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I.c chlorure de potassium est une chloro

base puissante. Il forme des chloroscls cristallisables avec l'acide chlorostanniqtie ( perchlorure d'étain), l'acide c/t/oronicrctnvyi/e ( perchlorure de mercure ), l'acide ('Atoco-«/(rigue ( perchlorure d'ori , l'acide chloroplutiniqiie ( perchlorure de platine ), etc.

lodure de potassium. 11 cristallise en octaèdres. Sa sa\eur est Acre. Il est très-fusible et volatil à la température rouge. 11 est déliquescent et très-solubledans l'eau. 100 parties d'eau à 18° en dissolvent iat, parties. Sa composition est analogue à celle du chlorure. Kl ou Kl'.

En traitant une dissolution de pota.sse par l'iode, on obtient de l'iodate de potasse peu soluble et cristallisant le prciider, et de l'iodure de pota.ssium qui reste en dissolution. Il existe dans les eaux de la mer, dans certarines eaux minérales, dans la soude de varech , etc.

Fluorure de potassium. Il a une réaction alcaline, et cristallise en cubes anhydres. Il se dissout dans un excès d'acide fluorhydrique. Les cristaux qui .se déposent dans cette dissolution se rouipo.sent de 1 équiv. de fluorure de potassium et de 1 équiv. d'acide fluorhydrique. C'est le fluorhydrute de fluorure de potassium , analogue au suUhydi'ate de sulfure de potassium.

l'i/anure de potassium (prussiate de pO' tasse). I.c cyanure de potassium est blanc, ciistallisablc en octaèdres , d'une .saveur acre, amère, et exhalant à l'air l'odeur des amandi^ amères. 11 se décompose , au contact de l'air humide, en carbonate de potasse et en acide cyanhydriqne qui se dégage. 11 a une réaction alcaline comme le soufre, avec lequel il a, du reste, beaucoup d'analogie. I.e cyanure de potassium est très-soluble dans l'eau. Si l'eau est aérée, le cyanure se décompose rapidement en acide c.vanhydrique et en carbonate de potasse. La dissolution de c.vanure de pota.ssium, étant chauffée à l'abri du contact de l'air, se transforme en formiate de potasje et en anmioniaqiie qui se dégage. Voici la formule de cette réaction :

KCv -f i 110 = KNC^ 4- 4 HO = KO, C' 03 H + ÂIP.

Les c.vanures de sodium et d'ammonium sont dans le même cas. Ces cyanures sont vénéneux.

Formule : KCy ou KCy' = KNC^.

On obtient le cyanure de potassium en calcinant fortement le sel jaune ( eyanofermre de potassium ) dans une cornue de porcelaine. On lave le résidu de la caleination avec de l'eau qui dissout le cyanure de jiotassium , et laisse un mélange insoluble de carbure de fer et de cyanure de potassium.

Le cyanure de potassium est une véritable cyanobase. Il forme avec le cyanure de fer ( F"e Cy ), un cijanoferrate de potassium | cyanpferrure de potassium ou cyanure double de fer et de potassium, prussiate de potasse ferrugineux jaune ) qui est .souvent employé comme réactif , parce qti'il donne . avec prc*-

roT

que toiifcs les dissolutions métalliques , des précipites généralement l)l;incs et insolubles.

Le ryannfi-rratc de potassium cristallise en cubes d'un jaune citron. Il est insipide et inodore Sa formule est : = Fe Cv + 2Kr.v, et i létat cristallisé =Fe Cj + "KCy + ôHO.

Dans les précipités que ce réactif produit avec les dissolutions métalliques, «KCy sont remplacés par 2>K:y. FeCy se retrouve dans tous les précipités. Ainsi , par exemple , en précipitant le nitrate de plomb | PbO, NO^ ) par ie eyanoferrate de potassium, on a :

ï ( PbÔ, i\05 ) + 2 KCy, Fc Cy = 2 Pb Cy, Fc Cy + 2KO, >'05.

On prépare le eyanoferrate de potassium en faisant bouillir le bleu de Prusse avec une dissolution étendue de potasse. I.o eyanoferrate de potassium se sépare par la crislallisation. Une dissolution concentrée de eyanoferrate de potassium, dans laquelle on fait passer un courant de cidore . se colore en rouge et ne précipite plus les sels de fer au maximum. On évapore à une douce chaleur pour obtenir, par cristallisation , le sel roxtnc de Cimelin ( cyanure rouge de potassium et de fer, priLssiate de potasse ferrure rouge , cyanoferride de potassium |.

Ce sel c.MstalIise en aiguilles très-déliées, de couleur aurore. 11 est anhydre. .Sa formule rationnelle est : = sKCy -|- Fe r.ys. C'est un réactif très-sensible Les précipités qu'il forme avec la plupart des dissolutions métalliques, sont analogues à ceux que produit le sel jaune. Fe CyJ se retrouve dans tous les précipités ; exemple :

5 ( Zn O, K05 ) -1- 3 KCv, Fe Cy^ = z. Zn Cv, Fe Cy3 + 3 ( KO . KO^ ).

Le cyanoferride de zinc est jaune ; c'est le seul sel de zinc coloré. Le sel rouge de Gmelin donne du bleu de Prusse avec les sels de fer au minimum , tandis qu'il ne fait que colorer en bleu foncé les .sels de fer au maximum. Le sel jaune donne du bleu de Prusse avec les sels de fer au maximum , et un précipité blanc verdjitre avec les sels au minimum.

Carbonates de potasse. Il existe, outre le carbonate neutre, un bicarbonate et un sesquicarbonate.

1° Carbonate neutre C carbonate de potasse proprement dit ). Ce sel attire fortement l'humidité de l'air, et ne tarde pas à tomber en déllquium. U est très-soluble dans l'eau. L'eau en dissout la moitié de son volume. La dissolution a une saveur et une réaction fortement alcalines ; elle verdit le sirop de violettes, et ramène au bleu la teinture de tournesol rougie par un acide ; enfin, le carbonate de potasse agit à peu prés comtne la potasse caustique. Ce sel cristallise difficilement. Cependant , lorsqu'on en fait <t chaud une dissolution concentrée , elle laisse. par refroidis.semcnt, déposer de grandes lames rliomboidales, composées de 1 équiv. de carbonate de potas.se et de 2 équiv. d'eau. Ce carbonate , soumis à l'action de la chaleur, fond d'abord dans son eau de cristalUsalion

POT

( fusion aqueuse | , et pera toute son eau : mais il ne laisse pas dégager son acide carbonique , quel que soit le degré de température auiiiiel on l'expose. Ainsi privé d'eau, il ne fond plus qu'à la température rouge cerise t fusion ignée ) , sans se décomposer. En faisant passer un courant de vapeur d'eau sur le carbonate de potasse fondu, on fornie un hydrate de potasse avec dégagement d'acide carbonique; et à son tour l'hydrate de potasse, soumis à un courant d'acide carbonique . pa.ssc de nouveau à l'état de carbonate , avec dégagement d'eau ; de .sorte que l'eau et l'acide carbonique se chassent réciproquement en se substituant l'un à l'autre. Chauffé avec du charbon à la température blanche , le carbonate de potasse donne du potassium. D'après cela, on conçoit l'actitrn et l'utilité i\u flux noir ( carbonate de polas.se avec excès de carbone ) ou du /lux blanc dans la désoxydation( re(/i(ctiou)des métaiii. Le nus noir est le résultat de la calcinalion de 2 parties de crème de tartre avec 1 p. de s.ilpétre. Le flux blanc s'obtient par la calciaation de parties égales de crème de tartre et de salpêtre.

Le carbonate de potasse existe dans les cendres des végétaux. Certains terrains produisent des végétaux dont les cendres sont trcsriclies en carbonate de potasse. Tels sont les terrains feldspathiques.

i;n lessivant les cendres { en les traitant par l'eau) on obtient une liqueur légèrement colorée en jaune, contenant du carbonate de potas.sc impur. Cette liqueur lai.sse, après sou évaporation, un résidu qui , étant suffisamment concentré, donne la potasse du comwerrc , et prend le nom du pays où elle a élé fabri(|uce ( pota.sse d'Amérique, de Russie, de Trêves, des Vosges, etc. ). Les pays couverts de bols et de forets sont surtout propres à l'esploitation de la potas.se. Lorsque le bois est cher, la potasse l'est ég.ileraeut ; et , dans les pays déboisés et voisins de la mer , on remplace, pour beaucoup d'u.sages , la potasse par la soude. La potasse du commerce est un carbonate de potasse impur ; car elle contient des quantités variables de sulfate de potasse , de chlorure de calcium ou de sodium , de silice , de chaux , d'oxyde de fer et d'oxyde de manganèse.

Pour obtenir le carbonate de pota.sse pur, on calcine ensemble 2 parties de crème de tartre et 1 partie de nitre ( flux noir ). L'acide tartrique de la crème de tartre (bitartrate de potasse ) , riche en carbone , est amené à Létat d'aciJe carbonique par l'oxygène de l'acide azotique du nitre ( a/otate de potasse ); et la potasse du nitre , de même que celle de la crème de tartre , passe à l'état de carbonate simple. Un autre procédé pour avoir le carbonate pur, consiste à faire passer dans une dissolution de pota.sse du commerce un courant d'acide carbonique. U se produit du bicarbûiiale de potasse moins soluble que le carbonate simple, et qui cristallise le premier

POT

en abandonnant tous les sels étrangers qui restent en dissolution dans l'eau mère; on transforme ensàte.par une légùre élévation de température , le bicarbonate en carbonate ueutre.

Pour préparer du carbonate de potasse chimiquement pur, on fait arriver un courant (l'acide carbonique dans une dissolution alcoolique d'acétate de potasse. 11 se produit un mélanse de carbonate et de bicarbonate. Ce dernier donne , par une légère calcination, du carbonate neutre pur.

Le carbonate neutre de potasse se compose , en centièmes, de G8,2 de potasse et ôi.a iPacide carbonique; en d'autres termes, de i éqiiiv. de potasse et de i cquiv. d'acide carbonique. De là sa formule : = KO , CO^. Le carbonate de potas,sc est donc un sel neutre par sa composition , quoique alcalin par sa réaction.

Le carbonate de potasse | potasse du comnierce ) est employé dans la fabrication du Terre ( cristal ) , du savon . de l'alun , du salpêtre et du bleu de Prusse. Comme la potasse du commerce n'est jamais pure, 11 importe de connaître la quantité de potasse réelle qu'elle renferme ( f-'oij. ALC.\LrM£TRtE ).

S" Hicarbonatp.. Ce sel cristallise en beaux cristaux rhomboïdaux, volumineux, mais peu réguliers. C'est un des scb; de potasse les moins sulubles ; 100 parties d'eau, à la température de

10 â la', n'en dissolvent que 23 parties. Lorsqu'on /ait bouillir une dissolution de ce sel, il se dégage le quart de l'acide carbonique du bicarbonate, et l'on obtient le sesqjicarbonate. .\ une température plus élevée, le bicarbonate perd la moitié de son acide carbonique , et l'on a le caibonate ncut;e.

On prépare le bicaibonate de potasse . en f.aisant arriver de l'acide carbonique dans une série de flacons dont le premier contient de l'eau, et les autres des dissolutions concentrées de carbonate de potasse. L'acide carbonique se lave dans le pren)ier flacon, d'où il se dégage aussitôt, passe dans les autres flacons, et transforme le carbonate neutre eu bicarbonate, qui cristallise.

Le bicarbonate de potasse cristallisé se compose de I équiv. de potasse . de 2 équiv. d'acide carbonique et de i équiv. d'eau. Il confient donc ■S7,i pour cent d'eau. Sa formule est: = K0(C02)% 110.

Se.iquicarbonatc. 11 se compose de l cquiv. de base et de l 1/2 équiv. d'acide ( Thompson |.

11 sert à peu près aux mêmes usages que les autres carbonates de potasse.

Chlorate de potasse. (Synonymes : Chlorite, miiriate snroryciené de potasse. ) Le chlorate de potasse se présente sous forme de paillettes Mnnches, rhomboidales, nacrées, anhydres, d'un poids spéciûque égal à i,3a. 11 a une saveur fraîche , légèrement amcre. Il fond vers soc» ; au delà de cette température , il se décompose partiellement en perclilorate de potasse, en chlorure de potassium et en oxygène, (jtii se dégage. Pour que le tout se transforme

POT

en chlorure de potassium , il faut chauffer au moins au delà de 400". Les acides forts , sous l'inlluenre de substances combustibles , décomposent le chlorate dépotasse, souve^it avec délon.ition et dégagement de lumière. On peut faire l'expérience avec iî parties de chlorate de potasse, 7 parties de sucre, en versant sur le mélange de l'acide sulfurique. Un mélange de loo parties de chlorate de potasse, de 12 parties de soufre et de i» parties de charbon , s'enflamme au contact d'une baguette préalablement trempée dans de l'acide sulfurique. On peut enflammer le chlorate de potasse sur l'eau, en faisant, au moyen d'un tube . arriver de l'acide sulfurique sur ce sel, môle à quelques morceaux de phosphore. C'est sur la propriété oxygénante du chlorate de potasse qu'est fondée la théorie de la préparation des allumettes dites cliimiciues. Pour préparer ces allumeltes , on trempe des allumettes soufrées dans une espèce de pitc faite avec «o parties de chlorate de potisse , 11 parties de soufre, n parties de gomme , et une quantité d'eau suffisante pour faire une pâte convenable. Lorsqu'on plonge ces allumettes dans de l'acide sulfurique , il y a production de flamme. L'acide se porte sur la potasse, qui met en liberté l'acide ehloriq ne ; et celui-ci, cédant son oxygène au .soufre, donne naissance à de l'acide sulfureux et à du chlore. Le simple frottement suffit pour produire de la flamme, quand on trempe l'allumette préalablement dans un mélange piteux fait avec du chlorate de potasse, du sulfure d'antimoine et de la colle. Le chlorate de potasse , mêlé avec quelques fragments de phosphore , produit , sous le choc du marteau , une vive détonation. En versant sur le chlorate de potasse quelques gouttes d'acide sulfurique concentré, il se forme une vapeur jaune , accompagnée d'un pétillement pendant lequel des éclats de sel sont lancés au loin ; il se produit de l'acide cliloreux, doué d'une odeur de caramel.

Solubilité: à 0°, loo part, d'eau dissolvent û.r,,

à 104, o GO.

La dissolution saturée de chlorate de potasse laisse , par le refroidissement , dépo.ser des paillettes cristallines, présentant les couleurs de l'are-en-ciel ( phénomène d'optique).

Ce sel est compose de i équiv. de potasse I ;»9,9i ), uni à i équiv. d'acide chlorique I 9'é2,c.;). Sa formule est = KO, Cl O^.

Pour l'obtenir, on fait arriver un courant de chlore dans des flacons contenant une di.s.solution de potasse un peu concentrée; car .si la dissolution était tiop délayée, il ne se formerait que du chlorure de potasse. En effet , 6 équiv. de chlore produisent, en réagis.sant sur 6 équiv. de potasse, s équiv. de chlorure de potassium pour i équiv. de chlorate de potasse. Voici cette réaction exprimée en formules : c Cl -f 6KO = SCIK + C105, KO.

iulfate de potasse. (Synonymes : Sel poli-

POT

chreste de Glaser, Sel de dunbiis , Arcannm duplicatiim, Ttirlanis vilrinlatiis.) l.c sulfate lie potjissc est anhydre. Il cristallise en prismes à quatre ou a six pans , terminés par des pyramidi's à Quatre ou à six faces ;les prismes sont presque toujours engagés; les deux ex- Irémités prennent des électricités opposées. I.e sulfate de potasse a une saveur salée et légèrement amère ; il craque sous les dents. Il est inaltérable à Tair. Il se dissout propoitionncUcment à la température. Au point de fusion du sel, sa solubilité est infinie. A la température de fO°, 7.100 p. d'eau dissolvent io,s p. de ce sel. 11 ne fond qu'à la chaleur blanche, sans se décomposer : il décrépite sur les charbons ardents. Chauffé avec du charbon, il donne naissance à des produits différents, suivant que la température est plus ou moins élevée : i° \ une température trésélevée , toute la base est décomposée , et l'on obtient un monosiilfitre de potassium ,- 2° à une température moins élevée ( au rouge ), on a un pnl If sulfure, toute la base n'étant pas décomposée. Le raonos\ilfure aiuîi préparé, et calciné dans une cornue de grés, est trés-divisé et pvrophorique : en le répandant dans Viùr il prend feu , et se transforme , aux dépens de l'oxygène de l'air, en sulfate neutre.

Kormnle du sulfate de potasse : KO, SO'.

I.e sulfate de potasse existe naturellement dans les trois régnes. Il est employé dans la fabrication de l'alun à base de potasse, dans la fabrication du s,ilpôlrc, etc. U est purgatif comme le sulfate de soude.

Bisulfate. Il cristallise en prismes très-petits et allongés. Il a une saveur acide, et rougit la teinture de tournesol. 11 est plus soiuble et plus fusible que le sulfate neutre. U fond longtemps avant la chaleur rouge , à laquelle il laisse dégager i éq. d'acide sulfuriquc anhydre, pour se convertir en sulfate neutre. Fondu et refroidi, il prend l'aspect d'une masse semblable à de la porcelaine. Sa formule est : KO , ( SO' )^ ou KO, 2hO^. On l'obtient comme résidu , dans la préparation de l'acide a/.otique , au moyen de l'azotate de potasse et de l'acide sulfuriquc.

U est employé dans quelques analyses minérales , et dans la fabrication du vinaigre.

Sulfite de potasse. {Synonyme : Sel suif ureux de Stahl.) Ce sel cristallise en lames rhomboïdales blanches , d'une saveur piquante et d'un arrière-goiit sulfureux. Il s'altère a l'air humide, et se transforme en sulfate. U est très-soluble. Il décrépite sur les charbons ardents avec dégagement d'acide sulfureux, l.c sulfite de potasse peut être employé pour blanchir la soie et la la'ine , à cause de l'acide sulfureux (|u'il ivnfernie, et qu'on met en liberté au moyeu d'un acide.

Pliiispliate de piila.':se. Ce sel cristallise, absolument connue l'arséniatc de potasse , en piisines à qu.itre pans, terminés par des pyramides à quatre faces, correspondantes aux pans du prisme. U a une saveui- Iraichc

POT

et un peu amère. Chanffé, il fond, et se prend en une masse vitreuse qui ne se dis,sout plus aussi facilement dans l'eau que le phosphate cristallisé. 11 se compose de i éq. de base , de 2 éq. d'acide et de 2 éq. d'eau.

Formule du jdiosphate dépotasse cristallisé ; KO, ( Ph05 )i , 2liO.

I.e phosphate qui ne contient que l éq. d'acide est incristallisable.

POTASSIUM. (Synonyme : A' ff^h/n». ) I.e potassium e.st lin corps solide , à peu prés de \!i consistance de la cire. Uécemment coupé, il a 1 aspect et le brillant de l'argent ; mais il se ternit rapidement . devient bleuâtre et gris ( en absorbant l'oxygène de l'air). Sa den.sité est o,8Gj; aussi nage-t-il sur l'eau. A la température de 0°, il devient cassant et se laisse réduire en pondre. Il fond à o3°, et se volatilise à la température rouge sombre, en répar»daut des vapeurs vertes. .V la température ordinaire et même à plusieurs centaines de degi-és au delà , le potassium est, de tous les corps, celui qui a la plus grande affinité pour l'oxygénc. Aussi enlève-t-il, dans ces circonstances, l'oxygène à tons les composés oxygénés avec lesquels il .se trouve en contact. Mais à une température tré,s-élcvée , à la température blanche , le fer est un corps plus désoxygenant que le potas.sium ; car il enlève l'oxygène à la pota.sse. Mis dans l'eau , le pot isaiuin s'enflamme en tournoyant, et brûle avec une belle llamuie pourpre. -\u moment où celle-ci s'éteint, il se manifeste une légère détonation, pendant laquelle des éclats de potasse caustique sont quelquefois projetés au loin. Dans cette action l'eau est décomposée; le potassium s'eujpare de l'oxygène pour former de la pota.sse, à l'instant où l'hydrogène forme de l'eau avec l'oxygène de l'air. La coloration de la llammc est probablement due à des vapeurs de potassium qui se dégagent en nièiue temps. Lorsqu'on fait brûler un fragment de potassium ( enveloppé dans un morceau de papier ) sur l'eau, « l'abri du contact de l'air, il ne se produit point de flauime, et il se dégage de l'Iiydrogène , dont le volume correspond , équivalent pour équivalent , à la quantité d'oxygène de la potasse qui se produit. De plus , ce volume d'hydrogène représente exactement le volume de chlore , de brome, d'iode ou de c.vanogène, que prendrait le potas.sium pour former un chlorure, bromure, iodure ou cyanure de potassium. On conserve le potassium dans de l'azote , dans de l'hydrogène, ou dans un liquide non oxygéné , dans un carbure d'hydrogène , dans l'huiie de naplite , etc.

Le potassium a été obtenu , pour la première fois, eu décomposant la potasse au uiojeii de la pile. Ce procédé n'est plus employé aujourd'hui. Pour préparer le potassium, ou peut se servir des deux procédés suivants: 1° On place dans l'intérieur d'un tube cylLudriiiue de fer des lils ou des fragments de 1er. Ce tube est coudé au milieu» de manière

POT

que 'es deux entrera ites se relèvent. A Tune du CCS extrémitiis s'adapte un tube de verre , qui se rond sous une cloche remplie d'imile de naplite ; dans l'autre exlrémité du tube , on inL't des fragments de potasse bien desséchés. .Après avoir bien luté l'appareil, on le chauffe à une forte température. Par l'action de la chaleur, la potasse se réduit en vapeur, et arrive dans la partie concave ( coude ) du tube , où se trouvent les fils de fer. Là . le fer s'oxyde aux dépens de la potasse, qui se convertit en potassium , dont les vapeurs vcrles viennent se condenser dans l'huile de naplile. Pendant cette action, il se dégage de l'hydrogène , ce qui tient à ce que la potasse , quelque conccnirée qu'elle soit, contient toujours de l'eau. Or, le fer s'empare non-seulement de l'oxygène de la potasse , mais encore de l'oxygène de l'eau, l.e potassium et l'hydrogène .se dégagent donc en même temps. On n'obtient pas , par ce iirocédé , tout le potassium qu'on devrait obtenir, eu égard à la quantité de pola.sse employée.

ï° On calcine . dans des cornues en fonte , de la crème de tartre ( bitartrate de potasse ). Celui-ci se transforme d'abord en carbonate de potasse et en charbon; et, à une température plus élevée , en potassium qui ilisliUe et qui vient se condenser dans un récipient froid , contenant de l'huile de naphle. 11 se dépose , en môme temps que le potassluji , une masse grisfltre pyrophorique ( spontanément inflammable à l'air ), qui est une combinaison particulière de potassium et d'oxyde de carbone. On distille une seconde fols pour purilier le potassium.!5igueK=-i8?.Co

Ori/ilrs de jintassimn. 11 n'existe que deux degrés d'oxydation du potassium ;

1° Le peroTijdc, composé de i équiv. d'oxygène et de I équiv. de potassium ( KO-" ). Il est de couleur venlAtrc , et abandonne 2 éqrilv. d'oxygène an contact de l'eau ou d'un acide. On l'obtient en brûlant du putassUmi à l'air ou dans l'oxygène.

2° Le protoxiide ( potasse caustique ), con:posé de I équiv. de potassium et de l équiv. d'oxygène , forme seul des .sels avec des acides. C'est l'oxyde le plus important, f^'oyea

PuTASSE.

Kn brûlant le potassium dans des tubes étroits , où l'air a peu d'accès , on obtient une masse friable, crayeuse, qui est un mélange rie potassium et de protoxyde. Co mélange avait été regardé , par quelques chimistes , connue un sous-oxyde de potassiuui,

POTERIE. La poterie ne diffère de la faïence qu'en ce qu'elle a été faite avee une argile ferrugineuse , de plus mauvaise qualité encore que celle qui entre dans la composition de la faïence. La pâte est rouge et poreuse. On enduit les vases de poterie d'un vernis plombifère , pour empêcher 1 eau d'en traverser les pores. On les colore en vert, en rouge, en bleu, etc., par différents oxydes métalliques.

PRf:

POUCE. Ancienne mesure; douzième pai^ tie du pied, = 0, mètre 0,12707.

pot DUE. On distingue deux espèces de poudres : 1° la poudre de f/ucrre , et 2» la poudre de chasse. La première a pour composition : 7ii de nitre, 12 1/2 de charbon, 12 1/2 de soufre. Cette poudre Liisse, après .sa combustion , un sulfure de potassium qui crasse les armes et nécessite de fréquents nettoyagi^. La poudre de chasse se fabrique avec 78 à 80 de nitre, 11 de charbon, 9 à 10 de soufre. Si la poudre est grossière, elle ne s'enflamme que successivement de proche en proche, et le projectile est lancé à peu de distance ; si la poudre est, au contraire, plus fuie, et ([ue le mélange .soit plus intime, le projectile est lancé beaucoup plus loin, parce que tous les grains de la pondre s'enflamment à peu près simultanément. Un litre de poudre donne am litres de gaz qui représentent une force de 4;>o atmosphères; et la chaleur qui se produit en même temps porte cette force , par la dilatation des gaz, à plus de 3,000 atmosplièrcs.

POULIE. Roue circulaire, mobile autour d'un axe engagé dans une chape. La poulie csty!j-e ou mobile, suivant que la chape dans laquelle se meut la poulie est elle-même IJxe ou mobile. La surface courbe de la roue est en partie enveloppée d'une corde, et, pour faciliter le mouvement , cette surface est creusée d'une gorr/e. Lorsque la chape est fixe , la puissance et la résistance sont appliquées aux extrémités de la corde enroulée autour de la poulie, et, dans ce cas, les deux forei s doivent être égales pour se faire équilibre. La poulie fixe n'offre que l'avantage do la transmission des forces. Cet avantage est mis a profit dans 1rs machines couiposées, comme la grue , le mouton , etc. Quand la chape se déplace et que la poulie cSt conséquerament mobile, la corde a l'une de ses extrémités fixes, et la résistance agit sur l'axe même. Lorsque les deux parties de la corde sont parallèles , la puissance ou l'effort que l'on fait pour maintenir en équilibre le poids dont la poulie est chargée , ne doit être que la moitié de ce poids ; de sorte que , pour soulever le poids, il faut que l'effort dépasse un peu la moitié.

POURPRE DE CASSius. A'oyeiOa, se/s.

POUVOIR ABSORii.v.\T. Ce ti'jvuc s'applique plus particulièrement à la faculté (|u'ont les corps d'absorber le calorique , par opposition au pouvoir éniissif. l'oyez Calorique.

POUVOIR RÉKRiMiKiXT. l'aculté qu'out les fluides de réfracter la luiuièrc. Le pouvoir réfringent est en général en raison directe de la densité. Pour les liquides , l'eau distillée , tt 4°, sert d'unité.

PRÉCIPITÉ. ( Prœcipitatum. ) Ce nom indique qu'une dissolution, à laquelle on ajoute un réactif , laisse déposer précipitamment une substance qui , étant insoluble , trouble la liqueur, jusqu'à ce qu'elle se soit ramassée au fond de ccUc-ci sous forme de dépôt.

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