‹ Dictionnaire de chimie et de physiqueChapitre 23 sur 322 · AÎ\BI · texte numérisé non relu

AÎ\BI

en grand du blé, on fait macérer celui-ci dans l'eau jusqu'à ce qu'il soit bien gonflé et assez. ramolU pour donner une masse laiteuse quand on l'écrase entre les doigts. Ensuite , on l'enferme dans des sacs placés soi.s l'eau, on le malaxe tant, que l'eau devient laiteuse; rnlin on passe cette eau à travers un tamis très-lin, et on laisse déposer l'amidon. On enlève le gluten, qui .surnage, et on purifie lamidun eu le délayant à plusieurs reprises dans l'eau froide. — Lorsqu'on expose de l'empois d'amidon à une température de oo" à es", avec .*; p. <le mont d'orgcon obtient une matière gomiiicu.sc, soliiblc dans l'eau. C'est la dextriiie ( voyez ce mot). L'amidon est d'un grand usage dans les arts et dans l'économie domestique. La composition de l'amidon pur csi représentée par la formule: C'^ 11'° 0'°.

A.n>iÉLiXE. Ce corps a été récemment découvert par M. Liebig. On l'obtient en décomposant le mélam par une dissolution de pota.sse caustique. En traitant ensuite la liqueur séparé(^le la luélamine par de l'acide acétique, pu obtient l'annuéline sous forme d'un précipité blanc gélatineux. I/amméline est d'un blauc éclatant, insoluble dans l'eau , dans l'alcool et dansl'élher; elle se dissout dans les alcalis caustiques. Soumise à la distillation sèche , elle donne un produit cristallin, de rauunoniaquc et un résidu de mélam pur. Elle donne avec les acides des sels cristallisables. Fondue avec la potasse, elle .se change en ammoniaque et en acide cyanique. Sa formule est : C" N^ H^ O^.

AM.MOiViAQiiE | Jlcali volatil , Oxyde à'ammonUim ). L'ammoniaque était depuis fort longtemps connue des .•Vrabes. Ce sont eux qui ont donné à ce corps le nom d'ammoniaque, probablement à cause (!c son odeur, à laqiu'lle ils trouvaient de l'analogie avec l'odeur de la gomme qui porte le même nom. D'autres font dériver le nom d'ammoniaque d'une contrée de l'Afrique appelée Ammonic, où existait le temple de Jupiter Ainmon. — L'ammoniaque est uujcorps gazeux, caractérisé par une odeur forte et pénétrante ; respiré à l'état pur, ce gaz Irrite vivement la muqueuse des fosses nasales et la conjonctive; il produit le larmoiement et .souvent l'éternument. La densité de l'ammoniaque, obtenue par l'cx- ]iérience directe, est o,;>90; elle .s'accorde sensiblement avec la densité calculée, qui est o,.'j!>i2. Après l'hydrogène, l'ammoniaque est U gaz le plus léger. Le gaz ammoniac est éminemment soluble dans l'eau ; celle-ci en dissout au moins ju.sqii'a coo fois son volume. L'eau saturée d'auuuoniaque augmente de volume; elle devient moins dense , et ne pèse plus que o,a. Cette dissolution laisse dégager l'ammoniaque dans le vide et sous l'inlUience de la chaleur; l'eau n'offre plus alors de traces de réaction alcaline. — L'pnuuoniaque possède, comme tuites les bases, 1» propriété de se toudiiner avec les acides jiour former des comjiosés salins. Les hydraiidcs \ acides chlorhydiiquc , bropihydrique, sulfliydrique, etc.)

oeuvcnt se combiner, à l'clat ai>!ij/dre , swc |e gaz ammoniac desséché, il en résulte des composés qui, la plupart, jouent le rôle de buse. Mais, pour que les oxacides (acide sul- (mique, pliospliorique, etc. | puissent produire des sels ammoniacaux, la pré.sence d'un équivalent d'eau est absolument uéces.saire. Ce f.iit remarquable a donné lieu à la théorie de ra;»H/on/»m. Suivant cette théorie, l'amumniaque (NII^I se convertit, au contact d'un ovacide hydrate, en une oxybasc analogue à la potasse ou â la soude. Dans cette action, HO ( { équivalent d'eau) se porte sur Nll^ lauunoniaque) jiour former îv H lO, c'est-à-dire de lojyde d'aiiiinoHium , dont le radical î^lH I ammonium I est analogue au potassium, au sodium , etc. Exemple de cette réaction :

SO^ HO 4- M1'=,S05, ÏSH40 ( sulfate d'oxyde d'ammonium).

D'après cette même théorie, on comprend pourquoi les hydraddes n'ont pas besoin de l'intervention de l'eau pour se combiner avec l'ainmouiaquc. Il se produit uk compose en tire iinalogueau composé correspondant de potassium ou de sodium.

CIH+NH^ = C1,MD (chlorure d'ammortluin).

1,1 théorie de l'ammonium gagne en probabilité, en considérant que l'ammoniaque humide peut, tout comme la potasse, former avec le soufre un composé qui contient jusqu'à 8 proportions de .soufre (gi/(JitiS'///«7'c d'«»i- 7/ion<;//;i , analog\ie mi quintisiiUure de potusMUin}; que l'arauioniaque ( «/nwiO)iiH/n) produit, avec certains métaux (le mercure), dis espèces d'alliages analogues à ceux du potassium ; et qu'enfin l'alun a base d'ammoiiiKiue offre la même cri.stalli.sation et contient le même nombre d'équivalents d'eau (as HO) que l'alun à base de pota.-se, un équivalent (i'ciu HO ayant été nécessaire {enii de constitiitiofi ) pour convertir l'ammoniaquecn oxyde d';uiKnunium.

KH40, AP 03, (S03)5-f 21 H0= I équiv. d'alun à base d'ammoniaque.

M),.\l=03 (S0^'+24 H0= I équiv. d'alun à base de potasse, (l'iiirès la théorie ancienne, l'ammoniaque est I ne /iij'iroha.tc qui se comporte différemment avec les hydracides et les oïacides; en un mot, c'est une base fort singulière et, pour ainsi dire, exceptionnelle. La théorie de l'ammoniuuï a au moins l'avantage d'assimiler l'ammoniaque aux autres alcalis, et de n'en point faire une exception en quelque sorte bi/arrc. L'ammoniaque donne, avec le bi-iodure de mercure, des produits encore mal étudiés.

Le clUore enlé\ e l'hydrogène à l'ammoniaque : il se produit du sel ammoniac et de l'azote pur. L'iode décompose également l'ammoniaque , en donnant naissance à une matière brune particulière (azolide d'iode fulminant ). Le charbon végétal absorbe j u.squ'à 90 fois son volume de gaz ammoniac (Théodore de Saussure). Kn faisant passer l'ammoniaque à travers un tube de &urcclainc chauflé au rouge,

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on ne remarque point de décomposition, si le tube de porcelaine est vernissé et bien poli; si l'on rend, au contraire, ce tube raboteuv en y plaçant des fragments de n'importe quelle sub.stance étrangère, il y a décomposition complète de l'ammoniaque : il se dégage dcu torrents d'azote et d'hydrogène , et quand ou vient à examiner les fragments de fer, de cuivre, de platine, etc., placés dans le tube . on trouve qu'ils sont entièrement intacts, et, qu'aucune combinaison n'a eu Ueu; seulement ces métaux paraissent avoir subi une sorte de déplacement de leurs molécules ; car le cuivre, par exemple, de malléable qu'il était, est devenu très-cassant; mais il reprend sous le marteau ses propriétés premières. Le fer paraît cependant absorber un peu d'azote; mais cette quantité est si petite, que les proportions des éléments de l'ammoniaque sont à peino altérées. .\ la fin de l'opération, qui est très-rapide, on trouve l'azote et l'hydrogène à l'état de simple mélange. C'est là ce que M. Gayl,u.s.sac appelle tirtion de présence , et M. Bcrzelius ii/iénomène catiibj tique. Lorsqu'on fait fondre du potassium oa du sodium dans du gaz ammoniac sec , il se produit une substance olivâtre. 11 .se trouve, â la place du g.v. ammoniac quia diwparu, lia volume d'hydrogène égal à celui qu'aurait produit , par la décomposition de l'eau, la quantité de potassium ou de sodium employée. La sub.stance olivâtre qu'on a obtenue donne, sous l'induencc de in chaleur, de l'hydrogène et de l'azote dans les proportions pour former de l'ammoniaque • on a pour résidu une matière icfusible, brune, ' qui tache le verre. La substance olivâtre est probablement une combinaison de gaz ammcniac avec de L'azoture de potassium ou de sodium. Humectée d'eau, elle se décompose en ammoniaque, et en potasse ou en soude. — \x gaz ammoniac se dégage, quelquefois en grande quantilé, desfos.ses d'aisance, surtout pendant la saison chaude, et à l'approche d'un temps pluvieux et humide. 11 se produit encore pendant la putréfaction d'une grande partie des matières organiques ; mais alors il est presque toujours mêlé à d'autres gaz qui se dégagent en même temps, comme l'hydi-ogêne carboné, l'hydrogène sulfure, l'azote, l'acide carbonique. L'ammoniaque se produit encore dans des circonstances fort remarqiuibles. M. Atistin a annoncé le premier que l'ammoniaque se forme pendant l'oxydation du fer au contact de l'eau et de l'air atmosphérique. Vauqueliii , Dulong et M. Chevalier ont constaté, par de» expériences incontestables, que l'ammoniaque se trouve dans la rouille de fer.

Depuis longtemps on préparc en Fp>"pte l'ammoniaque, ou plutôt le sel ammoniac , p.ir la calcinai ion de la fiente des chameaux , dans des vases convenablement disposés. On obtient aujourd'hui l'ammoniaque en grand, en soumellant les urines et d'autres matières animales pufréfii'es à la distillation avec la cliaux. L'amuiouiaquc se dégage dans des fl.-icoai

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