I. fartie sèche
(fibrine 4 héniatosine 5 albumine iss 2. Partir liquide.
Sérum composé de :
ea u '90
( tenant en solution ) albumine c»
Carbonates de soude , de chaux , de magnésie ; sel marin :
Chlorure de potassium ; sel ammoniac ;
Sulfate de potasse ; phosphates
de soude, de chaux de magnésie;
Lactate de soude : acides gras
libres ou combinés: cholestérine ,
séroUne.
Dans le sang non Incinéré, la quantité de sulfate et de phosphate est moindre ; car une partie de soufre et de phosphore se convertissent acides sulfurique et phosphorique
On a proposé plusieurs méthodes pour analyser le sang. Voici celle de M. .Simon , de Berlin. On bat du sang récemment tiré , pour en séparer la fibrine. On lave cette dernière jusqu'à ce quelle soit parfaitement blanche, et, après l'avoir sécliée à iio° dans un bain de chlorure de calcium , on en détermine le poids. On la traite ensuite à plusieurs reprises par de l'éther bouillant , pour en extraiic les matières grasses. Une quantité pesée de sang ciempt de fibrine est chauffée dans l'eau bouil-
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l.infe et desséchée au bain marin , puis chauffée pendant quelque temps à iio°. On détermine la quantité d'eau par la perte éprouvée. Ensuite on réduit en poudre fine le sang desséché, et on en pèse une certaine quantité ( environ 0,5 ou i gramme ) dans un petit ballon de verre. On en extrait la matière grasse en traitant par l'éther bouillant, et cela à a ou 8 reprises différentes ; et on fait bouillir ensuite le sang ainsi purifié avec de l'alcool de 0,913, tant que celui-ci .se colore. Les parties insolubles dans ce véhicule se déposent complètement quand on abandonne le mélange au repos, et l'on peut en décanter le liquide surnageant pendant qu'il est encore chaud. Ce dernier se trouble par le refroidissement. Dès que l'alcool ne se colore plus , on a un résidu d'albumine plus ou moins colorée par im peu d'hématosine. Les extraits alcooliques déposent une masse de globules ( hématoglobuline ) ; on évapore au bain-marie le liquide trouble jusqu'à siccitè , on réduit le résidu en poudre fine, on l'humecte d'un peu d'eau, et on l'abandonne pendant quelque temps à une douce chaleur. Ensuite on y ajoute l'hématoglobuline. La séparation de cette dernière matière est fort difficile. M. Simon y a reconnu la présence de l'urée dans une plus grande portion de sang, en précipitant celui-ci par de l'alcool anhydre; l'urée reste alors en dissolution avec le sucre, avec les matières cxtracti ves et quelques sels. On évapore la dissolution, on extrait le résidu par de l'alcool anhydre, et on précipite enfin cette nouvelle dissolution par de l'acide nitrique. L'hématoglobuline qui reste à l'état insoluble est traitée par de l'alcool (le 0,83 . aiguisé d'un peu d'acide sulfurique , tant que le liquide se colore. U reste du sulfate de globuline, que l'on sèche après l'avoir lavé convenablement. On sursature la solution alcoolique de sulfate de globuline par de l'ammoniaque, on filtre, et , après avoir évapore à siccité , on lave le résidu avec de l'eau. L'héuiatosine qui reste alors n'est pas pure ; elle contient encore un peu de matière grasse et de Vlièmophéine, dont on ne la dépouille pas toujours. Pour avoir de Ihématosine à l'état de pureté, et pour en extraire l'hémophéine, on épuise le résidu précédent avec de l'éther, ensuite avec de l'eau , et enfin avec de l'alcool bouillant. Ce dernier lais.sc l'hémophéine mélangée d'un peu d'hématosine. On évapore la solution à siccité , et on extrait l'hémophéine par de l'alcool à froid, qui laisse l'iiéinatosine à l'état insoluble.
Dans le sang des hommes sains, d'un âge pas trop avancé , les globules sont en très-grande quantité. La proportion des matériaux solides y est à peu près de 20 centièmes ; celle de la fibrine ne parait guère dépasser 2,u millièmes ; l'héuiatosine contenue dans les globules varie entre \i et 6,.>! centièmes. Le sang d'individus plus jeunes diffère du précédent, tant par la plus grande proportion de matériaux solides que par le chiffre élevé des globule». Le
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sang tiré «les veines , des artt'res et de la veineporte présente des différences frès-considér.ibles ; le sang artériel renferme plus de globulRî, celui de la veine porte contient le plus de graisse et de matières exlractivcs. Ces différences ressortent encore davantage , si l'on calcule les résultats obtenus par des quantités égales de sang liquide. On trouve encore que le sang de la veine-porte renferme le plus de matériaux solides et le moins tic tibrine.
Dans les maladies où la circulation est evtrémcnient rapide , la composition du sang diffère considérablement de la composition normale. Le sang, ainsi modilié, se distingue par leclilfi're élevé de la fibrine et par la petite quantité de globules , ainsi que par la faible proportion d'Iiématosine contenue dans les globules. Quant aux individus affectés de la maladie de Bright, sa composition n'est pas toujours la même ; cependant on est frappé de la proportion considérable d'Iiématosine que renf<Tment les globules. Il est diflicile d'expliquer ce fait; l'état pathologique des reins doit certainement exercer une intlucnce trés-prononcée sur le sang. J'ai constaté moi-même, p;ir des recherches microscopiques , que les globules du sang sont considérablement diminués dans la chlorose. ( Hoefer, Thèse s//r la nature de la chlorose , janvier loio ). Andral cl Gavarret, dans leurs reclierches cliiinico-pathologiques du sang, sont arrivés à diviser les maladies en quatre classes, fondées sur les changements dans les proportions des principes du sang. I-a première classe comprend les maladies dans lesquelles la fibrine est constamment augmentée ; de ce nombre sont les inllauimations ou piilegmasies. Toutes les fois que le sang d'un malade présente plus de .•> niillléiiics (le libriiie, il va, suivant M. Andral, phleguiasie. La deuxième classe comprend les maladies dans lesquelles la fibrine diminue plutôt qu'elle n'augmente; par exemple, *es lièvres ou pyrexies. I.a troisième classe renferme des maladies où la diminution des globules est constante ; telles sont la chlorose, lis hydropisies et les maladies saturnines. Dans la quatrième classe sont rangées les affections morbides où l'altciation du sang ne porte que sur le sérum , alors moins riche en albumine. Tel est le cas de l'albuminurie.
SAXG-nR v(iOX. .Matière d'un ronge vermillon, insipide, inodore, soluble dans l'alcool et l'éther. Elle se relire d'une espèce de palmier ( Dracwna draco ). On s'en sert dans la fabrication des vernis rouges.
s.\NC.uiiv,\Ri\E. Suivant Dahna, on extrait la sanguinarine de la racine du Suntiuinarki canadensis ( famille des papavéracées ), en l'épuisant par de faleool absolu, et déeouiposant la solution par de l'eau et de l'ammoniaque; il se produit ainsi un précipité rouge, qui est lavé et bouilli avec de l'eau et du charbon animal. L'eau ayant été décantée, on épuise par l'alcool le mélange d'alcali et de charbon ; après a\oir liltré, on évapore l'alcool; l'ai-
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eali reste alors A l'état d'une ma.sse grise.
Il est préférable d'employer, pour l'extraction de la sanguinarine, la méthode suivante» dont se servit M. l'rohst dans le traitement de la grande ehélidoine pour la préparation de la cliélérythrlne, qui parait être identique avec la sanguinarine.
On épuise par l'éther la racine réduite en poudre et desséchée, et, après avoir liltré la solution, on y fait passer un courant de gaz chlorhydrique. Il .se précipite du chlorhydrate de sanguinarine à I état impur, que l'on jette sur un filtre. .Après l'avoir .séché i une douce chaleur, on le dissout dans l'eau bouillante, et l'on y ajoute un excès d'ammoniaque. On lave sur le filtre le précipité qui se produit ainsi ; puis , après l'avoir séché, on le dissout dans l'éther. On agite la solution éthérée avec du charbon animal récemment calciné, jusqu'à ce que , le charbon s'étant déposé, le liquide; paraisse entièrement incolore. La solution filtrée donne, par le gaz. chlorhydrique , un magnifique précipité éearlate de chlorhydrate de sanguinarine pur. L'ammoniaque élant précipitée de la solution aqueuse de ce sel, la sanguinarine reste à l'état de flocons blancs, quelquefois couleur de chair ou légèrement jaunâlre.s, qui, lavés et desséchés, se présentent sous forme d'une poudre jaune et cohérente.
11 y a aussi de l'avantage à épuiser la racine par l'eau aiguisée avec de l'acide sulfurique. et à précipiter par l'ammoniaque la sanguinarine de la liqueur filtrée. .Après l'avoir lavée et de.s.sechée, on la dissout dans l'éther, on filtre, et l'on traite comme pi-écédemnient la liqueur étliérée par du charbon animal.
Lorsqu'on emploie le premier procédé, il reste en dissolution dans l'éther, après la première précipitation avec le gaz chlortiydrique, une légère portion de sanguinarine, mélangée avec une résine brune et onctueuse. On l'obtient en chassant l'éther par la distillation, extrayant la sanguinarine de la résine par l'eau bouillante chargée d'acide sulfurique, et précipitant cette solution par l'ammoniaque. La .s;inguinarine constitue une poudre jaune, fri:ible, insipide , excitant beaucoup l'éternument, et se colorant linniédiateraent en rouge dans une atmosphère ne contenant qu'une légère quantité de vapeurs acides, tlle est insoluble dans l'eau , fort soluble dans l'alcool et l'éther. La solution alcoolique est trè.s-auièrc , et pré.sente une réaction alcaline fort prononcée;. Par la chaleur, elle fond en une huile , et bn'ile saas lais,scr de résidu. Elle neutralise parfaitement les acides , et forme avec eun des sels rouges, bien solubles dans l'eau «'t d'une sirande amertume. Lebichlorure de platine les précipite en rouge orangé , l'infusioa de noix de galle les précipite eu rouge jaunâtre. L'acide nitrique concentré décompose la sanguinarine.
M. Schiel assigne à la sanguinarine la formule : en H'"' NO*^.
Chlvrlnjdrate de sanguinarine. Ce sel,
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préparc rn-nmf" nous venons de l'imiiciiipr, se présente sons l.i fiiniic d'une mas»! rouge, aj^'i-'loméréc et friable. Kïaminéc au microscope , la poudre de ce sel apparaît comme un amas de petits cristaux bien distincts. Il est fort snluble, surtout à chaud, dans l'eau et Talcool , mais il est insoluble dans l'éthcr.
s\:«TALiNE. Pelletier, le premier, lit l'analyse, en 1811, du boi.s île s;mt;il , et en isola le principe colorant rouiîc , iiii'il désigna sous le nom i\c su II tu Une. Kn isr.a, il lit l'ana- Iv.so éiémenlaire de cette substance, et la représenta par la formule C <■ H' ' U ^i. 11 la regarda comme une matière colorante acide, c-n raison de son aflinité pour les bases saliiiablcs. Voici couimcnt M. l'ellctier s'exprime à ce sujet ; « l.a dissolution de la sintalinc dans l'étber sulfuriquc ne se fait pas inslantanénicnt; elle n'a lieu que par un contact prolonge, et La solu-ion , au Heu d'être rouge comme dans l'alcool, est orangée et même jaune , si l'on agit sans le contact de l'air, l'ar l'évaporation spontanée de l'étlier à 1 air libre, on obtient la matière colorante d'un lougc superbe. Si on evapoïc promptement l'éttier dans le vide, la couleur est beaucoup moins intense, .souvent même elle est entièrement jaune. Ou remarque aussi que, {|uclcpie privé deau que soit l'étlier que l'on emploie , et bien que la santaline ait été parfaitement dessécliée , il reste toujours de l'eau après lévaporation de la teinture étliéréc ; il arrive même souvent qu'on obtient de la gbce. lorsque l'évaporation de l'ctlier se fait rapidement sous la clocbe de la macbine pneuuiatique. touimcnt expliquer ces phénomènes? On serait tenté de croire qu'en se dissolvant dans î'éllicr, la santaline perdrait une portioade son oxygène, qu'il .se foi-merait de l'eau ai« dépens de l hydrogène de l'éther. et qu'ensuite îa santaline, par son exposition à l'air, reprendrait toute l'intensité de sa couleur en absorbant de l'oxygène. Uu reste , pour donner cette explication avec qnchpie confiance , il faudrait d'autres faits à l'appui. »
l.e bols de santal (ut traité par l'étlier, qui se colora fortement en rouge foncé. Le liquide , évaporé jus(]u'aux deux tiers , fut mélangé avec de l'hydrate plombique. H se forma une abondante laque rouge foncé de santalite de plomb. Ce sel , lavé sur un filtre, puis délavé dans l'eau, fut soumis a un courant d'acide sulfliydrique. Ontiltra.et on obtint un liquide à peine coloré en jaune. Par son é\apoiation sous le vide , il fournit une poudre blanchâtre cristalline : c'était la sunLatme piiic.
(x-tte pondre absorbe facilement l'oxygène de l'air. Qiuind on la fait bouillir avec de l'eau, elle se ciKorc en rouge. Ixs alcalis, potasse, soude et ammoniaque, lui font aciiiérir instantanément une couleur rouge fonc<;. Les acides acétique , azotiipie, clilorhydiique et siilfuriq'.ic , étendus, la dlssjilvent en la colorant en louge. Llle se combine avec l'oxyde