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plombique, et le sel est coloré m rotige brttn. FCIle est .soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther. Les solutions se colorent en rouge sur les bord.s. Une goutte d'un alcali fonce immédiaccment la nuance. La santaline en solution, soumise à l'ébulUtion , laisse déposer, par le refroidissement, une poudre rouge, dans laquelle on distingue, au moyen du microscope, une foule de petites aiguilles d'un rouge vif : c'est l,-i santaU'iie.

Calcinée dans un tube, elle ne donne aucun produit azote. (PreLsser).

SA,\TOXiXE. Matière blanche , cristalline, insipide, inodore, découverte par Rallier et Alms dans les sommités fleuries de plusieurs espèces lï ^irtemiaiii. .Sa densité est 1,217; elle fond à iGa=, et se volatilise sans décompo .sition. Kl le est soluble dans l'alcool, l'éther, et peu soluble dans l'eau à froid. Elle jaunit .sous l'influence de la lumière. M. Ettllng lui assigne la formule : C IP O.

SAPO.MFic.vTios. Combinaison des bases alcalines avec les acides des corps gras, et formation desavons. I^'oyez .Savons.

SAPOM.VE. Matière blanche, incristalli.sable , qui s'obtient en épuisant par de l'alcool bouillant de 56 B. la poudre de la racine de saponaire ( Saponaria o/flciiialis ). Elle est d'une saveur douceâtre, styptique ; c'est un sternutatoire lrè.s-énergiquc. .\gitée avec l'eau, elle produit une mousse savonneuse. Elle est Insoluble dans l'éther, et se dissout assez birii dans l'alcool aqueux. L'acide nitrique la convertit en une résine jaune , en acide oxalique et acide mucique. Les alcalis la changent en acide saponique. Suivant M. Bussy, la sapc.nine se compose de :

31,0 carbone 7,4 hydrogène ■i.ifi oxygène.

sapomqi;e (Acide). Synonyme : Acide csciilKfiic de M- Krémy. Produit blanc, pulvérulent , soluble dans l'alcool et dans l'eau bouil" lante, et insoluble dans l'éther. .Soumis à la chaleur, il fond en se décomposant. Il se forme par l'action des alcalis sur la sa ponine. M. Frémy lui assigne la formule : C li-^^ O' '.

SAiicocoi.i.iKE. .Matière gomincusc, d'un blanc brunâtre, in.solubled:jns l'étlier, soluble dans l'eau et l'alcool. Sa saveur est amére et douceâtre. L'acide nitrique la change en acide oxalique. l.a sarcocoUlnc a été obtenue per M. Thomson en épuisant la sarcocolle ( suc concrète du Petiœn miicrtmata , arbuste de r.Vnabie ) d'abord par l'étlier pour enlever les matières résineuses , puis par l'alcool absolu, qui dissout la sarcocolline. Pelletier lui a assigné la formule :C^- 11'» O'^.

SATcnATio.x. Ce mot s'applique particulièrement à la combinaison d'un acide avec une base ou réciproquement . de telle façon que les propriétés de l'un et de l'autre corps sont effacées dans le composé ( .sel ) auquel ils ont donné naiss:ince. En ce cas, sritiiratinn est à peu près synonyme de neutralisation.

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Swrt'R. Sensation perçue par les e\tremilés des nerfs | Je Li cinquième paire ), qui s"i'p.inouisscnt à la umquciisc de la lansne. l'oiite saveur suppose la solubilité; les subs- . t lices insolubles sont sms saveur, de même que les uiatiéres non vcjlatiles sont saas odeur. I.a saveur ne parait pas Otre une propriété intierente aux corps, uiaLs une manière d'être des nerfs de la langue, variable suivant la nature des corps.

SAvo>s. ( Du latin sapo. ) Pline est le premier auteur qui fasse mention de savon. Il en .nitrifauela découverte aux Gaulois, k Ils le fabriquent, dit-il, avec des cendres et du suif. » ( llisl. nat. XVIII . 12. |

Les coiubinaisons que les alcalis produisent s'appellent s'/fO(i.«; celles auxquelles l'oxyde de plomb donne nais.sance portent le nom û'ciiiplâtrei!.

I.a composition de ces corps n'était point connue avant M. Chevreul; un n'en avait que des notions fort vagues , inexactes : aussi tout ce que nous savons aujourd'liui est dû an\ adiiilrablrs reclierches de ce chimiste. Ij découverte du principe doux des huiles ou glyceri- T." , par Sellerie, est le seul fait remarquable qui ait préc'dé les travaux de .M. Cticvrcul.

Cet illustre .savant a fait voir que tous les cr)r[)s <;ras renferment , pour la plus grande pirlic, trois principes particuliers, combinés entre eux dans une foule de proporlions. Ces l'rinripes sont l'oléine, constamment liquiile â la température ordinaire et à O'^ ; la stéarine et la uKirga. i,ic , tous deux soiiiles et fusibles, (es principes peuvent être considérés comme l'es comi liaisons de l'oxyde de glycérine avec les di\ers acides gras.

Uirsqu'on traite un principe gras par ime Iwse iiiétalli(|ue , il y a décomposition : la base s'empare de l'acide gras, et met en liberté i'ovyde de glycérine, qui se sépare à l'état d'hydrate. Si la base réagissante est un alcali , la combinaison q,u'ellc produit est soluble dani> l'eau.

Les savons n'ont point d'odeur; Ils ne sont odorants qu'autant qu'ils .sont formés par un aci.le gras volatil.

Lorsqu'on emploie des lessives alcalines concen:rées dans la préparation des savons , ceuxci .se rendent ;\ la surface du Itquidi: , tandis que la glycérine demeure en dissolution. Si les lessives sont diluées, le savon produit lesle également dissous dans le liquide aqueux , qui se prend alors , par le refroidissement , en une masse onctueuse et lilanlc.

on peut distinguer les .savons en savons durs ou à base de soude , et en suions mous ou ;i base de potasse.

l.es savons mous se préparent ordinairement à l'aide des huiles siccatives ; pour leur donner plus de consistance, on y ajoute du .suif ou bien des huiles non siccative.^. Us renferment pour base de b potasse. I.e.s savons durs reuferuicnt <e la soude, et sefabri(|';cul ordiniiircmeutavcc les huiles végétales noa sicciiivcs , ou avec ki

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graisses solides. En .\ngleterre et en France, on les prépare directement avec la soude caustique et les grais-ses; en .Allemagne, on les obtient par la double décomposition des savons de potas,se à l'aide du sel marin.

l.es savons du commerce qui ont été préparés avec Iles graisses végétale, se composent d'tin mélange d'oléate et de margarate à base d'alcali; dans ceux qu'on produit avec les graisses animales, on rencontre particulièrement du stéarate, du margarate et de l'uléate.

l.es savons à base de soude ou de potasse sont fort solubles dans l'eau bouillante et dans l'alcool; lorsqu'on ajoute un excès d'eau à leur dissolution aqueuse, il s'y produit un précipité nacré de margarate ou de stéarate acide ;i base d'alcali, tandis que de l'alcali libre reste en dissolution.

I.a consistance des sivons dépend particulièrement de la manière dont ils se comportent avec l'eau. Ainsi, les savons durs perdent r<.MU qu'ils renferment lors.iu'on les abandonne à l'air ; ILs sedissoUent dans l'ciu avec lentein-, sans s'y diviser. Quant aux savons mous, au contraire, on ne peut pas les sécher à l'air; ils retiennent toujours une certaine quantité d'eau , ce qui les rend mous ou gélatineux. Ixirsqu'on les imprègne d'.cau, ils se liquéfient, et finis.sent par .se dissoudre entièrement.

Les .savons à base de potasse sont en général plus solubles dans l'eau que ceux à base de soude.

On peut considérer le stéarate de soude comme le type des savons durs ; ce sel n'éprouve aucun changement sensible lorsqu'on le délaye dans 10 fois son poids d'eau. Le .stéarate de pot;is.se produit, au contraire, un mucilage épais lorsqu'on le met en contact avec la même quantité d'eau.

I.'oléate de soude est soUible dans 10 p. d'eau ; l'oléate de potasse se dissout dans t p. d'eau, et forme ime gelée avec 2 p. de ce liquide L'oléate de potasse attire l'eau si vivement , que 100 p. exposées à l'air humide en absorbe.it 162 parties. L'acide margarique .se comporte à peu prés coin me l'acide stéarique. .Ainsi, 1rs savons sont d'aut;int plus mous qu'ils contiennent plus d'oléate; ils ont au contraire dauLint plus de dureté qu'ils renferment plus de stéjrate ou de margarate.

Les .savons de soude se comportent d'une manière particulière avec le sel marin ou avec une dissolution aqueuse de ce sel , A peu près comme le font les matières animales, la chair mîisculaîre par exeuiple.Ainsi, ils ne sont pas pénétrés par la dissolution de .sel marin lorsqu'elle est a<'.SLV. concentrée , et ne s'y dissolvent pas. Cette propriété caractéristique que tes savons de soude pré.sentcnt également avec l'acétate de pota.s.sc et avec d'autres sels , à un moindre degré toutefois ; cette propriété , disons-nous . peut être considérée coumie la condition priu cipale de la fabricaliiiu des savons. C'est d'elle (jue dépend la s:paratiou de tout l'alcali libre et de la glycérine, et par cuasé-iucnt l'état as

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piirclé et d'Iiydratation sous lc<iu(l le savon •rrive dans le commerce.

Lorsqu'on porte du savon , tel qu'il se rencontre dans le commerce, et après lavoir bien Jivlsé , dans une solution de sel marin saturée à la tenipt'ratnre ordinaire, il surnage sans être mouillé; si l'on fait bouillir le mélange, le savon se répand en tous sens , sous forme de flocons gélatineux, sans donner d'écume. I es flacons se nissemblcnl sur le liiinlile aqueux, et se réunissent par le refroidissement en une tuasse compacte , d'où la solution découle cotnme l'eau de la graisse.

Lorsqu'on prend de ces flocons pendant que le mél.-^nge est encore chaud, et qu'on les laisse refroidir, ils se concrètent en une masse opaque, qir, broyée entre les doigts, se divise en lamelles très-lincs sans s'y attacher. .Si la solution saline n'est pas saturée, c'est-à-dijic si elle renferme moins de sel qu'elle en prend à la température ordinaire ou à l'ébullition , l'eau se partage; le savon en prend alors une certaine quantité, et les flocons se répandent d..ins le liquide bouillant. Ce produit ne se dissout point par l'ébuUilion ,lors même que l'eau ne renfermerait que i 100" de sel marin.

Lorsqu'on laisse refroidir dans le liquide même le savon qui a été chauffé arec une .solution de sel marin et rendue alcaline, le .savon se rassemble également a la surface , et se concrète en une masse dont le degré de consistance dépend de l'état de concentration de la solution saline ; c'est-à-dire qu'elle dépend de l'eau que le savon a prise à la solution saline.

Quand on lait bouillir les?von, pendant un certain temps, avec la solution diluée de sel marin, on voit que les flocons savonneux, imprégnés d'eau , se gonflent si bien que le mélange prend une consistance visqueuse ; mais en les mettant sur une spatule, on remarque fort bien qu'ils ne sont pas tenus en dissolution p.ar la solution saline ; car eelle-ci s'en sépare et s'écoule , tandis que les flocons restent attachés à la spatule, .^prés le refroidissement , ces flocons , restantalors onctceux et gluants , s'attachent aux doigts, et leur viscosité augmente jusqu'à un certain degré, à mesure qu'ils sont plus chargés d'eau. ICn continuant à faire bouillir le mélange , on reniarque bientôt qu'il change de consistance ; à mesure que la .solution perd de l'eau par l'évaporation , elle restitue celle-ci an l'enlevant aux lloeons, de sorte que cc-s derniers se divisent de moins en moins; le mélange bouillant continue à éeumer, mais le.s bulle.s d'écume prennent plus de volume. Il arrive enfin un moment où la solution saline a atteint son point de saturation: avant d'en venir la, elle développe de grosses bulle.s qui rellèlent toutes les couleurs, et peu après toute l'éciunc disparait. Le liquide bout alors sans se soulever; tout le savon est aiasi transformé en ime masse diaphane, et plus ou moins divisée par la s;iiimiirc interposée : en cet état le savon et la solution saline ne prcn-

rent plus d'eau l'un à raufre. On puise alors la pâte du s.ivon, et on La coule dans des mises ; tant qu'elle est encore cliaude et molle, on l'agite de manière à effectuer la séparation complète de la saumure. Le .savon est alors parfait, et se solidifie par le refroidissement, si bien qu'il cède à peine à la pression du doigt, et ne pré.sente plus aucune viscosité. Lorsqu'on ajoute du sel marin ou une solutioa concentrée de savon , le savon se sépare à l'état de grumeaux gélatineux , et il se produit un mélange qui .se comporte absolument comme le savon solide ((u'on a fait bouillir avec une solution étendue de sel marin.

Le carbonate de potasse et la potasse caustique agissent sur les solutions concentrées de savon tout à fait comme le sel uuirin ; c'eslà dire qu'elles effectuent la sC-paration du savon, qui est entièrement insoluble dans ces liquides alcalins.

L"s réactions dont on vient de parler peuvent s'appliquer sMns difficulté à la fabrication des savon.s. On fait bouillir la matière grasse avec la lessive caustique jiLsqii'à dissolution complète ; la lessive ne doit être concentrée que jusqu'à un certain degré , car il faut qu'elle contienne as-se/. dcau pour que le savon produit y reste en dissolution. Ainsi, l'on peut, par exemple, faire bouillir des journées entières du suif avec une lessKc de pota.s.se de «,2;-. de den-sité , .sans qu'il s ■ forme de .savon : si la lessive est encore plus concentrée, le suif se saponifie en p.irtic . mais le savon produit ne .se dissout ivis dans le liquide, et vient surnager ii l'état d'une ma.s.se solUle. SI l'on y verse alors de l'eau peu à peu et en maintenant l'ébullition , le mélange s'épaissit ù une cfrt.aine époque, et, par une plus forte addition d'eau , on obtient une émulsion visqueuse ( pâte des savonniers ).

Quand on chauffe davantage , cette érau^ sion se clarifie complètement et devient transparente comme du sirop, .s'il y a assez d'alcali ; on peut alors la tirer en fiLs qui , par le refroidissement, tantôt restent tran-sparcnls, tantèt deviennent opaques et gélatineux.

Il faut continuer l'ébullition ou augmeater la dose d'alcali , tant que la pAte , encore chaude, prise sur une spatule, présente en découlant un aspect trouble et opalin. I/)rsque l'alcali prédomine et qiie néanmoins la pâte est terne , cela provient de ce que la matière n'est pas encore entièrement décomposée ou, qu'if n'y a pas assez d'eau. On s'assure aLsément de l'insuffis-ance de la décomposition en dissolvant dans l'eau distillée une petite quantité de la masse; celle-ci donne alors une solution trouble. Si la solution qu'on obtient ainsi est , an contraire, claire et limpide , cela prouve que la saponification a été complète.

Cependant si la lessive renferme de la chaux, la p;\tc n'acquiert pas non plus de tran.sparcnce parfaite ; dans ce cas , l'addition dhin cnrbonate alcalin effectue .'i l'instant même la ctariru:atuin de la solutioa.

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Pour séparer le savon de l'enii , de l'alcali libre et de la glycérine , on ajoute jteu à peu à l'éinulslon bouillante une gramle quantité de sel marin ; on attend chaque fols que le sel qu'on y a jeté se soit dissous, et l'on remarque alors que le mélaD^je se coagule. IJ première addition de sel marin fait que l'émuLsion prend d'abord plus de consistance ; niais.ollc devient plus fluide par les additions suivantes , ne se laisse plus tirer en fil», et se détache de la spatule à l'état de masse épaisse. Dès que la coagulation est complète , c'està-dire dt's que les flocons gélatineux qui se sont produits se séparent bien du limpide aqueux, on éloigne le feu , on attend que le savon se soit rassemblé à la surface , puis on le laisse refroidir, soit dans le liquide même , soit après l'en avoir séparé.

1.C savon, tel qu'on l'obtient par une première opération , n'est pas pur; il renferme beaucoup d'eau, de l'alcali libre, ainsi que des impuretés provenant de la lessive. Ordinairement il ne s'enfonce pas dans l'eau , et, par cette raison, ne peut guère servir que dans les ménages : il n'est pas encore propre i être livré au commerce.

On purifie le savon à l'aide d'une solution de sel marin que l'on a préablement alcalisée.

A cet effet , on réduit de nouveau à l'état d'émulslon le savon de la première cuite , à l'aide d'une lessive légèrement alcaline, et on le reprécipite par du sel marin , cette manipulation doit être répétée plusieurs fois. Un autre procédé consiste à faire bouillir pendant quelque temps le savon de la première culte avec une solution de sel marin alcalisée. On laisse refroidir, puis on réitère cette opération. Knfin, après l'avoir ainsi traitée à plusieurs reprises , on rapproche la liqueur en faisant bouillir, de manière à produire une nouvelle patc qui puisse être coulée dans les mises. I.e sel marin qu'on ajoute à une émulsion savonneuse produite par la potasse et des matières grasses, décompose, en s'y dissolvant, le sel de potasse formé par les acides gras , et donne alors , d'une part , du chlorure de potassium , et , d'autre part , de la soude ou du savon de soude. I.e savon qu'on emploie ordinairement dans les ménages en .\llemagne est un sel double renferuianl deux bases , savoir, de la potasse et de la soude. Le changement que l'on remarque dans la coasistance du mélange indique tout de suite (juc le sel marin effectue réellement cette décomposition.

Comme le chlorure de potassium , même à l'état de forte concentration, ne parvient pas à effectuer la séparation du savon de soude qui .s'est formé, il faut évidemment ajouter encore du sel marin pour produire cet effet.

Lorsqu'on emploie la lessive de potasse pour fabriquer le savon , la première salaison exige lin peu plus du double de sel marin.

Dans la préparation des savons de potasse, il faut employer, pour que le savon se sépare, une lessive de potasse concentrée. Quelque-

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fois cependant on peut la remplacer par de l'acétate ou du tartrate de potasse. Par un séjour prolongé A lair, la potasse libre se carbonise , et peut être facilement séparée du savon ix l'aide de l'alcool.

Dans les opérations qu'on exécute en grand, la saponification de la matière grasse n'est d'ordinaire pas achevée dans un premier tra.' tement ; on ajoute alors de nouvelles quantités de lessives alcalines.

Lorsqu'on saponifie de ITiuile d'olive ou d'autres huiles, la pâte s'attache ordinairement au fond de la chaudière , et roussit : pour éviter cela, on ajoute tout d'abord a la lessive alcaline assez de sel marin pour diviser davantage le savon. Dans la fabrication du savon de ménage, on ne purifie qu'une seule fois le produit de la première cuite, et onlaisse tremper le savon parfait dans une lessive faible contenant un peu de sel ; de cette manière il se gonfle, et prend encore la à 20 p. c. d'eau. Oa coule ensuite la pdte dans les mises ; et quand elle est refroidie . on peut la couper en brigtifs avec un fil de fer.

Le savon parfait présente ordinairement une coloration bleue ou verditre ; cela est dû ea grande partie à du sulfure de fer ou de cuivre, ou bien aussi à un mélange de savon, de protoxyde de fer ou de deutoxyde de cuivre. Par le refroidl.ssement de la pâte, ces matières se séparent et se rassemblent pUus ou moms eu divers points , de sorte qu'il en résulte ces marbrures qui caractérisent le savon parfait. On les imite quelquefois en ajoutant a la pâle du vitriol vert , ou bien un peu de pcro.'iyde de fer.

l'our fabriquer le savon blanc ou savon en table , on liqullie le savon parfait en le chauffant avec une lessive alcaline contenant du sel . et on le maintient ainsi dans une cliaudière couverte jusqu'à ce que toutes les matières colorantes se soient déposées. Knsuite, on puise la pâte et on laisse refroidir. La séparation des matières étrangères est d'autant plus complète que le savon a pris plus d'eau , c'est-à-dire qu'il est devenu plus fluide. Or, puisqu'on ne sépare plus cette eau quia été absorbée parle savon, il est clair que le savon blanc, à poids égal, doit avoir luoiijs de valeur que le savon parfait. Le savon blanc renferme en effet 4J à «0 p. c. d'eau , tandis que le savon marbré n'en contient que 2a à 50 p. c.

La fabrication des savons mous est extrêmement simple. Les huiles siccatives qui servent à cet usage sont maintenues en cbullition avec une lessive de potasse diluée, soit seules, soit après avoir été mélangées avec de l'huile de baleine , avec du suif ou avec d'autres matières grasses, jusqu'à ce qu'elles soient transformées en une masse qui se tire en fils longs et parfaitement tran.sparents. Il faut surtout avoir égard au degré de concentration de la Ic-ssivc ; car tous les savons mous sont entièrement iusulublcs dans une lessive de po- 2?.

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lasse iinyenncincnt concentrer, et se séparent de leurs dissolutions qunnil on y ajoute de lortes lessives. Aiasi , lorsqu'on emploie une forte lessive en excès, réraulslon saNonneusc ne devient pas transparente , mais elle reste lailcnse ; et si l'on y ajoute en cet état de l'eau, elle s épaissit et devient gélatineuse. Lorsqu'au contraire il y a trop peu d'alcali , il se produit de l'oleate de potasse acide et ce sel s'attache alors en niasses gluantes au fond de la chaudière; l'addition d'un peu de lessive transforme ce sel acide en sel neutre. Ij glycérine ne se sépare pas du .savon mou dans les circonstances ordinaires ; toutefois, en employant des lessives alcalines un peu fortes , on peut effectuer cette séparation.

I.cs savons mous qui se rencontrent dans le commerce pos,sèilent une consist.-tnee vis lueuse et épaisse, ainsi qu'une couleur d'un brun vert. Kn coucfies minces, ils ont de la transparence et de l'éclat , et ne sont p.is gras au toucher. Ils ont une odeur particulière et une réaction alcaline trè.s forte.

Dans plusieurs localités , on ajoute du suif an\ huiles avant de les saponifier les savons qu'on obtient alors prennent une certaine consistance grenue par suite d'un mélange de stéarate de potasse qui est ciistallin.

MM. Clievreul et Thenard ont trouve dans certains savons mous du conmierce r>;i,2 à a pour 100- d'acide oléique et margariquc ; 88 pour 100 de potasse, et 46,-! à 32 pour ino d'eau. Ces savons renferment toujours de la glyciîrine; et ceux qui ont été prépares avec de l'huile de saline , du phoeénatede pota.sse qui leur communique une odeur particulière.

Lorsqu'on mélange la solution d'un savon à base d'aîcali avec un sel terreux ou métalliqire , il se produit des précipités blancs ou colorés , dans lesquels l'alcali est remplacé parun acide terreux ou métallique. C'est ainsi qu'avec les sels de chaux, de baryte et d'autres encore, il se produit des .savons de chaux, de baryte, etc., insolubles dans l'eau. Ceci rend compte de la formation de cette crème insoluble que le savon occasionne dans certaines eaux, lorsqu'elles renferment de la chaux ou rie la magnésie, l.orscpie la chaux se trouve tUssoute dans ces eaux à l'état de bicarbonate , on peut les rendre plus propres à dissoudre le savon , en y ajoutant un peu de potas.sc caustique ou de lait de ch.iux ; si les eaux renferment du sulfate de chaux ou des sels de magnésie, on peiit en séparer les bases terreuses au moyen d'une addition de carbonate alcalin. ( Liebig , lieviie scientifique, année loîi ).

SAvox DES VERRIERS. Ancipn nom du peroxyde de manganèse, foyez M.\K(1A>f.se.

SCHEÉBiTE. .Matière incolore, insipide.

Inodore, d'un éclat nacré, découverte par M. K/rnlcin dans les lignites d'L'tznach , près du lac (le Zurich, f.lle est soluble dans l'alcool hiiuillant , où elle cristallise par le rcfroidisseuicut. IClle fond a la ; a 200 ,, l'Hc se dédouble

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