RHO
la dessiccation, une partie de son oxygène. Il est d'un brun verdàtre. Il se dissout à froid dans l'acide chlorhydriqiic. I,a dissolution qui en résulte est colorée en jaune ; elle se colore en rouge par lébuUition. Le peroxyde de rho- «Jium se comporte comme un véritable acide ) acide rliodiqne ). Il se combine avec les alcalis pour former des combinaisons | rhodates ), généralement insolubles dans Ican et solublcs dans raci;le clilorhydri(|iie. l'orinule : R^ O^.
On l'obtient en chauffant le rhodium avec un mélange de nitre et de potasse. On traite ensuite le résidu | matière brune ) par de l'eau aiguisée d'acide sulfurique , afin de séparer toute la potasse qui s'y trouve.
Les oxydes intermédiaires de rhodium sont
peu connus. Il y en a un qui se compose de
W 0^ + 2 RO. et un autre de R^ O^ + s lU).
Composes chlores. Ils sont en même nombre
(|ue les oxydes,
1° Protoc/ilorure. Il est pulvérulent, d'un gris rouge, insoluble dans l'eau. Il supporte l'action d'une douée chaleur, sans se décomposer. Formule : RCl, analogue à celle du protoxyde ( RO ).
On l'obtient en traitant le protoxyde de rhodium par l'acide clilorhydrique.
2° Le perchlorure ( chloride ) est d'un brun foncé, et trés-solubledans l'eau. Sa dissolution vst d'un rouge rose. Il est assez stable au feu. Il joue le rôle d'acide {acide chlororhodique) à l'égard des chlorures alcalins. Les c/ilororliodatis sont d'un très-beau rouge.
Kormule: lO Cl^, analogue à celle du peroxyde (RU)5|.
Le chlororhodalc de potassium ( chlorure double de rhodium et de potassium ) se compose de KCl + R= rj' -f- IlO.
Le chlororhodate de sodium crislalllse en rhomboïdes. La formule qui exprime sa composition est : 3 Ka Cl + 2 R' CP + 18 IIO.
Le chlororhodate d'ammonium est d'un rouge de rubis magnilique ; sa couleur est très-riche. Il possède une grande puissance tinctoriale. Il cristallise dans les liqueurs acides.
'l'ous les chlororhodates, et particulièrement celui d'ammonium , sont réductibles par la caleination.
Sels de rhodium. Les .sels de rhodium sont diversement colorés, en jaune, en vert ou en rouge.
1° L'acide sulfhydriquc les précipite en brun ( sulfure de rhodium ).
•1° Les alcalis et carbonates n'y produisent qu'un précipité incomplet, et qui ne se manifeste qu'au bout d'un certain temps.
S" Le protochlorure d'étain et l'iodure de potassium les précipitent en brun jaunâtre. Ce précipité est à peu près complet.
4^ Le cyanofcrrure de potassium et les chlorures alcalins n'y produisent pas de trouble.
5° L'acide sulfureux ne décolore pas les sels de rhodium.
»" Le fer, le zinc .. et beaucoup d'autres
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métaux, précipitent le rhodium à Ictat métallique.
RHODizoKiQUE ( .\cide ). f^oyez RBODict- QUE (.4cide).
BiiunARBE.I.a partie active de cette plante, appartenant à plusieurs espèces de Itheutn , c'est la racine. Quelques chimistes se sont particulièrement attachés à isoler le principe actif de cette racine, et ont cru le trouver dans un alcaloïde particulier; d'autres ont cru ifconnaitre ee principe actif dansun acide organique particulier; d'autres, enfin, dans la matière colorante jaune de la racine de rhubarbe.
Ce que d'autres chimistes ont désigné sous le nom d'apothème , MM. Schlossberger et Dœpping proposent de l'appeler uporètiiic , c'est-à-dire dépôt résineux (de pr,Ttvri, résine ). A l'état de dessiccation , l'aporétine est d'un noir brillant , facile à pulvériser, et se décompose , sans fusion, sur une lame de platine chauffée.
0,451 de matière, desséchés à ioo°, ont donné par la combustion, avec le chromate de plomb:
0,023 d'acide carbonique,
o,iC7 d'eau; soit uo,80 G 4,3;s H
Ce qu'il y a de remarquable, c'est l'insolubilité complète de l'aporétine dans l'alcool , ime fois que cette matière a été précipitée , tandis qu'elle était dissoute dans l'alcool avant sa précipitation par l'éther.
La solution alcoolique , séparée de l'aporétine, donne, après la dessiccation , une poudre jaune, très-peu soluble dans l'eau et dans l'éther, soluble dans l'alcool et dans les alcalis. Les combinaisons alcalines sont d'un rouge intense. Cette poudre jaune a été appelée phéoréline ( de ç aloç , jaune , et prixivTi , résine ). Sa saveur rappelle la racine de rinibarbc. Elle .se di.s.sout dans l'acide sulfuri(|ue concentré , d'oïi elle est précipitée sous forme de flocons jaunes.
Coiupasition : o.sso de matière , desséchée à «00°, ont donné, par la combustion avec l'oxyde de cuivre, o,024 d'acide carbonique et o,i75 d'eau ; soit :
68,40 carbone, 4,97 hydrogène , 3e,s3 oxygène.
Les eaux-mères éihérées , desquelles ont été séparées l'aporétine et la phéoréline , laissent , après l'évaporation complète, un résidu qui offre tous les caractères d'une résine. Celte résine forme avec la potasse ou l'ammoniaque des combinaisons d'un rouge de pourpre magnifique, solubles dans l'eau ; c'est pourquoi les auteui's proposent de lui donner le nom ù'cnithroritinc. Réduite en poudre, celte résine offre la couleur jaune de la rhubarbe ,
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et il L'st probable ciiic ccllp-oi doit si rnuleiir a UTythruit'tinc, ainsi qu'à l'aci'Jc cliiysoiihaiii<iuc qu'elle contient.
I.Yrythror«.'tine desséchée est insoluble dans i'aeide clilorhydrique et dans l'acide siilfiui- «|ue étendu. KUe se dissout diflicilement dans l'éthcr et dans l'acide aeetifiue. lUlc est bien soluble dans l'alcool et dans les alcalis, d'où elle est précipitée par les acides sous forme de flocons jaunes. Comme la pbéorélinc, l'érytbrorétine ne se dissout dans l'eau qu'en petite quantité. Chauffée sur une lame de platine, elle brûle en dégageant des vapeurs jaunes , et en laissant un résidu charbonneux d'une combustion diflieile. Sa saveur est à peine sensible. I.a solution ammoniacale donne également , .ivcc l'acélate de plomb , un composé d'un rouge violet , insoluble dans l'eau. Ce composé s'altérc à l'air, en absorbant de l'acide carbonique; de manière qu'il n'a été guère possible d'en déterminer exactement le poids atomique.
I.a matière jaune, cristalline , que d'.^utres clÙÊUistes ont décrite sous les noms de rliilne, de 7-/iëumine, r/i(ib<irbari)ic , d'actde rhabarbariqur, etc., possède , à l.'état de pureté, les propriétés suivantes :
i:ile cristallise diflicilement , et se présente sous un aspect granuleux. Elle est d'un beau jaune, insipide, inodore, très-peu soluble dans l'éthcr, presque insoluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau bouillante, qu'elle colore en jaune. De plus , elle se dissout assez bien à chaud d'ans l'alcool de o,80° ; elle se dissout diflicilement dans l'acide acétique; elle est, au contraire, très-soluble dans l'acide sulfurique concentré, qu'elle colore en un rouge magnilique ; l'eau l'en précipite sous forme de flocons jaunes. KUe se dissout dans les alcalis avec une couleur rouge si intense, qu'elle peut, ainsi que l'avaient déjà ditlirandes et (ieigcr, servir de réactif pour constater la présence des alcalis. I.a solution alcaline rouge laisse, après l'évaporation, un résidu d'un beau bleu qui, par l'addition de l'eau, reprend la coiilcur rouge. La solution alcoolique de ce corps donne, avec une solution alcoolique d'acétate de plomb , un précipité blanc qui disparait par l'ébuUition dans l'eau , en même temps qu'il se sépare une matière gélatineuse d'un rouge carmin.
Toutes ces réactions ont la plus grande analogie avec celles qu'offre une substance découverte par Rochleder et Ueldt dans les lichens, ainsi que la matière colorante jaune de cette espèce de lichen jaune ( l'tiruielia parictbia , .Sp. ) qui recouvre l'écoree des troncs et des branches des arbres. Cette dernière matière, douée de quelques faibles propriétés acides , a été appelée aciiic chnjsophaniqve. I/analyse constate, en effet, que cet acide est identique avec la matière jaune , pranuleusedc la rhubarbe. l\oehlederct llcldt lui ont assigné la formule : C'" H* O-*.
Kn traitant l.i solution aciucuse de l'extrait