicité suprême au sein de la Divinité ou dans le commerce des démons. ( Uuei'er, Histoire de la Chimie, tom cl , p. 253. )
PIEHRES PRÉCIEUSES. Substances minérales qui doivent le pri\ qu'on y attache soit a leur rareté, soit à l'éclat et à l'a.spcct coloré iiui les caractéri.sent. On distingue les pierres jiréeieuses en naturelles et en artifirieltes. Les premières sont , en général, des silico-aluminates ( corindon, sapliir, cmeraude, tnpa-e, rubis) contenant une petite quantité (l'o\ydes métalliques ( fer, cuivre, manganèse, etc. ). lilles sont d'origine ignée , et pré.scntent des formes cristallines plus ou moins belles. Les pierres précieuses artificielles .sont fabriquées avec une p;ite vitreuse ( composée de silice, de potasse et d'o\yde plombique ) dans laquelle on fait entrer divers ovydes métalli- (|ues ( oxydes de cuivre . de fer, de manganèse . de cobalt , de cluùme, etr. \ suivant les colorations qu'on cherche à obtenir.
la fabrication des pierres précieuses arlificielU's remonte à une époque fort reculée. De toutes les pierres précieuses, celles qu'on iiTiitait le plus conununément étaient l'émeraude et le rubis. Ou imilait l'émeraude au moyen du cuivre incorporé dans une masse V itrcuse , et le rubis au moyen du fer. Mais ce qui ne doit pas moins nous surprendre , c'est ([u'on savait déjà fort bien distinguer une pierre artificielle d'une pierre naturelle. Dans ce but, on se servait d'une pierre dure siliceuse {cotes), qui devait entamer ou rayer l'une , et laisser l'autre intacte. « Car, ajoute PUne, la matière des pierres imitées est plus
tendre ( mollior enim mater ia ). » On les distinguait également au poids, ainsi qu'à d'autres caractères physiques extérieurs. « Tc^ltes les pierres précieuses , vraies ou fausses , sont rayées par le diamant. » ( Pline , Hist. nat., XXXVll , 1. )
PIERRE DE TOUCHE. f'oyCZ MO>!<AIES
D'or.
PIERRE URIXAIRE. KoyeZ ÇALCUI, URI-
K.VtRE.
piG\«\. Petite roue, placée d'ordinaire sur l'axe d'une grande roue. Les dents ou les ailes du pignon engrenant avec les dents d'une autre roue plus grande , conununiquent ainsi le mouvement.
PIGNONS D'ixnE. Fruits (graines ) du Jatrop/ta ciireas , de la famille des Uuphorbiacées.Ces fruits fournissent l'aciiie jatrophiqve ou itjasuriqiie. '
PILE. La construction des piles repose sur le fait que deux corps de nature différente produisent par leur contact un courant électrique plus ou moins .sensible. Volta imagina le premier un instrument pour démontrer expérimentalement la production de l'électricité au contact de dcu.x substances hétérogènes. Sur une plaque de verre, destinée à isoler l'électricité , il posa un disque de cuivre, sur celui-ci \m disque de zinc, et sur le zinc une rondelle formée de papier ou de drap, et humectée d'une dissolution saline ou d'acide sulfurique. Sur cette première rondelle humide on pose . dans le môme ordre , cuivre , zinc , rondelle humide ; et on continue ainsi dans le même ordre. C'est là ce qui constitue i(7ie pile de f^olla. Les deux disq\ies de zinc et de cuivre peuvent être soudés ensemble : c'est ce qu'on appelle un couple ou un clément de la pile. L'extrémité de la pile qui charge le condensateur d'électricité vitrée .se noumie \c pôle positif , et celle qui le charge d'électricité ré.sincuse , le i)ole négatif. Les fils de fer qu'on fait communiquer avec les extrémités de la pile, et qui conduisent l'électricité, .s'appellent eux mêmes pôles. L'invention de cet appareil ( pile à colonne ) et les merveilleux effets qu'on en obtenait produisirent une sensation générale; et on ne songea plus dès lors qu'à perfectionner un instrument qui ouvrait un champ illimité aux investigations des physiciens. Bientôt à la pile à colonne, qui , en raison de la pression supportée par les rondelles inférieures , se prétait mai à la composition de puissantes batteries , on substitua la pile à auge , la pile de ff'ollaston, et la pile en hélice. Dans la pile à auge, les couples rcctangulairement soudés sont disposés de champ et parallèlement dans une cai.sse de bois , dont les parois intérieures sont enduites d'un vernis non conducteur. L'intervalle compris entre ces deux couples est rempli d'eau aiguisée d'un acide minéral ; cette lame d'eau, d'environ un centimètre d"(V paisseur, remplace la rondelle humide de U
pile a colonne. La rt'union de plusieurs piles setnblables forme une batterie voltaitiiie ou yaUunique. Nous avonsexposéâ l'arVicW. Electricité la manière dont on explique la production du courant électrique, et sa transmission jusqu'aux pôles. I.a pile de \\ ollaston et ia pile en hélice ne sont que des modifications de la pile à aiigc; elles .sont plus puissantes qne la derni(^c. Les piles sèches de Zaïnboni ont elé ainsi appelées, parce qu'il entre trèspeu de liquide dans leur composition. I.cs di.squcs de ces piles consistent en des feuilles de papier: «l'un coté on a collé une feuille do zinc laminée, et sur le revers on a étalé à plusieurs reprises, avec un boiicliou, du peroxvde «e niangané.se très bien porphvrisé. On supcrpo.se plusieurs disques semblables , et l'on fait ainsi des plRs di- looo à sfMo couples.
l'iiis taij , Smée , Vouuî,' , Muncli , Sturgeoii et Wlieatstone ont imaginé d'-.utres pile.s qui portent les noms de leurs inventeurs. Ces piles sont toutes à un .seul liquice ; l'électricité y est toujours produite par la décomposition de Icau et l'oxydation du zinc; les deux métaux qui les coupposent .s'y trouvent l'un et I autre a l'elat négatif par la comnnuiication plus ou uiDins conductrice qu'ils ont entre eux au (Icliors du liqui;!e; et llivilro^'èno qui ïst positif ne se porte surléleuicnt non oxvdé ( platiue, cuiM-e , fonte) que puce que cet clément est chargé de l'éleclricité nét,'ative qu'il a reçue du /iuc , et peut ainsi , en décomposant l'eau en sens inverse, c'est-à-dire en prenant l'Iiydrogène, compléter la chaîne des décompositions successives entre toutes les nioléciiles i:(iuides qui séparent les deux métaux. I.a leusion électrique élémentaire de ces diverses pilrs peut cependant être variable ; il en est de même de la quantité d'électncile développée sur une sujfacc donnée à can.se des divers états dans lesquels se trouve le zinc, à cause de la conductibilité propre du liquiuc, et enliu à cause de l'état différent dans lequel se trouvent les surfaces sur lesquelles lliydroïène .se dégage ou .se combine pour opérer des revivilications iiiétaUiques ( Pouil-
l'ius récemment, lîecquerel, nanicll .SclioeniK-m, Fcehuer. (iiove. de la iUve, muKIpliant les expériences sur releelricllé voltaiqiie ont eonsiriiil des éléments â deux liquides , avec L-squels on obtient des effets remarquables.
Mais la pile qui , eu raison de sa simplicité de SI commodité e de .son bon marelié, a remporté tous 1rs siilfrages , c'est la pile de cM.irboii de .M. Kunsen , célèbre phvsicien de Mirjourg. Comme celte pile, quoique déoi.uveite réeeiimieut | en I8« ) , est déjà dexcnue d un usage presque universel . nous all.iis en communiquer ici une description détaillée.
Dans celte pile à effet constant, .m cylindre de charbon remplace d'une manière très-ingeaieiise les Jaiucs de plalinc de la pile de
PFI.
Grove. Chaque couple de cette plie, dont voici la ligure.
ATcJ^
se compose de quatre pièces solides de fornio cylindrique, qui s'emboKcnt les unes dans les autres , sans frottement. Voici l'ordre dansleqnel ces pièces sont disposées, en commençant par la piè-cc extérieure, qui renferme toutes les autres :
1" Un bocal en verre .\ B, plein d'acide nitrbiiie du comuierce jusqu'au B' ;
2= L'n cylindre creux de charbon CC, percé de trous, ouvert aux deux extrémités, et qui ( la pile étant en action ) plonge dans l'acide nitrique jusqu'aux trois quarts de .sa hiuteur en B'. .Sur le collet hors du bocal, et (|ui ne plonge point dans l'acide , s'adapte a frottement un anneau en zinc bien décapé ; au borrt supérieur de cet anneau est soudée en P une patte métallique P' recourbée, destinée à établir le contact avec le pôle contraire;
5° Une cellule ou diaphragme en terre poreuse Dl), qui s'introduit dans l'intérieur du cylindre de charbon , de manière à laisser un intervalle de 3 millimètres environ. Cette cellule reçoit de l'acide sulfurique étendu ( i partie d'acide du commerce pour 7 à g parties d'eau );
•5° Un cylindre creux en zinc ninalgamé ZZ qui plonge dans l'acide sulfurique de la cellule précédente, l.e bord supérieur de ce cylindre est surmonté d'une patte ( de zinc l P" pro pre a établir le contact avec le pôle contraire
La reunion de ces pièces constitue un couple de la nouvelle pile : le cylindre de charbon muni de .son anneau et plongeant dans l'acide nitrique du bocal, joue le rôle d'élément électro-positif; le cylindre de zinc amal-amé plongeant dans l'acide sulfurique de la ceù Iule, joue le rôle d'éléincut eleclro-negatif.
Pour réunir plusieurs couples en batterie , ou fait communiquer le cylindie de zinc avec ïe cylindre de charbon, comme on le voit dans la ligure ci-dessous. Cette communication s'effectue en appliiiuant l'une contre l'autre les paltes ou lames recourbées qui dépassent le bord supérieur de ces cylindres , et en les uiaialenant serrées au moyen d'une petite pince de cuivre, munie d'une vis de pression. Il va sans dire que les extrémités ou pôles d'uue batteiic sont représentées d'un colé par la queue d'iuj anneau de zinc embrassant le collet du charbon •,' pùle électro positif | , et de l'autre par la queue d'un cylindre de zinc amalgamé ' pôle électro-négatif |.
Un seul couple suffit pour fondre un lil de fer mince , el peut servir utilement aux expériences de galvanoplastie et de dorure. Avec deux éléments on obtient la décomposition de l'eau.
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l'électricité voltaïque a reçu des applications beureu.ses dans 1 industrie et dans les arts. Le cuivre , revivifié par l'action d'un courant électrique, prend avec une extrême précision la forme des corps sur lesquels il se dépose : il s'y moule connue de la cire. C'est ce fait qui a donné naissance à la yalvanoplastiqve et à la galcanotjpic ou electrotypie , dont Spencer en Angleterre et Jacobi en Russie peuvent être regardés comme les inventeurs. I.e nom de galvanoplastique s'applique particulièrement aux statues , oas-reliefs , médailles , recouverts d'une mince couche de cuivre ; tandis que le nom de galvanotypie ou d'électrotypie se rapporte aux clichés , aux planches gravées , et en général à tous les objets destinés à transporter leurs empreintes sur d'autres corps , par la pression. Les procédés de dorure, d'argenture, de platinage , de cobaltage, de z.incage, etc., reposent sur l'iieureuse application de l'électricité voltaïque. Enfin, M. Becquerel . dont les travaux sur l'électricité sont connus de tout le monde , a été tout récemment conduit à donner plus d'extension aux essais de Nobili sur le dépôt des oxydes par voie galvanique, et sur la coloration des métaux par l'oxyde de plomb. Antérieurement & ces expériences , M. Becquerel avait déjà mis eu pratique l'heureuse idée d'employer l'élcctrieilé à l'extraction des métaux de leurs minerais.
PILE DF. HÉRO.\. Machine hydraulique, consistant en une sphère à laquelle a élé joint un tuyau étroit qui forme un jet d'eau, lorsqu'on y siuilfle. Otte machine /espèce de
fontaine de compression, a été inventée par Héron d'Alexandrie.
piM4itiQtE ( Acide ). Acide cristallin, extrait par M. Laurent du f'inus maritimus , au moyen d'un mélange bouillant de j parties d'alcool et de i partie d'éther. Par la distillation il .se décompose en acide pyromarique , très-soluble dans l'alcool et cristallisable en tablettes à trois pans.
piMQL'E ( Acide ). Synonyme : Jicsine alpha de la colophane. Produit semblable à l'aciile sylvique. Il constitue la partie non criïtaliisabledela colophane. Un l'obtient en épuisant la colophane pulvérisée par de l'alcool de 72 p. 100. Soumis à la distillation , l'acide pinique donne i'acide colop/iolique . ou la résine {lamiim de Berzelius. Il a été découvert par Unverdorben. l'ormule : C4" H^» 04.
pii'Éni\E. (Synonyme : Plpcrin. )Principcblanc, cristallin (prismes ou aiguilles), fu- .sible à 100^, insoluble dans l'eau froide et soluble dans l'alcool. Ses dissolutions ont la saveur du poivre. La pipérine est un alcaloïde faible, qid s'obtient en épuisant le poivre blanc par l'alcool de 0,835. H a été découvert , en 1820, par .M. OErstedt. Formule : C^4 H"»
PiSToi.KT DE voi.TV. C'est une espèce de pistolet dont le projectile est lancé , non par la poudre , mais par un mélange explosif de deux volumes <riiydrogéne et de i volume d'oxy'gène, enflammé par une étincelle électri(|ue.
piSTO\. Tige solide, dont la partie inférieure fait Toflice d'une espèce de bouchoa fermant exactement le corps d'une pompe. Par son niou\cu)ent alternativement ascendant et descendant, le piston fait entrer dans le corps de pompe et en sortir le liquide ou le gaz qui se trouve immédiatement en communication avec le corps de pompe.
PiTOXiKE. Principe cristallin obtenu par M. Peretti en épuisant la racine du China pito.ira par l'alcool. Cet alcaloïde n'est amer qu'en combinaison avec les acides. Il fond ati delà de i20°, et .se volatilise partiellement eu aiguilles lines. Composition non déterminée.
PJTTACALE. ( De 7t{TTa,poix, ety.aXô;, beau ). .Matière d'un bleu foncé, cassante, inodore, insipide, et susceptible de prendre un éclat métallique par le frottement. Elle se combine avec l'alumine, et peut être très-solidement appliquée sur les étoffes teintes. M. Reichcnbach l'a obtenue par im procédé dont U n'a pas encore communiqué tous les détails.
PLAGE. On appelle ainsi un point quelconque de l'hori/on. Cependant on ue compte que quatre principales places, le nord ( septentrion ), le intUi ( sud). Vesl { orient) et l'ouest ( occident ). On les appelle aussi les point» cardinaux.
PLA.\. Surface à laquelle peut exactement s'appliquer une ligne droite dans tous Ion sens,
rLA> l^•CLI^E. Plan fais.Tnt un angl»
PLA
aigo avec un plan huiizontal. De la théorie du pbn incliné se déduisent quelques points iin- IxMtants pour la pratique. C"est sur le plan incliné que la force de la pesanteur a pu être pour la première fois bien étudiée par Galilée. Lois de la descente des îorps siu' des plans inclinés :
i' Si un corps est place sur nn plan incline , son poids absolu seraa son poids relatif «ouiuie la longueur du plan a c est à sa liauteur a b.
1° Les poids respectifs du même corps sur différents plans inclinés , sont l'un â l'autre coiiime les sinus des angles d'inclinaison.
3" Plus l'angle d'inclinaison est grand , plus aussi est grand le poids respectif. Ainsi, dans un plan vertical, oii l'angle d'inclinaison est le plus grand (égal à un angle droit), le poids respectif est égal au ]ioi<ls absolu ; et tians un plan Uori/ontal , oii il n'y a aucune jiiclinaisou , le poids respectif s'anéantit totalement.
PLAXÈTE. I De •jcÀotvà'jOai, errer). ,\.stre non lumineux par lui-même, décrivant, ea liiuriiant autour du soleil, une ellipse dont l'un des loyers e>t occupe par le soleil. La Teirr est une de ces planètes. Les planètes les plus anciennement connues sont , après la ti ne Mercure, Vénus, Mars, Jupiter , Saturne. Les autres plus réceiiimcnt découvertes sont Uraiius, Vesta, Junon, P.ill.is, Neptune, Astrée.
PLATti\E. Corps simple ayant la couleur et l'éclat de l'argent ; il a seulement une leintc un peu plus grisStrc. Il est extrèineiiient ductile et un peu moins malléable que l'or. D'après AVoUaston, la ténacité du platine est à celle du 1er comme U9 : oo. Lorsque le platine est partiiteiQcnt pur, il est plus mou que l'argent; la préseoee d'une quaiUilé minime d'un métal étranger le durcit beaucoup. Le platine est le moins dilatable de tous lesmélauv; sa dilatation linéaire est : o,!()OU, 8*;o , de o" à loo". Le ■maximum de sa densité e.st 2i,80. C'est le plus dense de tous les métaux. Le platine est infu-sible au feu de nos fourneaux. Il ne fond qu'à la flamme du mélange explo.sif d'oxygène et d'hydrogène , ou par l'action d'une puissante pilede Volta. .\ l'état de Uquéfactioa, il bouillonne en lançant des étincelles. A une Irés-liaute température blanche , Il se ramollit assez pour pouvoir être forgé et soudé sur lui-même comme le fer. A cette même température, on peut travailler sous le marteau le platine en cponije , et lui donner la forme de lames métalliques. Le platine du commerce n'est jamais pur : il contient ordinairement 1 2 p. ICO d'iridium et de palladium ; c'est ce «jui le rend si dur.
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Te plalinc est inaltérable à l'air dans le» circonstances ordinxiires. Il est complètement inoxydable, soit à froid , soit à chaud, propriété qui lui aurait valu autrefois le premier rang parmi les métaux nobles. Il ne décompo.se l'eau à aucune température. Il n'est lui-même attaqué que par un très-petit nombre de corps. L'eau régale seule l'altaque et le dissout facilement. Le chlore, le brome, le lluor, et surtout l'eau régale, l'attaquent et le dissolvent mieux à chaud qu'à Iroid. Les acides a/o tl(|ue et sulfuriquc concentrés ou étendus ne l'attaquent ni à froid ni à chaud.
Cependant un alliage de platine et d'argent est facileiMent attaqué et dissous par Taeide azotique. Le nitre et k\ potasse caustique l'attaquent à chaud : il se forme du profoxyde.ou, au contact de l'air, un mélange de protoxyde et de peroxyde. Le platine en éponge .se combine avec le soti/re fonduou en v apeur ; la combinaison a lieu avec dc'-gagement de lumière. Il .se combine dans les mêmes circonstances avec \e phosphore. Le pho.sphorc , l'arsenic et le soufre rendent le platine très-cassant. Le pLiline s'allie avec presque tous les métaux.
Les minerais de platine renferment presque toujours , outre le platine, du palladium, du rhodium, de l'iridium , de l'osmium, et d'autres corps ( rutkéniiim , polinium ) qui sont encore à examiner. On rencontre des minerais de platine en quantité exploitable, au Pérou et au Brésil, dans les mêuies terrains d'alluvion qui renferment l'or et le diamant. Il y existe .sous forme de grains ou de larmes arrondis. Ou avait pensé que la forme granulaire du platine natif était due au roulement de masses d'eau coasidérablcs , venant à l'appui de l'existence d'un déluge universel ; mais cette opinion est contredite par la forme quelquefois cri.stalline de ces grains de platine, dont iNI. lioussingault a déeou^ crt près de Santa-Ilosa , en Coloiubie, BU gisement dan.s une siénite altérée , dont personne ne peut contester l'origine ignée. On trouve les principaux gif es de platine dans l'.Vmérique méridionale, comme, par exemple, dans les sables du fleuve Pinio, à Puito, a Popayan, auChoco près de Santa-1'c | Colombie ) ; dans les capitaineries de ftlatto-Grosso et de MLaa.s-Geraes ( Brésil ). On trouve quelquefois des uiincrais de platine en grains, de la grosseur de plusieurs livres, dans les mines du mont Oural, à Nischné-ragilsk , à Goroblagodask, à Kuschwa, dans des sables aurifères. Il parait que les galènes d'Alloué , de Grand- JScuville (Charente ),dtj'Melle | Deux-Sèvres), renferment des traces de platine. Les minerais de platine .sont lavés comme les minerais d'or, afln d'en séparer les matières pierreuses légères. Après le lavage , on a les grains de platine contenant des métaux étrangers , tels que l'or, le fer titane , le fer chromé , le cuivre , le plomb, et principalement le palladium, le rhodium et l'osmiure d'iridium.
La préparation du i)latinc est a.ssez. compliquée, a caiLse du grand nombre de substances