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dans 70 p. d'eau bouillante et dans luuo p. d'eau froide. KUe est très-soluble dans l'alcool . et colorée en rouge par l'acide sulfuhque. Elle a été découverte par .M. Craconnot dans l'écoice et les feuilles du tremble ( l'opiilus tremula ). Composition inconnue.

Poi!CLLAi.\e. La porcelaine se prépare avec une espèce d'argile blanche , très-pure ( kaolin ) , contenant des proportions convenables de silice et d'alumine. La plupart des terres à porcelaine renferment une certaine quantité de potas.se; celle de Saiut- Yiicux. près Limoges, avec laquelle on f.ibrique la porcelaine de .Sèvres, en contient 2.:; pour cent. Les terres riches en alcalis ( silie.iles d'alumine et de potas.se) peuvent élre inimédiafcment travaillées, sansaddilion d'aucune autre sub.st.-ince. D'autres, moins riches , doivent être préalablement mêlées avec une .sorte de fondant alcalin. La roche feblspaîhiqiie ( .silicate de potas.se et d'alumine ) , est le fondant le plus ordinaire. C'est ainsi qu'on ajoute du feldspath à la terre de .V.or près Halle, avec laquelle on fabrique la porcelaine de Berlin , et à la terre de Ane , près Sclineeberg ( Saxe | , qui sert à la fabrication de la porcelaine de Misnie. La première espèce contient environ o,4o de pola.sse, et la dernière en renferme a peine quelques traces.

On fait cuire la p;ile, et ou la recouvre d'un vernis qui, par l'action du feu, pénètre a quelque profondeur dans la masse. Ce vernis se prépare a^ ec du feldspath et du quartz finement puh élises.

Dans l'ancienne porcelaine de Sèvres , et dans la porcelaine dite anglaise ( porcelaine tendre ), la soude remplace la potasse 1, s'.âcate d'alumine et de soude ). Dans la porcelaine de Piémont, c'est la magnésie qui remplace en grande partie la soude ou la potas.se. PORE!». ( De Ttopo; , passage }. On appelle ainsi les interstices des corps , donnant passage aux fluides élastiques, aux liquides et ;i d'autres agents, f-'oyez Intersticus. C'est le plus ou le moins grand nombre de pores qui constitue la propriété à laquelle on a donne le nom de porosité, et qui est en raLson de la compressibilité. Chez les êtres animés , les pores sont le siège des phénomènes d'exhalation et d'absorption.

POKPHVRoxi\E. Jlaticre cristalline blanche, trouvée par M. .Merk dans l'opium du Bengale. KUe est soluble dans l'alcool, l'élher et les acides étendus. Elle donne une solution pourpre avec l'acide ehlorhydrique ; celte solution est précipitée à l'état de laque rouge par le sel détain.

PORTE-VOIX. Instrument destiné à augmenter l'intensité du son. 11 a la forme d'une trompette , et est d'ordinaire fabrique en métal ( fer-blanc ou laiton ).

POTASSE. Synonymes : Oxyde de potassium, protoxyde de polussitiin, oxyde de k'iliiim, alcali veyelul , potasse caustique, pierre à cautère, l'ullasche (allcin.i.

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I j potasse est tin corps solide, d'un blanc grisâtre, à cassure libreuse, d'une saveur excessivement acre, alcaline, sans odeur. Elle ne conduit l'électricité que lorsqu'elle est Imraectcc. Sa densité est i,7. La potasse fond vers 5S0° ou 400°. Une fois fondue, elle se volatilise presque aussitôt , en répandant des vapeurs blanches , acres , alcalines. Elle n'éprouve pas d'altération en se volatilisant. KUe est trés-soluble dans l'eau, qui en prend au moins la moitié de son poids.

I^a potasse la plus concentrée contient toujours au moins t équiv. d'eau , qu'on ne peut lui enlever qu'en la chauffant avec un acide. Cette eau parait être cbimiquenient combinée avec la potasse, et jouer en quelque sorte, d'une manière inverse , le rùle de base avec l'acide sulfurique. Tes cristaux que la potasse est susceptible de produire, à une température basse , contiennent 4 éq. d'eau. .Son affinité pour l'eau est si grande, qu'elle dessèche l'air en s'emparant ries vapeurs d'eau qui s'y trouvent. A mesure qu'elle absorbe l'humi.lité, clic devient liquide et tombe en ilcliqtniiin. Tnc fols coulée , la potasse reste liquide , quel que soit le degré de sécbcresse de l'atmosphère. On la placerait dans un air complètement desséché , qu'elle n'abandonnerait pas un atome d'eau. Celle propriété permet d'employer la potasse comme substance hygrométrique, (^ommc l'aclile sulfurique, elle produit, au contact de l'eau , une élévation de température assez considérable. Mais, exposée à l'air, la potasse absorbe, non-seulement l'humidité, mais encore l'acide carbonique, en se transformant en carbonate.

L'hydrogène n'exerce aucune action sur la potasse, l.'ovygcne est absorbé à chaud par la potasse . qui se convertit en peroxy<U'. Cette propriété n'a été reconnue qu'après l,i découverte du potassium.

Le chlore, le brome, l'iode, sont susceptibles d';^li"ninfr l'orygéne de la potasse, et de donner pour résidu un mélani'e de chlorine, de bromure, diodure de potassium, et de chlorate de bromate de potasse.

le sulfure et le phosphore agissent à peu prés de la même manière.

Le carbone convcrlit partiellement,:'! une température élevée . la potasse en potassium.

I^ fer, à la température blanclic, s'oxyde aux dépens de la potasse , et donne du potassium qui distille.

La potasse est une oxybase extrêmement puissante.

On retire la potasse du carbonate de potasse traité par la chaux. X cet effet, on fait botiiller 1 partie de carbonate de potasse avec 1 1/2 partie de chaux caustique dans 3 à 12 parties d'eau. On prolonge l'ébullition jusqu'à ce que la liqueur ne soit plus troublée par la chaux. Dans cette action , il se produit du carbonate de chaux insoluble, et de la potasse qui reste m dissolution. On concentre la liqueur contenant la potasse, en l'évaporant dans un \ase

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de fer à l'abri dti contact de l'air, afin d'éviter l'absorption de l'acide cajbouique de l'air par la potasse. Enfin , on achève la concentration en continuant l'èvaporation dans un vase d'argent. La potasse ainsi obtenue est d'une densité égale à 1,7. Elle contient un équiv. d'eau; en d'autres termes, si p. de potasse contiennent ig p. d'eau. C'est là son plus grand état de concentration. Lorsque le carbonate de potasse employé pour la préparation de la potasse renferme des sulfates et des chloriu'cs solubles, que la chaux n'aurait pas complètement enlevés, on traite la liqueur, avant de la concentrer, par de l'alcool, qui ne dissout que de la potasse en rendant insolubles les sels étrangers et surtout les sulfates. On chasse ensuite par l'èvaporation l'alcool et l'eau. Ij potasse retirée du carbonate de potasse impur, et non purifié par l'alcool , est livrée au commerce sous le uum de pierre a cautère.

La potasse pure ne se rencontre jamais dans la nature à l'état de liberté , comme . du reste, tous les corps susceptibles de s'altercr par la présence de l'air. Les cendres des végétaux contiennent beaucoup de sels de potasse , et particulièrement du carbonate, la cendre des fougères est surtout riche en carbonate de potasse. Ij potasse existe dans les \ égétaux à l'état de citrate , de malate , d'oxalate, de tartrate, etc., tous sels qui, par l'effet de la calcination , se convertissent en carbonate. Cela expli(|uc le nom lïalcall vcrielui qu'on donnait autrefois à la potasse. Cependant la potasse se rencontre aussi dans le règne minéral ; les roches de feldspalh et de granit en contiennent une grande quantité, combinée avec la silice et l'alumine.

La potasse se compose de :

■48'j.8io de potassium 100, d'oxvgéne

o8a,9ia = KO = I équiv. de potasse réel . saturant I équivalent d'acide sulfurique réel ( :;oi, 1 =: .SU' ). Mais la potasse la plus concentrée contenant ( comme l'acide sulfurique ! au moins 1 équivalent d'eau, sa formule véritable est := KO, 110.

La potasse est employée dans la fabrication des savons et des cristaux. La pierre à cautère est de la potasse impure ; elle contient une cerlaine quantité de sels étrangers.

Caractères des sels de potasse. Tous les sels de potasse sont solubles; les moins solubles exigent en\ iron 260 parties d'eau pour se dissoudre.

i" L'acide tartrique précipite les sels de potasse en blanc ( bilartrate ). Le précipité ne .se forme pas immédiatement.

2° L'acide perclilori(iue y forme un précipité blanc ( chlorate ). Les acides périodique et bromique donnent des précipités encore moins solubles que le chlorate.

5' Le sulfate d'alumine y produit un préct-

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pité Diane ( alun ). Le pril-cipité ne se rortnc pas iininédiateiiient.

4» I.e perchlorure de platine y donne immédiatement un précipité jaune-serin ( chlornre double (le platine et de potassium ). Si la dissolution est un iodure de potassium , le précipité est d'un roiKje viiU'VX ,- si c'est un sulfure de potassium . le précipité est noir.

s" I.e tluorhvdrate de fluorure de silicium (acide hydroduo-silicique ) donne immédiatement un précipité blanc ( fluorhydrate de fluorure de potassium et de silicium |.

fi° L'acide carba/otique y produit un précipité jaune I carbazotate |. C'est , de tous les sels de potasse, le plus insoluble ; il e\ige ïgo parties d'eau pour se dissoudre. Comme la potasse et ses sels sont trés-solubles, on les dose, dans les analyses , les derniers . c'est-a-dire après avoir dosé toutes les autres substances. On dose la potasse à l'état de bisiil/cite , parce que l'erreur, s'il y en avait , porterait en grande partie sur l'acide sulfurique.

Sulfures de potassium. Le soufre peut se combiner en plusieurs proportions avec le potassium. On connaît : i" le monosni/ure , ^" le bisulfure, 3° le trisulfure, 4° le tetrasutfurc, 3° le quintisulfure { pentasulfure , polysulfurc , persulfure \

1° Mimosulfurc { sulfo-base de potasse ). C'est , de toutes les combinaisons d u soufre avec le potassium , la seule qui joue , comme le protoxyde ( potasse ), le rôle de base. Le monosulfure de potassium se présente sous forme mamelonnée, de couleur rou?e de chair, d'une odeur d'œufs pourris, altérable ài'air, surtout à l'air humide. Il a une réaction alcaline; il est soluble dans l'eau et dans l'alcool, et fusible au-dessous de la chaleur rouge.

Le meilleur procédé pour l'obtenir pur consiste à calciner, à une température élevée , le sulfate de potasse avec du charbon. Formule : KS = i équiv. de potassium , uni a i équiv. de soufre.

>Us en contact avec un acide , le monosulfure de potassium déjrage , avec effervescence, de l'acide sulfhydrique, .'ians précipitation de soufre. Traité par le sulfate de manganèse, il donne naissance à du sulfate de potasse et à du sulfure de manganèse , sans effercescciicc, c'est-à-dire sans dégagement d'acide sulfliydrique.

Combiné avec l'acide sulfhydrique , il forme le sulfliydrate de sulfure de potassium ( sulfosel ). Ce composé cristallise en prismes transparents à quatre ou à si\ pans , terminés par (les pyramides à quatre ou à six faces. Sa saveur est acre et sulfureuse, il a une réaction alcaline; car l'acide suUhydri(iue est un aride faible , qui sature mal les propriétés alcalines des bases. Le sulfliydrate de sulfure de potassium se dissout très-bien dans l'eau et dans l'alcool. 11 attire l'humidité de l'air, et s'altère eu répandant l'odeur de l'hydrogène sulfuré.

Pour l'obtenir, on fait arriver un courant d'acide sulflivdriquc dans une dissolution de

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n'itasse. jusqu'à ceque celle-ci n'absorbe piuj de ''M.. On chasse l'excès d'acide sulfhydrique en é\aporant la dissolution avec précaution, à l'abri du contact de l'air. Sa formule est : KS, SU = I l'quiv. de potassium, uni à i équiv. d'acide sulfhydrique. Traité par un acide , le suifhydrate (le sulfure de potassium se décompose comme le monosulfure, c'est-à-dlrc sans précipitation de soufre; mais il dégaçie deux fois plus W Itijdroijêne suif uré que le nionosulfu>x\ Il fait effervescence avec le sulfcite de manganèse. Dans cette réaction . il se dégage i é(iuiv. d'acide sulfhydrique , en même temps que le manganèse forme . avec l'autre (équivalent d'acide sulfhydrique , im sulfure ; car il n'y a pas de sulfliydrate de sulfure de manganèse.

Le sulfliydrate de sulfure de potassium . de même (|ue celui de sulfure de sodiunl et de lithium , résiste , comme les carbonates , a une température très-élcvée. Les sulfhydrates de sulfure de baryum et de strontium sont cristallisables: ils perdent i équiv. d'acide sulfhydrique à la tempéiattire rouge. Ceux de magnésium et de calcium ne s'obtiennent qu'a l'état liquide; lorsqu'on cherche à les obtenir à l'état solide , ils laissent dégager t équiv. d'acide sulfhydrique , en passant à letat de monosulfures.

2= liisulfure. On l'obtient en faisant fondre, à la rhalcur rouge, du soufre avec du carbonate de potasse en excès. Le soufre en excès, par rapport au carbonate de potasse , donnerait du persulfure de potassium. 11 est diflicile d'employer exactement la quantité de soufre nécessaire pour former un bisulfure. U fa;it ensuite que la chaleur soit assez forte pour chasser tout l'acide carbonique du carbonate de potasse. 11 se produit toujours en même temps un peu de sulfate et d'hyposulûte de potasse. Formule : K S- = i équiv. de potassium , uni à 2 équiv. de soufre.

Traité par un acide , il dégage de l'acide suUhydrique avec précipitation de soufre.

5° Trisulfure. On l'obtient en faisant aiTiver du sulfure de carbone sur du carbonate de potasse chauffé au rouge.

F'ormule : KS^ = i équiv. de potassium un) à 3 équiv. de soufre.

Traité par un acide, il dégage de l'acide sv\\ihydri(|ne , avec précipitation du soufre. La quantité de soufre qui se précipite est le double de celle qui se précipite dans le bi.utlfure.

V Tétrasulfure ( qiiadrisiilfure ). On l'obtient en faisant arriver de la vapeur de sulfure de carbone sur du sulfate de potasse chauffe au rouge.

.Formule : KS4= c équiv. de potassium uni à 4 équiv. de soufre.

Traité par un acide, il dégage de l'acide sulfhydrique avec dépôt de soufre. La (^uantits de soufre (jiii se dépose est le triple de celle que donne le bisulfure traité de la même manière.

!S'^ l'entusulfurc { quintisulfure, foie Ce 2G.

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soufre). II est soliilc , friable, d'une saveur icre, alcaline et sulfureuse, et d'une odeur ri'cpufs pourris, lia une réaction alcaline. Uest soluble dans l'eau , qu'il colore en brun vougeûlre. Sa dissolution s'altère à l'air. Traite^ par un acuie , il dégage de l'hydrogène sulfuré , en môme temps qu'il se précipite du .soufre. I.a quantité de soufre qui se précipite est le quadruple de celle que donne le bisulfure traité de la même manière. Formule : KS^ = i équiv. de potassium uni à 3 équiv. de soufre.

On obtient le polysuUure de potassium par différents procédés :

1" Kn chauffant ensemble ( vers 400 ou 300°) du carbonate de potasse et du soufre en excès. I.a potasse rencontrant du soufre en e\ces n'en prenrf ni plus ni moins que s équivalents pour t de potassium. Il se produit en même temps du sulfate dépotasse par la réaction de 4 équiv. de potasse sur l éq. de soufre. Ce mélange de sulfate (le potasse et de persulfure de potassium, est connu sous le nom de/oie de soii/rc. 2° En traitant le monosulfure de potassiiiJ> avec du .soufre en excès , on obtient le polysulfiire e\empt de sulfate de potasse. Ce procédé n'est guère employé , parce que la préparaSiun du monosulfure exige d'abord elle-môuie beaucoup de précautions.

ô° En faisant bouillir une dissoluVion de sulfhydrate de sulfure de potassium avec du soufre en excès , le soufre clia.sse l'aciNc sulfliydrique, et il se produit un polysul/ure. Ce procédé est excellent.

Le foie de soufre est souvent employé en inédecine dans le traitement des maladies cutanées, des scrofules, de la syphilis invétérée.

Navier l'avait propose comme contre-poison des .sels de plomb , de cuivre, d'arsenic. M. Orlila a le premier dénrontré non-seulement l'inutilité , mais encore le danger de ce prétendu contre-poison.

Chlorure ilc potassium ( sel fébrifuge de Sijlrius ). Il cristallise en petits prismes à quatre pans, en cubes, et en trémies. Ce .sel est anhydre, sa saveur est piquante, semblable à celle du sel de cuisine, qu'il peut, à la rigueur, remplacer dans .ses usages. A la température deo», 100 parties d'eau dissolvent 29,21 de chlorure de potassium ; à 100°, ino parties d'eau en dissolvent :;«. Il retarde considérablement le degré d'ébullition de l'eau. Il est fusible et volatil à la clialeur rouge. Il n'existe pas en grande abondance dans la nature. On le trouve dans les cendres des végétaux , dans le salpêtre et dans le sel marin. Il existe dans la snude de varech, matière saline dont la moitié se compose de sel marin, et l'autre moitié de chlorure de potassium, de sulfate de potasse, etc. C'est de là qu'on extrait aujourd'hui le ch'.onire de potassium. Il est composé de : I éq. de chlore = ■iiî.sj I éii. de potassium 489,91

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